Monday, April 2, 2018

L’actrice colombienne María Fernanda Yepes invite ses compatriotes à visiter le Maroc

L’actrice colombienne María Fernanda Yepes a invité ses compatriotes à visiter le Maroc pour découvrir la beauté des paysages du Royaume et la richesse de son patrimoine historique.

Dans un témoignage publié par la revue colombienne « 15 Minutos », dans sa dernière livraison, l’actrice, qui vient de séjourner pendant un mois au Maroc où elle a tourné la télénovela colombienne « María Magdalena », dans laquelle elle incarne cette disciple de Jésus, a vanté le charme et la beauté des paysages féériques du Sud du Royaume ainsi que la richesse et la magie de ses célèbres places et monuments.

Elle a raconté que le rêve qu’elle a tant caressé de visiter un jour le Maroc a été finalement exaucé à l’occasion du tournage de cette série télévisée, précisant avoir fait une escapade de 10 jours, en compagnie de sa sœur et sa mère, pour découvrir les lieux et les paysages typiques du Royaume.

La star colombienne a notamment indiqué que sa meilleure expérience a été de visiter les dunes de Merzouga où elle a passé la nuit dans un bivouac, mettant en exergue la richesse du patrimoine musical de la région.

Parmi les sites emblématiques qu’elle a recommandés à ses compatriotes désireux de visiter le Royaume, figurent la Place de Jamaâ El Fna, le Palais El Badiî, le Musée Mohammed VI de la civilisation de l’eau et les Jardins de la Menara à Marrkech.

Une équipe colombienne, constituée de 39 personnes, vient d’achever le tournage de la télénovela « María Magdalena » dans le sud du Royaume notamment à Marrakech, Ouarzazate et Erfoud.

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« Signes des Afriques » : Exposition de l’artiste peintre sénégalais Zulu Mbaye

SO ART GALLERY présente, du 10 avril au 10 mai, une exposition inédite « Signes des Afriques » , de l’artiste sénégalais ZULU MBAYE, ami et admirateur du Maroc, pays qui a toujours représenté une grande ouverture pour les artistes de l’Afrique subsaharienne.

Zulu Mbaye, qui précise qu’il est « Sénégalais plasticien » plutôt que « plasticien Sénégalais », est un artiste mondialement connu et riche de quarante années de création artistique. Il nous emportera vers un univers d’exception, où la pureté des formes le dispute à la magie des couleurs.

A travers cet événement capital de l’art contemporain africain en général et sénégalais en particulier, SO ART GALLERY confirme son attachement à l’art africain et sa volonté de développer la valorisation du patrimoine culturel de l’Afrique, en rajoutant sa pierre au pont culturel et artistique en passe de devenir de part et d’autre du continent.

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via Abdo El Rhazi « Signes des Afriques » : Exposition de l’artiste peintre sénégalais Zulu Mbaye

Le Roi Mohammed VI : « le Royaume du Maroc a pris les mesures institutionnelles, juridiques et pratiques nécessaires à la consolidation des fondements d’une justice indépendante »

Le Roi Mohammed VI a adressé un message aux participants à la conférence internationale de haut niveau sur la justice, qui a entamé ses travaux, ce lundi à Marrakech, sous le thème « Indépendance de la justice: Entre garantie des droits des justiciables et respect des règles de fonctionnement de la justice ».

Voici le texte intégral du Message Royal dont lecture a été donnée par Abdellatif Menouni, conseiller de Sa Majesté le Roi.

‘’Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les honorables Présidents des Conseils supérieurs de la magistrature et Présidents des parquets généraux,

Mesdames et Messieurs,

Nous avons le plaisir d’adresser ce message aux participants à la conférence internationale de haut niveau qui s’ouvre aujourd’hui, et qui est consacrée à des questions juridico-judiciaires de la plus grande importance, et de leur souhaiter la bienvenue. Notre Haut Patronage témoigne à l’évidence de l’estime portée au pouvoir judiciaire et atteste de la constante et bienveillante sollicitude dont Nous entourons ses institutions et ses membres.

