Thursday, February 6, 2020

Des Cités des métiers et des compétences verront le jour à Agadir

Le Roi Mohammed VI a présidé, ce jeudi 6 février 2020 à la commune Drarga à Agadir, la cérémonie de signature de la convention relative au financement des Cités des Métiers et des Compétences (CMC), avant de procéder au lancement des travaux de construction de la Cité de la région de Souss-Massa.

Au début de cette cérémonie, la directrice générale de l’Office de la Formation Professionnelle et le Promotion du Travail (OFPPT), Mme Loubna Tricha, a présenté, dans une allocution devant le Souverain, un aperçu des chantiers de réforme et de développement engagés par l’Office, en exécution des Hautes Orientations Royales, et conformément à la nouvelle feuille de route relative au développement de la formation professionnelle.

«Ces chantiers ambitionnent d’assurer une formation de qualité, selon de nouveaux critères matériels et pédagogiques qui garantissent une certaine convergence entre les formations dispensées et les besoins réels du marché du travail et contribuent à la promotion de l’image de la formation professionnelle en tant que levier de développement, d’emploi et d’inclusion sociale», a-t-elle assuré.

Dans ce cadre, l’Office oeuvre, en collaboration avec les professionnels, en faveur d’une restructuration de son offre de formation, a ajouté Mme Tricha, notant que l’année 2019 a été marquée par le lancement par l’Office d’un projet de mise à jour de l’ingénierie de formation qui concerne tous les secteurs et permettra, à l’horizon de l’entrée de la Formation professionnelle 2021, la mise en place, au niveau des différents instituts relevant de l’Office et des Cités des métiers et des Compétences, de nouvelles filières de formations et des programmes modernes qui répondent aux attentes des éco-systèmes sectoriels et régionaux.

Elle a, en outre, indiqué que parallèlement au programme de réforme et de mise à niveau des espaces de formation, l’Office s’emploie à l’élargissement de l’offre existante à travers la réalisation de plusieurs projets, prévus par des conventions signées sous la présidence du Souverain et qui concernent la création de 28 établissements à travers les différentes régions du Royaume.

De même, conformément aux Hautes Instructions Royales relatives à la consolidation de l’enseignement des langues étrangères et à l’intégration des nouvelles technologies dans les cursus de formation, l’OFPPT a acquis, à la fin de l’année 2019, une plateforme d’enseignement des langues comportant des unités d’apprentissage présentiel et d’autres à distance, a fait savoir Mme Tricha, précisant que cette plateforme sera fonctionnelle à partir de la prochaine rentrée de la formation professionnelle.

Mme Tricha a également souligné qu’une médiathèque numérique d’un fonds documentaire de près de 40.000 ouvrages, toutes spécialités confondues, a été mis à la disposition des stagiaires, des formateurs et des cadres administratifs, notant qu’en vue d’accompagner les stagiaires et les aider dans leur choix de spécialisation, l’Office œuvre à la conception d’une plateforme électronique et d’un programme d’orientation, destinés à sensibiliser les candidats quant à l’importance de leur futur projet professionnel.

De même, dans le cadre de l’engagement de l’OFPPT en faveur de la mise en oeuvre du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises, lancé par SM le Roi, l’Office s’emploie, selon Mme Tricha, à l’élaboration d’un nouveau programme qui vise la sensibilisation des stagiaires quant à l’importance de l’entreprenariat et de l’auto-emploi, outre la modernisation des programmes dédiés aux porteurs de projets et la participation aux programmes de qualification visant l’intégration du secteur informel.

La Directrice générale de l’OFPPT, n’a pas manqué, à cette occasion, de souligner que l’office veille à la valorisation des ressources humaines via notamment l’adoption d’une politique de recrutement qui vise davantage d’efficience dans l’encadrement et la gestion, ainsi que de programmes adaptés de formation continue, à même de participer au renforcement des compétences techniques et pédagogiques des différents intervenants dans le processus de formation.

Par la suite, Sa Majesté le Roi a présidé la cérémonie de signature de la convention relative au financement des Cités des Métiers et des Compétences.

Cette Convention a été signée par M. Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, M. Saaid Amzazi, ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Dounia Ben Abbas Taârji, présidente du directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et Mme Loubna Tricha.

