Tuesday, December 22, 2015

Miss ArabWorld 2016 est marocaine

Miss arabworld

Miss Arab 2016 a été désignée, à Charm Cheikh en Égypte, en marge de la 9e édition du festival du Tourisme Arabe. La nouvelle reine de beauté est marocaine et s’appelle Nisrine Noubir.
Elle a été couronnée par l’ancienne Miss Arab 2015, Yasmine Dakoumi, qui lui a remis son écharpe avant la fin de la cérémonie, organisée au théâtre Hollywood à Charm Cheikh en Egypte ce samedi 19 décembre.
Nisrine a été choisie parmi 18 prétendantes, de divers pays, âgées de 18 à 24 ans, départagées par un jury composé de figures arabes dont des animateurs, hommes d’affaires, chanteurs, acteurs, spécialistes de beauté et de mode…
La jeune fille de 22 ans s’est dite très flattée d’être l’ambassadrice de l’élégance et du charisme made in Marocco à travers le monde arabe, durant l’année 2016.



via Abdo El Rhazi Miss ArabWorld 2016 est marocaine

Monday, December 21, 2015

L’Aide américaine couvre tout le territoire du Maroc

CongresUSLe Congrès américain a adopté, le 16 décembre 2015, la Loi de finances de 2016, stipulant, dans la partie réservée à l’aide américaine destinée au Maroc, que cette aide sera affectée à l’ensemble du territoire national, y compris les provinces du sud du Royaume.

Cette loi évoque expressément, dans les pages 1326 et 1327, que les fonds destinés à l’aide au Maroc soient également « rendus disponibles » au profit des provinces du sud.

En outre, la branche législative américaine a recommandé à l’Administration d’encourager le secteur privé américain à investir dans les provinces du Sud du Royaume.

Dans ce même esprit, le Congrès américain a réitéré, dans son rapport législatif, son soutien sans équivoque à la politique américaine portant sur une solution négociée à la question du Sahara, sur la base du plan d’autonomie, tout en ajoutant que le Congrès américain «demeure préoccupé par l’échec enregistré sur la voie du règlement du conflit du Sahara et par la situation des populations dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie».

Le Congrès a souligné, à cet égard, que les efforts diplomatiques intensifiés sont de nature à aboutir à «un règlement réaliste à ce conflit qui n’a que trop duré et à mettre fin à la mission onusienne en cours depuis plus de deux décennies».

 



via Abdo El Rhazi L’Aide américaine couvre tout le territoire du Maroc

Bill Murray amoureux de Marrakech

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‘Un vibrant hommage a été rendu à l’acteur américain Bill Murray, en ouverture de la 15e édition du festival international de Marrakech, présidée cette année par le géant Francis Ford Coppola.’

Célèbre pour son humour décapant et ses rôles dans « Ghostbusters » « Tootsie », « The Grand Budapest Hotel » et « Lost in translation » de Sophia Coppola, le comédien culte au caractère tantôt farceur tantôt boudeur, a exprimé sa joie d’être présent à Marrakech et surtout son amour pour la ville ocre, « Quand j’entends que qu’on va rendre hommage à quelqu’un, j’ai l’impression que la personne va bientôt mourir (rires). En fait, si j’ai accepté cet hommage, c’est uniquement parce que ça se passe ici, à Marrakech, j’adore cette ville, ce pays, et surtout le peuple marocain. » Venu également présenter son film, tourné au Maroc « Rock the Kasbah » de Barry Levinson, et projeté en ouverture du festival, Bill Murray, qui a près de 80 films à son actif, était accompagné par la réalisatrice Sophia Copolla, l’occasion pour lui d’évoquer fièrement le dernier film qu’il a tourné et coécrit avec elle « A Very Murray Christmas », avant de finir sur une note d’espoir «Nous sommes unis par Dieu. Même si nous sommes tous différents, nous pouvons être tous unis grâce à D ieu.»



via Abdo El Rhazi Bill Murray amoureux de Marrakech

Francis Ford Coppola « Pour changer le monde, le cinéma doit être libéré »

Son Altesse Royale la princesse Lalla Meryem a présidé un dîner de gala, samedi, après avoir décoré Francis Ford Coppola du Wissam de mérite intellectuel.

Son Altesse Royale la princesse Lalla Meryem a présidé un dîner de gala, samedi, après avoir décoré Francis Ford Coppola du Wissam de mérite intellectuel.

