Monday, August 27, 2018

Cour des comptes : Encombrement des classes, perdition scolaire et objectifs non atteints

Dans son rapport annuel au titre de l’année 2016-2017, la Cour des comptes a constaté plusieurs dysfonctionnements dans le domaine scolaire. Mis à part les grosse lacunes et manquements au niveau des administrations et de la gouvernance, la Cour du compte a mis en exergue un problème qui plombe depuis toujours l’enseignement au Maroc : l’encombrement des classes.

Ainsi le rapport indique que pour l’AREF de la région du grand Casablanca, il a été constaté que durant l’année scolaire 2014/2015, la majorité  des classes sont encombrées, atteignant plus de 42% dans le primaire, 65% dans le secondaire collégial, et 50% dans le secondaire qualifiant.

Les classes de l’AREF de Beni Mellal-Khenifra pour leur part, ont enregistré, durant l’année  scolaire 2015/2016, un taux de 11,3% pour le primaire, 38,16% pour le secondaire collégial et de 29,98% pour le secondaire qualifiant.

Les objectifs de scolarisation non atteints

Le taux de scolarisation lui, n’affiche pas de meilleurs résultats, puisque l’objectif de généralisation de l’enseignement fondamental pour les enfants ayant atteint l’âge de scolarisation fixé à 6 ans, n’a jamais été atteint. A titre d’exemple, indique le rapport, au niveau de la région du grand Casablanca, le taux de scolarisation a atteint seulement 86% pour l’année scolaire 2014/2015.

La Cour cite aussi la non atteinte de l’objectif de généralisation de l’enseignement préscolaire à  l’horizon 2015, la faiblesse de l’offre publique dans ce domaine, ainsi que le non-respect de certaines dispositions des cahiers de charges par les établissements de l’enseignement préscolaire privé , et l’encombrement dont souffrent certaines de ses classes, sans compter le manque de compétences et de formation requises pour les formateurs et l’absence de contrôle administratif sur ces établissements.

Perdition, abandon scolaire et phénomènes déviants

En ce qui concerne les indicateurs du rendement interne du système éducatif, la Cour met l’accent sur l’importance du taux de de perdition et d’abandon scolaire surtout entre les trois cycles scolaires, ce qui a impacté négativement le taux d’achèvement des études d’un cycle a  un autre.

Si le taux d’achèvement sur la région du Grand Casablanca, est presque de 100% dans le cycle primaire, il ne dépasse guère 77% dans le secondaire collégial, et 60% au niveau du secondaire qualifiant.

Cette différence est expliquée, selon le rapport, en particulier par l’adoption de seuils de réussite faibles au niveau du primaire, l’obligation de subvenir aux contraintes de la carte scolaire et l’insuffisance de l’encadrement des élèves. La Cour attire en outre, l’attention sur la propagation de certains comportements déviants comme la violence scolaire, la tricherie et le phénomène des heures supplémentaires.

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Education nationale : La Cour des comptes dresse un état des lieux lamentable

 

Dans son rapport annuel au titre de l’année 2016-2017 la Cour des comptes lève le voile sur les divers manquements que connait l’éducation nationale.

On y apprend en l’occurrence l’existence d’un « chevauchement » des rôles et des attributions entre le ministère de tutelle, les Académies régionales de l’Education et de la Formation (AREF) et les directions provinciales (DP)

Le contrôle de gestion Académies régionales de l’Education et de la Formation (AREF) des régions de l’Oriental, du Grand Casablanca, de Beni Mellal-Khenifra et de Laâyoune-Sakia El Hamra, a en effet permis de relever plusieurs manquement à savoir : l’incohérence de l’organigramme des AREF avec les compétences qui leur sont dévolues, ainsi que le non établissement par les DP des plans d’action et des bilans annuels des réalisations.

Le rapport relève également la tenue non régulière des réunions des conseils des académies et de celles des commissions thématiques, ajoutant qu’en plus, les conseils des académies (CA) n’assument pas pleinement leurs prérogatives, notamment celles concernant la construction de nouvelle unités scolaires, l’établissement des cartes éducatives et la fixation du programme prévisionnel de formation des enseignants.

S’agissant de l’offre scolaire publique, la Cour relève que « plusieurs insuffisances ont été observées », notamment le déficit en infrastructures de base au niveau de certains établissements scolaires, comme les branchements aux réseaux d’eau potable, d’électricité  et d’assainissement liquide, en plus de l’insuffisance d’autres équipements, tels que les murs de clôture, les blocs sanitaires, les terrains de sport, les salles multimédias, les bibliothèques, la connexion internet et le matériel didactique.

La Cour cite également l’existence de classes multi-niveaux sans méthodes pédagogiques appropriées, la non-exploitation de certaines salles destinées à l’enseignement préscolaire par manque d’éducateurs et d’appui financier aux associations opérant dans ce domaine ainsi que le de passement de la capacité d’accueil dans certains internats ainsi que l’inadéquation des conditions d’accueil dans les internats et les cantines scolaires.

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Atlas Electronic Music, Arts & Culture revient pour une 3eme édition

Quatre jours, 70 artistes, une ville pour un rendez-vous : le festival Atlas Electronic Music, Arts & Culture dans sa troisième édition.

Du 30 août au 03 septembre 2018 l’ambiance sera festive au sein de l’éco-lodge Villa Janna, à Marrakech avec ce festival qui se veut une plate-forme qui œuvre pour le croisement des cultures, mêlant artistes locaux et internationaux.

