Monday, February 1, 2016

Mayra Andrade, Digne héritière de Cesaria Evora

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‘Connue pour sa voix poétique, ses rythmiques soyeuses et ses mélodies enlevées, la chanteuse capverdienne continue d’apporter un nouveau souffle à la musique traditionnelle de son archipel.’

A 31 ans, Mayra Andrade a déjà la maturité des grandes chanteuses latines. Son dernier et 4e album Lovely Difficult, un mix de pop tropicale, actuelle et voyageuse, se joue des frontières stylistiques et linguistiques puisqu’il est écrit et chanté en 4 langues avec l’aide d’auteurs comme Benjamin Biolay, Yael Naim, Piers Faccini, Krystle Warren ou Mario Lucio Sousa. Un mélange audacieux à l’image de la chanteuse qui refuse de se cantonner dans un registre traditionnel, préfère explorer les sentiers les moins empruntés et milite pour une musique décomplexée.

Vous avez commencé à chanter à l’âge de 15 ans. Pourquoi le chant ?

C’est quelque chose que je n’ai pas choisi, c’est naturel. Je chante depuis l’âge de 4 ans, je suis autodidacte et chez nous, on fait de la musique de manière très naturelle. Cela dit, j’aime bien être loin de la musique, parfois à la fin de la tournée, je prends des vacances pour retrouver mes esprits, j’ai besoin de cette distance là pour pouvoir revenir à la musique d’une manière naturelle. Je n’aime pas avoir un rapport réfléchi même si je travaille beaucoup et que je suis exigeante avec mon équipe et avec moi-même. Il ya une part intuitive dans la musique qui doit être préservée, c’est pour cela que j’ai besoin d’être avec les gens. C’est la vie en dehors de la musique qui alimente mon envie de chanter. De plus, c’est la chose que je fais le mieux !

Vous êtes née à Cuba, vous avez vécu au Cap Vert, au Sénégal, en Angola, en Allemagne, puis à Paris. Est-ce que le voyage a forgé votre style musical ?

Ça a forgé ma façon de voir la vie et m’a permis une perméabilité à d’autres influences. Cela dit, je n’ai aucun conflit d’identité, je suis une capverdienne assez globalisée, mon parcours de vie a fait que j’ai dû m’adapter très rapidement à plusieurs cultures. En fait, je ne vois la vie que dans les différences !

Après avoir passée 14 ans à Paris, vous vous installez à Lisbonne.

J’ai quitté Paris pour Lisbonne pour me rapprocher un peu du sud et avoir une qualité de vie différente. Et puis, compte tenu de mes origines et de ma culture, au bout d’un moment, j’avais besoin de pause. Mais vous savez, Paris est une ville qui m’a marquée, ce n’est pas facile de tourner la page, de quitter un pays où on a passé la moitié de sa vie, seule. Il y a eu beaucoup de bonnes choses et des épreuves un peu difficiles, mais c’était surtout du positif. Paris est une ville qui m’a vu devenir une femme, c’est là où j’ai eu ma 1ère maison et où j’ai tout construit, j’ai eu beaucoup de chance certes, mais j’ai beaucoup travaillé. Paris m’a forgée et croyez-moi, il faut avoir la cuirasse un peu dure !

Qu’est ce qui inspire votre style musical ?

Tout m’influence, à partir de mon dernier album Lovely Difficult, je me suis connectée sur ce qui se fait à l’air du temps, cela dit, je filtre beaucoup, parce que je veux préserver une certaine identité, mais je pense qu’aujourd’hui, je me sens plus jeune qu’à mes débuts et plus à l’aise pour me frotter à des choses qui ne sont pas forcément capverdiennes et traditionnelles.

Votre dernier album est justement plus moderne.

