Friday, July 27, 2018

Le Trésor place 200 millions de dirhams

La Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE), relevant du ministère de l’Economie et des finances, a lancé ce vendredi 27 juillet 2018, une opération de placement des excédents de trésorerie portant sur un montant de 200 millions de dirhams (MDH).

Il s’agit d’un placement avec prise en pension portant sur une durée de 4 jours et souscrit au taux moyen pondéré de 2,6%, indique la DTFE dans un communiqué publié sur le site du ministère.

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Nouveau coup de force de 602 migrants

800 migrants ont tenté le coup, 602 ont réussi et une centaine a été arrêtée par la police marocaine. C’est le bilan de l’assaut violent qui a été mené ce jeudi 27 juillet 2018 à Ceuta, la première porte d’entrée d’immigration clandestine en Europe.

Cité dans un communiqué de l’AFP, José Cobo, porte-parole du syndicat de gardes civils AEGC a précisé que les « assauts » de la barrière « sont tous violents » mais que cette violence atteint un nouveau palier car « ils ont employé une méthode qu’ils n’avaient jamais utilisée avant, la chaux vive ».

Au total, quinze agents ont été blessés, dont cinq ont dû être soignés à l’hôpital pour des brûlures au visage et aux bras tandis que beaucoup de migrants ont été blessés aux mains et aux jambes en escaladant la clôture. Seize ont dû se rendre à l’hôpital, alors que les autres sont allés au centre de séjour pour migrants où ils peuvent déposer une demande d’asile, précise la Garde civile.

Ce nouveau niveau de violence intervient alors que le gouvernement espagnol vient tout juste d’adopter un décret-loi rétablissant le “système de santé universel” qui permet l’accès aux services de santé, entre autres, aux migrants clandestins.

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Liberté religieuse : l’expérience marocaine exposée à Washington

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a souligné hier (jeudi 26 juillet 2018) à Washington, que l’expérience marocaine en matière de liberté religieuse constitue un modèle grâce à la centralité et au rôle fondamental de l’institution de la Commanderie des croyants.

La centralité de l’institution de la Commanderie des croyants distingue le Royaume du Maroc dans son voisinage géographique et géopolitique et constitue de ce fait une approche unique à la question de la liberté religieuse, a expliqué Bourita, dans une déclaration à la presse en marge de sa participation à la Conférence ministérielle pour la promotion des libertés religieuses, conclave international de grande envergure abrité par le Département d’Etat du 24 au 26 juillet.

Le Royaume, a-t-il fait observer, est ainsi le seul pays du monde arabo-musulman à souligner dans sa constitution que la composante hébraïque est une dimension importante de l’identité marocaine.

La particularité du modèle marocain, a-t-il poursuivi, est le résultat d’une cohésion sociale exemplaire, qui trouve ainsi sa pleine expression dans la Loi fondamentale du Royaume.

Et d’ajouter, à cet égard, que le Maroc, grâce aux hautes orientations royales, mène plusieurs actions visant à ce que les religions puissent coexister en harmonie. Le Royaume est de fait le pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient qui abrite la plus grande communauté juive, et le plus grand nombre de synagogues et de cimetières juifs, ainsi que de nombreuses églises ouvertes aux Chrétiens pour exercer librement leur culte.

L’expérience marocaine est considérée comme une expérience de référence, a dit Bourita, qui a pris part à cette conférence à l’invitation du Secrétaire d’Etat US, Mike Pompeo, expliquant que les actions menées par le Souverain pour rétablir, préserver et restaurer le patrimoine culturel hébraïque et même chrétien sont une référence en la matière.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que la participation marocaine au débat de cette conférence a porté sur les enseignements tirés de l’expérience marocaine, soulignant que des institutions fortes et un leadership de haut niveau sont nécessaires pour préserver le cadre d’exercice de la liberté de religion.

Bourita a toutefois remarqué que la liberté de religion doit se baser sur « le respect mutuel, et non pas sur une compétition entre les différents cultes et religions ».

« La préservation de la liberté religieuse est incompatible avec les actions de prosélytisme et les actions de radicalisation, les deux créent des réactions inverses et sont de ce fait contre-productives », a-t-il insisté.

Par conséquent, la liberté de religion doit s’exercer dans le cadre du respect des autres religions, du cadre légal, de la sécurité cultuelle, et de l’ordre public des différents pays, a conclu le ministre.

