Friday, May 1, 2020

Assurance Décès et Maladie : Wafa Assurance maintient la couverture pour les salariés en arrêt de travail temporaire

our accompagner ses entreprises clientes disposant d’un contrat d’assurance prévoyance sociale en cours au 1 janvier 2020, Wafa Assurance a décidé de maintenir la couverture Décès et Maladie, pendant le 2e trimestre 2020, pour les salariés déclarés à la CNSS en arrêt de travail temporaire. La composante maladie de cette couverture pourra être actionnée par les assurés dès le premier dirham sans faire appel à l’AMO ou en complément de l’AMO, et ceci est laissé à la libre appréciation des assurés en arrêt de travail.

Le maintien de cette couverture par Wafa Assurance pour les salariés en arrêt temporaire des entreprises clientes en difficulté est fait à titre gracieux aussi bien pour les salariés que pour les employeurs pour le 2e trimestre 2020. En effet, en s’acquittant des primes d’assurance DIM du 2e trimestre 2020 assises sur la masse salariale des seuls effectifs en poste, toute entreprise cliente de Wafa Assurance couvrira pendant cette période aussi bien les salariés en poste que les salariés déclarés par ses soins à la CNSS en arrêt de travail temporaire.

Dans la pratique, les dossiers de remboursement des frais sont à adresser, comme à l’accoutumée, à l’intermédiaire d’assurance pour tout salarié, qu’il soit en poste ou déclaré en arrêt de travail temporaire à la CNSS.

Les prises en charge peuvent être demandées par le canal digital à travers l’extranet ou par mail à l’adresse PECmaladie@wafaassurance.co.ma.

Wafa Assurance met à la disposition de ses clients son Centre de Relation Client joignable par téléphone au numéro 05 22 54 55 55 ou par mail à l’adresse : consultation@wafaassurance.co.ma.

 

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L’OMS à l’épreuve du remède malgache

Le Covid-19 relance le débat sur le business de la santé qui pourrait avoir dévié l’Organisation Mondiale de la Santé de sa mission primordiale : préserver la santé publique dans le monde. 

Ce qu’on sait avec certitude concernant l’OMS, c’est qu’elle ne sait pas encore grand-chose sur le Covid-19. « Nous avons un long chemin à parcourir et beaucoup de travail à accomplir », vient encore de répéter son directeur général dans sa conférences de presse virtuelle. Rassurant !

Dans toutes ses communications, Tedros Adhanom Ghebreyesus présente l’introuvable vaccin comme la panacée. Sauf qu’en attendant cette invention salvatrice, des morts sont enregistrés par milliers chaque jour dans les quatre coins du monde. Certes, ce n’est pas au patron de l’OMS d’inventer le vaccin ou de fabriquer un médicament miracle, mais il est de sa responsabilité d’aider à la recherche de solutions, y compris celles sortant des cercles habitueles des puissants laboratoires pharmaceutiques. Mais le pourrait-il quand l’OMS reçoit l’essentiel de ses financements sous forme de donations de groupes ou d’entreprises privés qui décident de l’usage qui serait fait de leur argent ? 

Preuve que rien ne changera dans la position dogmatique de l’OMS, le silence de son patron après la récente annonce faite, en grande pompe, par le Président malgache de l’intriguant CVO appelé aussi Covid-Organics. Un
« remède traditionnel amélioré », à base d’Artemisia, que le Président Rajoelina et l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA) disent efficace contre le Covid-19. Même l’Académie de médecine à Madagascar, qui critiquait ce traitement préventif lors de son lancement, a levé ses réserves. Aujourd’hui, des millions de Malgaches, y compris les écoliers, le consomment principalement en boisson. Curieusement, à en croire les statistiques officielles reprises par
« wordometers.info/coronavirus », leur pays est encore l’un des rares à n’avoir totalisé aucun décès à cause du nouveau coronavirus.

Premiers clients du « remède-miracle »

Le succès du Covid-Organics est tel que le Président sénégalais en a commandé, le 24 avril, des échantillons à son homologue malgache. Le surlendemain, c’était autour du Président de la Guinée Bissau de passer commande. Lors de son entretien avec le Président malgache, Umaro Sissoco Embaló a annoncé qu’il allait dépêcher un avion pour ramener une bonne quantité de Covid-Organics et pour son pays et pour ses voisins dans la sous-région. Mais le premier Président à avoir manifesté son intérêt pour le remède à base d’Artemisia est le Président congolais. Le 22 avril, soit deux jour après le discours d’annonce de Rajoelina concernant le Covid-Organics, Félix Tshisekedi l’a appelé pour l’en féliciter. Il vient de montrer qu’il veut aller  plus loin.