Le Souverain a, ensuite, donné le coup d’envoi des travaux de construction de la Cité des Métiers et des Compétences Souss – Massa, qui sera réalisée sur un terrain de 15 hectares, dont 5 hectares réservés pour une extension future, avec une enveloppe budgétaire globale de 430 MDH.

La future Cité a été conçue pour accueillir 3.000 stagiaires en formation chaque année, avec une maison des stagiaires d’une capacité de 400 lits et couverts. L’offre de formation qui sera dispensée par la Cité des Métiers et des Compétences Souss – Massa concernera 10 secteurs de métiers et se déclinera en 88 filières de formation, dont 80% diplômantes (Ouvrier qualifié, Technicien et Technicien Spécialisé) et 20% qualifiantes, de courte durée, permettant l’obtention d’un certificat de formation.

Il s’agit d’une offre diversifiée, tournée vers les nouveaux métiers, qui comporte 60% de filières nouvelles et 40% de filières restructurées. Les principales familles de métiers retenues concernent les secteurs de l’Industrie (21 filières/760 stagiaires par an), du digital & offshoring (12 filières/520 stagiaires par an), de la gestion & commerce (5 filières/240 stagiaires par an), du tourisme et hôtellerie (10 filières/515 stagiaires par an), et du BTP (5 filières/180 stagiaires par an).

Il est également question des secteurs de la santé (7 filières/260 stagiaires), de l’agriculture (7 filières/145 stagiaires par an), de la pêche (7 filières/220 stagiaires par an) de l’agro-industrie (10 filières/420 stagiaires par an) et de l’artisanat (4 filières/160 stagiaires par an).

La CMC – Souss-Massa est la première concrétisation du programme des Cités des Métiers et des Compétences, qui mobilise un budget global de 3,6 Milliards de dirhams et prévoit la réalisation de 12 CMC au niveau des différentes régions du Royaume qui seront des plateformes de formation professionnelle multisectorielles et accueilleront, chaque année, un effectif de 34.000 stagiaires en formation.

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Plan d’accélération industrielle : Le Roi Mohammed VI inaugure la Cité de l’innovation Souss-Massa

Le Roi Mohammed VI a procédé, ce jeudi 6 février 2020 à Agadir, à l’inauguration de la Cité de l’Innovation Souss-Massa, une concrétisation de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle, lancée par le Souverain le 28 janvier 2018.

Véritable levier de l’éclosion d’un environnement de Recherche & Développement et de l’innovation, cette nouvelle Cité témoigne de la Haute Sollicitude Royale en faveur de la région de Souss-Massa et de la volonté du Souverain d’ériger la région en pôle économique central du Royaume, capable de créer de l’emploi pour les jeunes et d’assurer une croissance inclusive au service du citoyen.

Située dans l’enceinte de l’Université Ibn Zohr, la Cité de l’Innovation Souss-Massa permet de doter la Région d’une infrastructure d’accueil technologique, favorisant l’entrepreneuriat et la création de startups innovantes à travers le processus d’incubation, la valorisation des résultats de la recherche scientifique au profit des secteurs économiques et des écosystèmes industriels de la Région et le transfert technologique et le rapprochement entre les entreprises et les structures de R&D.

Ce projet pilote, dont la réalisation a nécessité une enveloppe budgétaire de 42 millions de dirhams, dispose d’un incubateur d’entreprises et de startups innovantes, d’un Centre de Recherche et de développement abritant des laboratoires d’«Identification et analyse des entités naturelles», «Biotechnologie et santé», «Analyse des résidus», «Changement climatique et développement durable», «Eaux, énergie et énergies renouvelables» et «Industrie LAB».

On y trouve également des salles de réunions, de conférences, d’informatique et de formation, un espace co-working, et un autre de documentation, ainsi que d’un guichet unique facilitant les démarches administratives pour les entreprises.

Dotée d’équipements de nouvelle génération, cette Cité a enregistré l’installation de vingt structures, dont 14 start-ups, trois clusters (Agadir Haliopôle, Agrotech, Logipôle) et trois structures d’accompagnement (Réseau Entreprendre – Agadir, Associations initiatives Souss-Massa, X-HUB).

Outre la Cité de l’Innovation, la déclinaison régionale du Plan d’Accélération Industrielle prévoit la réalisation d’un Technopark (55 millions de dirhams) destiné aux PME et aux Start-up du secteur des technologies de l’information et de la communication et qui met à leur disposition des locaux prêts à l’emploi et un accompagnement adapté. Les travaux de construction de ce Technopark sont en cours et les gros œuvres ont été réalisés à 95 pc.

