Wednesday, January 29, 2020

Programme d’appui aux entreprises : Taux d’intérêt le plus bas de l’Histoire

Le Roi Mohammed VI recevant en audience Mohamed Benchaâboun, Abdelatif Jouahri et Othman Benjelloun

Au surlendemain de la signature, devant le Roi Mohammed VI, de trois conventions visant la concrétisation du programme intégré d’appui aux entreprises, les opérateurs économiques multiplient les déclarations pour exprimer leur satisfaction, aussi bien au sein de la CGEM que de l’AFEM ou encore de l’APEBI.
Du côté du patronat, Karim Mouttaki estime que le programme d’appui officiellement lancé ouvre la voie à une dynamique nouvelle pour le monde de l’entreprise, en particulier les TPME portées par des jeunes. Son avis est partagé par la président fraîchement à la tête de l’AFEM. Pour elles, les femmes chefs d’entreprises, en particulier les jeunes, ont une occasion inespérée pour développer leur business surtout que le programme d’appui apporte une soluté efficace à la problématique des garanties et facilité l’accès au crédit bancaire. Les startupers se réjouissent aussi des facilités annoncées. Surtout que les taux d’intérêts annoncés ont été ramenés à des niveaux historiquement bas. En effet, répondant aux vœux du Souverain, le secteur bancaire a plafonné à 2 % le taux d’intérêt des crédits qui seront accordés aux bénéficiaires de ce programme, ce qui représente le plus bas taux jamais appliqué au Maroc.
S’agissant particulièrement du monde rural le plafond sera de 1,75% et ce, malgré le « risque crédit » plus élevé du fait de l’étroitesse de son marché, sa sensibilité aux aléas climatiques et aux fortes variations des prix des produits agricoles ; mesure qui favorisera l’émergence plus rapide d’une classe moyenne rurale.
Pour rappel, au cours de l’audience Royale accordée au ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, au Wali de Bank Al Maghrib et au président du GPBM, lundi 27 janvier 2020 au Palais Royal de Rabat, précédant la cérémonie de présentation du programme intégré d’appui et de financement des entreprises, le Roi Mohammed VI a fortement émis le souhait que le taux d’intérêt soit au-dessous de 2%, afin que ce programme soit réaliste et qu’il impacte positivement les populations et catégories ciblées.
Ce n’est pas tout, le Souverain a donné ses hautes instructions pour que le Fonds Hassan II mette à la disposition du Fonds d’appui au financement de l’entreprenariat un montant de 2 milliards de DH sans intérêts, destiné au monde rural, soit le quart du montant global du fonds, c’est ce qui a permis d’obtenir des taux encore plus préférentiels pour ce segment.

Cette baisse, jamais égalée, du taux d’intérêt sont une aubaine pour les petites entreprises et les jeunes porteurs de projet. Elle contribuera à promouvoir l’entreprenariat, à créer de l’emploi et à marquer progressivement une rupture dans la perception et dans les mentalités en rapport avec le crédit bancaire. Dans sa démarche volontariste, le secteur bancaire sera appuyé par plusieurs mesures et dispositions telles que le relèvement du taux de garantie ou encore la mise en place d’un mécanisme de refinancement illimité de la part de Bank Al-Maghrib et l’application par cette même institution d’un taux préférentiel dans le cadre de ce programme.

Rappelons que tout ce processus est parti des orientations royales contenus dans son discours d’ouverture de la session parlementaire d’octobre dernier. Le Souverain avait insisté sur ces trois priorités. La premier : favoriser l’accès, aux crédits bancaires, du plus grand nombre de jeunes qualifiés, porteurs de projets et issus des différentes catégories sociales, pour leur permettre de s’engager dans l’entreprenariat et de bénéficier des meilleures chances de réussite.
La deuxième : soutenir les petites et moyennes entreprises spécialisées dans les activités d’exportation, notamment vers l’Afrique, et leur permettre de capter une partie de la valeur ajoutée générée au profit de l’économie nationale.
Et la troisième : faciliter l’accès aux prestations bancaires et aux opportunités d’insertion professionnelle et économique, à l’ensemble des citoyens, en général et aux travailleurs du secteur informel, en particulier.
Un grand pas vient d’être franchi dans le sens voulu par le Roi Mohammed VI.

