Thursday, May 2, 2019

Charif Guessous, SG de la Fimabio : « Le potentiel du bio en matière d’export est énorme »

Créée en 2016, la FIMABIO est une jeune fédération qui porte de grandes ambitions. Elle milite pour un Maroc Bio et un rayonnement de la filière à la fois à l’échelle nationale et internationale. Explicagtions de son secrétaire général Charif Guessous.

 

Entretien réalisé par Mounia Kabiri Kettani

L’Observateur du Maroc et d’Afrique: comment se porte le secteur de l’agriculture Bio aujourd’hui au Maroc ?

Charif Guessous :Le secteur est sur la bonne voie. On compte aujourd’hui 9.500 hectares de superficies cultivées avec une production de 94.500 tonnes sans compter les 180.000 tonnes de cultures spontanées. 80% de la production est localisée dans cinq grandes régions à savoir Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir et Guelmim. Nous avons signé en 2011 un contrat programme avec pour objectif de promouvoir l’agriculture bio au Maroc et développer les superficies cultivées. L’ambition table sur une production de 400.000 tonnes de production et à l’horizon 2020. Nous sommes conscients que cet objectif ne pourra être atteint pour la simple raison du retard de l’adoption du cadre réglementaire qui vient juste de se mettre en place. Il ne peut y avoir de développement sans cadre réglementaire. Surtout que l’un des objectifs de cette loi est de mettre en place entre autres des incitations liées au bio qui outre la visibilité permettront d’encourager les producteurs à se lancer dans le secteur. Mais, il faut direquand même que le bilan reste honorable puisqu’il y a eu un bond de 17% juste cette année, la plus forte hausse depuis 2010. Ce qui prouve que malgré le manque d’incitations et l’absence de cadre réglementaire il y a un engouement pour l’agriculture biologique.

Comment promouvoir le Bio au Maroc et quels obstacles à lever ?

Dans le monde le marché est estimé à 100 milliards de dollars avec des progressions de 20% par an. En France par exemple, 20 fermes bio se créent chaque jour et 8 consommateurs sur 10 consomment le bio de manière occasionnelle. Le bio est rentré dans les habitudes de consommation partout dans le monde et le Maroc n’est pas en reste. D’après nos études, il y a une très forte demande en matière des produits bio, et les distributeurs du Bio enregistrent une croissance de 20% de leurs ventes par an. Toutefois, on note un problème d’acheminement du produit depuis le producteur vers le consommateur puisque le réseau de distribution est très peu développé. Pour fare face à cette situation, la FIMABIO a signé une convention de partenariat avec Marjane Holding en marge du SIAM 2019, qui permettra la commercialisation des produits bio dans la grande et moyenne surface. Aussi, afin de développer la filière et d’augmenter la production nous avons acté accord avec le CAM pour accompagner les professionnels de la filière dans le développement de leurs activités de production, de transformation, et de commercialisation de produits biologiques, y compris les opérations de contrôle, de certification et d’approvisionnement en intrants biologiques. Cette convention contribuera à la réalisation des objectifs fixés dans le Contrat-Programme signé entre la Profession et l’Etat.

Quelles ambitions pour l’export ?

La réglementation vient donner de la crédibilité au secteur et de la confiance au consommateur et au producteur. Il faut noter qu’aujourd’hui, le Maroc avec la Tunisie restent les seuls Pays africains où le Bio est réglementé. Le potentiel en matière d’export est énorme. Encore faut-il booster la production et augmenter le nombre de producteurs qui ne dépassent pas les 400 au Maroc alors que dans d’autres pays africains comme la Tanzanie ou encore l’Ouganda dont le nombre de producteurs dépasse les 200.000. Nous sommes convaincus que nous allons rattraper ce retard parce qu’on a tous les moyens pour y arriver. Et la FIMABIO va accentuer ses actions afin d’atteindre les objectifs escomptés et compte d’ailleurs organiser la prochaine édition de la conférence africaine de l’agriculture biologique au Maroc en 2021 et un salon d’exposition dédié au bio.

