Tuesday, March 2, 2021

Allemagne-Maroc (suite). Du calme, on réfléchit!

Les marques les plus emblématiques importées d’Allemagne

Les plus gros marchés pour le Maroc sont, dans l’ordre, l’Espagne, la France, la Chine, les États-Unis et l’Allemagne.

Les plus gros marchés africains de l’Allemagne sont, dans l’ordre, l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Maroc.

Les échanges maroco-allemands ont totalisé 3,2 milliards d’euros en 2020, soit 1,9 milliard d’euros d’importations contre 1,3 milliard d’exportations. Le déficit n’est pas énorme pour le Maroc, ce qui est plutôt une bonne chose. On y perd, mais pas trop.

L’Allemagne nous vend des véhicules à moteur, des pièces de rechange, des machines, des produits chimiques et de l’électrotechnique.

Elle nous achète 1,3 milliard d’euros en textile, alimentation, électrotechnique, produits chimiques et matières premières.

Un pays comme l’Allemagne peut-il sacrifier un marché aussi important pour un malheureux drapeau qui ne représente rien?

Les députés du land de Brême n’ont rien à faire des échanges avec le Maroc, parce que l’essentiel de nos importations allemandes vient des autres lands et presque rien de cette ville-Etat.

Maintenant, le problème est plus important que ce que pensent les députés de Brême. Ils ont certainement un intérêt à agir de la sorte. La question est de savoir si l’Allemagne peut ou non prendre une position claire et sans équivoque vis-à-vis de la question du Sahara.

Maintenant, elle est obligée de s’exprimer. Elle peut être pour ou contre, c’est son affaire, mais il faut qu’elle s’exprime. Comme tous les pays européens d’ailleurs. Depuis la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud par les Etats-Unis, l’affaire a changé de nature.

Il faut juste que les esprits se calment. On voit mal le Maroc sans les belles allemandes (les voitures).

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Corolla Cross Roads. Le nouveau SUV compact hybride de Toyota

Le « baby » RAV4 est enfin sur le marché marocain. Dérivé de la berline de référence Corolla, le nouveau Corolla Cross Roads est un SUV compact doté d’une motorisation hybride. Disponible en trois finitions : Dynamic, Dynamic+, Distinctive, le modèle, long de 4,46 m viendra, se glisser entre le Toyota C-HR (4,36 m) et le Toyota RAV4 (4,60 m).

 

 

Vendue à ce jour à plus de 48 millions d’exemplaires dans plus de 150 pays, la Toyota Corolla voit sa famille s’agrandir avec le SUV compact au design plus agressif, une signature LED étroite, une calandre massive, un tablier noir et un bouclier argenté qui viennent compléter le tout. Les portes-panneaux sculptées confirment son style robuste. À l’arrière, un aileron de toit shark a été ajouté sur le dessus du hayon.

Même s’il partage son nom avec la berline de référence, le nouveau SUV nippon a son propre style visuel, bien affirmé dans toutes ses lignes.

 

Des allures de RAV4

 

Le véhicule ressemble plus à un RAV4 légèrement réduit dans ses dimensions, notamment à la vue de sa calandre rabattue qui rencontre une paire de phares affinés. Juste en dessous de la calandre, le tablier inférieur arbore également la garniture noire du RAV4 – un ADN visuel résolument baroudeur, complété par une plaque de protection et des phares antibrouillard.

Sur les côtés, le Corolla Cross ROADS a des lignes plus douces par rapport au RAV4, plus anguleux. On remarque au premier coup d’oeil ses hanches proéminentes près de la ligne d’épaule, un revêtement noir sur les roues et une extension de la ligne de fenêtre vers le becquet monté sur le toit.

 

Un intérieur plus généreux

 

 

 

 

Disponible en trois finitions : Dynamic, Dynamic+, Distinctive (revêtement en cuir synthétique), le nouvel SUV est doté d’un habitacle, large et spacieux qui offre un abondant dégagement de tête : l’entrée du conducteur est facilitée et le confort assuré pendant tout le trajet. Les passagers arrière, eux, profiteront des sièges plus minces, qui leur procurent plus de place pour leurs jambes. Idem pour les piliers qui sont eux aussi plus minces, permettant de profiter d’une vue beaucoup plus dégagée sur les paysages à explorer.