Tshisekedi a sollicité Dr Jerôme Munyangi, qu’on surnomme Monsieur Artemisia. C’est lui qui est derrière le protocole à la base de la fabrication du remède malgache. Le chef d’Etat congolais l’a invité à développer un traitement médical à base de cette plante qui est déjà très utilisée comme remède contre la Malaria en RDC, comme à Madagascar et dans d’autres des pays paludéens.

Monsieur Artemisia

Dr Munyangi, 33 ans, vit actuellement en France où il était forcé à l’exil après  la diffusion, en janvier 2019, de « Malaria Business ». Un documentaire où le jeune médecin-chercheur dévoile les dessous de la guerre menée par les laboratoires contre l’Artemisia et la médecine naturelle. Il révèle aussi qu’une étude sur 1.000 patients avait prouvé que les tisanes d’Artemisia étaient plus efficaces que les médicaments conventionnels contre le paludisme : les fameux ACT, recommandés par l’OMS. Il s’agit de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine qui n’est autre que la substance active médicamenteuse isolée de la plante Artemisia annua. Ce genre de médicaments fait gagner des milliards à la puissante industrie pharmaceutique et aux mafias des faux médicaments dans de nombreux pays de l’Afrique subsaharienne.     

Aussitôt après ses fracassantes révélations, les ennuis du jeune chercheur ont donc commencé. Il a échappé à la mort après avoir été empoisonné. Il a été ensuite incarcéré et maltraité, avant de trouver refuge en France grâce à la Maison de l’Artemisia. Une association basée à Paris, devenue maintenant une grande Fondation, qui a été créée en 2013 par Lucile Cornet-Vernet pour prouver l’efficacité médicale de l’Artemisia et développer son utilisation en Afrique en faveur des plus démunis. Plusieurs études ont été menées grâce aux fonds que cette Maison a pu récolter, sous la conduite de Dr Jerôme Munyangi, devenu son directeur des essais cliniques et recherches médicales et scientifiques. C’est depuis son laboratoire à Paris que ce jeune médecin congolais a rédigé le protocole médical contre le Covid-19 à base d’Artemisia. Ce document a été adressé par la Fondation d’abord à la RDC et ensuite à plusieurs autres pays de l’Afrique subsaharienne dont le Madagascar. Le Président de ce pays a saisi l’occasion et a vite ordonné la fabrication à grande échelle du Covid-Organics. C’est ce qui a poussé le Président congolais à inviter Monsieur Artemisia à rentrer au bercail et lui a fait délivrer une autorisation spéciale parce qu’il n’avait plus de passeport. Toute la RDC attend le retour de celui que des Congolais et d’autres Africains érigent déjà en « héros national », mais que l’OMS et Dr. Tedros ne veulent même pas écouter.

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Entretien : « 50% de la production sera orientée vers l’export »


Mohammed Boubouh,  Président de l’AMITH

 

Face à la situation sanitaire, le Maroc s’est lancé depuis près d’un mois dans la production de masques « made in Maroc ». Les textiliens sont mobilisés et la production est destinée d’abord au marché local avant de franchir le pas de l’export dans les jours qui viennent. Précisions du président de l’AMITH, Mohammed Boubouh.

 

L’Observateur du Maroc et d’Afrique : L’industrie du textile s’est lancée dans la production de masques pour subvenir aux besoins du marché local. Quel état des lieux aujourd’hui ?

Mohammed Boubouh : Le Maroc a commencé à produire les masques non tissés avant le 7 avril avec un niveau très faible ne dépassant pas les 200.000 voire même les 300.000 unités par jour. Ensuite, nous sommes passés à un million, 3 millions, 5 millions puis à 7 millions par jour. En parallèle, nous avons tracé une stratégie pour certifier les usines de tissage pour avoir un tissu répondant aux normes mises en place par  l’Institut marocain de normalisation, Imanor. Les sociétés de production ont aussi été certifiées. C’est un travail de grande haleine, parce qu’il fallait mobiliser le CTTH et l’Esith pour normaliser un maximum de tissu et avoir la quantité suffisante sur le marché. Aujourd’hui, nous avons une très grande capacité qui dépasse notre besoin actuel. Nous avons aussi créé des Joint-ventures entre les opérateurs du tissage et maille et les confectionneurs pour qu’ils puissent travailler en binôme et à grande échelle.  Aujourd’hui, plus de 32 sociétés sont certifiées et le nombre est en croissance exponentielle, ce qui nous permet d’augmenter notre capacité de production en masques. Actuellement, le secteur produit plus d’un million de masques tissés par jour, lavable cinq fois. Et  notre objectif est d’augmenter la capacité d’ici quinze jours pour atteindre deux millions de masques.