En tout premier lieu, Nous tenons à vous féliciter pour le choix du thème de votre conférence : « Indépendance de la justice : entre garantie des droits des justiciables et respect des règles de fonctionnement de la justice ». En focalisant sur ce sujet d’actualité, vous donnez la pleine mesure de l’importance capitale qu’il revêt dans les différents systèmes judiciaires, qui aspirent à jouer un rôle prépondérant dans la préservation des droits et des libertés et dans la consolidation de la sécurité juridique nécessaire à l’impulsion du processus de développement et à la protection de la société.

Notre vœu est que les participants à ce congrès, qui appartiennent à divers systèmes judiciaires, aient l’occasion d’identifier les défis communs et de proposer, pour les relever, des réponses et des solutions innovantes, inspirées des principes universels qu’ils ont en partage.

Excellences,

Honorables magistrats,

Mesdames et Messieurs,

Vos assises se tiennent dans un contexte national marqué par la mise en œuvre du grand chantier historique de réforme du système judiciaire.

Dans un souci constant d’adaptation aux évolutions modernes du monde de la justice, le Royaume du Maroc œuvre avec détermination au développement de son appareil judiciaire pour satisfaire les besoins des justiciables, répondre aux préoccupations des citoyens et aux attentes de la société et être en phase avec les exigences de notre temps.

Partant de notre conviction profonde de l’importance cruciale de l’indépendance du pouvoir judiciaire dans la consolidation de l’Etat de droit, le Royaume du Maroc a pris les mesures institutionnelles, juridiques et pratiques nécessaires à la consolidation des fondements d’une justice indépendante.

Aussi avons-Nous veillé à ce que la Constitution affirme expressément l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif, et crée un Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, placé sous Notre présidence et doté d’une totale indépendance. Cette institution constitutionnelle plurielle regroupe en son sein des personnalités diverses, issues du monde du droit, d’organismes de défense des droits de l’Homme, à côté de magistrats élus. Sa mission consiste à veiller au respect des garanties accordées aux magistrats dans l’exercice de leurs fonctions et à la gestion de leurs carrières professionnelles.

De plus, cette même Constitution proscrit toute ingérence dans les affaires soumises à la justice et confie à la loi le soin de sanctionner toute tentative d’influencer les magistrats. En outre, la loi suprême fait de tout manquement de la part du juge à ses devoirs d’indépendance et d’impartialité, une faute professionnelle grave, induisant, le cas échéant, des poursuites pénales à son encontre.

Allant encore plus loin, le texte constitutionnel consacre les droits des justiciables et les règles de bon fonctionnement de la justice. Il assigne au juge la responsabilité de protéger les droits et les libertés des personnes et des groupes et de veiller à leur sécurité juridique. Outre l’accès garanti à la justice, il protège la présomption d’innocence et confirme le droit à un procès équitable et à un jugement rendu dans un délai raisonnable.

En outre, Nous nous sommes attaché à décliner ces principes constitutionnels dans une Charte nationale de réforme de la justice, dont l’élaboration a été confiée, par Nos soins, à une pléiade de magistrats, d’avocats, d’experts, de défenseurs des droits humains et de professionnels de la justice. Ce travail collégial, réalisé avec une approche participative élargie, a permis de répertorier les réformes législatives et réglementaires à mener et les mesures à prendre.

C’est dans ce contexte qu’ont été adoptés des textes de loi éminemment importants, notamment deux lois organiques relatives respectivement au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et au Statut des magistrats. Il en est de même de la loi qui place le ministère public sous l’autorité, non plus du Ministre de la justice, mais du Procureur général du Roi près la Cour de cassation.

Grâce à cet effort collectif, notre pays a réussi à franchir des étapes décisives pour la mise en place du cadre institutionnel de son appareil judiciaire et de sa gouvernance.

Notre souhait est que soit activée à présent l’application des autres mesures contenues dans la Charte, qui visent à mettre en concordance les différentes législations avec les progrès réalisés, à améliorer le rendement et l’efficacité de la justice et à rendre effective et palpable l’indépendance de l’appareil judiciaire, conformément à la Constitution du Royaume.

Garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, Nous veillons tout particulièrement à ce que ce principe constitutionnel soit placé au service des citoyens, au service du développement et au service de l’Etat de droit.

Excellences,

Honorables magistrats,

Mesdames et Messieurs,

Le Maroc a réalisé des avancées dans la mise en place d’un cadre institutionnel de son système judiciaire. Néanmoins, et à l’instar de tous les pays qui attachent une importance capitale à la justice, il reste préoccupé par les défis auxquels se trouvent confrontés les différents systèmes judiciaires à travers le monde.

