Monday, February 1, 2016

Le CAM et le FADERS conventionnent pour 50 millions de dollars à la clé

pour le site 1 fev

Le Crédit agricole du Maroc vient de signer, ce lundi 1er février, avec le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES), une convention d’emprunt d’un montant global de 50 millions de dollars, indique un communiqué de la banque. Cet emprunt, ajoute-t-on,  s’inscrit dans la stratégie de diversification des ressources du Crédit Agricole du Maroc (CAM), qui consiste notamment à se financer auprès de bailleurs de fonds à l’international (KFW, AFD…).

Cette enveloppe permettra, ainsi, au Crédit Agricole du Maroc de renforcer son  engagement en matière d’accompagnement des TPE/PME dans le monde rural. En vertu de cette convention, un financement exclusif sera fourni aux PME /TPE  par le CAM ou par ses filiales.



via Abdo El Rhazi Le CAM et le FADERS conventionnent pour 50 millions de dollars à la clé

Dirk Kempthorne au Rendez-vous de Casablanca de l’assurance

Dirk Kempthorne

Dirk Kempthorne

Le Président de la Global Federation of Insurance Associations et ancien secrétaire d’état US Dirk Kempthorne sera présent au Rendez-vous de Casablanca de l’assurance.

Après Carlo d’Asaro Biondo, Président des opérations Stratégiques de Google, et Bernard Spitz, Président de la Fédération Française des Assurances, qui ont assuré l’ouverture de la 2ème édition en 2015, la Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurances et de Réassurance (FMSAR) annonce pour l’édition 2016 du rendez-vous de Casablanca de l’assurance un invité de marque en la personne de Dirk Kempthorne. Cet ancien Secrétaire d’Etat américain à l’Intérieur interviendra lors de la cérémonie d’ouverture de la 3ème édition du rendez-vous de Casablanca de l’assurance, qui aura lieu du 13 au 15 avril 2016 sous le thème : « Comment faire face à des risques émergents dans un monde globalisé ? ».

Avant d’intégrer le monde de l’assurance, Dirk Kempthorne a eu une longue carrière politique. Il a été sénateur de l’Idaho de 1993 à 1999, puis Gouverneur de ce même état de 1999 à 2006. Sous George W. Bush, il a occupé le poste de  Secrétaire d’Etat à l’Intérieur de 2006 à 2009. Depuis novembre 2010, il est Président du Conseil Américain des Assureurs Vie et Président de la Global Fédération of Insurance Associations (GFIA) dont la Fédération Marocaine est membre. Le GFIA regroupe les fédérations de l’ensemble des grands marchés de l’assurance, représentant quelques 87% de primes émises dans le monde.

 

 



via Abdo El Rhazi Dirk Kempthorne au Rendez-vous de Casablanca de l’assurance

Libre cours

Naim KAMAL

Naim KAMAL

De retour d’un séjour en Tunisie, Naceureddine Elafrite, directeur de Médias24, m’a fait l’amitié d’attirer mon attention sur un compte rendu qu’il a écrit sur le livre témoignage de Béji Caïd Essabsi (BCE) publié en 2009, Habib Bourguiba, Le bon grain de l’ivraie, écrit à un moment où l’actuel Président tunisien croyait sa vie politique derrière lui. Naceureddine, tunisien mais marocain de cœur, a lu ou relu l’ouvrage de BCE et y a découvert ou redécouvert deux chapitres, l’un consacré aux relations algéro-tunisiennes, l’autre aux rapports maroco-tunisiens. Constamment à la recherche de ce qui peut confirmer l’entente et les affinités traditionnelles entre Rabat et Tunis, il a tenu à rapporter et à commenter des extraits de ce témoignage en rapport avec les relations complexes et compliqués entre Tunis et Alger, Alger et Rabat en soulignant une certaine communauté de vue sur les questions maghrébines entre le Maroc et la Tunisie (Document : Maghreb, Algérie, Sahara, racontés par Béji Caïd Essebsi) . Dans ces deux chapitres, il est question de l’humiliation ressentie par les dirigeants algériens à la suite de la guerre d’octobre 1963, la perception identique que les deux pays ont de la prétention algérienne au leadership maghrébin et arabe ainsi que leur défiance et leur méfiance à l’égard du «Maghreb des peuples» prôné par Alger.