‘Le président du jury du festival de Marrakech partage avec nous son amour pour le Maroc et s’interroge sur le pouvoir du cinéma à changer le monde.’

L’Observateur du Maroc et d’Afrique : Que représente pour vous le fait de présider le jury de la 15e édition du FIFM?

Francis Ford Coppola : J’aime beaucoup le Maroc, ma grand-mère paternelle qui parlait français, italien, arabe, anglais, me racontait des histoires sur l’Afrique du nord. Le Maroc est un endroit magnifique, c’est une grande opportunité pour moi de présider ce festival, et de passer du temps avec ma famille en votre compagnie.

Comment se fait le choix d’un film?

Généralement, ça se fait selon un consensus entre les membres du jury, des fois, sur certains films, il y a débat avant de se mettre d’accord.

Vous aviez déclaré récemment que vous travaillez sur un projet ambitieux, plus grand que tous les films que vous ayez réalisé. Et aussi qu’il était important de prendre des risques au cinéma. Quels risques prendriez-vous pour celui-là ?

En fait, je n’aime pas beaucoup parler du futur.

Comment le cinéma peut-il changer le monde aujourd’hui?

Vous savez, en grandissant, j’ai découvert que les gens qui dirigent le monde sont ceux qui contrôlent les arts. Et si on se réfère à l’histoire, ça a toujours fonctionné de cette manière, à l’époque médiévale, le pape et les riches aristocrates ont toujours utilisé le mécénat et les dons. Pour changer le monde, le cinéma doit être libéré de toute influence et de la mainmise de certaines personnes. C’est vrai que le public est friand de films violents et commerciaux, et c’est une chose qui ne me dérange pas du tout, mais personnellement, je n’ai jamais voulu faire des films commerciaux, j’ai toujours opté pour des films personnels, il faut être soi-même parce que chaque personne, chaque réalisateur est unique ✱



via Abdo El Rhazi Francis Ford Coppola « Pour changer le monde, le cinéma doit être libéré »

Mélita Toscan Du Plantier : « Le festival est à l’image du Maroc, un pays d’accueil, de partage »

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‘La directrice du festival de Marrakech partage avec nous sa passion pour le Maroc et le cinéma, et rappelle comment en terre d’islam, il est encore possible d’échanger sur des valeurs universelles de paix et de tolérance.’

L’Observateur du Maroc et d’Afrique : Quelle est la valeur ajoutée aujourd’hui du festival pour le cinéma marocain ?

Mélita Toscan Du Plantier : Quand le festival de Marrakech a commencé en 2001, il devait y avoir 5 films marocains par an, aujourd’hui, on compte près de 25. En plus de montrer des films marocains, ça permet aux réalisateurs marocains de rencontrer des producteurs français et étrangers. Et comme les films marocains sont plus coproduits par la France, il y des accords comme l’aide spéciale Cinéma du monde, et le Maroc en fait partie.

Qu’est ce qui fait la spécificité du festival en dehors de la ville?

Marrakech est une ville magnifique certes, mais si tous ces grands metteurs en scène viennent au festival, c’est d’abord parce qu’ils le respectent. Si M. Scorcesse ou Francis F. Coppola viennent ici plutôt qu’ailleurs, c’est qu’ils y trouvent une particularité, un sérieux et une qualité de programmation. De plus, ce qui les touche, c’est le public dans les salles. Dans la plupart de autres festivals (Cannes), il n’y a pas de vrai public, à Berlin, les projections publiques sont payantes. Le festival est aussi un festival sans censure parce que sinon, on n’aurait pas tous ces réalisateurs qui défendent la liberté d’expression.

Justement, est ce qu’il y a un film subversif qui sera projeté cette année ?

Dans les films en compétition, il y a des scènes subversives, comme tous les ans d’ailleurs, parfois des scènes ne plaisent pas à certains, ça arrive partout, même à Cannes. D’ailleurs, les films sont interdits au moins de 18 ans. Je n’ai pas envie de parler de Much Loved, je ne l’ai pas vu, en tout cas, on n’a pas envie que le festival soit pollué par ce film, je pense qu’on en a assez parlé. Moi, je fais ce festival parce que j’ai la liberté de le faire. On a une liberté de choix des invités, on a rendu hommage à de grands metteurs en scène pointus qui font un cinéma parfois subversif, Abel Ferrara en particulier.