C’est de la musique capverdienne, souvent on la confond avec la bossa et la musique brésilienne, mais ça renvoie plutôt à une émotion commune qu’on a avec la bossa, parce qu’on on a un métissage qui est semblable avec le Portugal, l’Afrique. Il y a des albums où j’ai mélangé mon identité capverdienne au jazz, aux rythmes africains, le dernier est plus moderne, plus pop où il y a un peu de reggae…

Vous êtes aussi sensible au jazz ?

Oui, ça a beaucoup influencé mon 2e album « Stória », j’ai toujours écouté du jazz et ça m’a permis de connaître une certaine liberté d’interprétation, je pense que ma liberté dans le chant vient du jazz.

Votre rencontre avec Cesaria Evora, ça vous a marqué ?

Oui, je l’ai rencontré quand j’avais 12 ans, mon beau père était ambassadeur du Cap Vert, et une fois, à la fin de son concert, il m’avait demandé d’aller sur scène pour lui emmener un bouquet de fleurs, je lui ai dit que j’étais chanteuse, elle m’a dit : « N’oublie jamais que c’est le public qui décide, s’il te met en haut, ou s’il te laisse tomber ». Quand j’ai remporté le prix de la Francophonie au Canada, à 16 ans, on a commencé à être plus amies. J’avais beaucoup de tendresse pour elle, c’était une grand-mère au destin incroyable comme on en voit beaucoup au Cap Vert, j’avais un sentiment de reconnaissance très grand pour elle et son départ m’a beaucoup marqué. C’était une femme très libre et authentique.

D’autres chanteurs cap verdiens que vous aimez bien ?

Tito Paris, Sara Tavares, Nancy Vieira, Tcheka,… j’aimerais parfois que mes collègues osent plus, parce que les Capverdiens ou le public World music a une certaine attente ; moi, j’ai besoin d’apporter quelque chose de différent, sinon, je m’ennuie, et puis, je fais de la musique pour moi et j’espère que mon public me suivra dans ma différence.

Le traditionnel, c’est fini pour vous ?

Pas du tout, un jour, je ferais un album purement traditionnel, mais ce n’est pas encore le moment, il faut encore divaguer, me perdre un peu. Je pense que le traditionnel, c’est ce que je fais le mieux, sauf que j’ai toujours voulu apporter une proposition un peu différente. Mais c’est une question de priorités, je profite de mes rencontres, de là où je vie pour apporter quelque chose de différent. Il ya toujours une jeune génération qui arrive et c’est important de créer pour elle des précédents. Moi, c’est Orlondo Frontera qui m’a montré qu’on pouvait faire quelque chose de différent. Il faut un peu se décomplexer, quand on est un petit pays, on a tendance à être un peu traditionnaliste ou protectionniste.

La dernière fois que vous avez chanté au Maroc, c’était au festival d’Alegria à Chefchaouen. Quel souvenir en gardez-vous ?

L’endroit est exceptionnel, les gens sont très sympas et accueillants, la couleur bleue évoque pour moi les vacances. Des fois, on a besoin de venir dans des endroits qui nous ressourcent.

Connaissez-vous un peu la musique marocaine ?

Pas vraiment mais j’aime beaucoup Hindi Zahra, c’est une bonne ambassadrice du Maroc. On s’est déjà croisées sur scène et à Paris, je connais sa musique, elle connait la mienne, on se respecte mutuellement, et un de mes musiciens, percussionniste, joue avec elle maintenant.



