Monday, January 4, 2016

La vignette automobile payable à la Société Générale

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Société Générale, fidèle à sa stratégie de banque relationnelle de référence, proche de ses clients, choisie pour la qualité et l’engagement de ses équipes, s’associe au nouveau système de paiement de la vignette automobile.

Rapide et pratique !

Dès à présent, il est possible de payer la vignette automobile dans toutes les agences et guichets automatiques Société Générale, ainsi que sur le site internet dédié www.mavignette.ma

En effet, sur simple présentation de la carte grise en agence ou saisie des informations y figurant en cas de paiement via un distributeur automatique, les automobilistes peuvent obtenir leur reçu de paiement qui remplace désormais le macaron de la vignette. Le contrôle du paiement de la vignette se fera sur présentation du reçu.

Simple et proche !

Société Générale accueille ses clients et non clients auprès de :

– 420 agences bancaires réparties sur tout le Royaume

– 473 guichets automatiques, disponibles 7/7 et 24h/24



via Abdo El Rhazi La vignette automobile payable à la Société Générale

Pour booster le secteur touristique, l’ONMT vient de faire une proposition de taille. Objectif : 1,5 million de touristes supplémentaires d’ici 2017 pour un plan dont le coût additionnel est déjà estimé à 400 millions de DH. Proposée par Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT(Conseil d’administration de l’Office national marocain du tourisme), la stratégie concerne 2 axes opérationnels : l’aérien et le digital. Le premier prévoit d’injecter 57 nouvelles routes aériennes entre le Maroc et ses marchés émetteurs, tout en accélérant la stratégie de partenariat avec les compagnies aériennes. L’objectif est de renforcer les connexions entre les destinations marocaines et les provinces britanniques et allemandes. Mais aussi d’accélérer la diversification des marchés en Afrique, en Europe Centrale, aux USA et en Scandinavie, en profitant de la conjoncture particulière que traverse actuellement le marché russe. Le second volet vise la mise en place d’un dispositif digital de premier ordre et notamment le lancement d’un nouveau portail d’information et de distribution dédié à la destination. Un outil qui sera appuyé essentiellement par une stratégie agressive de gestion de la E-réputation de la destination Maroc. Dès janvier 2016, l’organigramme de l’Office inclura ainsi une Direction digitale qui aura pour objectif de mettre le Maroc à jour des évolutions rapides du comportement des touristes sur ses marchés émetteurs. L’ONMT compte également créer un comité spécialisé de stratégie et d’investissement qui aura pour rôle d’assurer le suivi, l’évaluation et la validation des actions stratégiques de l’office, et de veiller à leur cohérence avec la politique gouvernementale, ainsi que la mise en œuvre et le déploiement des plans d’actions.

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Dernière ligne droite au Bourget pour la COP 21. Vendredi 11 décembre, un accord final sera soumis aux négociateurs des 195 pays qui ont participé à cette grande conférence pour le climat. Paris a pour ambition initiale d’aboutir à un pacte mondial qui limiterait le réchauffement climatique. Une des questions à trancher reste le niveau d’ambition : faut-il limiter le réchauffement climatique à 1,5 ou à 2°C d’ici à 2100? Un tel objectif nécessite des engagements forts des Etats, particulièrement des pays riches, principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, au cœur des négociations, il y a le principe de «la différenciation», c’est-à-dire les efforts demandés aux pays en fonction de leur responsabilité historique dans le réchauffement climatique, impliquant un aspect financier important. Alors que la droite républicaine française a été très silencieuse durant cette COP 21, Nathalie Kosciusko-Morizet a, quant à elle, exprimé sa volonté de voir un accord contraignant conclu à Paris. L’ancienne ministre de l’écologie se prononce en faveur du principe de pollueur payeur pour les Etats. Mardi dernier, au café Bourbon, en face de l’Assemblée nationale, Nathalie Kosciusko-Morizet a accordé un entretien à notre correspondante à Paris.

 

Entretien réalisé par notre correspondante à Paris, Noufissa Charaï et paru dans le magazine L’Observateur du Maroc et d’Afrique le 11 décembre 2015, sous le titre : «Je suis d’un pessimisme actif pour la COP 21»

 

L’Observateur du Maroc et d’Afrique : Quel serait pour vous un bon accord de la Cop 21 ?