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via Abdo El Rhazi Programme d’appui aux entreprises : Taux d’intérêt le plus bas de l’Histoire

Mohamed Amrani Boukhobza : « Le programme d’appui aux TPME est porteur de profonds changements »

Après le discours royal d’ouverture de la session parlementaire, en octobre dernier, au cours duquel le Roi Mohammed VI a donné ses hautes instructions pour faciliter l’accès au financement au profit des entreprises, surtout les TPME, un programme intégré d’appui vient d’être lancé officiellement en faveur de ces entreprises.

Dans ce cadre, trois conventions ont été signées, devant le Souverain, lundi 27 janvier 2020. Toutes concernent le processus de mise en œuvre, dans toutes les régions du pays, de ce programme, avec une attention particulière aux entreprises et projets portés par les jeunes.

Une dynamique nouvelle est donc lancée pour booster la création de richesse dans le pays. Le politologue, spécialiste de la gouvernance et membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement, Mohamed Amrani Boukhobza s’en réjouit dans des déclarations faites à L’Observateur du Maroc et d’Afrique et Kifache.com.

Insistant sur l’importance de la contribution des petites et moyennes entreprises dans l’économie nationale, et de la nécessité pour le Royaume d’intégrer ses jeunes, citadins et ruraux, dans le marché du travail, cet expert affirme que le nouveau programme d’appui contribuera à aplanir les difficultés rencontrées par les petites et moyennes entreprises dans l’obtention des financements, étape essentielle pour tout entrepreneur.

Le professeur universitaire souligne l’importance de la garantie, prévue dans les engagements pris devant le Souverain, devant assouplir l’accès aux crédits bancaires.

Amrani Boukhobza met en exergue le suivi et l’accompagnement des nouveaux entrepreneurs, prévus dans le programme d’appui et l’accès aux marchés publics aux TPME, comme levier essentiel pour le développement de ce pan important de l’économie national.

Changement de paradigmes

Mohamed Amrani Boukhobza souligne également l’importance du Fonds d’appui, prévu dans le programme intégré qui vient d’être lancé. «Ce Fonds montre qu’il ne s’agit pas de promesses ou de mots, mais d’actions concrètes déjà budgétisées dans la loi de Finances 2020», note-t-il, précisant que le montant de 6 milliards de dirhams annoncé est réparti, à parts égales, entre le secteur bancaire et l’État avec comme objectif tracé la création de 27.000 cette année à travers la création de nouvelles TPME.

L’expert explique que l’autre nouveauté du programme lancé réside dans la place qu’il réserve aux jeunes entrepreneurs du monde rural. «En plus du fonds destiné au développement du monde rural de 50 milliards de dirhams, les nouveaux financements qui seront débloqués pour les jeunes ruraux confirment le grand intérêt qu’accorde désormais l’État à cette partie essentielle du pays, qui souffre beaucoup de fragilité et d’inégalités sociales», fait observer l’expert, en rappelant l’appel royal au développement d’une classe moyenne dans le monde rural pour remédier à ces problèmes.

L’analyste soulève la question épineuse de la dépendance de l’agriculture au Maroc de la pluviométrie et voit en le programme d’appui une occasion de changer de paradigmes en incitant les jeunes à investir dans des productions agricoles innovantes. « Le programme d’appui aux TPME est porteur de profonds changements », conclut-il.