Pour le Maroc et la Tunisie, écrit BCE, «la notion d’Etat est centrale : toute idéologie supra-étatique est irréaliste et même dangereuse». Le chef d’Etat tunisien évoque également les tentatives de médiations entre Rabat et Alger sur la question du Sahara et le «malentendu historique» du sommet constitutif de l’UMA à cause duquel elle a fini par capoter. Naceureddine n’a aucunement tort de rappeler que par-dessus l’Algérie, cet immense territoire qui éloigne les deux pays en même temps qu’il fragilise la Tunisie, Tunis et Rabat ont toujours été idéologiquement proches aux plans économique, politique et diplomatique, même si pendant longtemps la Tunisie a vécu sur le paradoxe du parti unique, ce qui ne faisait pas forcément du Maroc un Etat pluraliste mais multipartite sans grande incidence sur l’exercice du pouvoir. Une réelle amitié et une affection sincère unissaient Hassan II et Bourguiba, tandis que par la suite avec Benali, les deux chefs d’Etat se détestaient cordialement. Mais Rabat n’a jamais vraiment admis, même si au fond il en comprenait les raisons évidentes, l’absence de soutien franc dans l’affaire du Sahara. Sans lui en tenir rancune.

BCE le raconte dans son ouvrage, en janvier 1980, un commando tunisien formé en Libye, à la demande d’Alger, s’est infiltré à partir du territoire algérien pour attaquer la ville de Gafsa. Hassan II est le premier à réagir en envoyant d’urgence un soutien logistique conséquent à l’armée tunisienne. Néanmoins, cette solidarité active n’avait pas empêché Tunis de conclure avec Alger un traité de fraternité et de concorde en mars 1983 auquel s’adjoindra en décembre de la même année la Mauritanie de Mohamed Khouna Ould Haidallah, un président d’une hostilité sans précédent au Maroc. Il était même question un certain moment d’y intégrer la Libye, ce qui aurait signifié un total isolement de Rabat dans la région. Les réticences tunisiennes sans doute, et probablement l’opposition de la France, à l’époque en conflit larvé avec la Libye au Tchad, ont fait avorter la manœuvre.

Au grand étonnement de tous, même des Etats-Unis de Reagan, les grands adversaires que furent Hassan II et Kadhafi trouvèrent la parade en signant à Oujda, ville frontalière avec l’Algérie, le traité de l’Union Arabo-Africaine (UAA). Sur la sincérité de la médiation tunisienne en 1982 entre Rabat et Alger, Mhammed Boucetta, alors ministre des Affaires étrangères du Maroc, en même temps que secrétaire général de l’Istiqlal qui entretenait d’excellentes relations historiques avec le Destour tunisien, était sceptique. Une chose est cependant sûre, hier comme aujourd’hui, la Tunisie n’a aucun intérêt dans un tête-à-tête avec l’Algérie.



via Abdo El Rhazi Libre cours

Polémique autour du «Patriot Act français»

Le Président français François Hollande devant le congrès, le 16 novembre dernier.

Le Président français François Hollande devant le congrès, le 16 novembre dernier.

En France, la rentrée politique de 2016 est chargée. En réponse à une année 2015 maudite, puisqu’elle a connu les attentats les plus meurtriers jamais commis dans le pays, François Hollande propose une révision de la constitution «pour permettre aux pouvoirs publics d’agir, conformément à l’Etat de droit, contre le terrorisme de guerre».

Trois jours après les attaques du 13 novembre à Paris, le Président français s’était exceptionnellement exprimé devant le Parlement réuni en congrès à Versailles. Le Chef d’Etat français a annoncé sa volonté d’étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés Français et condamnés pour terrorisme.

Pour le moment, cette mesure ne concerne que les «Français naturalisés». La société française qui se «droitise» et qui vit encore dans un climat anxiogène approuve largement l’annonce de François Hollande. Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, 85% des Français se disent favorables à la proposition du chef de l’État, elle est même approuvée par 80% des sympathisants socialistes.

Pourtant, deux mois après son discours, nous sommes loin de la standing ovation accordée au Président Hollande par les parlementaires. L’idée divise plus que jamais. La mesure fait débat dans les rangs des différentes formations politiques.

