Friday, November 30, 2018

Lancement de la 17eme édition du Festival du Film de Marrakech

La 17ème édition du Festival international du Film de Marrakech s’est ouverte, vendredi 30 novembre 2018, au Palais des Congrès de la Cité ocre, en présence d’un aréopage de stars du 7ème Art national et international, et de grandes figures des mondes de la culture, des médias et des arts.

La cérémonie a commencé par le traditionnel défilé des icônes du cinéma qui ont foulé le tapis rouge sous les acclamations d’un public fidèle et féru de l’art du grand écran, et ravi d’être à la rencontre de ses stars favorites parmi lesquelles l’incontournable réalisatrice française Agnès Varda, l’inégalable metteur en scène américain James Gray, et la diva du cinéma égyptien Yousra.

Le cinéma marocain n’est pas en reste puisqu’une pluie de célébrités a eu sa part d’applaudissements qui ont retenti dès l’apparition sur le « red carpet » de la comédienne Asmaa Khamlichi, de Saïd Bey, de Aziz Daddas ou encore de l’acteur et réalisateur Abdellah Ferkous, pour ne citer que ceux-là.

Après l’arrivée du président du jury James Gray, entouré de huit talents singuliers du cinéma mondial, la soirée s’est poursuivie dans l’enceinte du somptueux Palais des Congrès.

A cette occasion, James Gray s’est dit « fier et heureux » de se retrouver encore une fois au Maroc, faisant savoir qu’il en est à son troisième séjour dans le Royaume, « pays magique » qu’il porte dans son coeur. Le génie du cinéma américain a qualifié d' »immense honneur » le choix d’être nommé président du jury, se disant conscient de la tâche qui lui incombe et qu’il compte prendre grandement sa responsabilité.

Après avoir rappelé le rôle du cinéma en tant qu’outil artistique « pour raconter les rêves d’autrui et révéler une autre idée du monde », il a annoncé l’ouverture officielle de cette 17-ème édition, avant que l’ensemble des membres du jury ne reprennent la déclaration du coup d’envoi chacun dans sa langue natale.

Il s’agit de l’actrice indienne Ileana d’Cruz, de la cinéaste marocaine Tala Hadid, de la cinéaste et plasticienne libanaise Joana Hadjithomas, de l’actrice américaine Dakota Johnson et de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay. Côté masculin, le jury compte en son sein l’acteur allemand Daniel Brühl, le réalisateur français Laurent Cantet ainsi que le metteur en scène mexicain Michel Franco.

Cette cérémonie a été également marquée par la présentation des quatorze longs métrages en lice dans le cadre de la compétition officielle.

Il s’agit de « Las niñas bien » de la réalisatrice Alejandra Márquez Abella (Mexique), de « Joy » de la réalisatrice Sudabeh Mortezai (Autriche), de « Diane » du réalisateur Kent Jones (USA), de « The Load » du réalisateur Ognjen Glavonić (Serbie), de « The Chambermaid » de la réalisatrice Lila Avilés (Mexique-USA), de « Red Snow » de la réalisatrice Sayaka Kai (Japon) et de « Look At Me » du réalisateur Nejib Belkadhi (Tunisie).

Concourent également dans cette catégorie « Irina » de la réalisatrice Nadejda Koseva (Bulgarie), « Vanishing Days » du réalisateur Zhu Xin (Chine), « Urgent » du réalisateur Mohcine Besri (Maroc), « Rojo » du réalisateur Benjamín Naishtat (Argentine), « Akasha » du réalisateur Hajooj Kuka (Soudan), « The Giraffe » du réalisateur Ahmed Magdy (Egypte) et « All Good » de la réalisatrice Eva Trobisch (Allemagne).

Point d’orgue de cette cérémonie inaugurale, la projection en avant-première du film hors compétition « At Eternity’s Gate » (2018) de son réalisateur américain Julian Schnabel, qui retrace la biographie de l’artiste-peintre néerlandais Vincent Van Gogh.