via Abdo El Rhazi Mayra Andrade, Digne héritière de Cesaria Evora

Le musée Farid Belkahia bientôt à Marrakech

Farid Belkahia

Farid Belkahia

‘Le 12 Février 2016’
La Fondation Farid Belkahia, annonce l’inauguration du musée Mathaf Farid Belkahia le Vendredi 12 février 2016. Le Musée abritera une année durant, une exposition retraçant les différentes périodes et influences artistiques de son œuvre, avec un large aperçu sur ses multiples expressions artistiques et la variété des supports et matériaux qu’il a utilisé durant sa carrière.
Crée en mars 2015 et consacrée au rayonnement de l’œuvre de Farid Belkahia, La Fondation organise également le samedi 13 février un colloque international sous le thème: «Farid Belkahia dans l’histoire de l’art et les musées : état des lieux et perspectives».
Un des fondateurs de l’art moderne et contemporain et icône de la révolution culturelle au Maroc, Farid Belkahia, décédé en 2014, a marqué la scène artistique en axant sa recherche sur le rapport entre tradition primordiale et modernité notamment à travers les signes universels.
De nombreuses personnalités nationales et internationales telles que Sheikh Hassan bin Mohamed bin Ali Al Thani, Jack Lang et Gilles Keppel rendront hommage à l’artiste ainsi que les représentants du musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain de Rabat, du musée Mathaf : Art Museum of Modern Art, de la Tate Gallery de Londres et du Centre Georges Pompidou, Paris. Seront aussi présents de grands intellectuels tels que Brahim Alaoui, Moulime Laaroussi, Jean-Hubert Martin et Hamid Triki.



via Abdo El Rhazi Le musée Farid Belkahia bientôt à Marrakech

Tunisie – La guerre de succession est ouverte

Mireille DUTEIL

Mireille DUTEIL

Perturbée par une situation économique en petite forme, désertée par les touristes étrangers, menacée par des djihadistes qui se pressent toujours plus nombreux à sa porte, en Libye, la Tunisie n’a guère besoin d’une guerre de succession. Pour être encore tabou, le sujet est posé. Et pas de la meilleure façon.

Le 10 janvier, le congrès du parti au pouvoir, Nidaa Tounes, fondé par le président Beji Caïd Essebsi en 2012, a nommé le fils du chef de l’Etat, Hafedh Caïd Essebsi, à sa tête. Pour être populaire, Beji Caïd Essebsi, aura 90 ans en novembre. Ce vieux routier de la politique est déjà le plus âgé des chefs d’Etat. Qui va lui succéder lors des élections de 2019 ?

S’il n’a pas officiellement intronisé son fils comme son successeur – un geste inimaginable dans une Tunisie républicaine et rétive à voir s’installer un système héréditaire (toutes les tentatives passées ont débouché sur de graves crises politiques) – il était néanmoins présent au congrès du parti les 9 et 10 janvier. Une manière d’adouber Essebsi Junior, 53 ans, ce « fils de », sans passé politique. Le parti tangue depuis plusieurs mois. Deux clans s’y affrontaient. Celui de Hafedh Caïd Essebsi était appuyé par d’anciens du RCD (le parti de Ben Ali) et des hommes d’affaires.

L’autre, était dirigé par le Secrétaire général, un quinqua, ex-militant de gauche, Mohsen Marzouk. Qui allait l’emporter ? En 2014, déjà, Essebsi Junior avait échoué à s’emparer du parti. En janvier 2016, il a réussi et éliminé ses adversaires du Bureau politique, alors que Mohsen Marzouk avait démissionné en décembre. Une vingtaine de députés avaient aussi quitté Nidaa Tounes. Résultat : Essebsi Jr dirige un parti « au pouvoir » qui a perdu la majorité au Parlement au profit des islamistes d’Ennahda.

La rivalité entre les deux quinquas se double d’un désaccord politique. Mohsen Marzouk refuse la politique de consensus– avec Ennahda – prônée par Béji Caïd Essebsi. Marzouk veut lancer un mouvement soucieux de respecter les idéaux républicains et « laïcs » qui ont fait gagner Nidaa Tounes en 2014. En clair : les islamistes d’Ennahda sont des adversaires pas des partenaires. Une profession de foi partagée par nombre d’électeurs de Nidaa Tounes qui ont peu apprécié qu’un des invités d’honneur du congrès du parti au pouvoir n’était autre que Rached Ghannouchi, le fondateur d’Ennahda. « Ennahda et Nidaa Tounes sont les deux ailes de la colombe Tunisie » a–t-il déclaré à la tribune, au grand dam de certains congressistes. Est-ce un pas en arrière pour la Tunisie ?