A gauche, on se déchire et certains souhaitent une extension de la déchéance à tous les Français, alors qu’à droite on revendique la paternité de l’idée.

La déchéance de nationalité pour tous est-elle juridiquement applicable ?

Initialement, le projet de réforme défendu par François Hollande concerne les binationaux nés Français mais l’idée a, depuis, fait son chemin. Une telle mesure implique de fait une inégalité entre les Français. Plusieurs voix politiques de gauche ont condamné cette proposition qui va de facto créer deux catégories de citoyens.

Plutôt que de renoncer à cette mesure dont l’efficacité reste à démontrer, les élus PS, par souci d’égalité et à la recherche d’un compromis, préfèrent aller plus loin et déchoir de la nationalité tous les terroristes français, indépendamment du nombre de nationalités qu’ils peuvent avoir. Une sorte d’égalité devant la loi dans le traitement des terroristes.

L’exécutif a jusqu’à présent rejeté en bloque l’idée de l’extension de la mesure à tous les Français. Mais, une fois n’est pas coutume, Rue Solférino, un autre son de cloche se fait entendre. Pour Jean-Christophe Cambadélis, la déchéance de la nationalité pour les binationaux nés Français n’est pas «une idée de gauche». Le premier secrétaire du Parti Socialiste (PS) se dit plus favorable à une «indignité nationale», ce qui revient à une privation des droits civiques; tout en précisant à l’AFP «on peut continuer sur la déchéance de nationalité (…) mais à ce moment-là, il faut qu’elle soit ouverte à l’ensemble des Français».

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée abonde dans le même sens. Bruno Le Roux adhère à l’idée de déchoir de sa nationalité française tous les individus «qu’ils soient binationaux ou pas». Pour le gouvernement, cette suggestion soulève un autre problème, celui de la création d’apatrides. Or les engagements internationaux signés par la France interdisent de rendre une personne apatride. Ce recours est notamment incompatible avec la convention onusienne de 1961 sur la réduction des cas d’apatrides. Parallèlement aux conventions internationales signées par la France, l’article 15 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, prévoit que «tout individu a droit à une nationalité».

Néanmoins, pour le constitutionnaliste Didier Maus, que l’on a joint par téléphone, les engagements internationaux ne sont pas contraignants juridiquement. «La convention internationale de 1961, qui interdit de créer des apatrides pour des raisons morales, a été signée mais jamais ratifiée par la France. Une convention non ratifiée n’est pas applicable, cela signifie que juridiquement, nous avons le droit de créer des apatrides. La Déclaration Universelle des droits de l’Homme n’est pas non plus un texte juridiquement contraignant».

La France pourrait donc déchoir de sa nationalité un mononationale ? Le problème peut toutefois se poser au niveau européen. La France a ratifié la convention du Conseil de l’Europe de 1997, seul texte qui soit vraiment contraignant pour Didier Maus : «La convention européenne des droits de l’Homme ne contient rien sur l’acquisition ou la perte de la nationalité. Toutefois nous pouvons considérer qu’en créant des apatrides, la déchéance de nationalité est attentatoire à la dignité humaine puisqu’elle crée des sous-citoyens. Par un raisonnement à étapes successives, nous pouvons considérer que c’est contraire à la convention européenne des droits de l’homme.»

Un débat plus politique que juridique

Au regard de la division de la majorité sur la question, le gouvernement aura besoin des voix de la droite pour voter cette mesure inscrite dans le projet de loi de révision constitutionnelle. François Hollande a besoin du soutien des 3/5ème du Congrès, qui rassemble l’ensemble des parlementaires pour inscrire dans la constitution les changements qu’il souhaite.

La position de Nicolas Sarkozy était alors très attendue. A l’issue du bureau politique du parti Les Républicains, réuni mercredi 6 janvier, le chef de l’opposition a apporté son soutien à une révision constitutionnelle pour la déchéance de nationalité mais pose ses conditions. L’ancien Président de la République s’est prononcé en faveur de l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français, mais contrairement à la position de François Hollande, il souhaite que la déchéance soit également prononcée dans les cas de «délits de terrorisme» et pas seulement pour les crimes.