Nathalie Kosciusko-Morizet : Un bon accord serait un accord ambitieux, qui affiche un niveau de réduction des émissions compatible avec l’objectif de limitation du réchauffement à 2°C, ou si ce n’est pas le cas qui soit proche de cet objectif et qui prévoit une clause de revoyure pour pouvoir y arriver. Et contraignant, car vu la difficulté d’atteindre ces objectifs, la seule logique de l’engagement volontaire de chaque pays ne sera pas suffisante et sera battue en brèche à la première difficulté.

Quelles sont les mesures qu’il faudrait prendre prioritairement ?

Il est nécessaire de savoir par avance à quelles sanctions nous nous exposons si nous ne respectons pas les engagements pris. Sur ce point, j’ai une vraie divergence avec la position française qui souhaite un Conseil de sécurité environnemental. Je ne crois pas que cela puisse fonctionner. Nous n’allons pas envoyer les casques bleus pour des problèmes d’accords environnementaux ! Je crois davantage à la conjugaison des questions environnementales et des questions commerciales.

Un accord contraignant implique des sanctions. Comment peut-on contrôler les engagements des Etats ?

Concrètement, c’est quelque chose qu’il faut négocier conjointement avec l’Organisation

Mondiale du Commerce (OMC). Un Etat dont nous importons, par exemple, de l’acier et qui ne respecterait aucun engagement en matière de lutte contre le changement climatique, celui-ci pourrait se voir ses exportations taxées en fonction d’un barème décidé par l’OMC. Cela serait l’application du principe pollueur payeur aux États, en quelque sorte.

En tant que ministre de l’écologie et même avant, vous avez déjà participé à des négociations sur le climat, concrètement comment ça se déroule ?

Ce sont des négociations de très longue haleine, qui ont lieu toute l’année. Des négociateurs du monde entier rédigent, en amont, un texte qui comporte des parties entre crochets. Ce sont des points qui sont à soumettre à la négociation politique. Au moment de chaque COP, il y a des discussions pour enlever les crochets et supprimer certaines options pour aboutir à un texte d’accord. Cela marche… Ou pas! C’est cela un processus de négociation. Souvent cela se joue dans la dernière ligne droite. Quand il n’y a pas d’accord, on peut finir avec une simple déclaration, sans engagement réel.

Vous êtes optimiste pour l’accord de Paris?

Pour avoir participé à plusieurs négociations climat, ma position est celle d’un pessimisme actif. Il faut bien se rendre compte que nous sommes très loin du compte mais il faut quand même essayer d’agir pour y arriver.

Selon un rapport publié deux semaines avant le lancement de la COP21 par l’Overseas Development Institute et de Oil Change International : Les pays du G20 soutiennent la production d’énergies fossiles à hauteur de 452 milliards de dollars par an contre quatre fois le montant total des subventions mondiales aux énergies renouvelables qui est de 121 milliards de dollars. Le rapport peut-il changer ?

Ce ne sont pas seulement les subventions, en fait c’est également le cas en matière d’investissement mondial : pour un dollar investi dans l’énergie renouvelable, vous avez quatre dollars investis dans l’énergie fossile. Il faudrait inverser cette proportion si nous souhaitons atteindre les 2 degré maximum de réchauffement climatique.

Quelle est la responsabilité de la société civile ?

Nous avons besoin de la mobilisation de la société civile et des collectivités territoriales mais bien souvent les grands choix d’infrastructures, notamment énergétiques, sont étatiques. C’est la raison pour laquelle il faut vraiment que les Etats s’engagent à Paris.

Comment convaincre les pays producteurs d’énergie fossiles de la nécessité d’une transition énergétique? Peuvent-ils bloquer l’accord ?

Il y a bien sûr la méthode classique, en mettant la pression sur ces Etats, et sur ce point les COP sont importantes, car personne ne peut y fuir ses responsabilités. Dans une COP, les négociateurs ont devant eux les dix pays les plus impactés par le climat, parmi lesquels six sont en Afrique. Il y a une autre dimension, plus techniques. La molécule du pétrole est extrêmement sophistiquée. Il y a de meilleures utilisations à en faire que de la brûler, dans un monde où elle va être de plus en plus chère. C’est une idée à laquelle je crois beaucoup. Nous allons chercher le pétrole de plus en plus loin, c’est de plus en plus compliqué, cela pose de plus en plus de problèmes pour l’environnement, comme les huiles de schiste … et pour en faire quoi ? Le brûler! Brûler une molécule aussi sophistiquée!