Certains veulent y voir le retour d’un vaste parti unique ou au moins d’une direction bicéphale au détriment des petits partis ; d’autres craignent qu’Ennahda, premier parti au Parlement, n’impose son calendrier et des changements législatifs.

En fait, Béji Caïd Essebsi sait pouvoir compter sur Ghannouchi alors que la Tunisie est secouée par un péril djihadiste. Un point faible : l’accord repose sur ces deux hommes hier ennemis et qui ont appris à se respecter. Reste à savoir s’ils seront suivis par leurs troupes et pour combien de temps ?



via Abdo El Rhazi Tunisie – La guerre de succession est ouverte

La dernière séance

Vincent HERVOUET

Vincent HERVOUET

Barack Obama au Congrès pour son dernier discours sur l’état de l’Union. L’image est soignée, l’Amérique a peu de tradition mais y tient d’autant plus. Le parterre des élus, la galaxie étoilée des généraux d’Etat-major, les sages de la Cour suprême et dans la loge de la première dame, les invités d’honneur triés sur le volet : un réfugié syrien, un Pakistanais naturalisé qui a servi dans l’armée américaine en Irak, des femmes voilées et Michelle dans une robe jaune comme un soleil levant.

Tous les détails comptent. L’essentiel est invisible : le peuple des téléspectateurs car le discours travaillé depuis des semaines est retransmis en « prime time ». Le téléspectateur américain qui deviendra dans quelques semaines cet électeur méfiant qui déteste de plus en plus Washington mais qui contemple cette connivence des élites dans la bonne humeur des fêtes de début d’année.

Deux des trois sénateurs engagés dans les primaires ont d’ailleurs préféré se tenir à l’écart et continuer la campagne des primaires sur le terrain plutôt que de faire de la figuration au Capitole. C’est prudent. Donald Trump qui mène la course en tête dans les sondages n’aurait voulu pour rien au monde s’exhiber au sein de l’establishment ! Il a pourtant été la vedette du discours. La cible privilégiée du Président.

On imaginait que Barack Obama ferait le bilan de ses mandats. En fin de mandat, les hommes politiques polissent le marbre de leur propre statue car plus personne ne prend la peine de le faire à leur place. Obama est à part. Il a été blagueur là où on l’attendait pompeux. Sur les sujets graves (terrorisme, économie, immigration), son énergie et sa confiance semblaient celles d’un entraineur s’adressant à ses joueurs comme dans la série Friday Night Lights (« Clear eyes, full heart, can’t lose ! »).

A cœur vaillant, rien d’impossible. Il a pris l’exact contrepied des Républicains en campagne. C’est l’antidote au poison du catastrophisme quotidien de Donald Trump. Quand celui-ci prétend que l’économie américaine est « assise sur une énorme bulle », l’autre agite le taux de chômage tombé à 5%, un record depuis son élection en 2008…

Il y a un mystère Obama. Huit ans qu’il siège au firmament de la scène mondiale et qu’il reste une énigme. D’une beauté de sphinx et d’une froideur qui empêche de prendre pour argent comptant son optimisme devant le Congrès ou sa larme à l’œil en évoquant la mort des enfants à cause des armes à feu en vente libre.

Obama est un animal politique qui garde le contrôle. Le contraire de ses prédécesseurs, Bush ou Clinton qui étaient aussi roués mais se laissaient déborder par leurs passions. Barack Obama appelle l’Amérique à ne pas avoir peur… et regrette amèrement que le pays reste divisé…

On pourrait croire qu’à l’heure de s’effacer, il prône l’union nationale. Pas du tout ! C’est un discours offensif, clivant, une harangue de campagne. Il tacle à trois reprises Donald Trump sans jamais le nommer et sans jamais se demander d’où vient sa popularité. Idem quand il relativise le danger des djihadistes qui ne font peser aucune menace mortelle sur les Etats Unis. C’est faire peu de cas del’Irak et de la Syrie dont la survie est en cause et de la menace qui pèse sur le Moyen-Orient, le Maghreb et l’Europe.