Sur les neuf jours du festival, le public aura droit à une programmation cinématographique des plus riches et diversifiées, placée sous le signe de la pluralité des expressions culturelles.

Outre les longs-métrages en lice pour la très convoitée Etoile d’Or, six films sont programmés en séances de gala, sept pellicules prévues au « Panorama du cine ma marocain » et cinq films animés au cinéma Colisée, entre autres.

Ne dérogeant pas à sa règle, le festival compte rendre une série d’hommages à des figures emblématiques du 7-ème art, à savoir l’Américain Robert De Niro, la Française Agnès Varda, l’Américaine Robin Wright et le Marocain Jillali Ferhati, outre les projections sur la place Jemaa El Fna et audiodescription pour les non-voyants.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 17ème édition du Festival International du Film de Marrakech se tient du 30 novembre au 08 décembre.

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La BP lance « Les Matinées du Private Banking »

Se disant consciente des évolutions majeures que connait le secteur de la banque privée au Maroc, la Banque Populaire annonce le lancement des « Matinées du Private Banking ». Il s’agit de rencontres trimestrielles dont la principale ambition est d’interagir avec sa clientèle sur les principales tendances du moment.

A travers cette initiative de rendez-vous thématiques, la Banque Privée-Banque Populaire entend apporter sa pleine expertise à sa clientèle patrimoniale dont les besoins et les attentes ne cessent d’évoluer.

« Nous avons le privilège d’accompagner plusieurs générations de clients qui, de surcroît, ont des profils différents ; et donc des besoins pointus et spécifiques. A travers ‘Les Matinées du Private Banking’, nous souhaitons renforcer notre relation de proximité avec notre clientèle, notamment à travers une écoute constante, afin de lui apporter des solutions sur mesure », explique Mounya Dinar, Directrice de la Banque Privée – Banque Populaire.

La première édition des « Matinées du Private Banking », qui s’est tenue récemment à Casablanca, a porté sur une thématique centrale pour la clientèle patrimoniale : les produits de bancassurance. A cette occasion, la Banque Privée-Banque Populaire a présenté sonnouveau produit d’assurance santé et d’assistance « Private International Care », ainsi que son produit d’assurance vie phare « Epargne Evolution ».

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La CAN2019 n’aura pas lieu au Cameroun

« A l’instant. La retire l’organisation de la au et ouvre la porte aux candidatures des pays souhaitant organiser la compétition ». Ce tweet de l’envoyé spécial d’Arryadia à Accra, Mohamed Sakim, confirme ce qui se murmurait dans les couloirs de la Confédération africaine de football depuis un moment déjà.

Il reste maintenant à sa voir si le Maroc va saisir la balle au bond et postuler pour l’organisation de cette Coupe ou s’il laisserait l’Afrique du sud s’en charger.

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Les fumigènes et les jets de bouteilles coûtent près de 100.000 DH au Raja

La Confédération africaine de football (CAF) a infligé une amende de 10 mille dollars au Raja de Casablanca à cause de l’utilisation des fumigènes par les supporters des verts, lors de la rencontre de leur club face aux Congolais de l’AS Vita, en finale-aller de la Coupe de la Confédération africaine de football, disputée dimanche dernier au Complexe sportif Mohammed V.

La CAF souligne, dans un communiqué rendu public ce vendredi 30 novembre 2018, que son conseil disciplinaire, réuni le 28 courant au Caire, a décidé d’infliger au club rajaoui une amende de 5 mille dollars à cause des jets par ses supporters des fumigènes dans le stade ce qui a entrainé un arrêt de 3 minutes de la Finale-aller après le premier but du Raja, et une autre amende de 5 mille dollars pour jets de bouteilles et de fumigènes avant et après le match.

Le conseil disciplinaire a décidé aussi la suspension pour trois matches des compétitions africaines pour Mohcine Yajour, y compris la finale-retour, après son expulsion en match-aller.

Le Raja de Casablanca s’était largement imposé face aux Congolais de l’AS Vita Club (3-0), en finale-aller disputée dimanche dernier au Complexe sportif Mohammed V.