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Secteur coopératif: Gouvernance zéro

Voici un exemple de perte de temps et de ressources d’une rare gravité. Le secteur coopératif est défaillant pour plusieurs raisons, nous explique Mohamed Moustaghfir, membre du Conseil économique social et environnemental :

Moyens affectés aux organismes d’accompagnement des coopératives insuffisants ; mauvaise gouvernance résultant du faible niveau de qualification des gérants et des adhérents ; taux faible d’encadrement institutionnel ; difficultés de financement ; absence de couver- ture sociale…

Tout cela alors que nous avons entendu depuis toujours des gouver- nements successifs qu’ils allaient tout faire pour développer l’économie sociale.

Ils ont tout fait, sauf ce qu’il fallait faire..

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Les avocats des montagnes

Rattraper le déficit en développement des zones montagnardes et améliorer les conditions de vie des populations locales en adoptant des politiques publiques intégrées, c’est la réclamation principale d’un collectif qui défend la montagne.

Plus de 120 associations locales se sont réunies autour d’une même cause, celle de la montagne. Résultat : la création de la Coalition civile pour la montagne (CCM). « Une initiative qui est née d’un besoin imminent et pressant d’équité et de justice territoriale.

Les populations des montagnes marocaines ont longtemps souffert en silence. Des conditions de vie dures voire insoutenables dues essentiellement à l’absence de véritables plans de développement appropriés et adaptés à la particularité géographique, climatique et socio-culturelle des zones montagnardes.

Aujourd’hui la coalition se veut la voix de ses populations », déclare d’emblée Mohamed Ddich, coordinateur national de la CCM et président de l’association Hadaf de Boulmane, initiateur de cette coalition.

Que ce soit auprès des élus, de l’Etat, des partis politiques et de la société civile, la CCM redouble d’effort pour faire entendre la voix de la montagne partout au Maroc. « Notre plaidoyer en faveur de la montagne n’est pas un simple discours creux, ce sont des actions et des pas concrets que nous entreprenons pour améliorer les conditions de vie des populations, notre objectif premier », ajoute le coordinateur national.

Sensibilisation

Une amélioration qui ne pourrait se concrétiser, selon Ddich, sans l’implication de toutes les parties concernées. Si les zones montagnardes sont restées trop longtemps à l’écart du train de développement, c’est justement à cause de ce désengagement et cette sorte d’oubli comme l’explique à la coalition. Conscients de l’ampleur de leur mission, les membres de la coalition concentrent leurs efforts sur le volet sensibilisation. « A commencer par les associations locales que nous formons aux techniques du plaidoyer dans le cadre de notre programme de formation/action. Une initiative qui a abouti, au bout de deux an, à la constitution de la coalition fin 2015. Avec 120 associations affiliées, nous avons lancé un manifeste de la montagne. Le programme Justice et équité pour la montagne a été ainsi l’un des premières réalisations de la coalition avec le soutien de l’USAID. Une action favorisant les synergies autour de la cause de la

montagne non seulement au niveau national mais aussi international », explique Ddich. Le vent en poupe, la CCM fête sa structuration officielle avec une participation remarquée aux travaux de la COP22. Elle présente ses doléances en faveur de la montagne et inaugure un plan d’action aux objectifs précis. « Equité et justice pour les populations locales par un rattrapage urgent du grand déficit en développement accusé par ces zones par rapport aux autres. Pour mieux cerner l’ampleur de cet écart, il suffit de savoir que l’ex région de Al Huceima Taza Taounate est décalée, en termes d’indicateurs de développement, de 30 ans par rapport à la Région de Rabat Zaer. C’est énorme et ça montre l’ampleur

du retard à rattraper », argumente le coordinateur national de la CCM.

