Wednesday, January 6, 2016

Jean-Pierre Jeunet « Je ne dirais pas non pour tourner à Marrakech »

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‘Membre du jury de la 15e édition du festival de Marrakech, le réalisateur du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain » nous confie son faible pour le style cinématographique. ‘

L’observateur du Maroc et d’Afrique: Comment s’est passée votre expérience en tant que membre du jury du FIFM 2015?

Jean-Pierre Jeunet : On a beaucoup débattu, avec Francis Ford Coppola, j’ai piqué pleins de petits détails dans ses films que je lui balançais avec parcimonie, il me regardait en se disant : « comment il a vu ce détail ? » En fait, je suis fan de Coppola, c’est pour cela que je suis là. Pour ma part, j’attache beaucoup d’importance à l’aspect cinéma, je veux être surpris et c’est le style qui m’intéresse. A Deauville, il y a 2 ans, « Whiplash » m’avait tué ! Mais c’est sûr qu’à 62 ans, je suis moins surpris par les films, je connais toutes les références, Scorcesse disait à Lyon qu’il avait eu un moment de lassitude et ce n’est qu’en montrant les films à sa fille qu’il a retrouvé la passion. Je pense souvent à Tabarly qui dit : « ce n’est peut-être pas la mer que j’aime, c’est plus le bateau » ; pour moi, ce serait plus faire des films que d’aimer le cinéma.

Quel a été votre 1er choc en tant que cinéphile ?

Mon 1er choc, c’était « Il était une fois dans l’ouest », j’avais 17 ans, et je n’ai pas pu parler pendant 3 jours. D’ailleurs, ça reste mon film préféré, je le revois tous les ans, avec toujours la même émotion. Le 2e était un film d’animation, mais le moment le plus important, c’est lorsque j’ai essayé à 16 ans une caméra super 8, prêtée par les amis de mes parents, c’était comme des éclairs qui tombaient du ciel, je travaillais à l’époque aux PTT, j’ai acheté l’écran, la visionneuse, la colleuse,…et je suis devenu metteur en scène. Et c’est ce que j’essaie de communiquer aux jeunes : faîtes-vous plaisir.

Dans quel univers vous vouliez évoluer ?

A 12 ans, je faisais déjà des tas de marionnettes, j’avais un vieux matériel, je changeais l’ordre des images, je les projetais, j’enregistrais mes copains, je faisais des semblants de films, mais je ne savais pas que ça s’appelait metteur en scène !

Dans vos films, il est toujours question d’un univers fantastique. Pourquoi ?

Probablement parce que je viens de l’animation où on a envie de tout faire soi-même et de tout contrôler, c’est plus ludique. Le cinéma du réalisme par contre, qui est très français, ce n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai pas envie de reproduire la réalité, ça m’ennuie, à la limite, je préfèrerais des documentaires parce que c’est plus vrai. J’ai besoin d’avoir un regard sur le monde comme les peintres, ce qui m’intéresse c’est de décaler la réalité.

Vous avez tourné le 1er pilote de la série tv Casanova, le choix de la techno pour la musique, c’était un peu osé ?

Justement, ce n’est pas moi qui ai choisi la musique, là bas, le metteur en scène, c’est juste un employé. Ils prennent vos images, ils changent tout derrière, ils ont recadré mes images, ça m’a beaucoup énervé, mais c’était un exercice intéressant, avec l’opérateur canadien, on a fait du beau travail.

Cinématographiquement parlant, qu’évoque pour vous Marrakech ?

Visuellement, tout est beau et étonnant et je ne dirais pas non pour tourner ici. Il y a une attirance pour tourner ailleurs, Paris, je n’en peux plus, j’y ai tourné 3 films, j’ai tourné le moindre recoin que j’avais, c’est fini. Le prochain, j’aimerais le situer en Aix-en Provence, j’habité à moitié en Provence, pas très loin d’Aix, ça s’y prêterait parce que ça serait un sujet sur la sensualité et la sexualité, avec un ton améliesque.

Comment choisissez-vous les scripts qu’on vous envoie ?