En revanche, Nicolas Sarkozy s’est dit opposé à l’idée de déchoir tous les Français pour ne pas créer d’apatrides. Il préfère se limiter aux binationaux. Son rival à la primaire républicaine, Alain Juppé a, lui, une position moins tranchée. Le maire de Bordeaux confie au JDD que s’il était parlementaire, il voterait le projet de réforme de la constitution qui prévoit d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français tout en jugeant cette réforme «peu utile» et peu «efficace». Les déclarations de Juppé sur l’efficacité d’une telle réforme font échos à celles de plusieurs cadres politiques de droite comme de gauches qui évoquent une mesure symbolique et politique. Le symbole a-t-il alors sa place dans la constitution ?

Le constitutionnaliste Didier Maus reconnait son incompréhension lorsqu’il entend les déclarations des politiques : «Je ne comprends pas pourquoi certains disent qu’il faut absolument adopter cette réforme alors qu’ils avouent en même temps que ça ne sert à rien. Tout ça ne sert concrètement à rien mais nous sommes dans le domaine du symbole. Quand nous parlons d’une question symbolique, le risque c’est d’y perdre des plumes et d’y laisser un peu de nous-mêmes!». Le vrai symbole, reconnu par tous, c’est la France pays des droits de l’homme. Alors comment la France qui s’autoproclame patrie des droits de l’Homme depuis 1789 peut-elle voter une loi qui instaure une inégalité parmi ces citoyens ou qui, pire encore, risquerait de créer des apatrides ?

Le problème est bien là. La question n’est pas strictement juridique. Un changement de constitution peut effectivement faire voler en éclats plusieurs obstacles mais la France ne risque t-elle pas de perdre plus ? Que faire de la tradition républicaine française qui dans l’esprit général surplombe les traités internationaux, ratifiés ou pas ? Cette réforme de la constitution risque d’être le Patriot Act français, toutes choses égales par ailleurs.

Le Président français François Hollande devant le congrès, le 16 novembre dernier.



via Abdo El Rhazi Polémique autour du «Patriot Act français»

Fragments de vie, par Nabil El Makhloufi

‘Du 9 février au 5 mars 2016 à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca’
Les œuvres de l’artiste

Fugacité

L'étreinte

L’étreinte

La foule 1

La foule 1

En mettant en scène des présences anonymes statiques, l’artiste éternise des fragments de vie dans les lumières diluviennes, imposant à la fois une présence fragile et menaçante. La posture des corps, les visages impassibles et les regards réduits à de simples points noirs, s’interrogent et nous empoignent de leur intense lassitude ouverte sur l’espoir. Des personnages qui transpirent une conscience du monde qu’ils semblent être seuls à porter. Une démarche esthétique dominée par une figuration, inspirée de l’école de Leipzig.



via Abdo El Rhazi Fragments de vie, par Nabil El Makhloufi

Jorf Lasfar – Mohammed VI inaugure « Africa fertilizer complex »

Africa_fertilizer_complexLe Roi Mohammed VI a procédé, ce lundi 1er février 2016 au complexe industriel de Jorf Lasfar, à l’inauguration d’Africa Fertilizer Complex, une usine de production d’engrais dédiée entièrement à l’Afrique, et de la première phase du projet d’une usine de dessalement d’eau de mer, réalisées pour un investissement global de plus de 6,1 milliards de dirhams (MMDH).

Initiés par le groupe Office chérifien des phosphates (OCP), ces projets phares constituent une nouvelle illustration de l’engagement du Souverain en faveur de la coopération Sud-Sud et de sa volonté de soutenir les initiatives d’innovation et de développement durable du groupe, de son écosystème et ses partenaires africains, d’accompagner sa stratégie industrielle et, ainsi, de conforter le leadership du Royaume du Maroc sur le marché mondial des phosphates.

Africa fertilizer Complex vise à accompagner la croissance des marchés africains à travers leur approvisionnement, continu et régulier, en engrais (DAP/MAP/NPK).