 

Grand écart

Un décalage que les membres de la coalition expliquent par la non prise en considération de la spécificité des zones montagnardes. Si les indices de développement et ceux d’analphabétisme, par exemple, avoisinent les 48% dans le monde rural en général, dans les montagnes a atteint 90%. « Pourtant la montagne est toujours incluse dans « le monde rural », malgré le grand écart par rapport aux autres régions rurales du Maroc. Ce qui fausse considérablement les données et finit par noyer les indicateurs et statistiques alarmantes de ces régions dans ceux du monde rural » explique-t-on auprès de la coalition. Enclavement, infrastructures insuffisantes, fragilité économique, analphabétisme… « Les montagnes marocaines, qui ont pourtant d’importantes potentialités et recèlent de riches ressources naturelles et forestières, se voient ainsi privées de véritables leviers de développement faute de gestion et d’investissements », indique Professeur Hassan Hajjaj de la Faculté des Sciences Moulay Ismail à Meknès. « Les forêts et leur bois, les sources hydriques, les mines et les carrières que comptent les zones montagneuses génèrent beaucoup de richesses. Nous réclamons un retour à travers des investissements locaux générant de l’emploi, de la richesse et surtout un développement durable », insiste le coordinateur national de la coalition.

Des ambitions et des réclamations qui ne restent pas de simples paroles en l’air. Actifs, les membres de la coalition sont sur tous les fronts. Méthodiques, ils articulent leur action sur deux niveaux : Politique et juridique. « Nous concentrons nos efforts sur la sensibilisation des décideurs politiques quant à la cause de la montagne. Ce sont eux nos porte-paroles auprès de l’Etat pour l’inciter à élaborer des politiques publiques en cohérence et en parfaite coordination avec les différentes parties. Que ce soit auprès des parties politiques, des élus parlementaires, des élus locaux ou des mairies, notre objectif est de les impliquer dans l’élaboration d’une vision avancée à l’égard de la justice territoriale ainsi que des programmes politiques qui défendent les droits des populations des montagnes et corrigent les inégalités aiguës (dont ils sont partiellement complices) entre les montagnes et les autres espaces », nous explique Ddich. La CCM aspire également à inciter les représentants des collectivités territoriales à intégrer les besoins spécifiques des montagnes dans leurs différents programmes et actions de développement territorial (Plan de développement régional (PDR) ; Plan d’action communale (PAC) et Plan d’action provinciale (PAP)).

Loi de la montagne

Outre le volet politique, la coalition axe son action sur le volet juridique. « Nous déplorons l’absence d’une loi de la montagne. Une loi adaptée qui régit cet espace spécificités naturelles, écologiques, socio-économique et culturelles particulières », s’insurge-t-on à la CCM. Une absence de loi qui serait, selon la coalition, un véritable préjudice pour ces zones.

Le manque de cohérence et de cohésion du cadre juridique actuel aurait de graves répercussions sur le développement de ces régions. L’incohérence des différentes lois et leur incompatibilité sont souvent source de confusion et constituent un véritable frein à l’émancipation de ces régions.

Une situation qui pousse d’ailleurs la CCM à passer à la vitesse supérieure en préparant un mémorandum à l’attention du chef du gouvernement. Son objet ? Réclamer l’élaboration d’une manière participative d’une loi cadre et de politiques publiques intégrées spécifiques capables d’effacer le grand écart par rapport aux autres régions. « Nous préparons également une pétition populaire dans ce même sens et nous comptons recueillir 5.000 signatures outre une motion avec 25.000 signatures recueillies dans au moins quatre régions comme le stipule la constitution », annonce le coordinateur national de la CCM. Des ambitions plein la tête et des réclamations qui au-delà de leur fondement politico-économiques, ont une portée profondément humaine.

« Ces populations ont souffert trop longtemps, dignement et en silence. Aujourd’hui, il est temps d’entendre leur voix et leur offrir ce qu’elles méritent vraiment : vivre avec dignité et jouir des richesses de leurs montagnes », conclut Mohamed Ddich.

Stratégie de catastrophes

Le 11 février 2018, l’Observatoire de Dadés pour le développement et la bonne gouvernance a publié un communiqué/ plaidoyer pour dénoncer la gravité de la situation dans les régions montagneuses du Royaume. Une situation d’isolement et de grand enclavement qui a été aggravé par les chutes record de neige en cet hiver 2018 particulièrement glacial.

Ayant constaté sur le terrain l’encerclement d’un grand nombre de familles, de tribus et de nomades par les neiges durant plus de 10 jours dans des conditions «extrêmes portant atteinte à la dignité humaine », l’Observatoire a relevé plusieurs anomalies concernant ces zones sinistrées. D’après l’observatoire, la solution devrait être globale et multidimensionnelle.