En France, je reçois très peu de scripts parce que les Français comptent plus sur les metteurs en scène pour cela. C’est plutôt une tradition américaine. Moi, j’essaie d’éviter de faire des films américains parce que j’aime trop la liberté. Et celle que j’avais à l’époque d’« Alien la résurrection », je ne l’aurais plus aujourd’hui, à l’époque, j’étais tout seul sur le plateau, il n’y avait pas de producteur, aujourd’hui, il y en a 10 sur le plateau, et ça, je l’ai vécu avec Casanova. En France, même quand j’avais de gros budgets, pour « Un long Dimanche de fiançailles » par exemple, j’avais une grande liberté. Cela dit, dans le contexte actuel où le terrorisme prime, la kalachnikov est plus puissante que le cinéma, si on me propose de mettre en scène Mahomet, je dirais non par prudence, par peur, parce que je n’ai pas envie de finir sous les balles somme Cabus, je serais terrorisé. Je ne suis pas militant dans l’âme, je fais des films ludiques, chacun ses limites !

C’est pour cela que vous avez refusé de réaliser Harry Potter ?

Oui et aussi parce que tout était déjà prêt, les costumes, les décors, les acteurs, tu n’as plus qu’à dire : Moteur… Moi, j’aime bien créer l’univers moimême, après, j’ai un peu regretté parce qua j’ai travaillé 2 ans sur l’histoire de Pie, c’était trop cher et ils l’ont fait finalement fait pour le double.

Le film que vous aimez le plus ?

« Amélie » est le plus personnel, les autres, c’est des adaptations, en plus, c’est devenu un succès immense et le rêve de tout créateur. Au début, je ne m’attendais pas à un tel succès, mais si ça a marché, c’est que ça parle de générosité gratuite, une générosité universelle qui touche beaucoup, qu’on retrouve un peu dans « Bienvenue chez les Chtis » ; il y a aussi le fait d’apprécier les petits plaisirs de la vie, c’est souvent la somme de 2 ou 3 idées qui fait que ça plait, et c’est tombé au bon moment, l’aspect parisien a sans doute joué aussi.

Ça vous fait quoi que votre style soit copié ?

Ça m’énerve un peu mais Coco Chanel disait : « Tout ce qui n’est pas volé n’est pas intéressant ! »

Les films qui vous inspirent ?

J’ai toujours été attiré par les films d’imagination, ou si on est sur la réalité, de les décaler, pour qu’ils ne soient pas réalistes. Toscan Du plantier m’avait fait un bon compliment en voyant Amélie : « C’est du Carné, du Prevert avec les technologies d’aujourd’hui » et Carné à l’époque, on appelait ça : du réalisme poétique, il fallait poétiser, par l’image, par les dialogues, et souvent avec Guillaume Laurent, mon partenaire d’écriture, je lui dis : ce n’est pas assez Prevert ça, il faut qu’on preverise, c’était le cas pour Amélie.

Si vous n’étiez pas réalisateur ?

Je serais peut être artiste naïf, d’ailleurs, en ce moment, je conçois des petites bestioles pour les mettre en scène dans un court-métrage d’animation ✱



via Abdo El Rhazi Jean-Pierre Jeunet « Je ne dirais pas non pour tourner à Marrakech »

Le « tram-bus » débarque à Marrakech

Tram bus Marrakech

La photo du premier « tram-bus », conçu pour désengorger le trafic et chargé de relier les quartiers semi-urbains au centre-ville de Marrakech, circule depuis peu sur les réseaux sociaux. Et c’est l’entreprise espagnole Alsa, présente à Agadir, Tanger et Khouribga, qui serait à l’origine de ce nouveau cliché.

Ce nouveau moyen de transport a été mis en place dans le cadre du programme « Marrakech, cité du renouveau permanent », doté d’un budget de 6,3 milliards de DH.

Le maillage sera effectué grâce à plusieurs échangeurs à savoir, Douar al Akar et Jemaa el-Fna et quatre lignes de BHNS (bus à haut niveau de service), un concept nord-américain caractérisé par une forte fréquence avec un coût au km moins élevé et un itinéraire en sites propres. Un système répandu en Europe à travers l’implantation de bus et trolleybus, propulsé par un moteur électrique.

Ce nouveau bus rapide circulera sur les voies dédiées et le prix du ticket sera de 4 DH.



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Le Maroc, un paradis pour les retraités français

Diar Shemsy

Dans un reportage intitulé « Maroc : retraite dorée » diffusée dans son journal de 20 heures, France 2 révèle que plus de 60.000 retraités français ont choisi de s’installer ces dernières années dans le Royaume, pour l’ensemble des avantages dont ils bénéficient.