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via Abdo El Rhazi Charif Guessous, SG de la Fimabio : « Le potentiel du bio en matière d’export est énorme »

Enseignement : Des unités du préscolaire à Nador

La Fondation BMCE construit et équipe des unités de préscolaire au sein des écoles publiques dans la province de Nador.

La Fondation BMCE Bank pour l’Education et l’Environnement, en partenariat avec le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, met à la disposition de la Région et la Province de Nador, six unités préscolaires entièrement équipées dans les écoles Oulad Boutayeb II, Satellite Raja Fi Allah 2, Amrou Ibn Al Ass, en plus de quatre autres qui seront livrées en mai prochain, annonce-t-on auprès de la Fondation. Ces dix unités s’ajoutent aux 16 déjà existantes dont 4 dans les écoles Medersat.com de la Fondation implantées dans cette région. L’ensemble de ces 26 unités ont une capacité d’accueil de près de 800 enfants. « Ces nouvelles unités, construites et équipées par la Fondation BMCE Bank, sont entièrement dotées en mobilier adéquat ainsi qu’en matériel informatique, en tableaux blancs interactifs, en rétroprojecteurs et bénéficient d’une connexion Internet », détaille-t-on dans un communiqué de la Fondation.

Ce programme est mené aux termes des accords signés lors de la journée nationale de l’enseignement préscolaire qui s’est tenue à Skhirate le 18 juillet 2018. Ayant eu lieu le 17 avril 2019, l’inauguration officielle de ces nouvelles unités à Nador marque en effet le lancement de leur activités auprès des populations bénéficiaires. Les autres régions du Royaume ayant fait l’objet de convention spécifique avec la Fondation BMCE Bank seront, prochainement, dotées d’unités préscolaires additionnelles. Ceci une fois les sites d’implantation définitivement identifiés.

Rappelons que la Fondation, sous la présidence de Leïla Mezian Benjelloun, a centré ses efforts sur la recherche de la qualité dans l’enseignement préscolaire et primaire, et sur le développement d’un projet éducatif et pédagogique novateur. « L’école peut ainsi instruire, socialiser et préparer l’élève à un parcours scolaire réussi et promouvoir une réelle égalité des chances », explique-t-on à la Fondation. Pour y arriver, la Fondation concentre ses efforts pour aider les élèves à développer des compétences personnelles nombreuses et diversifiées. Le choix de l’approche pédagogique est basé sur la compréhension et non strictement sur l’apprentissage. Le Programme Medersat.com de la Fondation cristallise en

effet cette vision novatrice prenant en compte deux dimensions: La dimension scolastique axée sur les matières classiques (langues, science et technologie, univers social, arts, …) et les programmes officiels du Ministère de l’Education Nationale sont aménagés selon les besoins et les spécificités des écoles. Et la dimension socio-éducative veillant à un développement cognitif qui privilégie l’acquisition de compétences, valorise le travail en équipe, réduit le poids de la mémorisation, adopte des approches actives et développe des intelligences multiples.

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La CEDEAO réclame ses biens culturels

La CEDEAO veut se doter d’un plan d’action régional pour le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine à l’horizon 2030.

Durant la colonisation, beaucoup de biens culturels des pays africains ont été pillés. Ils ont fini chez les colonisateurs. Mais, depuis les indépendances, les Etats du continent n’ont de cesse de demander que leurs biens leur soient restitués. Des revendications qui ont été « entendues », sans jamais être « réalisées ». L’on comprend, dès lors, que ces demandes prennent de plus en plus la forme de l’insistance. D’ailleurs, tout récemment, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avance vers une démarche groupée. En effet, renseigne Xinhua, cette communauté envisage de se doter d’un plan d’action régional pour le retour des biens culturels africains à

leurs pays d’origine à l’horizon 2030, a annoncé, mardi dernier à Cotonou, le Professeur Léopoldo Amado, Commissaire Education, Science et Culture de l’organisation sous régionale.

« L’objectif global visé par la CEDEAO à travers ce plan est de contribuer au retour dans leurs pays d’origine du patrimoine culturel des pays africains hors du continent, afin de reconstituer le patrimoine culturel régional », a-t-il souligné à l’occasion de la réunion des directeurs généraux du patrimoine culturel des Etats membres de la CEDEAO, renseigne la même source.