Derrière le Président, demeure le sénateur Obama. Le politicien derrière le prix Nobel. Sa gloire sera de faire élire un candidat démocrate après lui. Cela n’est pas arrivé à un président démocrate depuis un demi-siècle.



via Abdo El Rhazi La dernière séance

Et de quatre pour les «inwi DAYS» !

inwidays«inwi DAYS» revient le 4 février 2016 à Casablanca. Organisée en partenariat avec le cluster e-Madina, l’édition 2016 sera axée sur les « Smart cities ».

Pendant une journée, des experts nationaux et internationaux animeront des conférences ouvertes au public (sur inscription) et des porteurs de projets défendront leurs idées pour mieux se déplacer, s’informer, se connecter et se divertir dans la cité de demain. Le tout devant un jury composé d’experts et de chefs d’entreprises afin de remporter le prix inwi DAYS 2016.

A ce jour, une vingtaine de projets ont déjà été postés sur le site inwidays.ma et concernent des dispositifs et des applications pour repérer les places libres de parking, recueillir et traiter en direct les réclamations des habitants concernant le fonctionnement services publics, pour réguler le trafic ou pour le suivi en temps réel de la consommation électrique à domicile.

«Quatre ans après le lancement de la première édition, inwi DAYS est devenu un événement phare de l’innovation au Maroc. C’est une occasion privilégiée pour comprendre et proposer des concepts qui vont changer la donne dans le digital et les nouvelles technologies au Maroc. Le choix de la thématique de smart city s’inscrit dans la vision du plan de transformation du Grand Casablanca pour améliorer le quotidien des citoyens. L’objectif de cette journée inwi DAYS est d’expliquer les défis pour l’émergence de projets concrets et sélectionner des idées qui vont contribuer à la transformation numérique des villes marocaines», explique Asmaâ Fenniri – Directeur du numérique chez inwi.



via Abdo El Rhazi Et de quatre pour les «inwi DAYS» !

AL Halqa – Les Trésors Humains de Jemâa El Fna

Hamid Triki, Historien conteur

Hamid Triki, Historien conteur

‘Jusqu’au 1er mai 2016 à Dar Bellarj à Marrakech’

Proposée par le cinéaste documentariste Thomas Ladenburger, cette exposition constituée de photos, vidéos et enregistrements sonores donne une nouvelle actualité aux représentations de Jemâa El Fna et le patio du musée sera jusqu’au mois de mai une scène ouverte à différents regards et représentations. Un musée virtuel de la place sera mis en ligne sur www.jemaaelfna.com ainsi qu’une « boîte à histoire » qui invitera le visiteur à devenir lui-même conteur pour perpétuer la tradition et donner un cadre et une visibilité à cet art et l’inscrire dans une continuité. Chaque conte enregistré et filmé sera immédiatement mis en ligne sur le site du musée virtuel.

Ce projet est né de la rencontre avec le cinéaste documentariste Thomas Ladenburger, réalisateur du film Al Halqa, qui a rassemblé, au cours de 10 années de travail, cette exceptionnelle documentation. L’exposition renoue par ailleurs avec l’esprit initié par la fondatrice de Dar Bellarj, Suzanna Biedermann : « sortir de son contexte un geste, une tradition, une pratique artistique ou artisanale, un patrimoine matériel ou immatériel marocain pour le rendre visible autrement et l’interroger ».

L’exposition a précédemment été présentée à l’Ethnologischen Museum Dahlem de Berlin, où elle a connu un franc succès.

Au programme de décembre 2015 à mai 2016

Conférences et Rencontres

Juan Goytisolo, écrivain espagnol qui a initié et permis le classement de la place Djemma El Fna patrimoine oral de l’humanité à l’UNESCO.