Toujours dans le cadre de la mise en œuvre de la déclinaison régionale du Plan d’Accélération Industrielle, des infrastructures d’accueil, adaptées au service des investisseurs et de l’entreprenariat, sont en cours de déploiement et représentent une assiette foncière globale d’environ 380 ha, dont 305 ha pour la Zone d’Accélération Industrielle.

La première tranche de cette zone, d’une superficie de 64 ha, est réalisée à hauteur de 80% et sera mise en service en juillet 2020. Elle offrira aux investisseurs une infrastructure aux standards internationaux et à des prix compétitifs. Des terrains sont déjà affectés à 3 projets industriels totalisant 2.016 emplois directs prévisionnels et un investissement de 461 millions de dirhams.

Cette Zone d’Accélération Industrielle bénéficiera, par ailleurs, du projet de la voie express de contournement Nord-Est, qui sera réalisée dans le cadre du programme de développement urbain de la ville d’Agadir 2020-2024, lancé par SM le Roi Mohammed VI, mardi dernier. Cette voie permettra de créer une liaison directe entre l’aéroport Agadir-Al Massira, la zone d’accélération industrielle et le port d’Agadir, et fluidifier ainsi les flux de transport.

L’infrastructure industrielle sera notamment renforcée par le développement d’un Parc industriel intégré, dont les travaux d’aménagement de la 1ère tranche (35 ha) ont démarré en novembre 2019, et le futur lancement de la 4ème phase de l’agropole Souss-Massa.

L’entrée en service d’une Cité de l’Innovation viendra ainsi booster davantage la bonne dynamique des entreprises du Grand Agadir et conforter l’élan de développement industriel engagé dans la région à la faveur de la déclinaison régionale du Plan d’Accélération Industrielle qui s’inscrit, elle-même, dans le cadre de la mise en œuvre du processus de régionalisation avancée.

Ainsi, à ce jour, 211 projets industriels sont suivis totalisant un investissement prévisionnel de 8,2 milliards de dirhams, avec à la clé la création de 29.222 emplois directs. 187 projets sont soit opérationnels, soit en cours de mise en œuvre ou affectés dans les nouvelles zones aménagées. Ils permettront de créer 19.346 emplois directs, soit 81 pc de l’objectif.

A cette occasion, le ministre de l’Industrie, du Commerce, et de l’Économie verte et numérique a remis au Roi Mohammed VI un coffret contenant un livre intitulé «Le Maroc Industriel, une Vision Royale. 20 ans d’accélération ».

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Samir Belfkih : « Mon principal souci est de rendre le parti à ses militants »

Samir Belfkih, 45 ans, est candidat à la succession à Hakim Benchamach à la tête du PAM.  Docteur en Sciences de l’ingénieur, il est professeur de l’Enseignement supérieur à l’Université Ibn Tofail en systèmes d’information décisionnels et traitement de l’information. Membre du Bureau Politique du parti du tracteur depuis janvier 2016, il était député de 2012 à 2016 et il était aussi membre du fameux Conseil supérieur de l’Education et de la formation et de la recherche Scientifique dont il présidait la commission permanente de gouvernance. Sur le plan local, il est membre du conseil Régional Rabat-Salé-Kenitra et président de l’instance de développement économique. C’est sous casquette de candidat au Secrétariat général du PAM que nous l’avons interviewé à la veille du début des travaux du 4e congrès du parti du tracteur.  

Entretien réalisé par Mohammed Zainabi

 lobservateur.info : Dans quel état d’esprit vous abordez la course à la succession de Hakim Benchamach ?

Samir Belfkih : Je suis très optimiste et très confiant ; aucun doute ne m’a traversé en prenant la décision de me présenter au secrétariat général. C’est un combat politique que je devais livrer pour rester en cohérence avec mes idéaux et ma vision de la politique. Je suis confiant aussi parce que ma candidature constitue une certaine rupture dans le mode de fonctionnement du parti ; elle est également en phase avec mes espérances pour une transition générationnelle au niveau de l’élite politique.

Parmi les candidats, Il y en a au moins deux qu’on peut qualifier d’éléphants et que vous allez devoir affronter. Ne vous impressionnent-ils pas ?