La nouvelle usine, qui a nécessité un budget de l’ordre de 5,3 milliards de dirhams, est composée d’une unité d’acide sulfurique (1,4 million tonnes/an), d’une unité d’acide phosphorique (450.000 tonnes/an), d’une unité d’engrais (1 million tonnes équivalent DAP/an), d’une centrale thermoélectrique d’une puissance de 62 MW, et de différentes infrastructures de stockage pouvant accueillir 200.000 tonnes d’engrais, soit plus de deux mois d’autonomie

Africa fertilizer Complex, qui a généré 1,35 million jours/hommes de travail pendant la phase de construction (86% nationaux), permet la création de 380 emplois durant la phase d’exploitation.

Ce méga-projet privilégie l’innovation technologique et environnementale au niveau de la production sulfurique par un gain d’énergie électrique de 10 MW et une réduction de la consommation d’eau de mer. De même, les rejets de dioxyde de soufre (SO2) ont été réduits de trois fois par rapport aux normes internationales.

Les innovations déployées dans l’usine d’acide phosphorique sont illustrées par des technologies de récupération du fluor, et d’élimination des rejets liquides. Au niveau des engrais (DAP), des systèmes de lavage des gaz sont mis en place permettant une réutilisation de l’eau chaude du dernier lavage et ainsi une économie d’eau d’environ 50.000 m3/an. Les eaux usées seront par ailleurs traitées pour une éventuelle revalorisation.

Faisant partie intégrante de la stratégie «Eau» du groupe OCP, l’usine de dessalement de l’eau de mer vise, pour sa part, à couvrir les besoins additionnels créés par le développement de l’Axe Khouribga-Jorf Lasfar (doublement capacités mines, triplement capacités de la valorisation chimique), sans aucune demande supplémentaire en eaux conventionnelles.

Avec une capacité de 25 millions de m3/an (75.800 m3/ jour), la première phase du projet d’usine dessalement d’eau de mer, qui a nécessité des investissements de l’ordre de 800 millions DH, est composée d’une unité de pompage d’eau de mer d’un débit de 7.700 m3/h, une unité de prétraitement d’eau de mer permettant d’éliminer les matières en suspensions, les huiles et graisses ainsi que les matières colloïdales et une unité d’ultrafiltration pour éliminer les particules ultrafines (inférieures à 0,03 micromètre).

Cette première phase comprend également une unité d’osmose inverse qui assure l’élimination des chlorures à travers une hyper-filtration et une unité de post-traitement permettant de rendre l’eau potable. Elle a généré au cours de la période de construction 400.000 jour/homme de travail (93 pc nationaux), comme elle permettra la création de 100 emplois permanents lors de la phase d’exploitation. L’usine de dessalement de Jorf Lasfar, qui sera réalisée en trois phases, atteindra à terme une production de 75 millions de m3/an.

Ces infrastructures de haut niveau confirment la volonté du Maroc d’instaurer des relations marquées par le sceau de l’efficacité, de la performance et de la crédibilité avec les pays de l’Afrique. Elles permettent au Royaume d’asseoir un leadership intelligent sur le marché mondial des phosphates et produits dérivés, basé certes sur des paramètres de productivité et de rentabilité, mais surtout sur l’approche de durabilité.



via Abdo El Rhazi Jorf Lasfar – Mohammed VI inaugure « Africa fertilizer complex »

Le Maroc promeut ses produits de terroir

Dès son inauguration par la princesse Lalla Meryem, le pavillon marocain a été riche en animations...

Dès son inauguration par la princesse Lalla Meryem, le pavillon marocain a été riche en animations…

Le pavillon marocain a créé l’événement à la 81e édition de la Semaine verte internationale où le Royaume était le premier « invité d’honneur » non européen du Salon.

Le Maroc fait beaucoup parler de lui à la Semaine verte internationale dont la 81e édition s’est tenue à Berlin du 15 au 24 janvier 2016. Premier «Partner land» africain de ce Salon, lancé en 1926, le Royaume s’est offert à cette occasion un pavillon à la hauteur de la richesse de son agriculture.

Sous des voutes boisées finement décorées de moucharabiehs, plus d’une cinquantaine d’exposants représentant les différentes régions du pays tenaient des stands offrant des couleurs et des saveurs variées sur plus de 1500 m2. Huile d’argan de la région d’Essaouira, safran de Taliouine, miel de Tadla, câpres de Safi, clémentines de Berkane et bien d’autres produits ont été présentés sur fond musical gnaoui, alterné par différentes autres sonorités jouées à l’entrée du pavillon marocain par des groupes de musiques traditionnelles qui ont enchanté les visiteurs.

