Saturday, May 2, 2020

Radioscopie de la location longue durée au Maroc en 2020

Au Maroc, un appartement vide, sans meubles, se loue, en moyenne, à 9.000 DH par mois. Le loyer pour celui meublé est estimé à 11.100 DH/mois en 2020 contre 9.300 Dhs/mois en 2019. Ce sont les chiffres d’une étude publiée par mubawab qui ajoute qu’2020, 42% des appartements disponibles à la location sont meublés, contre 46% en 2019. mubawab renvoie cette baisse à l’adaptation de l’offre locative à la demande locale. Concernant les appartements neufs, l’étude note que les prix varient selon l’état du bien. Pour un appartement neuf, il faut compter en moyenne un loyer de 10.400 DH/mois en 2020, contre 9.600 DH/mois en 2019. À titre de comparaison, pour un appartement ancien, il faut compter un loyer moyen de 9.700 DH/mois en 2020, contre 9.100 DH/mois en 2019. « En 2020, il y a 3 fois plus d’appartements anciens que d’appartements neufs, contre 5 fois plus en 2019. La tendance va indéniablement vers un remodelage de l’offre », analyse mubawab. Côté ventilation par villes, l’étude souligne que Bouskoura, Rabat et Casablanca arrivent en tête de liste des régions où les loyers sont les plus élevés avec respectivement 12.500 DH, 9.800 DH et 8.900 DH/mois. A l’inverse, les villes avec les appartements à la location les moins chers sont Deroua, Khouribga et Ouarzazate, avec respectivement 1.100, 1.300 et 1.400 DH/mois. autre indicateur clé qui impacte les prix de la location au Maroc : la superficie du logement. « En moyenne, en 2020, un appartement vide en location fait 110 m² contre 122 m² en 2019. Un appartement meublé fait en moyenne, 95 m² contre 101 m² en 2019. L’on observe donc une baisse de superficie dans l’offre d’appartements à la location de l’ordre de -8% », affirme l’étude. Dernier indicateur jouant sur les prix, les aménagements intérieurs. Sur ce point mubawab estime que le loyer d’un appartement avec balcon est supérieur de 21% qu’un appartement sans balcon. « A noter que 55% des appartements proposés à la location sont équipés d’un balcon, ce qui permet une bonne marge de positionnement », ajoute le professionnel en immobilier en ligne.

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Entretien : « L’année 2020 va être une année « catastrophique » pour le secteur sur tous les plans »


Zoubir Bouhout, directeur du conseil provincial du tourisme de Ouarzazate

 

Recul des arrivées, pertes de nuitées, pertes en devises pour les touristes étrangers, le secteur du tourisme est en mauvaise passe. Quel est l’impact réel de la pandémie du covid-19 et quelles prévisions pour 2020 ? le directeur du conseil provincial du tourisme de Ouarzazate fait le point.

 

L’Observateur du Maroc et d’Afrique : Votre analyse de la crise touristique mondiale actuelle !

Zoubir Bouhout :La crise enregistrée dans le secteur du tourisme qui contribue à 10,4% du PIB mondial, concerne aussi bien le transport aérien (256 milliards d’USD en 2018) sévèrement touché ainsi que toute la chaine de valeur du secteur (Hébergement, restauration, agence de voyages, transport terrestre, événementiel, etc.) et des dizaines de millions d’emplois se trouvent de surcroit  menacées. La fermeture des  aéroports et la suspension des voyages,  va se traduire selon l’OMT par une baisse du nombre d’arrivées de touristes en 2020,pouvant atteindre jusqu’à  moins  30 % ainsi qu’une  contraction de recette de  450 milliards Dollars US , soit près d’un tiers des 1 500 milliards de Dollars US de recettes générées en 2019. La situation ne risque pas de s’améliorer compte tenu de la crainte du déclenchement d’une « deuxième vague » de corona virus  dans le monde suite a une recours hâtif et/ ou démesuré au   déconfinement d’autant  plus que les zones les plus touchées sont les  régions touristiques les plus émettrices de touristes : Europe  672,3 millions de touristes,  l’Asie ,358,7 millions et les Amériques   235 millions de touristes, soit 90,36% du tourisme émetteur qui a atteint 1401 Millions en 2019. A eux seuls, les chinois (1,3 milliard d’habitants) ont effectué 149,7 millions de voyages à l’étranger en 2018. Ils sont suivis par les Allemands et les Américains respectivement  (108,5 et  92,6 millions  de départs en 2018).