De ce point de vue, le premier impératif est de garantir l’effectivité de l’indépendance du pouvoir judiciaire dans le fonctionnement pratique de la justice. A ce propos, rappelons que le principe a été consacré, non pas au bénéfice des magistrats, mais à l’intention des justiciables et à leur profit.

Le principe a ainsi créé un droit pour les justiciables et un devoir pour les magistrats.

Que le juge se montre totalement indépendant, impartial et neutre au moment de rendre une sentence, est un droit pour les justiciables. En effet, le magistrat ne doit fonder ses décisions que sur les règles de droit et il doit statuer exclusivement en son âme et conscience, guidé par ses seules convictions.

En revanche, il est du devoir du juge de se plier aux exigences d’indépendance et d’intégrité et de se prémunir contre toute forme d’influence ou tentation, sous peine de tomber sous le coup d’une procédure disciplinaire ou pénale.

Il importe aussi de relever un autre défi qui consiste à accroître la confiance en la Justice, érigée en rempart inexpugnable de défense de l’Etat de droit et en levier essentiel du développement. A cette fin, l’appareil judiciaire doit se perfectionner et améliorer son rendement pour être à même d’accompagner les transformations économiques et sociales à l’œuvre dans toutes les sociétés.

Pour cela, il importe notamment de faciliter l’accès au droit et à la justice. Une modernisation des législations nationales est toujours nécessaire pour les mettre en phase avec les changements et en conformité avec les engagements internationaux du pays, en particulier, ceux qui se rapportent aux droits humains. En outre, les mesures nécessaires doivent être prises pour que les décisions de justice soient prononcées dans des délais raisonnables.

De plus, la sécurité juridique et judiciaire doit être assurée pour améliorer le climat des affaires, donner aux investissements une impulsion vigoureuse et contribuer en définitive au développement du pays. Par ailleurs, l’efficacité et la transparence de l’administration judiciaire doivent être renforcées grâce à l’utilisation des technologies de l’information et à l’institutionnalisation des modes alternatifs de règlement des litiges.

De son côté, la justice pénale appelle une attention particulière pour lui permettre de trouver un équilibre judicieux entre l’impératif de garantir les droits et les libertés et l’impérieuse nécessité de préserver les valeurs et les piliers de la société et de protéger le corps social contre tout danger, notamment au moment où notre monde est assailli de périls en tous genres; où les relations se complexifient constamment, où les dangers de la communication numérique s’accroissent avec les dérives que l’on sait et qui appellent des ripostes professionnelles et efficaces.

Mettre en place une justice de qualité reste une préoccupation majeure pour répondre aux attentes des individus et de la société. Pour parvenir à un tel résultat, l’administration judiciaire doit être constamment améliorée pour seconder les magistrats dans leur mission. A cet égard, l’expérience atteste des progrès réalisés grâce à l’informatisation de la justice.

La réalisation de l’ensemble des objectifs poursuivis reste cependant tributaire de l’amélioration de la formation des magistrats et de la mise à niveau optimale des professionnels de la justice. Elle dépend aussi d’un renforcement des capacités institutionnelles de l’appareil judiciaire et d’un appui à la moralisation de l’ensemble de ses composantes. Il importe donc d’apporter un soutien conséquent aux efforts déployés dans ce sens, en s’attachant à développer la coopération internationale et à en diversifier les domaines. Il s’agit, du reste, d’un outil essentiel pour améliorer le travail de la justice, dans la mesure où il favorise le partage des expériences et des savoir-faire entre professionnels et permet de se familiariser avec les meilleures pratiques et d’en tirer le meilleur parti.

Excellences,

Honorables magistrats,

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes persuadé que vous saurez soumettre les questions inscrites à l’ordre du jour à une réflexion approfondie, que vous nourrirez de débats riches et de comparaisons fécondes. De fait, Nous n’ignorons pas qu’une forte préoccupation vous rassemble autour des défis communs, et qu’une ambition résolue vous anime pour leur apporter des réponses appropriées. Dans cet effort, vous garderez présentes à l’esprit les spécificités propres à chacune des sociétés dont vous êtes issus. Vous saurez sans doute tirer le meilleur parti de vos savoir-faire étendus et de vos expériences fructueuses afin d’enrichir les travaux de cette conférence.