 

Côté équipements, l’ordinateur de bord avec écran tactile TFT permet de contrôler une panoplie de fonctionnalités et d’applications préinstallées, et l’habillage lumineux de l’intérieur change automatiquement en fonction du mode de conduite que vous choisirez – EV Mode (électrique), Eco Mode, Sport Mode. Idéal pour accompagner le coloris intérieur Red Crimson, livré sur la finition Distinctive.

Le véhicule offre aux passagers un habitacle spacieux : jusqu’à cinq adultes confortablement installés. Sans oublier son coffre généreux de 487 L : plus besoin d’hésiter sur les bagages à emporter pour vos escapades du weekend ! Tout en offrant le confort d’une berline, le nouveau Corolla a la capacité de chargement généreuse d’un SUV.

 

Un SUV hybride plus sécuritaire

 

Plus sûr, le Corolla Cross Roads propose une dotation complète de sécurité, des équipements de haut niveau, couplés à la technologie hybride Toyota et tous ses avantages : une exonération de la vignette, un véhicule qui se charge tout seul en roulant, vous permettant de rouler sur 50% de vos trajets en électrique sans consommer de carburant, sans rien sacrifier en termes de performances.

 

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Cannabis. Benkirane dans le camp des trafiquants

Benkirane. Un spécialiste du chantage

Le PJD est un parti d’individus. De ce fait, il est soumis aux états d’âme et aux susceptibilités de ses « guides suprêmes ». Ces derniers n’ont qu’une stratégie en tête pour se faire entendre, la démission. En trois jours, le parti a eu droit à trois menaces de démission. Mustapha Ramid, toujours au placard en tant que ministre des droits de l’homme, le maire de Fès, le très sentimental Azami et plus récemment l’ex chef omnipotent, l’ayatollah Benkirane lui-même.

Bon, c’est vrai que l’approche des élections peut donner des frissons à certains, mais explique-t-elle tout? Chacun invoque des raisons pour justifier ses menaces. Mais celle de Benkirane est la plus déconcertante.

«Si le secrétariat du PJD donne son accord à la loi relative au cannabis, examiné par le gouvernement, je gèlerai mon adhésion au conseil national du parti», griffonne-t-il sur une feuille de papier diffusée sur les réseaux sociaux. Il précise aussi que si les députés du parti islamiste votent cette loi, il démissionnera aussi.

Maintenant la bonne question. Qui profite de l’illégalité du cannabis? Les trafiquants bien sûr. Et qui risque de ne plus s’enrichir à cause de la légalisation? Les trafiquants aussi. Dans ce cas, pourquoi Benkirane est contre la légalisation au point de démissionner de son parti?

Pourtant, cette loi promet plein d’avantages pour la région du Nord et pour le Maroc tout entier. Elle permettra aux cultivateurs, toujours poursuivis en justice, de rentrer dans les rangs et vivre dignement de leurs cultures; elle créera plein d’emplois en créant des opportunités industrielles, et elles sont nombreuses. Du cannabis, on extrait des médicaments, des  produits de beauté et des produits industriels. Matière première généreuse.

Alors? Si c’est pour des raisons idéologiques, que Benkirane nous montre où il est écrit que le cannabis est un mal absolu. Si c’est pour des raisons politiques, eh bien, cela ne veut dire qu’une chose, le PJD est dans la mélasse et on ne peut pas compter sur lui pour s’occuper des affaires du pays. Il ne peut même pas se gérer lui-même.

Ceux de ses membres qui ont compris se sont donné l’image de ministres technocrates (Rabbah et Amara). Ils veulent s’assurer une place au soleil même si leur parti s’évanouit. Il y réussissent très bien, ils ne disent rien, ne remuent rien, ne brassent rien. Des gentils qui expriment bien l’opportunisme du parti islamiste.