Propos recueillis par Farah El Baz

 

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Tuesday, January 28, 2020

Appui aux TPME : Une nouvelle dynamique est lancée

Le constat établi au Maroc concernant l’accès des TPME au financement est une réalité africaine. Quatre TPME africaines sur dix considèrent l’accès au financement comme le principal obstacle au développement de leur activité. C’est la principale conclusion émise, vendredi dernier à Rabat, par les participants à une rencontre-débat sous le thème « Accès des TPME au financement en Afrique et rôle des systèmes de garantie ».

Le programme lancé, devant le Souverain, pour remédier au problème de financement sera très suivi dans le continent. Le processus fraîchement lancé repose principalement sur la Caisse centrale de garantie (CCG). Son directeur général, Hicham Zanati Serghini a rappelé, lors de la rencontre africaine de Rabat, la dynamique que connaît le Maroc en matière de système de garantie, compte tenu de la forte implication de l’État, de la confiance entre les acteurs de ce système et de l’instauration de méthodes de travail dans un cadre simplifié.

Cette dynamique sera renforcé avec les mesures qui viennent d’être annoncées, dont la principale est la création d’un Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat.

Ce Fonds, qui mobilise d’importantes ressources financières, bénéficiera principalement aux jeunes porteurs de projets et aux Petites et Moyennes Entreprises afin de leur permettre d’accéder au financement, outre le soutien des entreprises actives dans le domaine de l’export, explique le ministre de l’Economie et des finances. Mohammed Benchaâboun souligne que l’autre objectif visé est l’intégration économique et professionnelle des travailleurs du secteur informel.

Il s’agit, selon le ministre, d’un nouveau cadre incitatif et intégré, basé sur des dispositifs de garantie, de financement, de capital investissement et d’assistance technique, mis en place au profit des Très Petites Entreprises, des Petites et Moyennes Entreprises, des jeunes porteurs de projets et jeunes entreprises innovantes et des auto-entrepreneurs, outre la révision et l’amélioration de l’appui destiné aux entreprises exportatrices, notamment en direction de l’Afrique, comme exprimé dans le discours du Souverain.

Benchaâboun a annoncé hier que son département adoptera, en collaboration avec Bank Al-Maghrib et le secteur bancaire, une approche davantage volontariste, notamment en termes de simplification des procédures, de facilitation des conditions de garanties en éliminant les garanties personnelles, et de réduction des coûts des crédits. Il a précisé que le programme d’appui aux TPME «contribuera chaque année à la création d’environ 27.000 nouveaux postes d’emplois et à l’accompagnement de 13.500 entreprises supplémentaires».

Le secteur bancaire est aussi engagé dans ce processus à la fois novateur et ambitieux. Le président du Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), Othman Benjelloun a souligné, lundi 27 janvier 2020 juste après la signature des conventions devant,t le Souverain à Rabat, l’engagement du secteur bancaire à demeurer « mobilisé » pour la réussite et la pérennisation d’un dispositif « spécial, rénové et harmonisé » d’appui et de financement des jeunes porteurs de projets et des PME, conformément aux orientations et directives royales.

 

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pourquoi faire?

Ça fait longtemps que le Parlement essaie de créer sa chaîne parlementaire. L’attente a tellement duré qu’on a commencé à désespérer. En attendant, les élus ont mis en place un nouveau portail. On appelle ça la nouvelle stratégie de communication de la Chambre des représentants. Enfin, ils veulent nous montrer qu’ils bossent. Parfait, mais auparavant essayez au moins
de savoir combien de personnes suivent les retransmissions télé des débats parlementaires.

Seuls ceux qui n’ont ni internet ni parabole les suivent… en faisant autre chose.