Est-ce-que la quantité produite aujourd’hui répond au besoin réel ? Et quand comptez vous passer à l’étape de l’export ?

Il y a suffisamment de masques pour tout le monde aujourd’hui. Ce qui nous permet de répondre à la fois aux besoins du  secteur public que celui privé.  Pour l’export, ce n’est pas encore acté. Mais cela va être possible d’ici quelques jours. Une fois le besoin prioritaire du Maroc comblé, le ministère de l’industrie va nous ouvrir la porte vers l’export. La grande partie des demandes émane des pays Européens. Mais nous allons exporter aussi vers les USA et l’Afrique. Au moins 50% de la production va être réservée au marché local et le reste sera orienté vers l’export.

Produire des masques peut-il être considéré comme une bouée de sauvetage pour le secteur du textile à l’ère de la crise actuelle ?

Pas tout à fait. Plutôt une bouffée d’oxygène. Tous les opérateurs ont été lourdement impactés. Et les entreprises qui produisent les masques tournent avec moins de 30% de leur personnel et leur capacité de production. Donc, c’est plus un geste de solidarité qu’un moyen pour engranger des bénéfices.

Que pensez-vous des mesures de soutien mises en place par le comité de veille économique ? Est ce que cela est suffisant aujourd’hui pour le redémarrage du secteur ?

Pour l’instant les pouvoirs publics ont fait de grands efforts pour soutenir le tissu productif.  La majorité des opérateurs du secteur ont bénéficié de ces mesures instaurées.  Mais, dès que nous allons commencer à voir la lumière au bout du tunnel, nous allons nous entretenir  avec le ministère de tutelle pour mesurer déjà l’impact réel sur le secteur et mettre en place une batterie de propositions pour un vrai redémarrage. Nous sommes dans la phase du brainstorming pour le moment. Une feuille de route sera définie dans un futur proche.

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Température. ça va chauffer dès demain

Il fera chaud à partir de ce samedi 02 mai et jusqu’à lundi prochain dans plusieurs provinces du Royaume, avec des températures oscillant entre 34 et 41°C, annonce jeudi la Direction de la météorologie nationale (DMN).  Des températures allant de 36 à 41°C concerneront, les provinces de Sidi Slimane, Sidi kacem, Marrakech, Rehamna, Youssoufia, Kelâa des Sraghna, Fquih Bensaleh, Chichaoua, Khemisset, Agadir-Ida-Ou Tanane, Inzegane-Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Sidi Ifni, Taroudant, Guelmim, Tan-Tan, Tata, Assa-Zag, Tarfaya, Laâyoune, Es-Semara, Boujdour, Oued Ed-Daha et Aousserd, d’après les prévisions de la DMN. Une vague de chaleur, avec des températures variant entre 34 et 39 °C, concernera ce dimanche, les provinces de Kénitra, Fès, Meknès, Moulay Yacoub, El-Hajeb, Salé, Témara-Skhitat, Mohammedia, Casablanca, Nouasseur, Berrechid, Benslimane, Mediouna, Khouribga, El jadida, Safi, Sidi Bennour, Essouira, Settat, Oujda, Taourirt, et Guercif, précise la DMN. Les provinces de Taourirt, Oujda, Guercif, Fès, Meknès, Moulay Yacoub, Taounate, El-Hajeb, Settat, Benslimane, Berrechid et Khouribga, connaitront lundi des températures entre 35 et 39 °C. Cette hausse des températures débute dès aujourd’hui sur les provinces de Tata, Taroudant, la région de Tensift et Rehamna (32-36 °C), conclut la DMN.

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Coronavirus-UNESCO : Les écoles doivent rouvrir pour éviter les inégalités

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

Sur les 195 pays qui avaient fermé des écoles en avril, 128 n’ont toujours pas annoncé de plan de réouverture.

La situation est dramatique dans les pays pauvres où les enfants dépendent souvent de l’école pour leur seul repas de la journée.

Selon David Beasley, le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, la fermeture de nombreuses écoles, prive 370 millions d’enfants de ces repas, ainsi que du soutien sanitaire dont ils bénéficient normalement.

C’est pourquoi l’UNESCO plaide pour une stratégie bien organisée de réouverture des écoles, essentielle pour aider à prévenir les abandons et l’aggravation des inégalités dues aux fermetures d’écoles liées au Covid-19 estime.