Bref, Benkirane doit juste se poser cette question: Qu’est-ce qui arriverait au Maroc s’il démissionnait? Rien. Qu’et-ce qui arriverait au Maroc si le PJD disparaissait? Rien. Alors, on se calme.

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Monday, March 1, 2021

Diplomatie : La dérive de trop de Berlin et Rabat s’insurge

On ne sait quelle mouche a piqué les autorités allemande pour provoquer, d’une manière à la fois surprenante et gratuite, un début de crise diplomatique avec le Maroc. Le Royaume a vite réagi, montrant qu’il n’autorise aucune provocation concernant son intégrité territoriale.

 

Dans une lettre adressée à tous les membres du gouvernement marocain, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale annonce, ce lundi 1er mars, la suspension de tout contact avec l’ambassade d’Allemagne à Rabat ainsi qu’avec tous les organismes de coopération et les fondations qui lui sont liées.

Cette réaction énergique, préventive,  intervient aussitôt après que le drapeau du polisario a été hissé sur un le siège d’un parlement régional allemand.  C’est ce qui montre, comme le souligne la correspondance signée par Nasser Bourita, qu’il y a « des malentendus profonds avec la République Fédérale d’Allemagne au sujet de questions fondamentales du Royaume du Maroc ».

L’indignation ainsi exprimée devra faire réfléchir les autorités allemandes.

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Maroc-Allemagne. Achtung! Il y a un sérieux malaise

Qu’est ce qui se cache derrière la coopération allemande?

Le communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères: est sans appel: «En raison des malentendus profonds avec la République fédérale de l’Allemagne au sujet des questions fondamentales du Royaume du Maroc, les départements ministériels et l’ensemble des organismes qui relèvent de leurs tutelles, sont priés de bien vouloir suspendre tout contact, interaction, ou action de coopération, en aucun cas ou sous aucune forme, aussi bien avec l’Ambassade d’Allemagne au Maroc qu’avec les organismes de coopération et les fondations politiques allemandes qui lui sont liés ».

Ce n’est pas habituel, ce genre de décisions…Il y a donc un motif très sérieux que le ministre de Bourita a préféré ne pas révéler, et ça se comprend.

Mais on peut essayer de comprendre un peu. Et là on sait que le Maroc peut tout accepter de ses partenaires sauf quand il s’agit de questions liées à l’intégrité territoriale. L’Allemagne n’a d’ailleurs jamais pris une position franche, se contentant de formules conventionnelles qui ne disent en fait rien. En plus, la chaîne Deutsch Weller parlait, le 12 février dernier, du pillage des ressources halieutiques du Sahara par le Maroc.

Doit-on aussi ajouter le long séjour du président algérien Tebboune en Allemagne pour des raisons de santé, alors que généralement les dirigeants algériens ont l’habitude d’aller en France? N’y aurait-il quelques petites affaires?

Le fait de parler de l’ambassade et des organismes de coopération indique que ces entités ont commis des actes qui n’ont rien à voir avec la diplomatie et la coopération. Généralement, il s’agit d’espionnage et de manière générale d’actions inamicales. Et de fait, ces organismes, par le fait même de leurs missions, ont la possibilité d’aller partout et de rassembler des informations importantes.

La carte du Maroc sur le site de la GIZ

La GIZ, par exemple, opère dans le développement économique, l’utilisation et la gestion des ressources en eau, les énergies renouvelables et l’efficience énergétique, l’environnement et le changement climatique et… la bonne gouvernance: « La GIZ prête appui aux partenaires marocains sur différents thèmes tels que l’égalité entre les sexes, les droits humains, la décentralisation et l’amélioration du dialogue citoyen » annonce la GIZ sur son site, où la carte du Maroc est coupée en deux. Il est peut-être temps de mettre un peu d’ordre dans ce business et renvoyer chez eux tous les organismes de coopération qui ne reconnaissent pas le Maroc dans son intégrité. Achtung donc!

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Vidéo : Graves violations des droits de l’Homme en Algérie dénoncées à Genève

Violences sexuelles, agressions physiques et psychologiques contre des militants. Ce sont là quelques-unes des graves violations qui viennent d’être dénoncées à Genève par un collectif associatif international.