Est ce que vous ne trouvez pas qu’en invitant toujours presque les mêmes, le festival de Marrakech risque de devenir un festival des abonnés, tout comme Cannes d’ailleurs ?

Je dirais plutôt qu’il y a des amis du festival, et quand ils s’appellent M. Scorcesse ou F. F. Coppola, tous les festivals du monde seraient ravis de les avoir tous les ans. Fatih Akin par exemple est un grand metteur en scène, il a eu de grands prix internationaux et à chaque fois qu’il sort un film, il est à Cannes. De plus, quand on a des invités de qualité comme Abbas Kiarostami, on ne va s’empêcher de les inviter, les films sont choisis pour leur qualité et s’il y a une personne qui fait successivement de grands films, elle sera la bienvenue. Vous savez, cette question revient souvent à Cannes, mais il faut savoir qu’on invite avant tout ceux qui font du bon cinéma.

Vu le contexte actuel, est ce que c’était dur pour vous de convaincre les stars de venir?

Oui, bien sûr, beaucoup d’invités ont eu peur de voyager, nous avons été choqués, et aujourd’hui, j’ai peur quand ma fille prend le métro à Paris. En fait, je me sens plus en sécurité au Maroc qu’à Paris, pendant le festival, en tout cas. Après les attentats, j’ai dû rassurer du mieux que je pouvais, les membres du jury, les invités. Nous avons eu quelques annulations, mais nous avons une chance inouie d’avoir un président du jury qui n’a jamais eu de doute et je crois que si le festival se tient aujourd’hui, c’est grâce à lui. Ça fait 3 semaines que je me bats pour ce festival, et comme j’ai vécu 2001, c’était important de montrer, encore une fois, qu’en terre d’islam, nous pouvions avoir un événement culturel, multiethnique, multiconfessions, multinationnalités et être tous autour d’une table pour partager, échanger sur des valeurs universelles, sur la culture. Et pour moi qui ai un grand respect de la religion musulmane, au-delà de mon amour pour le Maroc, c’était aussi important de montrer dans la presse la vraie image du monde musulman. Et même si ce n’est pas mon travail, j’ai dû parler de sécurité et de politique parce que c’était important de maintenir ce festival, que les personnalités internationales présentes (36 nationalités) retournent dans leur pays et parlent de ce festival et du Maroc, car pour moi, le festival est vraiment à l’image du Maroc, qui est un pays d’accueil, de partage. C’est vraiment la plus belle image du Maroc.

Le fait d’être une femme fait-il la différence?

Je pense que dans un pays musulman, c’est admirable qu’une femme dirige un festival. C’est une décision de SM Mohammed VI et de SAR Moulay Rachid, une décision qui allait dans le sens de ce qu’a fait sa majesté avec l’émancipation et les droits des femmes. D’ailleurs, à l’étranger, le fait que je sois française rassure les internationaux. Coppola m’a même dit : « j’ai presque plus de chance de me faire abattre par un dingue avec une arme à feu aux USA qu’ailleurs ». Et c’est vrai, la sécurité a été renforcée pour rassurer les in vités.

Vos ambitions pour les éditions futures?

Le plus important, c’est de voir les salles pleines. Mon mari serait ravi aujourd’hui de voir que la demande répond à l ’offre ✱



via Abdo El Rhazi Mélita Toscan Du Plantier : « Le festival est à l’image du Maroc, un pays d’accueil, de partage »

Olga Kurylenko « J’aime aborder mes personnages de manière différente »

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‘Membre du jury du FIFM 2015, l’ex James Bond girl nous parle de son penchant pour les films intimistes et de son rôle dans Momentum, le personnage le plus physique de sa carrière.’

L’Observateur du Maroc et d’Afrique : Ça vous fait quoi d’être membre du jury à Marrakech?

Olga Kurylenko : Je suis très contente, j’adore ce genre d’expériences, elles sont très enrichissantes, on apprend pleins de choses. Je suis déjà venue ici plusieurs fois pour présenter mes films, je connais bien ce festival et j’ai même des projets avec certains membres du jury, en plus, c’est présidé par Coppola, une légende du cinéma que j’admire, c’est un plaisir de partager les idées et de l’écouter parler, c’est un privilège.

Vos critères pour juger un film?

Le plus important, c’est qu’il me touche, c’est un sentiment qui émane de l’intérieur. Le sujet est aussi important, il faut voir s’il nous apprend quelque chose, s’il propose un regard frais sur le thème traité…

Vous aimez les films intimistes.