Et d’ajouter que L. Amado a estimé que la vision de ce plan d’action régional pour le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine à l’horizon 2030, s’énonce comme : « le patrimoine

culturel des pays de l’Afrique de l’Ouest est reconstitué, vivant, dynamique, compétitif, et contribue de façon efficiente et durable au développement socio-économique des populations ».

Il a affirmé que ce plan d’action régional pour la restitution des biens culturels viendrait renforcer les actions déjà entreprises individuellement par les Etats dans ce sens.

Il a également souligné que les biens culturels des pays de l’Afrique de l’Ouest, où qu’ils se trouvent, constituent le socle du patrimoine culturel régional, dont la conservation et la valorisation devraient, par devoir mémoriel, être mieux faites par l’Afrique de l’Ouest et en Afrique de l’Ouest.

« Notre ultime priorité serait d’œuvrer à leur protection et à leur valorisation, une fois restitués, pour les générations futures de notre continent », a-t-il estimé.

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«Fin Machi Ya Moshi» au Panama

Le film marocain « Fine Machi Ya Moshé » (où vas-tu Moshé) du réalisateur Hassan Benjelloun, projeté mardi soir à Panama city dans le cadre du Festival international du film, a permis au public de découvrir le climat de tolérance et de coexistence interreligieuse qui règne depuis toujours dans le Royaume.

Le Film, qui traite des multiples facettes de la migration, thème choisi pour cette deuxième édition du festival organisé par le ministère panaméen des Affaires étrangères, véhicule l’image d’un pays où musulmans et juifs se côtoient et cohabitent en tant que fils d’un même pays.

Cette œuvre cinématographique raconte l’histoire de la migration des juifs marocains dans les années soixante et précisément en 1963, quelques années après l’indépendance du Maroc. Il porte un regard sur cette cohabitation qui faisait que tout le monde vivait en parfaite harmonie dans la ville de Bejaâd, jusqu’au jour où nombre de juifs décident d’immigrer alors que d’autres refusent de quitter leur pays, le Maroc, à l’instar du personnage de « Shalom ».

« Fine Machi Ya Moshé » jette la lumière sur une partie de l’histoire du Maroc tout en mettant en avant les valeurs de cohabitation et de tolérance qui ont toujours marquées les relations entre musulmans et juifs, a souligné l’ambassadeur du Maroc au Panama, Oumama Awad, dans une allocution de circonstance, en présence d’un parterre de diplomates, de fans du septième art et d’étudiants.

La majorité des Juifs marocains qui se sont installés dans d’autres pays à travers le monde visitent régulièrement le Royaume et sont attachés à leurs origines et à leur identité, a ajouté la diplomate.

Pour sa part, le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations au Panama, Gonzalo Medina, a affirmé que le film confirmait que la migration pouvait être une nécessité pour certains et une option pour d’autres, mais reste une réalité pour tous, faisant remarquer l’augmentation des flux migratoires au cours des dernières années à travers le monde pour diverses raisons, liées notamment à la recherche d’une vie meilleure, ou des suites d’un conflit ou une catastrophe naturelle.

Placée sous le thème « Migration: un voyage à la recherche de la dignité », cette édition du festival du film international est organisée du 23 avril au 25 mai en coopération avec les ambassades du Maroc, des États-Unis, d’Espagne, d’Italie, du Portugal, du Costa Rica, du Brésil, d’Argentine, d’Équateur, d’El Salvador, du Guatemala et du Nicaragua, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations.

MAP

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Saïda Caballero, présidente de la Chambre de Commerce Maroc-Singapour : « Le Maroc avec Tanger Med et sa position stratégique en Afrique a largement la capacité de devenir ce que Singapour est à l’Asie »

Entretien réalisé par Hakim Arif

L’Observateur du Maroc: Avec la diaspora féminine de Singapour, vous êtes à l’initiative de  la création de la Chambre marocaine de commerce et d’industrie à Singapour (Morcham Singapour). Quelle est cette diaspora féminine et quelle est la diaspora marocaine en général?