«La place de choix donné aux produits de terroir dans ce Salon international s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement de ce segment qui est promis à un bel avenir», explique le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime. De son côté, le directeur général de l’Agence pour le développement agricole (ADA), Mohammed El Guerrouj se félicite de la visibilité qui a été offerte dans un Salon de l’envergure de la Semaine verte internationale pour les produits de terroir qui seront porteurs, selon lui, d’une plus value certaine pour le pays. Un avis que partage Mohamed Fikrat. Le PDG de Cosumar affirme que le Maroc a bien marqué sa présence à Berlin.

Situé au hall 18, passage obligé pour la plupart des visiteurs, le pavillon marocain a connu dès son ouverture une forte affluence. Surtout que le maître-traiteur Rahal, dont les tables étaient copieusement garnies, a prévu à cette occasion une riche variété de mets et de gâteaux marocains. Comme lors du dîner offert par le Souverain lors de la soirée inaugurale organisée le 15 janvier par le Maroc et qui a été marquée par la présence de la princesse Lalla Meryem, c’est le couscous qui a connu le plus de succès, autant que la pastilla et les indétrônables cornes de gazelle.

Des visiteurs de différentes nationalités voulaient même en savoir plus sur certaines préparations, tout comme sur le plateau artistique offert lors de la cérémonie inaugurale. Des brochures, qui auraient dû être distribuées à l’occasion, auraient servi à répondre à ce genre d’attentes.

En tout cas, la présence marocaine à la Semaine verte internationale a servi non seulement l’agriculture marocaine en mettant en vedette les produits de terroir, mais également la destination Maroc. Une destination à laquelle le Souverain a invité les investisseurs, à travers le message adressé aux participants lors de la cérémonie inaugurale, en la présentant comme «porte de l’Afrique». Le message royal a été lu par la princesse Lalla Meryem devant plus de 3000 convives et de nombreuses personnalités allemandes et étrangères. Le Roi Mohammed VI a rappelé la tenue à la fin de cette année à Marrakech de la COP22 comme signe de l’engagement du Maroc en faveur des questions mondiales prioritaires dont fait partie la sécurité alimentaire, au même titre que le développement durable et les changements climatiques.

Des visiteurs de marque

Après son inauguration par la princesse Lalla Meryem, le pavillon marocain a accueilli différentes hautes personnalités. Toutes ont été reçues par le ministre de l’Agriculture dans le salon d’honneur après la découverte de différents stands. Parmi ces personnalités, il y avait le ministre fédéral de la Coopération économique d’Allemagne, Dr. Gerd Müller qui a participé, avec Akhannouch à un cooking show. Le ministre palestinien de l’Agriculture et son homologue égyptien ont été reçus également au pavillon marocain ainsi que les ministres de l’Agriculture hongrois et polonais.

Autre visiteur de marque, le Secrétaire d’État parlementaire auprès du ministère fédéral allemand de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs, Peter Bleser, qui a signé avec Akhannouch, le 16 janvier, une déclaration d’intention pour la pérennisation du Centre de Conseil Agricole maroco-allemand (CECAMA).

Ces activités montrent que la Semaine verte internationale était aussi un terrain propice pour la diplomatie ministérielle. Pour rappel, le ministre Aziz Akhannouch a également pris part à la table ronde tenue dans le cadre du Forum mondial pour l’agriculture et l’alimentation organisé en marge de la Semaine Verte Internationale de Berlin et qui a connu notamment la participation du Commissaire européen de l’agriculture, Phil Hogan. Le débat concernait l’avenir des systèmes alimentaires durables et des économies rurales dans l’alimentation des méga villes. Le ministre marocain a insisté notamment sur la R&D, le conseil agricole et l’accompagnement rapproché des agriculteurs pour relever les défis qui s’imposent au monde agricole. La coopération internationale reste aussi souhaitable pour faire face aux risques que pourraient connaître les secteurs agricoles à travers le monde.



via Abdo El Rhazi Le Maroc promeut ses produits de terroir