Vous avez réalisé une étude portant sur l’impact et les projections de pertes pour l’année 2020 à la fois pour le tourisme interne et celui basé sur les arrivées des touristes étrangers. Quels en sont les principaux résultats ?

Au Maroc, le secteur du tourisme est parmi ceux les plus impactés par cette crise.

Nous avons réalisé une étude qui évalue l’impact et mesure approximativement les pertes totales pour l’année 2020. Si depuis 2012, le tourisme national a connu de bons scores en termes de nuitées, d’arrivées touristiques, de recettes touristiques…, l’année 2020 va être une année « catastrophique » sur tous les plans. Les tableaux et graphes suivants résument les prévisions pour les principaux indicateurs :

Pertes en termes d’arrivées et de recettes en devises en 2020.

Pertes pour le tourisme interne en 2020.

Evolution mensuelle des arrivées en 2019 et 2020.

Evolution Mensuelle nuitées résidents en 2019 et 2020

Qu’en est il de l’impact sur la ville de Ouarzazate en particulier?

A Ouarzazate notre  saison touristique est ratée pour 2020. Notre période de haute saison est justement mars, avril et mai alors que nous sommes sous  confinement. Déjà en 2019 nous avons enregistré -1% en termes d’arrivées et -2% en termes de nuitées. Les résultats projetés pour 2020 seraient terribles avec une baisse de -54% en arrivées et nuitées par rapport à 2019. De plus, vu les chiffres de la propagation de la pandémie qu’on continue d’enregistrer, avec un nombre de cas contaminés à la province de Ouarzazate seule dépassant le nombre de contaminations cumulées dans 6 régions, nous  serons peut être la derrière province à être déconfiné.

Quelles sont vos préconisations pour un vrai redémarrage du tourisme ?

Le Tourisme interne peut jouer un rôle déterminant pour combler  une partie du manque à gagner causé par la perte d’un volume important de  touristes étrangers.

A très court terme, il faut veiller  à mettre  en place des outils et des mécanismes efficaces pour soutenir le consommateur national. L’une des propositions que nous pouvons suggérer consiste en l’octroi des « chèques vacances régionaux » a utiliser dans la même région auprès des entreprises touristiques de l’ensemble de la chaîne de valeur : hôtels, maisons d’hôtes, restaurants, agences de voyage, transport touristique, location de voiture, etc. Ce fonds serait alimenté dans un premier temps, principalement  par les contributions du Fonds Covid, des compagnies d’assurances, de l’ONMT et des régions. Aussi, il serait important de penser à une manière d’intéresser les marocains qui ont passé ou qui pensent passer leurs vacances à l’étranger. Les données de l’office de changes indiquent que leurs dépenses a été de l’ordre de 19,14 Milliards de dirhams en 2019. Par la suite, il va falloir commencer à co-construire la vision 2030, tout en mettant dans nos esprits que la durabilité du secteur du tourisme repose d’une manière très significative sur le Tourisme national. La stratégie à mettre en place devrait se focaliser sur : la conception d’un produit adapté aux exigences du touriste national, la mise en place de mécanisme de soutien financier pour le consommateur marocain le tout associé avec une politique de promotion intelligente.

Par ailleurs, la stratégie ne doit pas ignorer le segment des touristes étrangers vu les apports en devises générés.

Que pensez-vous de ce projet de loi N° 20.30 qui vient d’être adopté édictant des dispositions particulières relatives aux contrats de voyages, résidences touristiques et au transport aérien des voyageurs ?

Il s’agit d’une mesure a portée limitée puisqu’elle ne concerne pas toute la chaine de valeur.

Cela  va profiter surtout au transporteur aérien et agences de voyages ayant reçu des règlements d’avance sur les réservations annulées ou reportées. Nous avons besoin de mesures pour booster le tourisme interne d’une manière durable. Les entreprises touristiques réclament des mesures sur le plan financier, fiscal ainsi qu’un rallongement de franchise de cotisations sociales. Le plus important c’est de revoir la stratégie globale et de considérer le tourisme interne comme vecteur déterminant du développement touristique et non comme une simple  roue de secours.