Je ne suis nullement impressionné. Ce sont des confrères et des concurrents, pas plus. Je les connais très bien, tout comme le reste des candidats. Et je crois qu’on est sur un pied d’égalité quand-même. Ma jeunesse est au contraire source de confiance et de sérénité pour moi comme je l’ai précisé parce que je dispose d’une expérience et des acquis importants. Les responsabilités que j’ai pu occuper au sein du parti et en dehors, l’expertise que j’ai pu développer légitiment cet acte de candidature. En plus, cette candidature n’aurait pas eu lieu si je n’avais pas senti un soutien de la part des bases du parti dans plusieurs régions qui expriment une lassitude face à cette léthargie qui frappe le parti, mais également le reste de la classe politique.

Vous venez d’envoyer une lettre aux congressistes pour dénoncer ce que vous qualifiez de manque d’organisation à la veille du congrès, vous y relevez notamment du retard dans l’envoi des invitations. Pourquoi cette sortie ?

Je crois que c’est mon droit tout d’abord en tant que militant avant d’être candidat de protester si je constate des velléités d’irrégularités ou des choses malsaines qui pourraient entacher l’image du parti. Nous tenons tous à ce que le quatrième congrès du PAM soit une étape décisive dans la vie de notre formation politique et même dans le paysage politique national. Je n’ai fait d’ailleurs que transmettre des protestations des militants des différentes régions qui m’ont contacté et m’ont demandé de porter leurs voix

Je l’ai fait aussi afin de susciter la vigilance de tous les membres qui portent leur parti dans leurs cœurs et devraient être conscients de toutes ces pratiques visant à privilégier un candidat sur les autres.

« Malheureusement, un climat malsain persiste toujours au sein du PAM et qui est alimenté par certains. »

Est-ce qu’il vous semble aujourd’hui que la page de la guerre au sein du PAM est tournée ou pensez-vous que le congrès pourrait en être le prolongement ?

Il y a eu un consensus afin de permettre l’organisation du Congrès. Cet évènement devrait effectivement nous permettre tous d’aller de l’avant en insufflant un esprit démocratique. Nous devons tous œuvrer pour la réussite de ce congrès ; mais cela ne signifie pas de se taire face à toute tentative d’influence malsaine. Nous ne permettrons pas une déviation de ses travaux. La démocratisation et la moralisation sont seuls susceptibles de clarifier les orientations futures de notre parti. Personnellement je reste attaché au projet politique du parti et je le défendrai jusqu’au bout.

.Est-ce que le PAM ne sort pas fortement affaibli de cette guerre intestine ?

Si on y met pas fin à travers le congrès, il est sûr qu’elle va nous affaiblir tous et même le paysage politique marocain qui a besoin de partis jeunes, vivaces comme le PAM. L’affaiblissement du PAM profitera sûrement aux tendances qui essaient de phagocyter le projet et l’idée du Maroc moderne et moderniste, à savoir l’islam politique d’une part et la tendance qui se nourrit de la corruption. Le conservatisme religieux et les autres tendances régressives et réactionnaires tiennent à ce que le PAM soit faible, voire inexistant.

Quelle est aujourd’hui le positionnement du PAM ?

Le PAM demeure une projection de l’idée et de l’ambition d’un Maroc moderniste, démocratique et attaché à ses repères identitaires. C’est aussi est une force nationale ouverte sur toutes les autres forces qui partagent avec elle les mêmes fondamentaux.

A sa naissance, votre parti s’est proposé comme alternative au PJD, si vous êtes élu, vous maintiendrez cette vocation ?

Ce que vous avancez relève d’une appréciation politique de la fin de la première décennie. Aujourd’hui, le parti a douze ans, nous ne sommes plus dans cette littérature fondatrice. Néanmoins, la substance de notre projet politique demeure le même. En d’autres termes, notre ambition n’est pas liée à une autre force politique. Nous ne sommes pas de simples challengers. Comme je l’ai dit plus haut nous nous opposons au PJD au niveau des principes et de la vision ; ce sont des concurrents et des adversaires politiques et non pas des ennemis. En termes de libertés, certainement nous ne sommes pas en phase car nous deux référentiels idéologiques sont complètement différents, mais en termes de gestion politiques publique au sein d’une composition gouvernementale, il n’y a aucune ligne rouge pour qu’on ne se trouve pas ensemble si nos programmes sont très proches, d’autant plus qu’un nouveau modèle de développement est en cours d’élaboration et qui constituera le socle des politiques publiques avec le même cap pour tout le monde.