Le match retour aura lieu, dimanche 2 décembre, au stade des martyres de Kinshasa.

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FIFM : Monica Bellucci sera présente sur le tapis rouge et à Jamaa El Fna

Une pluie de stars s’invite vendredi 30 novembre 2018 à Marrakech, à l’occasion de la 17ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) qui s’ouvre ce vendredi, ont indiqué les organisateurs.

Comme chaque année depuis 2001, le tapis rouge de la prestigieuse manifestation verra défiler certains des plus grands noms du cinéma mondial, dont des acteurs, des réalisateurs et des artistes polyvalents en provenance du monde entier, ont précisé les organisateurs dans un communiqué. Ainsi, la star italienne Monica Bellucci sera présente sur le tapis rouge ainsi que sur la place Jamaa El Fna à l’occasion de la projection grand public du désormais célèbre « Astérix et Obélix, mission Cléopâtre », selon le communiqué.

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Palestine: Le Souverain adresse un message au président du Comité des Nations-Unies

Le Roi Mohammed VI a adressé hier, jeudi 29 novembre 2018, un message au président du Comité des Nations-Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Cheikh Niang, à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

Voici le texte intégral du Message Royal.

« Louange à Dieu,

Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,

Excellence, Cheikh Niang, Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien,

Mesdames, Messieurs,

Je tiens d’abord à féliciter Cheikh Niang pour la confiance qui lui a été témoignée lors de son élection comme nouveau président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Je salue, par la même occasion, son prédécesseur, S.E. l’Ambassadeur Fodé Seck qui a assuré avec succès la présidence du Comité, au cours des mandats précédents.

J’aimerais aussi exprimer Mes remerciements et Ma considération au pays frère qu’est le Sénégal, à la présidence et aux honorables membres du Comité, pour leur persévérance sincère à apporter du soutien à la juste Cause palestinienne, à faire prévaloir le bon droit attaché à la question d’Al-Qods Al-Charif.

Nous suivons avec un vif intérêt les efforts louables que le Comité onusien déploie avec assiduité et responsabilité, en supervisant des projets destinés à rendre possible l’exercice, par le peuple palestinien, de son droit inaliénable légitime à l’indépendance et à la souveraineté nationales.

Si les années précédentes ont constitué un tournant majeur dans le travail engagé par le Comité pour remplir sa mission en faveur de la juste Cause palestinienne, la célébration, cette année, de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, revêt, elle, une importance capitale. En effet, la question palestinienne et celle de Jérusalem traversent une phase critique en raison d’un contexte régional et international particulièrement sensible. Cette situation sans précédent est née d’une succession rapide d’événements graves, potentiellement générateurs de plus de souffrance pour le peuple palestinien frère.

En juin dernier, le Royaume du Maroc a eu l’honneur d’accueillir les travaux de la cinquième session de la Conférence internationale consacrée à la question de Jérusalem. C’était, pour Nous, l’occasion de rappeler les fondamentaux qui déterminent la position marocaine au sujet de la question palestinienne en général et de celle de Jérusalem en particulier, situées au cœur du conflit au Moyen Orient.

Jugées importantes au vu, notamment, des défis auxquels fait face la question palestinienne, les conclusions de cette session serviront à inspirer les efforts régionaux et internationaux visant à mettre en évidence les droits du peuple palestinien frère, à défendre ses aspirations légitimes.

Mesdames, Messieurs,

L’attachement des Marocains à la Palestine, et particulièrement à Jérusalem, est l’expression d’un lien affectif séculaire, qui plonge profondément ses racines dans leur imaginaire individuel et collectif.

Au cours de leurs pérégrinations à la Mecque et à Médine, les pèlerins marocains avaient coutume de se rendre à Jérusalem, première des deux Qibla et troisième Lieu Saint de l’Islam, en raison de sa symbolique spirituelle et religieuse. A cette époque, il n’y avait, donc, rien d’étonnant à ce que bon nombre d’entre eux, y compris des oulémas, des soufis, des commerçants, choisissent d’y résider, soit pour y élire définitivement domicile, soit pour prendre part à la défense de la Ville Sainte, de ses symboles sacrés.