La programmation de cette nouvelle édition s’étale donc sur quatre jours et comprend diverses sonorités avant-gardistes et des collaborations artistiques exclusives et inspirantes.

Travaillant en étroite collaboration avec plusieurs labels internationaux, les têtes d’affiches que présente Atlas Electronic cette année comprennent, entre autres, le Britannique Jamie xx, l’Allemande Lena Willikens, le Néerlandais Job Jobse, les Français Brothers From Different Mothers et le label Akuphone de Cheb Gero. L’artiste tunisienne Deena Abdelwahed et le label marocain Casa Voyager font eux aussi partie de la programmation.

Une multitude de DJs nationaux émergents tels que Yasmean, DexLeMaffo, le collectif V.I.V., REALM ou encore Aesthes et son live expérimental seront également de la partie.

Au cœur du site, le « Art Village » abritera en parallèle les installations d’une sélection d’artistes contemporains, des workshops et des discussions autour du thème de « l’Identité Culturelle à l’ère digitale ».

Atlas Electronic présentera également le live du Panafricain Philou Louzolo et de la formation marocaine Taktaka Groupe Bana, né d’une rencontre au cours de l’édition 2017 ayant débouché sur une résidence artistique et des sessions d’enregistrement.

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Banque Mondiale : Le partenariat avec le Maroc s’alignera sur les orientations du Roi Mohammed 6

Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun a indiqué, lundi 27 août 2018 à Rabat, que le programme de partenariat entre le Maroc et la Banque mondiale (BM) pour la période 2019-2023 donnera la priorité à la jeunesse et à l’emploi, conformément aux orientations annoncées par le Roi Mohammed 6.

Intervenant à l’issue de sa rencontre avec le vice-président de la BM pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Ferid Belhaj, le ministre de l’Economie et des Finances a précisé que le partenariat s’articulera en outre, sur la restructuration des tous les mécanismes de protection sociales et de développement humain ainsi que la déconcentration territoriale.

Pour sa part, M. Belhaj a indiqué que sa rencontre avec le ministre a été l’occasion de passer en revue l’état des relations et de la coopération de longue date entre le Maroc et la BM.

Et de poursuivre que le Maroc et la BM passeront, dans un futur proche, à une nouvelle phase permettant la mise en place d’un cadre stratégique à la coopération, qui constituera une base pour les interventions de la BM sur le plan monétaire et sur le plan du soutien technique.

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Le CNDH n’a pas été sollicité sur le projet de loi relatif au service militaire

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a démenti catégoriquement avoir reçu le projet de loi sur le service militaire en vue de l’examiner ou émettre son avis sur ses dispositions.

Contrairement aux informations relayées par certains sites électroniques, selon lesquelles le Conseil aurait reçu le projet de loi sur le service militaire en vue de donner un avis sur le texte lors de son adoption au Parlement, le CNDH affirme « n’avoir reçu aucun projet de loi relatif au service militaire en vue de l’examiner ou donner son avis sur son contenu ».

Le CNDH peut, comme le prévoit la loi (ar. 25 de la loi 76-15), donne son avis de sa propre initiative ou à la demande du gouvernement ou l’une des deux chambres du parlement concernant des projets et des propositions de loi se rapportant aux droits de l’homme.

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Blouza, un festival à l’honneur de l’habit de l’Oriental

La 5ème édition du festival Blouza aura lieu, du 5 au 8 septembre 2018 à Oujda, sous le thème ‘’La blouza et sa dimension immatérielle dans la culture arabe’’.

Organisée par l’Association Orientale pour le Développement (AOD), cette manifestation culturelle, a pour objectif de pérenniser le patrimoine de la région de l’Oriental, en plus  d’encourager les stylistes à innover et à produire des œuvres de qualité.

Pour les organisateurs, il s’agit d’une occasion pour mettre en avant le savoir-faire des stylistes, femmes et hommes, qui ont excellé dans la conception et la promotion de la Blouza, habit qui fait la fierté de la région de l’Oriental.

Le programme de cette édition, prévoit l’organisation d’une conférence autour du thème retenu, un atelier axé sur la confection de la blouza, un défilé de mode qui mettra en relief les œuvres réalisées par des stylistes et artisans, en sus d’une excursion pour faire découvrir aux invités du festival les monuments historiques de la cité millénaire d’Oujda et ses différents lieux.

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Le Maroc participe à la création d’un logiciel Open Source

Le ministère de l’Intérieur et l’Institut international de technologie de l’information de Bangalore (Inde) ont signé, lundi 27 août 2018 à Rabat, un mémorandum d’entente pour la conception et le développement d’une plateforme logicielle open source modulaire dénommée « MOSIP ». Cette plateforme constituera le noyau du système de gestion du Registre national de la population (RNP) en cours de mise en œuvre par le gouvernement.

Le mémorandum porte sur une durée de cinq ans. Il a été signé par le Wali, secrétaire général du ministre de l’Intérieur, Mohamed Faouzi, et le Commodore Sridhar Srinivasa, Ratnam, Registrar de l’Institut international de technologie de l’information à Bangalore-Inde.

Le Maroc sera, à cette occasion le premier pays à participer au développement de ce noyau MOSIP et à l’utiliser, ce qui lui permettra de jouer un rôle stratégique dans le cadre d’une coopération sud-sud pour la promotion de cette plateforme logicielle open source.

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