 

« L’affaiblissement du PAM profitera sûrement aux tendances qui essaient de phagocyter le projet et l’idée du Maroc moderne et moderniste, à savoir l’islam politique d’une part et la tendance qui se nourrit de la corruption. »

Les jeunes sont-ils suffisamment représentés au sein du PAM ?

Il faut reconnaître que notre parti avait placé la question de l’intégration de la jeunesse dans la politique et la libération des potentialités comme un des fondamentaux de son action. Malheureusement, avec le temps, on n’a pas pu maintenir le cap comme nous l’aurions souhaité. Pour répondre à votre question, non les jeunes méritent une place beaucoup plus centrale que ce qu’on leur donne aujourd’hui

Quelles sont vos priorités si vous devenez le conducteur du tracteur ?

Mon principal souci est de rendre le parti à ses militants qui devraient être les véritables décideurs de ses orientations. Il est indispensable de bâtir un mécanisme de concertation efficace permettant d’installer une réelle démocratie interne. C’est cette démocratie qui permettra au parti d’avoir une certaine force électorale et un impact dans le champ politique et sociétal. Mon principal objectif est ainsi d’instaurer une dynamique de renforcement des structures du parti en mettant l’élément humain au centre du fonctionnement de notre formation. Il faut être perspicace par rapport à nos faiblesses, le nœud du problème du PAM est ce lien entre le militant et le projet politique qui devrait être renforcé et mieux lisible. Toute la base des militants devrait être à la fois une source, une référence et un cadre du projet politique.

La data est votre champ de prédilection. Comptez-vous en faire usage dans la gestion de votre partie et dans l’exercice de la politique ?

Bien évidemment, le numérique au service de la politique permet de démocratiser davantage l’information et de mettre en œuvre l’ambition de la construction collective de nos positions au sein du parti, pour une bonne prise de décision anticipative.

Avez-vous des prévisions concernant les tendances des électeurs ?

Malheureusement, un climat malsain persiste toujours au sein du PAM et qui est alimenté par certains. Ce climat laisse croire que des forces exogènes en provenance d’en haut orientent la volonté des électeurs pour favoriser un candidat par rapport à un autre. Cela est complétement faux car l’Etat se trouve à la même distance de tous les acteurs politiques.

Quelle est votre analyse par rapport à la marche du pays que ses jeunes veulent, pour la plupart, quitter ?

 Quitter pour bien revenir et mettre son intelligence au service de son pays qui se développe, pourquoi pas, je ne suis pas contre. Certes, La situation économique n’est pas satisfaisante et les attentes de la population, notamment des jeunes, ne cessent d’augmenter. La création de la richesse et sa répartition équitable en vue de réduire les disparités sociales et territoriales arrivent en tête des priorités à la fois du pouvoir politique et des citoyens. Un nouveau modèle économique est en cours d’élaboration. Lors des deux dernières décennies, pour plusieurs observateurs, le Maroc a connu le développement le plus important pendant toute son histoire. Le développement de notre pays pour moi est un défi qui doit être porté collectivement tout en mettant les jeunes au cœur de cette dynamique, car ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui feront le Maroc de demain, le Maroc espéré.

 « Le développement de notre pays pour moi est un défi qui doit être porté collectivement tout en mettant les jeunes au cœur de cette dynamique »

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On roulera en Aston martin

Aston Martin, la fameuse marque anglaise de voitures s’installe au Maroc. Son premier show room sera ouvert au deuxième semestre de l’année à Casablanca. La concession accueillera la gamme complète des modèles Second Century de la marque, y compris le tout nouveau et très attendu DBX. Le SUV a été lancé avec un succès international après des années de développement et offre le plus large éventail de design de toutes les Aston Martin. L’installation de la marque au Maroc a été rendue possible grâce à un partenariat signé avec Global British Motors, sous la holding Bugshan Maroc. Selon Dan Balmer, président d’Aston Martin Lagonda Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie, cette installation était prévue depuis un certain temps déjà. La marque arrive sur un marché où sa notoriété l’a précédée depuis longtemps. Notoriété sur laquelle compte Ahmed Kseibati, le directeur général de Global British Motors qui est convaincu que « Aston Martin est très appréciée au Maroc et nous sommes impatients de partager la marque avec ceux qui, dans la capitale, sont passionnés d’automobile ».