Oui, ce sont ceux qui me touchent le plus parce qu’ils proposent un regard différent sur le monde.

Votre rôle dans Momentum est très physique. C’était dur ?

Physiquement, c’était dur parce qu’il fallait s’entraîner et passer le temps avec les cascadeurs, mais en même temps, c’était fun parce que c’est bien de se sentir physique et fort. J’ai passé un bon moment sur le plateau et j’ai beaucoup apprécié travailler avec Stephen Campanelli.

Ce qui vous a séduit dans le rôle?

Le fait que j’incarne le rôle principal physique du film, car généralement, dans les films d’action, ce sont les hommes qui obtiennent ces rôles. Et en tant que femme, on n’attend pas ça de nous et j’aime bien pouvoir le montrer.

Quel souvenir gardez-vous de votre expérience avec Terrence Malick?

C’est un personnage à la fois particulier et intéressant, il vit dans son monde, sa pensée est intéressante, il a un regard très philosophique sur la vie, aussi, son style et la façon dont il filme sont uniques. Pour moi, c’était une façon de travailler complètement différente, c’était nouveau, frais et expérimental, j’ai appris plein de choses et j’ai adoré. Un jour, il m’a dit que j’avais un très bon instinct et qu’il fallait que je m’y fie, ça m’a rendu un peu plus sure de moi. Et désormais, j’aime bien essayer des choses différentes et de pouvoir aborder les personnages de manière différente.

Quel souvenir gardez-vous de votre expérience de la James Bond Girl dans Quantum of solace (2008)?

Je suis très fière de ce rôle, je trouve que la saga s’améliore de plus en plus, le dernier est un de mes préférés.



via Abdo El Rhazi Olga Kurylenko « J’aime aborder mes personnages de manière différente »

Fatih Akin Confidences d’un maître

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Pour sa première Masterclasse animée cette année à Marrakech, le grand réalisateur Fatih Akih, a affirmé que son cinéma s’inspirait avant tout de sa double turco-allemande. connu pour sa rupture stylistique, son style audacieux, sa capacité à instiller tension et âpreté dans ses mises scènes, l’enfant prodige du cinéma allemand, issu de la banlieue ouvrière et populaire de Hamboaurg, est revenu sur son parcours cinématographique et a livré par la même occasion, quelques secrets sur les critères guidant ses choix artistiques et le traitement de ses oeuvres. Avec les acteurs, il cherche à cultiver une confiance mutuelle, tout en laissant la voie ouverte à l’improvisation qui ne peut qu’enrichir la création. Concernant les techniques utilisées, la lumière, les lieux de tournage, le casting ou la musique, c’est l’objet de l’oeuvre qui détermine le traitement réservé in fine pour les films et leur vision cinématographique, a rappelé le cinéaste qui rêvait d’être acteur à La Bruce Lee avant de passer derrière la caméra. Primé à Berlin en 2004 pour Head-on, son cinéma connu pour sa sourde violence, tente de s’affranchir d’une approche purement identitaire pour aborder la réalité multiculturelle des sociétés modernes avec fougue à la manière de Martin Scorsese dont il est un grand admirateur. En 2014, il aborde le génocide arménien dans The Cut, un sujet tabou dans le pays de ses parents, pour lequel il sera menacé de mort par des turcs radicaux. « Je n’ai pas peur, je trouve ça plutôt cool, quand votre art effraie certaines personnes, vous ne leur faites pas peur avec des kalachnikov ou des flingues, vous leur faites peur avec votre art, ça parle pour votre travail, je considère cela comme un prix, et vu que c’est la 3e fois qu’on me menace de mort, j’estime que j’ai 3 prix ! » ironise le réalisateur qui dit humblement ne pas se considérer comme un maître mais plutôt comme un étudiant, qui doute au fur et à mesure qu’il réalise des films. «J’ai passé 5 ans à réaliser The Cut, j’ai perdu beaucoup d’argent, ce n’était pas du tout un succès, et ça m’a fait beaucoup douté de moi, du coup, toutes mes angoisses ont résurgi, aujourd’hui, je ne crois plus au pouvoir du cinéma à changer le monde, vu les horreurs qui se produisent autour de nous chaque jour, car depuis qu’on réalise des films, rien n’a véritablement changé ! », conclut le réalisateur.



via Abdo El Rhazi Fatih Akin Confidences d’un maître