 Saïda Caballero: La diaspora féminine – et marocaine en général – à Singapore est largement représentée par des professionnels du secteur bancaire/finance, IT/Fintech, industrie du luxe et FMCG. Ces marocains résidents à l’étranger sont soit venus directement du Maroc ou sont issus de la diaspora marocaine venue d’Europe, et plus particulièrement de France. Nous avons également la chance de compter parmi nous le co-inventeur de la batterie au lithium, Rachid Yazami.

 Que font les Marocaines de Singapour?

 Nous sommes en général des jeunes femmes/mamans qui sont arrivées à Singapour afin de poursuivre notre carrière dans nos industries respectives. Il y a également des femmes marocaines qui ont décidé de se lancer dans la création d’entreprise dans le domaine cosmétique, artisanal ou encore dans le secteur du conseil en investissement et développement personnel. L’esprit entrepreneurial est contagieux à Singapour. De nombreuses entités gouvernementales s’efforcent de faciliter la création d’entreprises à Singapour qui est devenue un lieu d’incubation idéal pour les nouvelles entreprises et nombre d’entre nous projettent de créer leurs start-ups à Singapour, dont les opérations seraient au Maroc pour certains. 

 Quels sont les objectifs de la Morcham?

 La mission principale de La MorCham (Chambre Marocaine de Commerce et d’Industrie à Singapour) est de promouvoir l’échange de connaissances, de services et de ressources entre les gens d’affaires, entrepreneurs et professionnels marocains, au sein de la communauté d’affaires de Singapour. Pour Singapour, et l’Asie en général, le Maroc représente un marché de plus d’un miliard de consommateurs de part sa stratégie globale d’ouverture et de libéralisation de ses relations commerciales. Nous souhaitons contribuer au développement de liens d’investissement et de commerce entre le Maroc, Singapour et le reste de l’Asie et nous encourageons la communauté marocaine à participer à nos activités futures et à contribuer à bâtir la relève de la communauté marocaine à Singapour.

 Comment sont les relations entre le Maroc et Singapour?

 Les initiatives marocaines et/ou Singapouriennes progressent timidement mais c’est tout de même encourageant. Certains pays d’Asie comme la Chine sont bien plus en avance en terme de partenariats et d’investissements. La preuve en est avec le lancement de la BMCE à Shanghai tout récemment. Nous espérons que les mêmes efforts seront dirigés vers Singapour et la MorCham est justement là pour accompagner cet effort et identifier les synergies potentielles. Nous avons un grand nombre de talents marocains volontaires à Singapour dans tous les domaines stratégiques visés par le Royaume et ils ne demandent qu’à participer à cet effort de croissance et d’ouverture.

Tant que nous n’aurons pas remis à niveau l’enseignement des langues étrangères dans les écoles et ce dès le plus jeune âge, il sera difficile d’assurer la viabilité de nos efforts à moyen et long termes.

Y a-t-il un enseignement à tirer de l’expérience de Singapour pour notre modèle de développement?

 Il y a beaucoup à apprendre d’un jeune pays de 53 ans, sans aucune resource naturelle, qui a su tirer parti de son positionnement stratégique au cœur de l’Asie du Sud-Est, et ce tout en maintenant un équilibre entre les puissances mondiales comme la Chine, la Corée ou les Etats-Unis, sans pour autant leur être soumis. Ainsi, Singapour a connu des progressions fulgurantes en terme de classement mondial sur la base du PIB par habitant mesuré en parité de pouvoir d’achat. L’économie repose sur trois piliers principaux, les activités financières et les services aux entreprises (29% du PIB); les activités de commerce, communication et logistique (26% du PIB); et la construction/manufacture, particulièrement dans le domaine biomédical et électronique (25% du PIB). Singapour est également devenu le 3ème centre de raffinage au monde derrière Houston et Rotterdam, alors que le pays n’est ni producteur ni un important consommateur de pétrole. Le Maroc avec Tanger Med et sa position stratégique en Afrique a largement la capacité de devenir ce que Singapour est à l’Asie. 