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Wednesday, February 5, 2020

Vidéo – Parole à Meryam El Ouafi : Une passionnée de l’entrepreneuriat

Elle s’est lancée dans le monde de l’entreprise à 20 ans. Quinze après, Meryam El Ouafi est aujourd’hui à la tête du complexe touristique Chems Ayour qu’elle a ouvert dans le monde rural.

Dans cet entretien vidéo, cette passionnée de l’entrepreneuriat résume pour lobservateur.info son parcours et donne de précieux conseils aux jeunes.

Meryam El Ouafi est aussi la vice-présidente du Conseil national du Tourisme Agadir/Souss-Massa.

 

Entretien réalisé par Mohammed Zainabi

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Visite de travail de la ministre française des Armées le 6 février au Maroc

La ministre française des Armées, Florence Parly, est attendue au Maroc le 6 février. C’est le premier déplacement officiel dans le Royaume d’un ministre des Armées français depuis 8 ans, rappelle le département français des Armées dans le communiqué d’annonce de cette visite.

La ministre Florence Parly compte s’entretenir avec le ministre marocain délégué en charge de l’administration de la défense nationale, Abdellatif Loudyi. « Ces échanges permettront de faire le point sur la relation bilatérale franco-marocaine dans le domaine de la défense ainsi que sur les sujets régionaux », précise le communiqué. Selon la même source, les ministres évoqueront en particulier la coopération sur le continent africain, notamment le dossier sahélien et la Libye – deux sujets pour lesquels le Maroc occupe une position stratégique.

« La ministre s’entretiendra également avec l’Inspecteur Général des Forces Armées Marocaines, le général de corps d’armée Abdelfattah Louarak afin d’évoquer les pistes de renforcement de la coopération militaire. »

Le ministère français des Armées français affirme dans son communiqué que ce déplacement permettra à Florence Parly de réaffirmer l’intérêt de la France à renforcer sa coopération dans tous les domaines avec le Maroc.

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Commerce international : La BCP décrypte les nouvelles réglementations

Dans le cadre de sa politique de proximité et d’accompagnement de sa clientèle Entreprises, le groupe Banque Centrale Populaire (BCP) a organisé hier, mercredi 5 février à Casablanca, une rencontre en faveur des opérateurs de commerce extérieur portant sur une thématique de grande actualité : « Performance des entreprises à l’international, entre évolution réglementaire et opportunités de développement ».

Animé par les experts de la BCP, cet événement a connu la participation de Christoph Martin Radtke, expert en commerce international et co-président du Comité de rédaction des Incoterms 2020 auprès de la Chambre de Commerce Internationale, et de Younes Bouchelkha, Directeur de la Réglementation & Affaires juridiques à l’Office des Changes.

La croissance des échanges commerciaux à l’international a en effet été accompagnée par d’importantes évolutions réglementaires au niveau national et international, entrées en vigueur le 1er janvier 2020. C’est dans ce contexte que la BCP a souhaité à travers cette rencontre sensibiliser les entreprises marocaines aux nouveautés réglementaires apportées par les règles incoterms 2020, d’une part, et par la réglementation de change, d’autre part. Par la même occasion, le groupe a présenté son dispositif d’accompagnement mis en place à travers la Banque Transactionnelle du Groupe, en faveur des opérateurs de commerce extérieur.

« Nous avons souhaité interagir avec nos clients d’une manière plus directe, en leur apportant l’analyse et l’éclairage nécessaires au développement sécurisé de leurs activités à l’international », a expliqué Kamal Mokdad, Directeur Général de la BCP et de l’International. Et d’ajouter : « Dans le cadre d’une offre dédiée, nous avons accordé une importance capitale à l’accompagnement des opérateurs par le biais d’un suivi personnalisé, intervenant dans toutes les étapes de leur croissance à l’international ».

Pour sa part, Radtke a affirmé que, face à des opérations de plus en plus complexes, la version 2020 des Incoterms apporte des évolutions majeures pour faciliter la lecture et uniformiser la compréhension des règles et ce, dans le but d’encourager le développement des flux commerciaux à l’international.

De son côté, Bouchelkha a soutenu que la réglementation de change 2020 introduit de nouvelles mesures de libéralisation et d’assouplissement aussi bien en matière d’opérations courantes qu’en matière d’opérations sur le capital, œuvrant ainsi à la consolidation du régime de convertibilité et à la simplification des dispositions.

 

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