Le reportage montre la paisible vie de retraités français à Dyar Shemsi, un complexe immobilier de 28 hectares niché au cœur d’une immense palmeraie, et situé entre Marrakech et Agadir. Véritable eldorado pour les propriétaires, le village pour retraités européens abrite 163 villas dont le prix avoisine 300 000 euros pour une maison de 160 m2. Un prix inespéré pour la même surface en France !

Parmi les atouts du Maroc, la chaîne cite la qualité et le niveau de vie, la proximité de l’Hexagone à moins de trois heures de vol, l’intégration facile des Français dans la société marocaine grâce notamment à la langue française, ainsi que le climat de sécurité qui règne dans le pays.



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Pour des écoles plus agréables

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Pour exceller dans les études supérieures, surtout privées, aujourd’hui, il ne suffit pas de réussir aux examens traditionnels. De plus en plus d’écoles supérieures imposent une autre activité, l’action sociale. Les étudiants doivent entreprendre des actions sociales sur la base desquelles ils seront notés, avec parfois un coefficient très élevé, comme à l’ESIG par exemple.

« Les activités para universitaires font partie du projet pédagogique de l’ESIG et contribuent à la formation de managers citoyens, participant au développement économique, social et culturel de leur environnement », explique Laila Bennani de l’ESIG. Les associations  permettent aux étudiants de développer leurs qualités de managers et de réaliser des projets ambitieux, souligne-t-elle. Différentes associations étudiantes sont actives au sein de l’ESIG tel que le BDE, BDS, AIESEC, JLM.

Généralement ces activités passent par un partenariat avec une association. Le partenariat entre l’association Zaynoo pour l’égalité des chances et le groupe ESIG a débouché sur plusieurs actions orientées en majorité vers le monde de l’école.

C’est ainsi que dimanche 20 décembre, les membres de Zaynoo et les étudiants de l’ESIG se sont retrouvés dans l’enceinte d’une école à Dar Bouazza, au Sud de Casablanca. Objet de la rencontre, peinture générale. La main d’œuvre était constituée des étudiants et des acteurs associatifs et la peinture a été offerte gracieusement par Arcol qui réserve chaque année un budget spécial pour les actions associatives.

«Par cette action, nous voulons manifester par un geste notre solidarité sincère en offrant à ces enfants une école digne d’eux», témoigne Abdelmajid El Bahlaoui, directeur Général d’Arcol.  «Le personnel d’Arcol, filiale marocaine du groupe Cromology, connaît bien ces écoles puisque le siège de la société est situé en pleine campagne. Lorsque nous prenons la route de l’usine, nous croisons chaque matin, en hiver comme au printemps, des écoliers, cartables sur le dos, sur le chemin de l’école.

Parmi eux figurent les enfants du personnel, nos enfants». La société s’inspire dans ses actions du vécu des citoyens vivant dans son environnement immédiat. Ses ambitions coïncident parfaitement avec celles de l’association Zaynoo dont la présidente insiste sur la collaboration entreprise-association-école, «afin de venir à bout des problèmes qui peuvent empêcher toute action», dit-elle.  «Il faut que tous les partenaires aient non seulement le même objectif mais aussi les mêmes sensibilités» explique K. El Hyani pour qui l’essentiel est d’offrir un cadre plus agréable aux élèves des écoles publiques.

L’action a été agrémentée par l’apport du coiffeur Jamik qui opère à Milan et à Casablanca et dont les services attirent beaucoup de stars en Italie. Les élèves qui ont repris les cours le lundi suivant cette action ont été certainement agréablement surpris de voir leur école repeinte avec des couleurs agréables. Il n’en faut pas plus pour qu’ils aiment s’y retrouver.



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Au Maroc, les statistiques sur les crimes sont rassurantes, selon le ministre de l’Intérieur

Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad.

Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad.

En réponse à deux questions posées, le 5 janvier 2016, par les groupes de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et du Mouvement Populaire (MP) à la Chambre des conseillers sur le crime et la situation sécuritaire, le ministre de l’Intérieur a affirmé qu’un grand nombre de photos et séquences vidéos sur des actes criminels publiées sur les réseaux sociaux « sont fabriquées et n’ont aucun rapport avec le Maroc ».