« En 2021, les arrestations arbitraires ont continué en Algérie. Durant son procès, le 1er février 2021, un étudiant algérien Walid Nekich a déclaré qu’il était victime de violences physiques, sexuelles et psychologiques durant sa détention préventive », révèle la représentant de l’Institut du Caire pour les droits de l’homme en donnant lecture au cours de la session de Genève des Droits de l’Homme un rapport établi par un collectif associatif international.

« En 2020, des avocats des droits de l’Homme algériens ont fait état de nombreux procès contre des individus dont le seul crime était d’exercer leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique », poursuit l’oratrice. Cette dernière note que le chef d’accusation dominant contre les militants algériens est « Non-respect président ».

Il a été aussi relevé dans le même rapport, notamment, l’incrimination de la liberté d’expression apporté par les amendements au code pénal adopté en Algérie l’année dernière.

Les auteurs du rapport concluent que la situation des droits de l’Homme dans ce pays se détériore et que même la pandémie est instrumentalisée contre la société civile.

Pour rappel, l’Institut du Caire pour les droits de l’homme (CIHRS) est une ONG indépendante qui a été créée en 1994 pour la promotion du respect des valeurs et principes des droits de l’Homme et de la Démocratie en Égypte et dans la région Arabe.

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Doses de vaccin perdues. A qui incombe la responsabilité ?

 

 

L’incident fait des remous depuis deux jours. Deux doses du vaccin AstraZeneca ont disparu à Oulad Ghanem, dans la province d’El Jadida. Deux infirmières ont été interrogées pendant des heures ce qui a soulevé un large mouvement d’indignation parmi les rangs des infirmiers.  Ces derniers se posent des questions sur les responsabilités de chacun devant de tels incidents.

 

Par Hayat Kamal Idrissi

 

Alors que la campagne nationale de vaccination anti-Covid-19 bat son plein depuis un mois maintenant, en réalisant de bons scores que ça soit au niveau régional et ou international, un incident est venu brouiller le décor. « Deux doses du vaccin d’Astra Zeneca ont disparu samedi dans la station de vaccination de Oulad Ghanem dans la province d’El Jadida. Les deux infirmières au poste ce jour là ont été interrogées pendant neuf heures. En Garde à vue, leurs domiciles ont été également fouillés », nous explique Fatim Zahra Belline, Secrétaire générale du bureau provincial de Rabat de l’Organisation démocratique du Travail (ODT).

Indignation

La voix tremblant d’émotion, elle nous rapproche de l’état psychique des deux infirmières concernées. « J’étais au téléphone avec elles.  Leur moral est au plus bas. Elles se sentent lésées, abandonnées par leur hiérarchie directe et indirecte. Leur dignité bafouée, elles sont surtout choquées par cette attitude ingrate », s’insurge la syndicaliste. Cette dernière rappelle que le personnel médical et spécialement les infirmiers se sont mobilisés dès le début, corps et âme, dans cette lutte acharnée contre la pandémie.

« Notre engagement n’a jamais failli et il est renouvelé à chaque étape de cette lutte. La campagne de la vaccination a réalisé de bons résultats jusqu’à maintenant. Ce qui s’est passé à Oulad Ghanem est une véritable aberration qui ne peut que démoraliser les troupes qui sont déjà à bout de force après une année de travail acharné sans relâche ni repos », déplore de son côté Hamza Ibrahimi, membre du conseil national du Syndicat national de la santé relevant de la Fédération démocratique du travail. L’organisation syndicale a d’ailleurs rendu public un communiqué d’indignation, ce lundi 1 mars 2021, avec des réclamations et des recommandations « pour mieux sécuriser l’opération de vaccination, définir les responsabilités de chacun et surtout préserver la dignité des infirmiers et les protéger légalement et éthiquement », insistent les deux syndicalistes.