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CHÂTEAUX DE SABLE

Pau est la petite capitale du Béarn, au pied des Pyrénées entre l’Atlantique et la Méditerranée. C’est une idée étrange d’organiser un «sommet» dans une ville modeste qui culmine à 160 mètres d’altitude au dessus des mers !
Ce n’est ni l’histoire, ni la géographie qui ont dicté ce choix, mais la politique : la présence de deux régiments d’hélicoptères de combat dont l’un vient de subir de lourdes pertes au Mali. Emmanuel Macron tenait ainsi à ce que les dirigeants du Sahel conviés sur place aient sous les yeux le deuil d’une ville de garnison. Qu’ils s’inclinent devant le sacrifice consenti par ces professionnels, morts loin de chez eux. Qu’ils réalisent que le soutien des Français à ce combat obscur peut rapidement se déliter. Il a obtenu les gestes attendus de ses homologues du Mali, du Burkina, du Niger alors même que des manifestants à Bamako, à Ouagadougou et Niamey brulaient le dra- peau tricolore. On peut comprendre que le Président français soit comme ses homo- logues, engagé dans une bataille de longue haleine et qu’ils doivent rendre des comptes à une opinion publique qui s’impatiente. Elle exige des résultats. Emmanuel Macron réclame que le sentiment anti-français qui monte dans toute la région soit ouvertement combattu. Plus question entre alliés de s’incriminer. L’aggravation de la situation sécuritaire interdit pareillement de différer sans fin les réformes poli- tiques, le renforcement de l’Etat de droit, la lutte contre la corruption, les injustices criantes qui font le jeu de l’ennemi.
Un groupe baptisé « Coalition pour le Sahel » coordonnera donc les actions dans un « nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel ». Sur le plan strictement mili- taire, le renforcement de la coopération conduit au regroupement à N’Djamena de l’Etat-major du G5 Sahel aux cotés de l’Etat-major de la force Barkhane. La mise en œuvre d’une force Takouba constitue l’élément le plus novateur et le plus troublant dans toutes ces annonces.
Takouba signifie « sabre » en langue tamachek. C’est le nom que porte le détachement des Forces spéciales françaises à Ouagadougou depuis dix ans. Les militaires n’ont pas cherché loin leur inspiration. Il s’agit de créer une « unité de forces spéciales euro- péennes pour transmettre aux militaires maliens leur savoir faire d’exception ». La formule est de Florence Parly, ministre française des Armées. Elle dit toute l’ambition du projet. Et ses limites, évidentes.
D’abord, le mot magique : « forces spéciales ». Il ne s’agit pas du vulgaire instructeur parachutiste. Mais de soldats hors normes, autonomes, qui opèrent dans la clandes- tinité, bardés du meilleur de la technologie… Les politiques croient à Rambo, surtout quand ils manquent de stratégie. Pourtant, faire de la formation n’est pas la vocation des forces Spéciales. Surtout pas au Mali où 300 instructeurs européens s’échinent depuis des années à forger une armée que les autorités abandonnent ensuite à elle- même. Ce ne sont pas de Forces spéciales dont ont besoin les soldats du Sahel quand leur fortin est attaqué par des bandes de djihadistes. Mais de téléphone satellite pour appeler la cavalerie à l’aide et de murs blindés pour tenir le choc !
Le plus irréel, c’est le caractère européen de cette unité de formateurs. C’est à dire la fusion à chaud de soldats d’élite estoniens, tchèques, belges, (peut-être britanniques mais pas d’Allemands qui ont refusé de s’enrôler) pour former cet embryon d’armée européenne dont rêvent les dirigeants français.
Il s’agit bien de construire une armée d’Europe et de détruire le terrorisme d’Afrique. Deux utopies pour le prix d’une. Le Sahel reste parfait pour bâtir des châteaux de sable.

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Libre cours

Mardi 14 janvier, des milliers de Tunisiens ont fêté le neuvième anniversaire de la révolution du jasmin mettant fin au règne de Zine El-abidine Benali qui a dirigé le pays d’une main de fer de novembre 1987 à janvier 2011. Prenant de court les observateurs les plus avertis elle a donné le coup d’envoi à travers le monde arabe à un vaste mouvement que l’on croyait de liberté qui usurpera le nom de « printemps ». Pour s’avérer finalement un automne qui n’a, la plupart du temps, profité qu’aux forces obscurantistes avant de céder au retour de manivelle ouvrant de nouveau la voie aux autoritarismes les plus abjects ou à la faillite des Etats. C’est l’exemple égyptien dans le premier cas, celui de la Syrie, du Yémen et de la Libye dans le second.