Les enquêtes menées habituellement par les autorités compétentes sur les contenus diffusés confirment que « les photos sont fabriquées et que les séquences vidéos n’ont aucun rapport avec le Maroc et qu’elles ont été filmées dans d’autres pays, » a assuré Mohamed Hassad. Il a annoncé que des poursuites judiciaires sont en cours contre des personnes impliquées dans la diffusion des photos fabriquées.
Le ministre a noté également que les statistiques relatives à tous les types de crimes sont « rassurantes » en comparaison avec d’autres pays et par rapport aux années précédentes, indiquant que ces chiffres montrent qu’une baisse de 4 à 12% a été enregistrée en 2015, alors qu’il est difficile pour plusieurs pays d’enregistrer un recul dans ce domaine.
Il n’y a pas lieu de parler d’un dérapage sécuritaire au regard d’une comparaison du taux de criminalité enregistré au Royaume par rapport à d’autres pays, a affirmé Hassad, soulignant qu’au moment où les indicateurs enregistrés par le Maroc font état d’un cas de décès par jour, le nombre de victimes d’actes criminels atteint 15, voire 20 personnes par jour dans certains pays.
Le ministre a aussi rappelé que la Loi de finances comprend le renforcement des services de sécurité par 5.000 agents et de la gendarmerie royale par 2.000 éléments, conformément aux hautes instructions royales en faveur du renforcement de cet effort dans les années à venir.



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OFPPT – 501.000 places pédagogiques cette année

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Réunion du CA de l’OFPPT le 4 janvier 2016

L’OFPPT a tenu, lundi 4 janvier 2016, la réunion du Conseil d’Administration consacrée à son Plan d’action et du Budget pour l’année 2016 qui a été adopté. Ce conseil a été marqué par la présentation des axes majeurs du Plan de Développement 2015-2020 et leur déclinaison opérationnelle durant l’exercice 2016.

Pour rappel, le Plan 2020 vise la création de 120 nouveaux Etablissements (soit une moyenne de 24 par an), pour atteindre une capacité d’accueil de 650.000 places pédagogiques en 2019/2020 et 1.726.000 formés à l’horizon 2020. «Un contrat programme Etat/OFPPT contractualisera ces objectifs et en précisera les moyens», précise l’OFPPT dans un communiqué. Dans l’immédiat, la rentrée 2016/2017 portera la capacité d’accueil à 501.000 places pédagogiques contre 436.000 en 2015/2016, soit une évolution de 15% par rapport aux objectifs de l’année précédente.

Aussi, l’OFPPT procédera, en 2016, à la création de 24 nouveaux Etablissements dont 11 sectoriels (Agroalimentaire, Transport/logistique, Hôtellerie/Tourisme, Energies, Paramédical, Audiovisuel…) portant le réseau d’Etablissements de 341 à 365.

L’année 2016 sera marquée également par le démarrage de 3 Etablissements à Imzouren, Ouislane et l’ISTA Agroalimentaire Meknès et 8 nouveaux internats.

Autre chantier de taille, le renforcement du BAC PRO à l’OFPPT et la préparation des préalables au lancement des formations Bac+3 ou +4 (middle management).

L’OFPPT compte aussi poursuivre les chantiers visant le renforcement de la qualité de la formation à travers le perfectionnement et la certification du corps formateur, la valorisation de la formation par alternance et la formation qualifiante, la certification des cursus, des établissements et des stagiaires…

Budget

Le budget global de l’OFPPT au titre de 2016 s’élève à 3 407,5 MDH (contre 3 249 MDH en 2015) dont 2 800,1 MDH nécessaire à la réalisation du « Plan d’action de l’OFPPT », soit une augmentation de 4,5% par rapport à l’exercice précédent.

Le plan d’action de l’OFPPT, financé à hauteur de 48%, par les ressources propres, ne fera pas appel pour la 6ème année consécutive aux subventions de l’Etat.



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Tuesday, January 5, 2016

3,2 millions de bovins vaccinés au Maroc contre la fièvre aphteuse

BovinL’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) vient d’annonce l’achèvement de la campagne nationale de vaccination de rappel contre la fièvre aphteuse. Cette opération a été réalisée par 558 vétérinaires privés mandatés et le personnel technique des services vétérinaires de l’Office.

Bilan annoncé : 3,2 millions de têtes de bovin vaccinés, avec un budget de quelque 50 millions de DH. Cette campagne permettra de renforcer l’immunité du cheptel bovin.

L’ONSSA assure que la situation sanitaire de la maladie au niveau national est maitrisée et aucun foyer n’est apparu depuis le 13 novembre 2015.

Pour rappel, la fièvre aphteuse est une maladie contagieuse, non transmissible à l’homme, causée par un virus qui atteint plusieurs espèces animales dont notamment les bovins.



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