Je pense qu’à terme la bonne utilisation du pétrole, c’est de réserver cette molécule qui est d’une très grande richesse pour en faire une matière première et de produire de l’énergie autrement, par exemple des énergies renouvelables à un prix qui est maintenant tout a fait modéré, notamment avec le solaire et l’éolien. Nous devons aller dans ce sens, d’autant plus qu’il y a toute une économie qui se développe autour du renouvelable.

Il y a une dimension financière importante. Les pays pauvres et émergents, notamment d’Afrique, demandent un engagement au-delà de 2020 pour signer un accord. Pensez-vous que les pays riches sont disposés à le faire ?

C’est indispensable de s’inscrire dans le long terme. D’où l’importance de prévoir des sanctions. Il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs que celles faites lors du protocole de Kyoto. Après la fin du protocole en 2012, il n’y a pas eu de renouvellement si ce ne sont des engagements volontaires.

J’attends de Paris des engagements fermes, une clause de revoyure, un dispositif indépendant de mesure et des sanctions le cas échéant.

En 2010, l’ensemble du continent africain a produit 930 millions de tonnes de CO2, alors que dans la même période, les États-Unis seuls en étaient à 5.359 millions de tonnes, soit six fois plus, et la Chine 7.300 millions de tonnes ! Etes-vous favorable au principe du pollueur-payeur. Cela vous semble t-il applicable au niveau des Etats ?

Evidement ce n’est pas applicable aux États comme à un particulier mais sous des formes adaptées, oui ! Je reviens sur le principe de sanctions commerciales que j’évoquais. L’idée derrière est de pouvoir tenir un discours au Etats du type : soit vous prenez des engagements pour la lutte contre les changements climatiques et vous les tenez, soit vos produits seront surtaxés par rapport à ceux provenant de pays «propres».

Êtes-vous d’accord avec François Hollande lorsqu’il dit : « Nous avons une dette écologique à l’égard de l’Afrique »?

Les pays développés dans leur ensemble ont une dette écologique à l’égard de la planète et cette dette écologique se calcule. Depuis l’ère préindustrielle, les pays qui ont fait leur révolution industrielle ont relâché des gaz qui sont encore stockés dans l’atmosphère.

Pensez-vous que l’objectif de limiter le réchauffement climatique mondial à 2°C d’ici 2100 est atteignable ?

Oui c’est techniquement atteignable avec de grosses réductions d’émissions. Nous savons dans quelles conditions c’est possible, ces choses-là sont maintenant très documentées. En revanche, nous sommes loin des engagements nécessaires.

Laurent Fabius a annoncé que les pays développés ont déjà mobilisé 10 milliards d’euros de financements publics pour soutenir une initiative africaine de développement des énergies renouvelables. L’Afrique peut-elle réussir son électrification en évitant de devenir pollueur ?

Je fais le parallèle avec la téléphonie en Afrique où il y a eu un développement d’une téléphonie mobile immédiatement sans passer par la téléphonie filaire. Ce n’était évidemment pas une chance d’avoir un tel retard de développement, mais de fait l’Afrique a pu sauter une étape. Et a ainsi transformé ce qui était un handicap en une vraie opportunité. Il faut imaginer la même chose pour l’électrification. C’est-à-dire passer directement à une énergie décentralisée et propre. C’est un enjeu majeur.

Le Maroc a annoncé que 52% de  la production énergétique sera de source renouvelable à l’horizon 2030. Le Royaume souhaite, à terme, être exportateur d’énergie renouvelable. Est-ce plausible et est-ce cela allier écologie et économie ?

Cela semble plausible. Je crois au mariage entre l’économie et l’écologie. Notre système est à bout de souffle. Cela peut être une chance pour l’écologie.

Le Maroc organise la Cop 22 à Marrakech l’année prochaine. Pourquoi est-ce important que cela se déroule en Afrique?

Sur les dix pays les plus touchés par le changements climatiques six se trouvent en Afrique. Nous savons bien que dans les COP, c’est un moteur que d’avoir en face de soi les États vis a vis desquels nous avons une responsabilité.

Il y aura, selon l’ONU, 250 millions réfugiés climatiques en 2050, si rien ne change. La question des migrations forcées ne figure pas au menu des négociations climatiques. Faut-il reconnaître dès aujourd’hui le statut de réfugié climatique ?