Ceci étant dit, je pense que s‘il y a un enseignement à tirer de l’expérience de Singapour, c’est bien dans le domaine de l’Education. Aujourd’hui, Singapour a un des systèmes éducatifs les plus performants au monde et les résultats du classement PISA de l’OCDE propulse le pays en tête de ligne pour les mathématiques, la science et la lecture. Singapour a constamment poursuivi une politique d’engagement soutenue en faveur de l’éducation et ce depuis sa création. Tout au long de ces années, le gouvernement a placé l’éducation au centre des efforts nationaux, malgré les fluctuations politiques de ces dernières décennies, et dont les mesures les plus importantes étaient liées à l’apprentissage des langues étrangères, le nombre de professeurs par groupe d’élèves et le budget alloué à l’éducation. C’est un modèle à suivre car on ne peut pas concevoir un changement durable sans prendre en compte un des acteurs principaux du changement, à savoir la jeunesse marocaine.

Comment les Singapouriens voient-ils le Maroc? 

Nous avons beaucoup à faire pour faire connaitre le Maroc aux Singapouriens, tant sur le plan des opportunités d’investissements que du tourisme. Le Maroc n’est pas encore une destination populaire et les Singapouriens en général ne connaissent pas beaucoup le Maroc malheureusement. Ils commencent à peine à s’ouvrir au Maroc comme destination touristique mais c’est plutôt un tourisme de luxe ou d’affaire pour le moment. Cependant, ceci n’est pas spécifique au Maroc et c’est assez paradoxal de voir que les Singapouriens voyagent le plus en Asie, et plus particulièrement en Thaïlande,  au Japon et en Malaisie, alors qu’ils ont le passeport qui leur donne accès, sans visa, au plus grand nombre de pays au monde (d’après le Henley Passport Index). 

En tant que Marocaine vivant à l’étranger, que pensez-vous des actions du gouvernement envers les MRE? Surtout ceux vivant en Asie en général et à Singapour en particulier?

 Les actions du gouvernement envers les MRE sont très importantes car elles permettent de renforcer les liens avec notre pays, toutes générations confondues, et de garantir nos droits. Nous espérons qu’avec la MorCham, nous allons pouvoir collaborer de façon concrète avec le Ministère délégué chargé des MRE afin de (re)présenter les intérêts de la diaspora marocaine de Singapour et de dynamiser notre engagement et attachement envers notre pays, le Maroc. Depuis l’annonce de la création de la MorCham, nous avons eu de très bons retours du ministère du Commerce et de la CGEM. De plus, Son Excellence l’Ambassadeur du Maroc à Singapour, M. Ouadia Benabdellah nous a soutenu depuis le début. 

Les Singapouriens connaissent-ils la culture marocaine?

Les Singapouriens ne connaissent pas grand-chose de la culture marocaine malheureusement et nous avons beaucoup à faire pour changer cela. Les médias comme The Straits Times et d’autres blogs commencent à mentionner le Maroc comme destination “exotique” à explorer, et des “influencers” marocains à Singapour ainsi que des influenceurs singapouriens installés au Maroc commencent à émerger. Leur marché cible est la communauté musulmane Malaysienne de Singapour qui représente 13% de la population totale, contre 74% de Chinois et 9% d’Indiens. 

Que faut-il faire pour rapprocher les Marocains et les Singapouriens culturellement parlant? 

Singapour est un pays où le multiculturalisme et la diversité sont très bien acceptés. Il faudrait intensifier les relations des deux pays dans le domaine de la culture et des arts. Il y a un grand nombre de festivals tout au long de l’année qui offrent des opportunités de collaboration. La MorCham espère pouvoir travailler étroitement avec les différents ministères et les partenaires singapouriens afin de favoriser le rayonnement et la diffusion de la culture marocaine. 

 Les Marocains sont très peu informés de la culture de Singapour. Comment pensez-vous qu’une telle lacune peut être comblée?