C’est pourquoi la question de la Palestine et de Jérusalem se trouve toujours au cœur de Nos préoccupations, et ce, pour les considérations suivantes :

° Un engagement responsable, en faveur d’une Cause juste et légitime.

° L’évidence qu’au cœur du conflit au Moyen Orient, la question de la Palestine est centrale pour la région.

° La conviction qu’est nécessaire l’instauration d’une paix juste, globale et durable sur la base de la Solution à deux Etats ; solution qui, loin d’être une tactique politique, est un choix stratégique, comme le stipulent les Résolutions du Conseil de Sécurité et l’Initiative de paix arabe.

° L’importance de la question de Jérusalem pour la Oumma arabe et musulmane, car la Ville Sainte est le siège de la mosquée Al-Aqsa. Et cette question l’est aussi pour toutes les âmes éprises de paix, qui la révèrent comme un symbole de tolérance et de coexistence interreligieuse.

° A cet égard, toute mesure unilatérale visant Jérusalem est inacceptable. Illégale et illégitime, elle constituerait une grave violation du droit international, des résolutions onusiennes pertinentes, notamment les Résolutions du Conseil de Sécurité 476 et 478 de l’année 1980, celle de l’Assemblée générale de l’ONU adoptée en 2017, lors de la dixième session extraordinaire, conformément au principe de « l’union pour le maintien de la paix ».

° Le règlement de la question palestinienne, conformément aux résolutions de la légalité internationale, serait le moyen de faire barrage aux forces du terrorisme et de l’extrémisme. Car, pour légitimer leurs projets criminels dans la région, celles-ci ont toujours pris prétexte de l’absence d’une perspective réelle de résolution de la question palestinienne et de celle de Jérusalem.

° Un réel motif d’inquiétude tient au risque que les mesures illégales prises à l’encontre de Jérusalem, attisent les sensibilités religieuses cristallisées autour de la Ville Sainte, de sa dimension spirituelle. De nature politique, le conflit peut, donc, se muer en un antagonisme religieux qui ferait planer une grande menace sur la sécurité et la paix mondiales, en compromettant dangereusement la coexistence et la concorde interculturelle et inter-civilisationnelle souhaitées.

Mesdames, Messieurs,

Injustices, frustrations généralisées, souffrances infligées par l’Occupation à cause de sa politique inique, tels sont les images et les mots qui s’imposent fatalement à l’esprit, dès l’instant où l’on entreprend de relater les années de lutte du peuple palestinien, de décrire sa longue quête pour conquérir sa liberté et son indépendance, son désir ardent de poser les jalons d’un Etat palestinien indépendant, dont Jérusalem-Est sera la capitale.

A cet égard, permettez-moi d’affirmer que, pour la communauté internationale, le défi majeur est de trouver le moyen de sauver les Résolutions favorables à la question palestinienne, par le truchement du Conseil de Sécurité, la plus haute autorité internationale chargée de veiller à la préservation de la paix et de la sécurité internationales, de garantir l’engagement des Etats à appuyer cette démarche.

Est-il concevable que les résolutions du Conseil de sécurité afférant à la question palestinienne soient dédaignées, puisqu’elles restent inexécutées ? La dernière en date, la 2334 adoptée en 2016, souligne notamment que l’occupation illégitime, depuis 1967, des territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est, constitue une transgression du droit international, ainsi qu’un frein à la réalisation de la Solution des deux Etats, à l’instauration d’une paix juste et globale.

Mesdames, Messieurs,

La question palestinienne ne peut être appréhendée dans tous ses tenants et aboutissants sans que soit évoquée la souffrance du peuple palestinien dans la Bande de Gaza, par l’effet d’un blocus qui dure injustement depuis des années.