C’est vraiment un sujet dont L’ONU doit se saisir. Lorsque j’étais ministre, j’avais fait produire un rapport sur ce sujet pour trouver les bases de ce qui nous permettrait de créer un statut de réfugie climatique. Nous avons besoin d’avancer sur ce point, c’est une réalité et nous voyons bien que lorsque les problèmes migratoires ne sont pas anticipés, cela peut créer de grands désordres.

La question de la protection de la biodiversité est également absente des négociations, pourquoi ?

Les questions sont toutes liées. La biodiversité est liée aux activités humaines mais elle est aussi liée au changement climatique. Pour avancer sur un sujet, il faut savoir limiter les débats, je ne milite pas pour que la question de la biodiversité soit inscrite dans la COP 21.

L’agriculture biologique sans engrais et pesticides est également un enjeu majeur. Comment accompagner les pays pauvres dans lesquels les lobbys industriels de l’agroalimentaires sont déjà très implantés ?

Ce sont des choses qui se construisent dans la durée mais aujourd’hui il faut aller le plus vite possible. Il faut aussi regarder d’où l’on vient. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser il y a 20 ans à la lutte contre les changements climatiques, les gens confondaient l’effet de serre et les pluies acides. Sur les enjeux environnementaux, le paradoxe c’est que ça va à la fois très lentement au niveau des Etats et très vite au niveau de la nature.

 Si vous étiez encore ministre de l’environnement qu’auriez-vous fait différemment de Ségolène Royal qui est actuellement en poste ?

Je trouve dommage que ce gouvernement ait renoncé à organiser les négociations climatiques sous la tutelle du ministère de l’écologie. En 2007, les négociations étaient menées par le ministère de l’écologie, alors que François Hollande a choisi de les remettre au quai d’Orsay. C’est une erreur, cela permettait de mettre de la cohérence.

Par ailleurs, je regrette également l’abandon de l’écotaxe. Il ne se passe rien en matière d’écologie au niveau national, ce n’est pas bon en terme de crédibilité au moment des négociations internationales.

Justement sur le plan national, à Paris où vous étiez candidate pour la mairie, Anne Hidalgo s’est prononcée en faveur d’un Paris sans diesel. Ça vous parait possible ?

Cela aurait été mieux si ça avait été anticipé et travaillé en amont! Anne Hidalgo a été première adjointe de Bertrand Delanoë pendant 14 ans. 14 années pendant lesquelles ils ont acheté des véhicules diesels. La ville de Paris a pris énormément de retard alors que ces politiques publiques ne peuvent s’envisager que dans la durée.

A part vous, la droite est restée très silencieuse durant cette Cop 21. Nicolas Sarkozy a nommé Maud Fontenoy en charge l’environnement au sein de votre parti. Une personne pro gaz de schiste et pro diesel. Quel signal a-t-il envoyé ?

J’ai des désaccords avec Maud Fontenoy sur le fond des positions. Mais ce qu’il y a d’important, c’est que la droite reste très mobilisée sur les questions environnementales car elle a dans l’histoire politique de notre pays toujours été à l’origine des grandes réformes en faveur de l’environnement. De la charte de l’environnement au Grenelle.

Peut-on dire que la planète est en «Etat d’urgence» ?

Oui bien sûr ! Mais il ne suffit pas de le scander. Il faut se donner les moyens d’agir.



via Abdo El Rhazi Pour booster le secteur touristique, l’ONMT vient de faire une proposition de taille. Objectif : 1,5 million de touristes supplémentaires d’ici 2017 pour un plan dont le coût additionnel est déjà estimé à 400 millions de DH. Proposée par Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT(Conseil d’administration de l’Office national marocain du tourisme), la stratégie concerne 2 axes opérationnels : l’aérien et le digital. Le premier prévoit d’injecter 57 nouvelles routes aériennes entre le Maroc et ses marchés émetteurs, tout en accélérant la stratégie de partenariat avec les compagnies aériennes. L’objectif est de renforcer les connexions entre les destinations marocaines et les provinces britanniques et allemandes. Mais aussi d’accélérer la diversification des marchés en Afrique, en Europe Centrale, aux USA et en Scandinavie, en profitant de la conjoncture particulière que traverse actuellement le marché russe. Le second volet vise la mise en place d’un dispositif digital de premier ordre et notamment le lancement d’un nouveau portail d’information et de distribution dédié à la destination. Un outil qui sera appuyé essentiellement par une stratégie agressive de gestion de la E-réputation de la destination Maroc. Dès janvier 2016, l’organigramme de l’Office inclura ainsi une Direction digitale qui aura pour objectif de mettre le Maroc à jour des évolutions rapides du comportement des touristes sur ses marchés émetteurs. L’ONMT compte également créer un comité spécialisé de stratégie et d’investissement qui aura pour rôle d’assurer le suivi, l’évaluation et la validation des actions stratégiques de l’office, et de veiller à leur cohérence avec la politique gouvernementale, ainsi que la mise en œuvre et le déploiement des plans d’actions.