Nous attendons de vos échanges qu’ils débouchent sur des propositions innovantes et judicieuses ainsi que sur des recommandations pratiques. Fortes de ces éléments, vos assises deviendront à l’avenir un cadre d’échanges réguliers d’expériences et contribueront sans aucun doute au développement et à l’amélioration de nos systèmes judiciaires.

Puisse Dieu guider vos pas, vous inspirer sagesse et clairvoyance et couronner vos travaux de succès’’.

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GHANJIBO, le nouveau son de AMINUX

Aminux, l’artiste marocain à succès vient de dévoiler à travers sa chaine Youtube son tout dernier vidéo clip intitulé « GHANJIBO ».

« GHANJIBO » a été tourné à Casablanca en utilisant les dernières technologies dans le domaine de la réalisation tant au niveau du son qu’au niveau de l’image.  Un projet artistique de taille et de qualité, réalisé par le grand et talentueux Abdel-Rafi Abdioui, connu et reconnu pour ses réalisations sophistiquées et à la pointe de la modernité s’inspirant et puisant sa créativité dans la diversité culturelle marocaine.

Il est à rappeler que les chansons précédentes de AMINUX ont été visionnées des millions de fois sur Youtube et ont connu un grand succès auprès de la jeunesse marocaine aux côtés d’autres noms de la scène artistique, qui oeuvrent à moderniser la chanson marocaine tout en gardant cette empreinte authentique qui caractérise nos chansons tant appréciées à l’échelle nationale et qui s’exportent désormais à l’international.

 

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Le Maroc siège officiellement au Conseil Paix et Sécurité de l’UA

Le Maroc siège depuis ce samedi 1er avril au Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine d’après un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Élu lors du sommet de l’UA en janvier dernier, le Maroc compte renforcer, durant son mandant de 2 ans, l’instance de décision en charge de la résolution des conflits et du maintien de la sécurité sur le continent.

Le Maroc accordera aussi, au sein du CPS une attention particulière à d’autres thématiques émergentes, à l’instar de la sécurité humaine, la sécurité alimentaire et la sécurité environnementale, note le communiqué.

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Sunday, April 1, 2018

Palestine: Le Roi Mohammed VI écrit à Mahmoud Abbas

Ph. Archives: Le Roi Mohammed VI et le Président Mahmoud Abbas.

Voici le texte intégral du message adressé par le Roi Mohammed VI à Mahmoud Abbas, Président de l’Etat de Palestine, Président de l’Autorité Nationale Palestinienne.

« Louange à Dieu seul, Que la prière et la bénédiction soient sur le Prophète, Sa Famille et Ses compagnons. De Mohammed VI, Roi du Royaume du Maroc, A Son Excellence Monsieur Mahmoud Abbas, Président de l’Etat de Palestine, Président de l’Autorité Nationale Palestinienne, Excellence Monsieur le Président et cher frère,

Assalamou Alaikoum Wa Rahmatoullah, Suites aux évènements douloureux, survenus ces deux derniers jours dans les territoires palestiniens, qui ont fait plusieurs morts et blessés sous les balles des forces de l’occupation israélienne, parmi les Palestiniens qui participaient à des marches pacifiques à l’occasion du 42è anniversaire de la journée de la terre, permettez-moi de vous exprimer, Excellence Monsieur le Président, et à travers vous à toutes les composantes du peuple palestinien frère, Mes vives condoléances et sincère compassion suite aux pertes de ces vies innocentes. J’implore le Très-Haut d’avoir les victimes dans Sa Sainte miséricorde et de les accueillir dans Son vaste Paradis, et d’accorder à leurs familles patience et réconfort et prompt rétablissement aux blessés. En cette douloureuse occasion, Je vous exprime la solidarité entière et sincère du Royaume du Maroc dans ces circonstances difficiles que traverse la cause palestinienne, et son soutien constant pour la défense des droits légitimes du peuple palestinien, particulièrement son droit à l’indépendance, à la liberté et à l’établissement d’un Etat indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Al-Qods Est comme capitale. En Ma qualité de Président du Comité Al-Qods, Je vous assure poursuivre les actions sur les plans diplomatiques et sur le terrain pour défendre Al-Qods Al-sharif, préserver son statut juridique, protéger son identité arabo-islamique et soutenir la résistance de ses fidèles habitants. Veuillez accepter, Monsieur le Président et cher frère, l’expression de Mes sentiments de considération et d’estime ».