Sachant les conditions difficiles endurées par la population palestinienne à Gaza, Nous ne ménageons aucun effort pour lui venir en aide dans le cadre de la politique de solidarité qui constitue un pilier essentiel de notre politique extérieure. C’est dans ce sens que nous avions décidé la mise en place de deux ponts aériens, l’un en 2009 et l’autre en 2014, pour l’acheminement d’aides médicales et alimentaires à l’intention de cette population.

Pendant l’année en cours, notamment au moment du mois sacré de Ramadan, Nous avons personnellement supervisé le lancement d’une action humanitaire en faveur de la Bande de Gaza, puis avons élargi l’opération à Jérusalem et à Ramallah.

Nous avons également procédé au déploiement, dans la Bande de Gaza, d’un hôpital de campagne relevant des Forces Armées Royales marocaines et offrant de multiples spécialités, notamment en pédiatrie, en orthopédie, en gastro-entérologie, en ophtalmologie, en oto-rhino-laryngologie.

Ces initiatives, en faveur de nos frères palestiniens, s’inscrivent dans le prolongement de l’action constante que Nous menons en qualité de Président du Comité Al-Qods, issu de l’Organisation de la Coopération islamique. Nous nous y employons, en conjuguant une démarche politique et un travail diplomatique tant au niveau bilatéral qu’au sein des instances internationales. Nous supervisons aussi, personnellement, l’action menée sur le terrain par l’Agence Bait Mal Al-Qods Al-Charif, qui représente l’organe exécutif et opérationnel du Comité Al-Qods. C’est ainsi qu’ont été réalisés des plans et des projets tangibles couvrant des domaines aussi variés que le logement, la santé, l’éducation, et bien d’autres secteurs à vocation sociale. Destinées à nos frères Maqdissis, ces réalisations visent essentiellement à préserver le cachet civilisationnel de la Ville Sainte, à améliorer les conditions de vie de ses habitants, à les soutenir dans leur lutte pour se maintenir en place.

Mesdames, Messieurs,

A en juger par la situation dans les territoires palestiniens occupés, dont Nous suivons de près l’évolution, nous ne pouvons que joindre notre voix à celle de l’Organisation des Nations Unies. En effet, le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient n’a eu de cesse de signaler avec force l’effondrement de la situation en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, en raison du maintien du blocus, responsable de la détérioration des indicateurs socio-économiques. Une telle situation pourrait accentuer la violence et les antagonismes, saper les espoirs de paix, anéantir les chances d’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain.

Face aux obstacles, aux défis qui empêchent la jouissance, par le peuple palestinien, de ses droits justes et légitimes, nous devons, en tant que communauté internationale, garder espoir et continuer à œuvrer sans relâche jusqu’à ce qu’il recouvre ses droits, en gagnant son indépendance, en mettant en place, à l’intérieur des frontières du 4 juin, les fondements d’un Etat indépendant qui aura Jérusalem-Est pour capitale. Nous devons aussi préserver le droit au retour des réfugiés palestiniens, conformément à la Résolution 194 des Nations Unies et à l’Initiative de paix arabe.

Cependant, on ne peut parler des défis auxquels est confrontée la question palestinienne, sans évoquer l’état de division qui sévit toujours dans le camp palestinien.

Parce que le Royaume du Maroc s’attache à préserver l’unité palestinienne, Nous nous sommes fait un devoir de souligner à plusieurs reprises la nécessité de mettre un terme aux dissensions actuelles et de plaider en faveur d’un engagement ferme et sincère à former un gouvernement d’union nationale, apte à assumer ses responsabilités à l’égard du peuple palestinien. Erigé en interlocuteur unique et pleinement crédible aux yeux de la communauté internationale, il pourra ainsi mettre fin à la souffrance et à l’injustice infligées au peuple palestinien.

Le Royaume du Maroc réitère aujourd’hui son appel en faveur d’une application impérieuse de l’Accord de réconciliation qui permettra au Gouvernement de consensus national d’étendre son autorité à l’ensemble du territoire palestinien, dans l’intérêt bien compris du projet national palestinien.

À cet égard, permettez-Moi de renouveler l’appui du Royaume du Maroc aux choix du peuple palestinien frère et de ses institutions nationales, sous la direction de Son Excellence le Président M. Mahmoud Abbas.