400 millions de DH pour relancer le tourisme

Tourisme Maroc

‘Pour booster le secteur touristique, l’ONMT vient de faire une proposition de taille. Objectif : 1,5 million de touristes supplémentaires d’ici 2017 pour un plan dont le coût additionnel est déjà estimé à 400 millions de DH.’

Proposée par Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT(Conseil d’administration de l’Office national marocain du tourisme), la stratégie concerne 2 axes opérationnels : l’aérien et le digital. Le premier prévoit d’injecter 57 nouvelles routes aériennes entre le Maroc et ses marchés émetteurs, tout en accélérant la stratégie de partenariat avec les compagnies aériennes. L’objectif est de renforcer les connexions entre les destinations marocaines et les provinces britanniques et allemandes. Mais aussi d’accélérer la diversification des marchés en Afrique, en Europe Centrale, aux USA et en Scandinavie, en profitant de la conjoncture particulière que traverse actuellement le marché russe.

Le second volet vise la mise en place d’un dispositif digital de premier ordre et notamment le lancement d’un nouveau portail d’information et de distribution dédié à la destination. Un outil qui sera appuyé essentiellement par une stratégie agressive de gestion de la E-réputation de la destination  Maroc. Dès janvier 2016, l’organigramme de l’Office inclura ainsi une Direction digitale qui aura pour objectif de mettre le Maroc à jour des évolutions rapides du comportement des touristes sur ses marchés émetteurs.

L’ONMT compte également  créer un comité spécialisé de stratégie et d’investissement  qui aura pour rôle d’assurer le suivi, l’évaluation et la validation des actions stratégiques de l’office, et de veiller à leur cohérence avec la politique gouvernementale, ainsi que la mise en œuvre et le déploiement des plans d’actions.



via Abdo El Rhazi 400 millions de DH pour relancer le tourisme

Retraite des ministres : 24 millions de dirhams par an

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Le débat sur les salaires et les pensions de retraite des parlementaires et des ministres fait couler beaucoup d’encre. Et plusieurs personnes affirment aujourd’hui que les textes juridiques relatifs à la question ne sont plus en phase avec les réalités actuelles.

Selon Abdelilah Benkirane, ils seraient « seulement 131 » anciens ministres qui bénéficieraient d’une pension de retraite financée par l’Etat. Et le total de ces subventions est estimé à 24 millions de DH.

Lors d’une rencontre avec la jeunesse du Parti de la justice et du développement (PJD) tenue le 2 janvier, Benkirane a invité l’opinion publique à « éviter les surenchères sur le sujet » en précisant que le débat sur la retraite des ministres «  a pour but de couvrir les problèmes majeurs que connaît le Maroc ».

Rappelons qu’actuellement,  les ministres, à l’issue de leur mandat, bénéficient d’un revenu complémentaire. Ce qui leur permet d’avoir un revenu mensuel de 35 000 DH/mois et doit être demandé par les ministres sortants auprès du chef du gouvernement.



via Abdo El Rhazi Retraite des ministres : 24 millions de dirhams par an

Abbas Kiarostami « Les masterclasses rafraîchissent mon regard sur le cinéma ».

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‘Photographe, poète et peintre, Abbas Kiarostami est l’un des réalisateurs iraniens les plus brillants de sa génération. Affranchi des cadres traditionnels, son style singulier mêle émotion, burlesque et esthétisme.’