Il y a un barrage évident de la langue car à Singapour tout est en anglais (quand ce n’est pas en mandarin) et cela confirme l’importance de l’enseignement de l’anglais afin de doter les générations présentes et futures des outils qui leur permettront d’être ouvertes à cette région du monde et de rester compétitif. J’irais même plus loin en ajoutant l’apprentissage du mandarin au même niveau que le Français et l’Anglais. Tant que nous n’aurons pas remis à niveau l’enseignement des langues étrangères dans les écoles et ce dès le plus jeune âge, il sera difficile d’assurer la viabilité de nos efforts à moyen et long termes.

Quel parcours vous a amenée à Singapour?

Mes parents ont émigré en France dans les années 1970. A la fin de mes études, j’ai décidé de quitter la France pour Zurich car j’y avais décroché un premier emploi. J’ai vécu onze ans à Zurich et je retrouve beaucoup de similitudes avec Singapour comme la méritocratie au travail, l’efficience et l’efficacité à tous les niveaux. J’ai pu allier études et travail en complétant un MBA à l’université de Liverpool. J’ai travaillé dans le secteur des solutions chimiques, puis j’ai rejoind le secteur financier en 2006. En 2010, la Banque privée pour laquelle je travaillais m’a mutée à Hong Kong, où j’ai rencontré mon mari et donné naissance à notre premier fils Amir, puis  on m’à mutée à Singapour où je vis depuis plus de 6 ans et où mon deuxième fils, Naël, est né. Je travaille depuis 6 ans pour Citibank dans le domaine du Business Risk Management et je suis responsable de toute l’Asie Pacifique. 

Comment vous y intégrez-vous?

Il est très facile de s’intégrer à Singapour. On ne ressent pas vraiment le fait de vivre en Asie comme on le pourrait à Hong Kong ou à Shanghai car Singapour est très similaire aux villes européennes. On dit d’ailleurs de Singapour que c’est la Suisse de l’Asie. Mon mari quant à lui a créé son entreprise à Singapour après avoir quitté le milieu bancaire, donc nous nous sommes bien intégrés à la vie singapourienne. Nos deux fils sont dans 2 systèmes scolaires différents, Naël est dans une crèche locale où il y apprend l’anglais et le chinois et l’aîné a maintenant intégré l’école primaire internationale, également dans la section bilingue anglais-chinois. Nous avons également une grande communauté de marocains qui ne cessent de croître à Singapour et il est très important pour moi de m’assurer que mes deux fils restent connectés à leur pays d’origine. Nous avons organisé des cours d’arabe et de culture marocaine pour les enfants marocains de Singapour et ce grâce à la générosité de l’une de nos super mamans, Rahma Assante.

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Fuites sur Huawei: Theresa May limoge son ministre de la Défense

La Première ministre britannique Theresa May a limogé mercredi 1er mai 2019, son ministre de la Défense, mis en cause dans les fuites concernant la décision du Royaume-Uni d’autoriser une participation de l’équipementier chinois Huawei au réseau 5G.

Les fuites dans la presse concernant la participation de l’équipementier chinois Huawei réseau 5G au Royaume-Uni emportent Gavin Williamson. Le ministre britannique de la Défense, jugé responsable de la divulgation de ces informations sensibles a été limogé mercredi, ont annoncé les services de la Première ministre Theresa May.

Dans une lettre envoyée à son ministre, Theresa May écrit avoir des « preuves irréfutables » de sa responsabilité, ajoutant qu’il n’y a « aucune autre version crédible des événements pour expliquer cette fuite ». La dirigeante conservatrice a qualifié l’affaire d' »extrêmement grave et de profondément décevante ».

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Venezuela: Guaidó appelle à poursuivre les manifestations

Le leader de l’opposition Juan Guaidó a appelé mercredi 1er mai  2019 ses partisans à la grève, et à militer dans les rues  jusqu’à obtenir “la liberté du Venezuela” : au lendemain du lancement de son “opération liberté”, ils étaient des milliers, de nouveau rassemblés à Caracas et dans plusieurs villes du pays, contre le président Nicolás Maduro.

Au moins 69 personnes ont été blessées, dont 2 par balle, dans les heurts survenus à Caracas mardi au cours de manifestations en soutien au groupe de soldats qui a fait défection, ont annoncé les services de santé locaux. Selon les médias vénézuéliens, une troisième personne a été blessée par balle au cours de ces affrontements.

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