Le théâtre tunisien séduit et fait peur à la fois.
Séduit parce que la Tunisie a réussi la gageure de faire figure d’exception et de réussir un parcours presque parfait. Derrière Beji Caïd Essebsi, les Tunisiens ont réussi une transition créative qui a fait barrage aux passéismes qui guettaient le pays et libéré la parole à tous ceux qui ne demandaient qu’à la prendre sans céder, à une ou deux exceptionsprès, auxexcès de la confrontation des valeurs et des idées. A la suite du décès de son premier président démocratiquement élu, la Tunisie, même si ses élites démocrates et/ou modernistes se sont éparpillées, s’est offert le luxe d’élire un président « venu de nulle part » que tous les bookmakers de la politique ne pouvaient donner que comme improbable. Dans le sillage, elle s’est donné un parlement à son image, sans majorité.


La Tunisie fait peur parce que ses dernières législatives ont montré que le parti représentant de l’International des frères musulmans demeure la première force organisée du pays. A l’abri d’un président soupçonné de penchants islamisant, Kaïs Saied, Ennahda de Rached Ghannouchi a failli réussir le tour de passe-passe d’un gouvernement de crypto-islamistes sous le label de la compétence sans appartenance à un parti. La manœuvre a piteusement échoué, ce qui est en soi rassurant. Mais ce que l’on craint surtout de/et pour la Tunisie, c’est que prise en tenaille par l’Algérie à l’Ouest et la Libye à l’Est, elle court le risque de se laisser entrainer dans le tourbillon des enjeux géopolitiques qui se nouent en Méditerranée orientale, avec en arrière-plan le bras de fer Sissi-Erdogan. Tablant sur la forte place d’Ennahda dont il a reçu le chef de fil à Ankara, et sur une présumée bonne disposition de son homologue tunisien envers les islamismes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait une première tentative de pénétration en direction de Tunis avec l’espoir déclaré de l’impliquer dans le bourbier libyen.

Pour l’instant, les Tunisiens qui ont de tout temps réussi leur jeu d’équilibristes dans la région, tiennent bon et ont fait savoir que de toute façon aucune demande ne leur a été faite quant à l’utilisation de leur territoire ou de leur espace aérien. Mais si la situation en Libye, comme on peut le craindre, continue de s’aggraver, il n’est pas dit que d’une manière ou d’une autre, ils en subiront de plein fouet les conséquences. Aux dernières nouvelles, la Turquie a commencé la transposition en Libye de quelque deux mille jihadistes de Syrie. Ce n’est qu’un début pour Erdogan travaillé par ses réminiscences ottomanes et auquel on ne peut pas reprocher de cacher son jeu. Comme beaucoup de dirigeants musulmans de sa dimension et de son tempérament, il ne fait pas, sur fond d’intérêts économiques bien identifiés, mystère de ses velléités hégémoniques et de ses rêves de grandeur. Mu par cette énergie qui en fait une réplique, en bien moins puissant, de Trump, il ne donne pas l’impression de vouloir laisser l’espace maghrébin voguer à ses propres problèmes et soucis.

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Qui aide qui ?

C’est un rapport britannique qui vient de révéler cette dure réa- lité de l’immigration des médecins et des techniciens de santé marocains. La fuite des premiers coûte au pays 0,1% de son PIB et celle des seconds 0,25%. Calcul fait, l’ardoise se monte à 3,77 milliards de dirhams. Quand vous payez vos impôts dites vous bien que vous participez au développement des pays d’accueil. Mais dans le futur ex-modèle de développement, le Maroc préfère envoyer ses enfants bosser ailleurs pour renvoyer de l’argent à la famille. Une mentalité qui devra changer.

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