Invité à la 15e édition du festival de Marrakech pour animer une masterclasse, le maître iranien primé à Cannes pour « Le goût de la cerise » (1997) et connu mondialement pour son cinéma poétique et photographique, ne se considère nullement comme un mentor. Et aujourd’hui encore, il estime, malgré les 40 films qu’il a réalisé au cours de sa vie -courts métrages, documentaires et films dramatiques confondus-, que les ateliers qu’il anime sont avant tout une opportunité pour lui de revenir à la position d’apprenti, de rafraîchir son regard sur le cinéma et d’ouvrir ses yeux sur de nouvelles possibilités.

L’observateur du Maroc et d’Afrique: Qu’enseignez-vous dans les masterclasses que vous animez ?

La première chose que je dis aux futurs réalisateurs est que je ne suis pas un professeur. Je ne détiens aucun savoir, et encore moins une vérité, sur le cinéma. La direction, c’est eux qui la choisissent, pas moi. Je ne fais que les aider à ne pas se tromper de chemin, leur chemin. Reproduire ou copier mon travail n’a aucun intérêt. Mes films, c’est mon voyage à moi et il ne sert absolument à rien de les reproduire. Vous savez, je n’ai jamais été dans une école de cinéma, j’ai étudié les beaux arts en Iran pour devenir peintre, ce que je ne suis jamais devenu. Pendant toute ma vie, j’ai essayé d’expérimenter de nouvelles façons de m’exprimer ; en fait, il n’y a pas des connaissances particulières qu’on doit apprendre, ce n’est pas des mathématiques ou de la science, c’est quelque chose de très personnel qui émane de l’intérieur de la personne, alors les gens doivent puiser à l’intérieur d’eux-mêmes, avoir confiance en eux-mêmes et croire en ce qu’ils produisent.

Est-ce que vous avez toujours cette obsession de la voiture?

Pour moi, la voiture est une façon de fuir Téhéran, elle est en mouvement perpétuel, contrairement à Téhéran où il y a un trafic incroyable. C’est un endroit intime, confortable où on peut discuter, regarder autour… Vous savez, regarder par la fenêtre d’une voiture, c’est comme dans le cinéma, ce n’est pas parfait, quand vous regardez l’écran, c’est large et c’est dans le mouvement. Quel meilleur écran peut-on rêver d’avoir ? Quand l’écran est carré, ce n’est pas intéressant !

Dans quelles mesures votre formation en peinture a-t-elle influencé vos films ?

Depuis que je me suis libéré du fait de raconter des histoires, il y a de moins de moins de narration dans mes films, je me concentre plus sur l’esthétique de l’image, surtout dans mes derniers projets. Peut être parce que je me suis rendu compte de mon incapacité à faire ce que je voulais en tant que peintre, alors je devais compenser cet handicap par ma perception et ma compréhension de l’esthétique de la peinture. En fait, j’essaie de compenser cet échec par l’esthétique de l’image. En comme ça me prend 2 ans pour faire un film, entre-temps, je fais de la photographie, c’est mon moyen d’expression favori, je ne peux passer un jour sans prendre des photos. Les photos sont libres des narrations, c’est juste une sorte de connexion qui s’installe entre vous et le paysage, et c’est peut être ce qui a influencé mes réalisations.

Les peintres qui vous inspirent ?

Depuis des années, je n’étais pas conscient de ce que j’aimais en peinture, mais tout a commencé avec Van Gogh. A l’âge de 20 ans, je suis tombé amoureux de cet homme, non pas de son travail, mais plutôt de sa vie et son parcours. Je me suis identifié à lui à cause de son background social, de sa manière spontanée de peindre, et de son art pur, affranchi de tout contexte social ou économique. Je me suis rendu compte que si un homme comme lui pouvait devenir un peintre, pourquoi pas moi ? Et donc, ce n’est pas nécessairement le contexte qui vous rend un artiste. Puis, je me suis intéressé à d’autres peintres, …Récemment, je suis revenu à la peinture, j’ai un projet sur Monet. Je travaille sur une série de photos et de peintures « Monet et moi ».

Après 40 ans de carrière, qu’est ce qui vous inspire encore aujourd’hui ?

Je n’ai pas fait beaucoup de films, mais peu importe le nombre de films que vous avez réalisés, tant que vous êtes encore en vie, il restera toujours des questionnements et des sujets qui vous interpellent. La seule chose qui peut changer, c’est que, plus vous vieillissez, plus vous réalisez que vous n’avez pas de réponses à vos questions. Donc, il reste beaucoup de choses qui méritent d’être explorées. Qui peut prétendre avoir les réponses à ses questions ? Je crois qu’il y a et aura toujours des sujets qui méritent réflexion.