« La réouverture des écoles est une évolution positive car nous savons que les fermetures ont de graves conséquences, notamment en termes d’accroissement des inégalités. Il est essentiel que les établissements d’enseignement rouvrent leurs portes de manière ordonnée, conformément à un certain nombre de conditions préalables, a déclaré Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

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En plein Covid-19 : Le tollé contre le « Covid 22-20 » se poursuit

 

L’indignation face au projet de Loi 22-20 se poursuit. Une quarantaine d’associations et une trentaine d’intellectuels, de juristes et de militants associatifs ont signé un communiqué commun, rendu public hier jeudi 30 avril 2020. 

Les signataires rejettent non seulement le « texte liberticide », mais aussi l’approche unilatéraliste et dissimulatrice choisie pour son élaboration. Le communiqué relève l’absence de concertation avec des institutions, comme le CNDH ou encore le CNDP, pourtant directement concernées par une telle législation.

Comme l’ont fait ces derniers jours tous les dénonciateurs du projet de Loi 22-20, les signataires du communiqué voient en ce texte une tentative d’institutionnalisation de la censure des réseaux sociaux. Ils en veulent pour preuve les articles, ubuesques, 14 et 15 qui visaient la pénalisation des actions de boycott commercial et l’incitation du public au retrait de ses dépôts bancaires. 

En exprimant leurs inquiétudes face au projet unanimement dénoncés dans le pays par les utilisateurs des réseaux sociaux, les signataires du communiqué commun se disent conscients de la nécessité pour le pays d’adapter sa législation face aux dangers grandissants des nouvelles formes de crimes organisés et des crimes électroniques et terroristes, mais rejettent que l’espace de liberté offert par les réseaux sociaux et les autres espaces de libre expression soient réduit pour préserver certains intérêts particuliers. 

 

Gouvernement : Silence radio…

Réunie hier, jeudi 30 avril, dans le cadre de son conseil, le gouvernement ne s’est pas prononcé sur la polémique que suscite son projet de Loi 22-20. Ses travaux étaient axés sur l’adoption d’un au projet de loi, 20.30, qui édicte des dispositions particulières relatives aux contrats de voyages, résidences touristiques et au transport aérien des voyageurs.

Premier concerné, le ministre de la Justice Mohamed Ben Abdelkader, n’a pas non plus commenté le projet de Loi 22-20 dont on lui attribue la paternité. Devant l’insistance de nos confrères de Media24, il a répondu qu’il n’en dira rien avant la levée du confinement. 

En attendant, l’USFP, parti du ministre Ben Abdelkader, a publié le jour même de la tenue du conseil du gouvernement un communiqué sur le sujet. A travers ses « précisions et vérités », le parti de la rose dénonce, sans le nommer, le ministre des Droits de l’Homme, El Mostafa Ramid, soupçonné d’avoir fait fuiter les dispositions controversées.

En surnommant le projet de Loi 22-20 Covid22-20, l’USFP a précisé qu’il était prématuré de parler de projet de Loi puisque le gouvernement avait conditionné son adoption par l’avis qui devait être donnée par une commission qui devait l’examiner. Le chef de file du PPS, Nabil Benabdalla a lui aussi dénoncé les fuites préméditées, les qualifiant à la fois d’inadmissibles et d’irresponsables. 

De leur côté, le PAM et l’Istiqlal ont sauté sur l’occasion pour dénoncer les dérives liberticides du gouvernement. 

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Projet de loi 22.20 : El Othmani en flagrant délit  

 

 

 

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Les petits commerçants se mettent au digital

D’une pierre deux coups ! Aider les commerçants à poursuivre leurs activités malgré les contraintes du confinement et encourager les consommateurs à subvenir aux besoins de leurs familles tout en restant chez eux, c’est l’objectif de Fdar.ma, plateforme de e-commerce fraichement créée et déjà un véritable succès.

 

Au bout de 72 heures, Fdar.ma comptait déjà plus de 300 inscriptions: Des commerçants, des artisans, des prestataires de différents services, alors qu’on s’attendait à une cinquantaine de prétendants. Nous étions surpris par cette grande demande mais ça nous a conforté dans notre idée de départ : Il y a un fort besoin d’un tel outil surtout en cette période de confinement et de crise sanitaire et socio-économique », nous explique Abdelouahed El Kouch, ingénieur en programmation et l’un des onze initiateurs de cette plateforme gratuite de boutiques virtuelles.