9 décembre à 19h30

OuidadTebba, professeure et présidente de la fondation des arts populaires du Maroc. Conférence autour de « La formation et l’oralité »

Le 26 février 2016 à 19 h

Hamid Triki, historien marocain. Conférence sur : “l’histoire de la place Jemaa el Fna“.

Le 25 mars à 19h

Ahmed Skounti, Anthropologue, enseignant-chercheur et consultant de l’UNESCO pour le patrimoine culturel.

Conférence sur « Le patrimoine Immatériel de Jemaa el Fna et l’UNESCO“

Le 29 avril 2016 à 19 h

Al Halqa à Dar Bellarj

– la Halqa de Hmad ou Moussa. “D’une confrérie à une halqa“

Le 9 décembre 2015 à 18h30

La Halqa du conteur : AL Hakawati, “conteur de père en fille“. Rendez-vous avec une halqa de conte animée par la fille du conteur Abderrahim El Maqori

Le 25 décembre 2015 à 18 h

La Halqa avec Hamid Triki. L’historien conteur : “ Conte inédit du début du 20ème siècle“

Le 29 janvier 2016 à 18h30

La Halqa du magicien, Mustapha El Hanch et ses pouvoirs magiques pour assurer sa vie sur la place Jemaa el Fna

Le 11 février 2016 à 18H

La Halqa des Aissawa, les charmeurs des serpents. La transmission d’une tradition et d’un savoir faire.

Le 11 mars 2016 à 18H

La halqa honneur aux Hlaiqis : Soirée Melhoune de conte chanté « Avec Ahmed Souhoum » Melhoune d’Essaouira. Le 7 mai 2016.

Programmation Pendant la biennale d’art contemporain de Marrakech MB6

Narration transformée, une série de performances, de conversations et une installation sonore examinant l‘oralité dans l’art contemporain proposée Heidi Brunnschweilercuratrice d’art contemporain.

Martina-Sofie Wildberger, artiste suisse, vit à Paris et New York

Poétique de gestes, projet de performance explorant des aspects non-verbaux de l’art du conte

MB6 (Marrakech Biennale 6), Semaine d’ouverture, 24 – 28 février 2016 et

27–30 avril 2016

David Mollin& Salomé Voeglin, artistes suisses-anglais, vivant à Londres

Factual Dispersion, Poetic Compression: LANGUAGES OF EXILE, installation sonore, performances en direct à partir de  poèmes de femmes syriennes

MB6, Semaine d’ouverture, 24 – 28 février 2016  et 29 février – 8 mai 2016

HanakoGeierhos, artiste allemande vit à Berlin

Babel des langues, création d’espace d’action avec des performances, des conférences, des conversations et des événements sociaux qui donnent la parole aux  marginaux et à la polyphonie.

MB6, la semaine d’ouverture, 24 – 28 février 2016

Dar Bellarj_CONVERSATION, chaque jeudi entre 16–19 heures

29 février–8 mai 2016, 3 mars, 10 mars, 17 mars, 31 mars, 7 avril, 14 avril, 21 avril, 28 avril, 5 mai



via Abdo El Rhazi AL Halqa – Les Trésors Humains de Jemâa El Fna

J’ATTESTE contre la barbarie de Abdellatif Laâbi

J'atteste

‘Collection Pas comme les autres’

‘En librairie le 8 Décembre 2015’

Suite aux attentats perpétrés en janvier et en novembre à Paris, le grand poète marocain Abdellatif Laâbi sort un album destiné aux enfants pour les aider à contenir le choc violent des images qu’ils ont subi, à dépasser l’effroi et en parler ensemble. A travers un poème humaniste, Laâbi réaffirme en quelques mots forts la supériorité absolue des valeurs humaines : l’amour, le respect de la vie et de l’autre, le refus de la haine. Son poème d’espoir, illustré par Zaü, est suivi d’un cahier documentaire d’Alain Serres qui pose des mots clairs sur des faits atroces et réfléchir, en classe ou à la maison. Un album pour éclairer leur point de vue et les outiller pour mieux agir contre l’obscurantisme.



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