Que pensez-vous du cinéma iranien ?

On dit souvent que l’Iran est un pays conservateur. Mais c’est un conservatisme de façade, véhiculé par les médias et promu par les autorités du pays. Si en Iran, certaines pratiques ne sont pas autorisées en public, chacun est libre dans le privé. Le dynamisme du cinéma iranien est dû au fait que plus il y a des restrictions, plus l’énergie créative pour les contrer est puissante. En fait, L’Iran est un paradis pour les réalisateurs, même pour ceux qui sont interdits. Ils sont sensés ne pas tourner ce genre de films et pourtant, ils le font ! Je ne vois pas beaucoup de films iraniens, mais d’après les échos que j’ai autour de moi, la jeune génération est extrêmement active et ce, malgré les difficultés qu’elle peut avoir.

Vos projets ?

Cela fait trois ans que je travaille sur un projet comprenant 24 courtmétrages de 5 mn chacun. 2 ont été présentés à Marrakech. En parallèle, j’ai entamé la pré-production d’un long-métrage en Chine. Nous tournerons en avril et mai prochain. Le titre serait « Marcher avec le vent » mais ce n’est pas encore définitif. J’ai aussi entamé des recherches sur la poésie persane ancienne et contemporaine et je publie entre 2 et 3 livres par an. J’ai aussi lancé ce mois-ci une exhibition de photographie au musée Aga Khan de Toronto ✱



via Abdo El Rhazi Abbas Kiarostami « Les masterclasses rafraîchissent mon regard sur le cinéma ».

L’Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran

Adel al-Joubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères.

Adel al-Joubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères.

Le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel al-Joubeir, a annoncé, le 4  janvier 2016, la rupture des relations diplomatiques de l’Arabie saoudite avec l’Iran, sur fond de tension entre les deux après l’attaque de son ambassade et de son consulat en Iran et les réactions de Téhéran à l’exécution d’un leader chiite saoudien parmi d’autres personnes condamnés pour terrorisme.
L’Arabie saoudite a décidé de « rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran et exige le départ sous 48H des membres de la représentation diplomatique iranienne » (ambassade, consulat et bureaux rattachés), a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse donnée à Ryad.
Al-Joubeir a précisé que l’ambassadeur iranien à Riyad a été convoqué au ministère des affaires étrangères qui lui a signifié cette décision.
Le ministre a jugé que les attaques par des manifestants de l’ambassade saoudienne à Téhéran et du consulat saoudien à Machhad (nord de l’Iran) constituent « une violation flagrante de toutes les conventions internationales ».
Pour sa part, un porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué, lors de la même conférence de presse, que Riyad a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU et plusieurs organisations internationales et pays à propos de ces attaques.



via Abdo El Rhazi L’Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran

Sunday, January 3, 2016

L’axe Iran-Arabie Saoudite sous haute tension

 

Des manifestants ont attaqué, le 2 janvier 2016, l'ambassade d'Arabie Saoudite à Téhéran.

Des manifestants ont attaqué, le 2 janvier 2016, l’ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran.

Les autorités saoudiennes ont exécuté, le 2 janvier 2016, 47 personnes, toutes condamnées à la peine capitale pour terrorisme. Parmi elles, l’un des dirigeants d’Al-Qaïda en Arabie saoudite, arrêté en 2004, ainsi qu’un imam chiite. C’est l’exécution de cet imam qui a mécontenté non seulement les chiites en l’Arabe Saoudite dont certains sont sortis dans la rue pour manifester leur colère, mais également les autorités iraniennes. Certains dignitaires iraniens ont même menacé les Saoudiens de sévères représailles. Pire, l’ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran a été attaquée par des manifestants.

La tension reste donc vive entre les deux pays et Rabat s’en inquiète. Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération a souligné dans un communiqué que le Maroc suit avec beaucoup d’attention l’évolution de la situation et craint que les débordements en cours ne prennent une dimension ingérable dans les heures et les jours qui suivent. Le Royaume appelle donc les deux parties à faire preuve de sagesse «afin d’éviter que la situation actuelle ne s’étende à d’autres pays de la région déjà confrontés à de nombreux défis et à des éléments de fragilité multiples.»

2016 commence bien  !

 



via Abdo El Rhazi L’axe Iran-Arabie Saoudite sous haute tension