A moyen terme, l’Observatoire de Dades propose de créer des institutions spécialisées dans la gestion et le développement des zones montagneuses en prenant en considération leur particularité géographique, climatique et socioculturelle. Aussi la mise au point d’une politique et d’une stratégie spécifique de gestion des catastrophes climatiques en Montagnes. A long terme, l’élaboration d’une stratégie de développement durable de ces régions loin des actions de bienfaisance à l’effet immédiat et sans véritable impact sur le niveau de vie des populations. L’Observatoire n’oublie pas l’encouragement des investissements économiques en montagnes et leur exonération d’impôts.

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Les routes marocaines tuent moins, mais tuent toujours

Quelque 1.052 accidents mortels ont été enregistrés de janvier à mai 2018, soit une baisse de 1,68 % par rapport à la même période de 2017, selon un bilan provisoire du Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC).

Faisant l’objet d’un exposé présenté, jeudi à Rabat, par le secrétaire permanent du CNPAC, Benacer Boulaajoul, lors de la 68-ème session de l’Assemblée générale du Comité, présidée par le secrétaire d’État chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, ce bilan provisoire fait état de 35.899 accidents enregistrés durant les cinq premiers mois de l’année en cours, soit une hausse de 4,61% par rapport à la même période de 2017. Le nombre de morts a atteint 1.187 durant cette même période, enregistrant une baisse de 0,67 % par rapport à 2017, alors que le nombre de blessés graves s’est établi à 3.179 (-5,08 %). Selon ce même bilan provisoire, le nombre des blessés légers a connu une augmentation de 6,18 % par rapport à la même période de 2017, pour atteindre les 46.783.

En outre, selon le bilan final pour l’année 2017, également présenté lors de cette session, le nombre des accidents est de 89.375, dont 3.274 accidents mortels. Ces accidents ont coûté la vie à 3.726 personnes et entraîné des blessures graves à 10.492 personnes et des blessures légères à 119.519 autres.

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Hépatite C : Le traitement existe, le mal persiste

400 000, c’est le nombre de personnes infectées par le virus de l’Hépatite C au Maroc, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce chiffre représente 1,2 % de la population marocaine qui est donc porteuse de ce virus qui s’attaque aux cellules du foie. Ce sont autant de personnes susceptibles de transmettre le virus à d’autres.

Selon un article du quotidien Le Monde datant du 26 juillet 2018, le Maroc est l’un des rares pays à produire ses propres traitements contre l’hépatite C, grâce notamment au sofosbuvir du laboratoire américain Gilead, une molécule miracle qui permettait des guérisons en l’espace de 12 mois sans effets secondaires et ce, quelle que soit la soit la souche du virus. Seul bémol : son prix exorbitant.

Consciente de sa trouvaille révolutionnaire, Gilead n’a pas manqué de sceller la sofosbuvir en imposant des brevets dans plusieurs pays, se garantissant un monopole mondial.

Cependant, une faille se profilait. Comme l’explique l’auteur de l’article en question, Gilead n’a pas considéré nécessaire d’imposer un brevet au Maroc, ne voyant pas dans le royaume un concurrent potentiel. Et pourtant, le groupe Pharma5, l’un des acteurs africains leader dans le domaine du développement et de la fabrication de médicaments génériques, dirigé par Myriam Lahlou Filali, n’a pas manqué de s’engouffrer dans la brèche. Résultat : un antiviral contre l’hépatite C est commercialisé au Maroc depuis 2015. Le produit est vendu soixante fois moins cher que son homologue américain et trente fois moins cher qu’en France !

Et pourtant au Maroc, 400.000 personnes sont toujours atteintes de ce virus handicapant qui entraine souvent la mort. Comment expliquer ce paradoxe ?

Le prix de la cure de 12 semaines au SSB 400 (nom commercial du sofosbuvir), qui s’élève à 9000 DH, est tout bonnement inaccessible pour les 35% des marocains inscrits au Régime d’Assistance Médicale (Ramed), couverture médicale gratuite en faveur des plus démunis. Pourtant, le Plan Santé 2025 prévu par l’ex ministre de la santé El-Houcine Louardi prévoyait la gratuité en faveur des patients affiliés au Ramed.

A ce jour, 27 Juillet 2018, ce plan n’est toujours pas lancé.

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