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El Guergarate: Réponse ferme du Maroc aux provocations successives d’ennemis à l’intégrité territoriale

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a qualifié de « développements gravissimes » les multiples provocations des éléments du polisario à l’est du dispositif de défense du Sahara marocain. Dans un point de presse dimanche à Rabat suite à la réunion conjointe de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger à la Chambre des représentants et de la Commission des affaires étrangères, des frontières, de la défense nationale et des zones marocaines occupées à la Chambre des conseillers, M. Bourita a indiqué que « depuis un certain temps, il y a eu une multiplication des provocations et d’éléments de chantage à l’égard de la MINURSO, des déploiements militaires et des annonces médiatiques qui visent toutes à altérer le statut juridique et historique de la zone à l’est du dispositif de défense, et notamment à Bir Lahlou et Tifariti ».

« Ces développements graves constituent une violation directe des accords militaires, un défi et une menace au cessez-le-feu et compromettent sérieusement la stabilité régionale », a souligné le ministre.

Lignes rouges

Le Maroc ne restera pas les bras croisés face aux provocations successives des adversaires de l’intégrité territoriale dans la zone tampon, car il y a des lignes rouges à ne pas dépasser, ont souligné, dimanche à Rabat, des parlementaires de la majorité et de l’opposition.

Dans des déclarations à la presse à l’issue de la réunion de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense nationale, des Affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger de la Chambre des Représentants et de la Commission des Affaires étrangères, des frontières, de la défense nationale et des zones marocaines occupées à la Chambre des Conseillers, ces parlementaires ont indiqué que le Maroc fera face à ces provocations avec le sérieux et la fermeté requis.

Après avoir assuré que le Royaume ne tolérera pas des provocations dans la zone tampon ou un quelconque changement du statu quo, ils ont convenu de recourir au Conseil de sécurité de l’ONU et aux grandes puissances pour qu’ils assument leurs responsabilités à cet égard, exprimant ainsi leurs regrets quant à « la neutralité suspecte des Nations unies qui sont restées les bras croisés devant les provocations répétées du +Polisario+, dans une tentative d’imposer une nouvelle réalité dans la zone tampon marocaine, ce qui nécessite de faire face à ces développements avec la fermeté et la rigueur requises ».

Le Royaume du Maroc, ont-ils souligné, traite ce dossier dans le cadre de la légalité et la légitimité internationales, partant de sa conviction que les données historiques, juridiques et réalistes confirment la marocanité du Sahara, évoquant à cet égard la proposition d’autonomie présentée par le Maroc, qui est soutenue par la population des provinces du sud et qualifiée par la communauté internationale de « crédible et sérieuse ».

Les parlementaires ont, de même, fait remarquer que cette réunion, lors de laquelle les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ont présenté des données sur les derniers développement dans la région, se tient à un moment critique où les adversaires de l’intégrité territoriale tentent d’imposer une nouvelle réalité sur le terrain, ce qui exige une action d’envergure sur tous les fronts à même de contrecarrer les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Ils ont réaffirmé, à ce propos, la mobilisation constante du peuple marocain, toutes composantes confondues, derrière Sa Majesté le Roi pour défendre l’intégrité territoriale du pays, exprimant leur conviction que le développement du Maroc, sa prospérité et la stratégie initiée par le Souverain dans le continent africain ont irrité les adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc et les ont poussés à tenter d’imposer le fait accompli sur le terrain, dans de vaines tentatives de contrarier l’intégrité territoriale du Maroc.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita, a affirmé que le Maroc ne permettra jamais aucun changement de la situation historique et juridique de la zone tampon qui fait partie intégrante du territoire national, regrettant « l’attitude observée par les Nations Unies face aux provocations du +Polisario+ à Guerguarat qui n’était pas suffisamment ferme, ce qui a incité ce groupe à considérer cela comme un encouragement ».

Cette réunion conjointe, consacrée à l’examen des derniers développements de la question de l’intégrité territoriale du Royaume, s’est déroulée en présence également du ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du Gouvernement.

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