Pour conclure, Je tiens à renouveler mes remerciements les plus chaleureux aux membres du Comité des Nations Unies et à tout son personnel pour leur engagement et leur persévérance. Je les exhorte, par ailleurs, à poursuivre leurs efforts sincères pour mobiliser un soutien international en faveur de la Cause palestinienne juste, favoriser une meilleure connaissance, par l’opinion publique internationale, des droits légitimes du peuple palestinien frère.

Puisse Dieu couronner vos travaux de succès et guider nos pas pour faire prévaloir le bon droit, à travers l’établissement d’un Etat palestinien indépendant, pleinement souverain, ayant Jérusalem-Est pour capitale, vivant côte à côte avec Israël, dans un climat de paix et de sécurité, conformément aux résolutions de la légalité internationale et à l’Initiative de paix arabe.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».

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Thursday, November 29, 2018

Maroc-Espagne: En finir avec la méfiance

Ahmed Charai

La visite du chef du gouvernement espagnol au Maroc, la semaine dernière, s’inscrit dans un contexte très particulier. Malgré les changements de majorité et les difficiles équilibres politiques en Espagne, les relations entre les deux pays paraissent très apaisées et même très bonnes.
Sur le plan économique, le partenariat avance très correctement. L’Espagne conteste à la France le premier rang des partenaires commerciaux. C’est une réalité, mais cela aurait pu être plus important si le Maroc avait réussi
à délocaliser les grosses PME espagnoles. Le tourisme connait un mouvement dans ce sens.
Au-delà de l’économie, il y a les relations stratégiques. Il est étonnant de voir que le nouveau chef du gouvernement espagnol utilise les mêmes termes que son prédécesseur Mariano Rajoy pour qualifier le Maroc: « Sur les questions de
l’émigration, du terrorisme et du trafic de drogue, le Maroc est un allié fiable et indispensable », a-t-il dit.
C’est un aspect très important entre les deux pays frontaliers surtout au moment où les nationalismes montent partout et que c’est une tendance qui se renforce. Que Madrid et Rabat collaborent sur des sujets aussi prégnants, à la satisfaction des deux, alors que plusieurs pays se renferment, à une importance particulière.
Surtout quand on sait, chiffres à l’appui, que l’Espagne redevient le portail de l’Europe pour les migrants subsahariens et que c’est le Maroc qui limite le flux. Dans ce contexte, il faudrait s’intéresser aux échanges humains et culturels entre les deux peuples. Huit cent mille Marocains vivent en Espagne, les
Espagnols constituent le deuxième plus grand contingent de touristes au Maroc. La question de Sebta et Melilia est gérée, par les deux parties, de manière intelligente. L’Espagne accepte les minarets et l’appel à la prière, les prières sont dites au nom du Roi du Maroc, ce qui est impossible dans l’Espagne continentale.
Dans la même ville de Sebta, il y a une statue du Charif El Idrissi, l’un des plus grands géographes de l’histoire, natif de la ville. En Andalousie, il y a un véritable mouvement culturel en faveur de la reconnaissance de l’aspect
mauresque de l’histoire de la région. Ces éléments humains, culturels, nés de l’histoire, devraient donner un élan,
encore plus grand, à la coopération entre les deux voisins. Ce n’est pas le cas parce que les élites ne sont pas au diapason. Des deux côtés du Détroit on peut trouver les mêmes analyses avec le même argumentaire, sur la nécessité d’une coopération plus raffermie. Néanmoins, il y a une véritable méfiance réciproque. Cela se ressent même au niveau des médias qui se rejettent des accusations souvent infondées. Il y a un problème de communication qui doit être réglé. Il faudrait, qu’au-delà des barrières de la langue, les partis, les associations, les artistes, les intellectuels des deux pays puissent échanger, collaborer. Cela enracinerait encore plus une coopération imposée par l’histoire et la géographie, qui est immuable. Rabat et Madrid devraient s’attacher à la promotion de ce genre d’échanges.

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