De jeunes amis et experts de différents horizons que le sens humanitaire a rassemblés autour d’une seule cause. « Très actifs sur les réseaux sociaux, via la communauté Ecommerce4all initiative, nous partagions avec nos amis depuis le début de la pandémie des informations mais surtout les belles initiatives lancées ici et ailleurs pour affronter la crise. Un jour une initiative française pour aider les petits commerces attire particulièrement notre attention. Nous avons décidé alors de nous en inspirer et de nous lancer dans l’aventure pour venir en aide aux petits commerçants marocains largement affectés par les restrictions de l’état d’urgence sanitaire », raconte El Kouch. 

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le même jour, les onze amis dispatchent les tâches selon les compétences de chacun et se lancent dans l’élaboration de la plate forme.
« Le choix du nom fdar.ma a été surtout inspiré par le hachtag « khallik fi dar » pour rester dans le mood général actuel. Le logo, le développement, le design, la rédaction de contenu… tout a commencé le même jour. Nous avions hâte d’ouvrir la plateforme aux futurs bénéficiaires », explique le jeune développeur. Profondément  motivés mais surtout empathiques, les membres créateurs de fdar.ma évoquent ce sens solidaire inné chez tout marocain, ces bonnes habitudes qui font que les voisins viennent en aide à une famille en crise, que tous les membres d’une famille soutiennent cette personne vivant dans la

difficulté…
« Aujourd’hui ce sens solidaire est encore plus exalté chez nous tous. Avec fdar.ma cette aide prend une forme pratique, durable et digne », ajoute-t-on auprès de cette équipe.

Ainsi, que ce soit des produits en livraison ou un service à domicile, le commerçant pourra mettre son stock de produits en ligne, payable via le site ou à la livraison. Mais avant, il doit créer sa boutique virtuelle via une page fdar.ma. « Vu notre cible qui n’est pas toujours initiée à l’utilisation des nouvelles technologies et aux outils digitaux, nous avons simplifié le processus d’inscription et de création au maximum : Deux clics et le tour est joué », indique El Kouch. Dès le départ, des conseillers de la plateforme offrent leurs services aux futurs bénéficiaires pour les orienter et les aider dans tout le processus de création de la boutique.  Du nom de la marque au logo en passant par l’identité visuelle et autre mise en valeur du produit proposé, l’équipe  offre un accompagnement rapproché. Des vidéos didactiques en arabe dialectal sont également en préparation pour faciliter l’accès et l’utilisation de l’outil.   

« Vous pouvez par la suite mettre en ligne votre marque, vos produits, photos et prix. Le client pourra choisir ses produits, puis passer commande ou vous contacter. Que ce soit des pâtisseries, produits de beauté, des courses à faire ou tout autre type de produits ou magasins de proximité… » expliquent les promoteurs aux bénéficiaires qui sont invités par la suite à voler de leurs propres ailes. Fatima, une mère de famille, qui gagnait sa vie en vendant au marché, des crêpes marocaines et des gâteaux fait maison, s’est retrouvée du jour au lendemain sans resources à cause du confinement.  Elle a été la première bénéficiaire à créer sa boutique virtuelle sur fdar.ma, au bout de 48 heures d’existence de la plateforme. « Lorsque Fatima a reçu sa première commande via fdar.ma, la joie de notre équipe était sans égale. Au-delà de la confirmation de l’efficacité de cet outil, c’est l’idée que nous pouvons aider ces personnes à dépasser la crise et à se relever qui était si gratifiante », affirme El Kouch. Pour un bon démarrage de leurs activités, Fatima et ses voisins virtuels de Fdar.ma profitent de la publicité gratuite offerte par le large réseau des initiateurs, très actifs d’ailleurs sur les réseaux sociaux et autres canaux de diffusion. 

Les  prévisions d’avenir ? « La boite de réception des inscriptions de  la plateforme est très sollicitée, on peut atteindre plus de mille demandes en une semaine. Un filtre s’impose pour faire une sélection des plus méritants », précisent les animateurs de la communauté Ecommerce4all initiative. Quant à la durabilité du projet, les promoteurs assurent que l’initiative a pour objectif de rester active même après la période de l’état d’urgence. « Les modes de consommation et de commercialisation ont subi dernièrement une véritable mutation digitale. Le e-commerce est l’avenir. Il est temps pour nos petits commerçants, artisans et prestataires de services de suivre la cadence et de s’y adapter. Fdar.ma leur offre gratuitement cette opportunité, autant en profiter », conclut Abdelouahed El Kouch.

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