 

Responsabilités de chacun

les responsabilités de chacun, fixer les missions de chaque intervenant, respecter les spécialités et mettre fin la désorganisation découlant de la multiplicité des intervenants dans cette campagne de vaccination… C’est en somme les réclamations émises par les représentants des infirmiers en colère. Reconnaissant la particularité de la situation, pour les syndicats ce n’est pas pour autant une raison pour tolérer la désorganisation à cause notamment de la multiplicité des intervenants.

« Certes les interventions des services du ministère de l’Intérieur dans la campagne de vaccination et même avant sont louables et d’une grande utilité, mais les infirmiers relèvent toujours du ministère de la santé. Celui là devrait être leur seul interlocuteur », note Belline. D’après cette dernière, le chevauchement des tâches et des spécialités sur le terrain créée beaucoup d’ambigüité  et déstabilise les ressources humaines.

Verrouillage du système

« Nous avons déjà évoqué ce problème et nous avons demandé à y remédier mais sans retour. L’incident de Oulad Ghanem n’est pas le premier et il ne sera pas le dernier si les choses continuent d’être gérées de la même manière » ajoute Ibrahimi. Rappelons que le ministère de la Santé a déjà fixé une procédure bien détaillée pour le bon déroulement « technique » de l’opération de vaccination anti-covid 19.  Une procédure qui détaille les gestes avant, durant et après la vaccination. Concernant la traçabilité du vaccin, tout un processus et une procédure ont été mis en place par le ministère de l’Intérieur et le ministère de la santé, les autorités et les collectivités locales pour sécuriser le circuit, assurer l’approvisionnement en doses et leur livraison, conserver et préserver le vaccin tout en verrouillant le système de vaccination à distance et sur le terrain. Des efforts déployés sur plusieurs niveaux pour mener à bien l’une des plus importantes campagnes de vaccination dans notre pays.

« Ceci dit, le Maroc a acquis au fil des ans une grande expérience en matière de vaccination. Nous avons un programme d’une vingtaine de vaccins que nous menons avec succès depuis 1960 et dont on s’acquitte en toute maitrise et indépendance », nous assure Ibrahimi en notant la qualification du personnel infirmier marocain pour accomplir sa mission avec succès. « Si la tutelle accomplit son devoir d’orientation et de supervision des « vaccinateurs », on n’en serait pas arrivé à une situation semblable à celle de Oulad Ghanem. Le ministère en est complètement responsable » accuse Fatim Zahra Belline. Appelant à définir les responsabilités, délimiter les champs d’action des différents intervenants, la syndicaliste réclame la réappropriation de la campagne de vaccination par le ministère de la santé. « Quant au vaccin et la traçabilité des doses, il n’y a aucun texte de loi qui définit ses modalités. Mieux encore, il faut savoir que ce n’est pas un stupéfiant (produits anesthésiants ou antalgiques forts…)  qui nécessite un traitement spécial et une procédure spécifique pour gérer la pharmacie et les stocks », argumente pour sa part Ibrahimi. Ceci tout en reconnaissant la délicatesse de la manœuvre dans la conjoncture actuelle.

Motivations et risques

Quant aux motivations du vol de doses du vaccin, une source requérant l’anonymat,  opérant dans cette campagne, nous a assuré que la motivation première serait vraisemblablement la peur de la pandémie et le désir de se faire vacciner. « Ceci  alors qu’on ne figure pas parmi les bénéficiaires prioritaires », nous explique notre source. Le risque dans ce cas de figure serait une mauvaise utilisation dans des conditions inadéquates tout en échappant aux radars et des statistiques de la campagne, ajoute cette source.

« Entre réussir la campagne de vaccination et sa sécurisation, il faut savoir respecter ses troupes, valoriser leur travail, préserver leur dignité et ne pas plomber leur moral davantage. Les infirmiers dans les quatre coins du Maroc sont profondément mobilisés et mus par leur patriotisme mais ils sont à bout de leurs forces et de leurs patience », met en garde Belline. De son côté Ibrahimi en appelle à ne pas parasiter le grand succès de la campagne par une « gestion  de crise » approximative. « Trêve de politique de l’autruche. Le ministère doit faire face à ses responsabilités vis-à-vis de son personnel et de jouer son rôle ! », concluent les syndicalistes.

 

 

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