 

 

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Publicité Ramadan 2020, une chute de 36%

Les investissements publicitaires sont en forte baisse en Ramadan, la période qui connaît habituellement une forte demande au niveau publicitaire. D’après les chiffres publiés par Imperium, les investissements publicitaires au Maroc durant les 7 premiers jours du mois de ramadan s’élèvent, en brut, à moins de 166,5 MDH, soit -36% par rapport à l’année dernière. Aucun média n’échappe à cette tendance. Dans le détail, Imperium explique que la radio est le média le plus touché avec -50% comparé à la même période en 2019, le digital enregistre une baisse de -45%, la télévision de -35%, la presse est à -33% et l’affichage, média le moins touché, connaît une baisse de -25%. Le cinéma quant à lui est toujours en arrêt d’activité en raison de la crise du coronavirus.

En termes de répartition budgétaire, la tendance semble différente comparée au mois de ramadan 2019, bien que le classement des médias en termes de budget investi reste inchangé. En effet, la télévision est toujours le média le plus plébiscité à hauteur de 64% (soit -2 points par rapport à 2019), suivi de l’affichage avec 16% de parts de marché (soit +2 points), la radio qui perd 3 points avec une part de marché de 12,5%. Avec 5%, la presse stagne. Le digital de son côté enregistre une légère baisse de 0,4 point,  soit 2,5% de parts de marché. Les secteurs investissent également moins cette année par rapport à l’année précédente selon les chiffres recueillis. Le secteur des télécommunications s’accapare la part de lion en termes d’investissements avec une baisse de son budget publicitaire de 18%. Le budget alloué par le secteur alimentaire, second plus grand investisseur lors de cette période est également en recul  de 44%. Nouvel entrant qui occupe la troisième position en matière d’investissement publicitaire sectoriel est le secteur de l’entretien qui gagne 6 places avec une augmentation en valeur de +83%. Pour rappel, en 2019, ce sont les secteurs de l’immobilier, du transport et des banques et assurances que l’on retrouvait respectivement à la troisième, quatrième et cinquième place. Cette année, ce sont les secteurs toilette-beauté (+1 place et -33% de budget investi) et banques assurances (+1 place et -50% de budget alloué) qui occupent respectivement la quatrième et la cinquième place.

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Un journalisme sans contraintes et sans complaisance

Placée sous le thème « Un journalisme sans contraintes et sans complaisance », la 27e Journée mondiale de la liberté de la presse revêt pendant cette crise sanitaire mondiale, une importance particulière. Aujourd’hui, et plus que jamais, le journalisme fait face à de nombreux défis, notamment la désinformation, les discours de la haine, la présence de points de vue inclusifs et d’expressions culturelles diverses et autres. Les journalistes se mettent souvent en danger pour informer le public. Leur rôle est capital dans la lutte contre la désinformation qui s’est révélée être l’un des principaux défis du COVID-19. Il faut donc veiller à protéger leur sécurité aussi bien dans l’exercice de leur travail face à la maladie qu’en préservant les espaces de liberté de la presse. 

« Alors  que  la  pandémie  de  COVID-19  nous  fait  basculer  dans  l’inquiétude  et  l’incertitude,  l’information  libre  nous  est  essentielle  pour  faire  face  à  la  crise,  la  comprendre, la penser, et la surmonter (…) Cette  liberté  de  la  presse  est  trop  souvent  malmenée. Que  ce  soit  par  le  contrôle  politique,  idéologique  ou  économique,  par  les  attaques  qui  visent  à  diffamer  et  à  décrédibiliser, ou encore par le harcèlement, on cherche trop souvent à réduire au silence   les   journalistes   et   en   particulier   les   femmes.  (…)  La  crise  actuelle  renforce  également  les  incertitudes  pour  la  presse sur  le  plan  économique : par exemple, alors même que s’accélère la transition numérique, les recettes  publicitaires,  dont  dépendent  bien  des  parutions,  sont  en  baisse,  voire  en  chute libre ; à terme, des journaux pourraient ainsi être forcés de réduire ou cesser leur  activité,  privant  des  communautés  d’un  autre  regard  sur  le  monde,  d’une  profondeur de champ nécessaire à la diversité des opinions. Or dans un monde aussi interdépendant que le révèle cette crise, chaque menace ou attaque contre la diversité et la liberté de la presse, et contre la sécurité des journalistes, nous concerne tous. (…) J’appelle aujourd’hui à redoubler ces efforts : dans ce moment crucial et pour demain, nous avons besoin d’une presse libre et des journalistes, qui doivent, quant à eux, pouvoir compter sur l’ensemble d’entre nous », affirme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale pour la liberté de la presse, 3 mai 2020.

Un débat en ligne sur l’importance des médias libres

Ainsi, pour célébrer cette journée, le lundi 4 mai à 17 heures, heure française (TU+2), L’UNESCO organise, un débat en ligne sur l’importance des médias libres pour fournir au public une information indépendante et fiable, essentielle en temps de crise. Cet événement réunira à part la Directrice générale, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, le journaliste Younes Mujahid, Président de la Fédération internationale des journalistes, Maria Ressa, journaliste d’investigation aux Philippines, fondatrice du site Internet Rappler.com, et le Secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, ainsi qu’un certain nombre d’autres participants de haut niveau. Un éminent journaliste, Jorge Ramos, animera le débat.

 Au Maghreb, le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb partagera avec les médias maghrébins la campagne médiatique mondiale de l’UNESCO intitulée FACTS qui sera lancée le Dimanche 03 mai pour mettre en lumière le rôle des médias libres et indépendants dans le contexte épidémique. Les médias associatifs seront également sollicités pour diffuser les messages de la campagne médiatique.

https://drive.google.com/drive/folders/1yKxsznBaT9BCK9BaakSrl4EAlLkgulnO.

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Report des assemblées annuelles de la BAD

Pandémie oblige, la Banque africaine de développement (BAD) a changé les dates de ses assemblées annuelles. Initialement prévus du 25 au 29 mai 2020, ces grandes rencontres panafricaines auront finalement lieu du 25 au 27 août à Abidjan en Côte d’Ivoire. «En raison de la pandémie de Covid-19 et des bouleversements qu’elle provoque au niveau mondial, les assemblées annuelles de la BAD et du Fonds africain de développement sont reportées», annonce l’institution sur son site.

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Banque populaire : Services en ligne gratuits

Bonne nouvelle pour les clients de la Banque Populaire !  Jusqu’au 30 juin 2020, les opérations bancaires initiées sur ses canaux digitaux seront gratuites. « Cette démarche participe à la protection et à la sécurité de tous dans le respect des recommandations sanitaires en vigueur », explique un communiqué de la banque. Ainsi, pour les clients particuliers locaux, Marocains du Monde et professionnels, les opérations de virements et transferts cash, initiées depuis le site transactionnel « Chaabi net » et l’application mobile « Pocket bank » sont proposées sans frais jusqu’à fin  juin. Pour les entreprises de toutes tailles, au-delà de la gratuité d’accès au portail transactionnel « banquepopulaireentreprise.net » ainsi qu’à la plateforme « PayDirect », les opérations de virements et transferts cash peuvent être réalisées sans frais, et ceci pour la même période. Pour un accès plus facilité à ces services en ligne, la banque procédera à une large diffusion de capsules didactiques, en arabe et en français, note la même source.

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Des chiens détecteurs de Covid19 ?

Le Covid 19 aurait une odeur et les chiens, grands renifleurs, pourraient la détecter… C’est ce que viennent de prouver des chercheurs de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne en France. Des tests visant à déterminer si les chiens pouvaient détecter le Covid-19 ont été menés jeudi et les premiers résultats sont jugés encourageants. Bruce, un berger allemand de deux ans, dressé pour retrouver des personnes disparues et détecter des explosifs, s’est illustré également dans sa nouvelle mission : Repérer un échantillon positif au Covid-19 parmi plusieurs fioles placées sur des portoirs. « On a été assez convaincus par ce qu’on a vu toutefois il faut rester humble et prudent, deux chiens ont été capables de faire un positif sur du Covid. Ça nous prouve que le virus a une odeur. C’est ce qu’il fallait qu’on prouve, mais on ne peut pas s’arrêter à ça », explique Éric Gully, conseiller technique départemental des Services de Secours et d’Incendie en Seine-et-Marne, au micro de BFM Paris. L’ingénieuse idée d’effectuer ces tests vient du professeur Dominique Grandjean, professeur à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. D’après ce dernier si  les chiens étaient capables de détecter des maladies virales chez les bovins, et si un virus est capable de générer un effluve spécifique sur un animal, « il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas sur l’homme », argumente le scientifique. D’autres tests similaires sont planifiés et seront opérés avec plusieurs chiens. Si les résultats sont gratifiants, ça sera une vraie avancée dans les efforts de détection de la maladie aux aéroports, aux  ports et autres points de passage.

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