Tuesday, October 29, 2019

L’AMMC vise l’émission par la BMCI d’un emprunt obligataire subordonné de 500 MDH

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, lundi 28 octobre 2019, un prospectus relatif à l’émission par la Banque marocaine pour le commerce et l’industrie (BMCI) d’un emprunt obligataire subordonné de 500 millions de dirhams (MDH).

Cet emprunt sera émis en deux tranches sous forme de 5.000 obligations subordonnées d’une maturité de 10 ans, non cotées, d’une valeur nominale de 100.000 dirhams, indique l’AMMC dans un communiqué.

La première tranche sera émise à un taux d’intérêt nominal fixe (entre 3,38% et 3,53%), tandis que la seconde à un taux révisable annuellement (entre 2,86% et 3,01%), fait savoir la même source, ajoutant que la négociabilité des titres est de gré à gré.

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Cause toujours – Pourquoi ça coince

Le ministère des Habous et des affaires islamiques compte envoyer des imams et des muezzins au pèlerinage. Un imam et un muezzin seront tirés au sort dans chaque province. Les délégués du ministère vont devoir proposer 5 imams et 5 muezzins pour chaque région. On aurait pu envoyer des chercheurs faire des stages dans les laboratoires d’astrophysique, de biochimie ou de physique nucléaire. Mais bon, le ministère qui s’occupe de la recherche n’est pas aussi riche que celui qui s’occupe de la religion.

Pour ceux qui cherchent le nouveau modèle de développement.

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La Fondation OCP à l’appui des coopératives marocaines au Salon African Tournant à Dakar

La Fondation OCP participe, en partenariat avec le Ministère marocain du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport Aérien et de l’Economie Sociale à la deuxième édition du Salon Africain Tournant de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui se tient du 29 octobre au 05 novembre 2019 à Dakar.

Ce salon s’inscrit dans le cadre des initiatives lancées par les Groupes d’impulsion économiques Maroc-Sénégal et Maroc-Côte d’Ivoire. La Fondation OCP accompagne à cette occasion 30 coopératives nationales qui mettent en avant l’expérience marocaine dans l’économie sociale et solidaire. Cette action s’inscrit dans le cadre des efforts de promotion déployés par la Fondation OCP afin de favoriser l’émergence d’un entrepreneuriat social innovant et socialement responsable en Afrique.

Le Salon Africain de l’Economie Sociale et Solidaire connait la participation de 52 coopératives marocaines qui se fixent pour objectifs de mettre en avant les produits du terroir et l’artisanat marocains, de partager leurs expériences avec les coopératives africaines et de développer des opportunités d’accès à de nouveaux marchés.

A cette occasion, trois prix seront attribués par la Fondation OCP aux coopératives les plus innovantes. La Fondation OCP contribue également à l’enrichissement du programme scientifique prévu en marge du salon, à travers la participation aux panels autours des thématiques du marketing digital et du développement territorial de l’Economie Sociale et Solidaire.
Cette 2e édition réunira les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire du Sénégal, du Maroc et de la Côte d’Ivoire autour du thème de « L’Economie Sociale et Solidaire : un modèle alternatif et inclusif d’entrepreneuriat ». La cérémonie d’inauguration officielle, prévue le jeudi 31 octobre, sera marquée par la présence effective de Macky Sall, Président de la République du Sénégal.

 

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Vidéo – Première réaction du président par intérim de la CGEM, Mohamed Bachiri

Au terme du conseil administratif de la CGEM qui s’est déroulé lundi 28 octobre 2019, le directeur général de la Société marocaine de construction automobile (Somaca), Mohamed Bachiri, a été désigné président par intérim de la Confédération.

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Rapport : McKinsey appelle le secteur bancaire à se réinventer

Le secteur bancaire est-il en fin de cycle ? C’est en tout cas ce que pense savoir Mckinsey, l’un des meilleurs cabinets de conseil au monde (d’après le classement Vault).

Dans son rapport annuel sur le secteur bancaire, intitulé « L’heure de la dernière chance ? Le temps est venu d’entreprendre des initiatives audacieuses pour préparer le prochain cycle », McKinsey rend compte de la situation alarmante du secteur bancaire mondial et s’appuie sur des chiffres très parlants.

Ainsi, McKinsey rapporte que sur 1000 banques étudiées dans le monde, près de 60 % ne génèrent pas un rendement couvrant leur coût du capital. Par ailleurs, le rapport indique qu’au niveau mondial, la croissance des banques ralentit en volume et en PNB : croissance des prêts de 4 % en 2017-2018, soit la plus faible des cinq dernières années et inférieure de 150 points de base à celle du PIB nominal.

Selon François Jurd de Girancourt, Directeur associé et responsable Institutions Financières pour l’Afrique (bureau de Casablanca de McKinsey), la différence entre les banques gagnantes et les perdantes s’explique à 70% par la géographie. Le second critère de performance le plus important est l’échelle relative de chaque banque dans ses marchés que ce soit un pays, une région ou un segment de clientèle ».
Malgré des rendements des capitaux propres meilleures que la moyenne en Afrique, Afrique (moyenne mondiale à 8,9%, le Maroc à 9,5% en moyenne, l’Afrique du Sud à 16% et l’Egypte à 20%), la tendance reste la même pour les banques du continent : diminution des marges, augmentation du churn, concurrence accrue aussi par l’entrée de nouveaux acteurs, souvent encouragée par les régulateurs.

Ces tendances sont également observées au Maroc explique le rapport. Le pays connait une situation hybride entre l’Afrique et l’Europe avec un ralentissement de la croissance du secteur bancaire, en volumes et en PNB. Les ROE ont baissé de 120 points de base sur les 5 dernières années pour atteindre la moyenne. Cette baisse de rentabilité est causée par des pressions sur les marges et une hausse des charges d’exploitation, et ceci malgré la stabilisation du coût du risque.

McKinsey identifie ainsi, quatre recommandations en fonction du profil de chaque type de banque :

1. Les leaders du marché. Ils représentent un peu plus de 20 % des banques dans le monde et capturent près de 100 % de la valeur ajoutée de l’ensemble du secteur. Impératif : Réallouer des capitaux et des ressources pour investir intelligemment dans l’innovation et se développer davantage pour le prochain cycle.

2. Les résilients. Ce sont des banques qui ont une rentabilité de fonds propres égale au coût du capital, et qui ont une véritable franchise sur leur pays et/ou segment. Impératif : Se concentrer sur l’expansion au-delà de leur clientèle directe et produits de base par le biais de l’innovation et d’initiatives pouvant impacter l’écosystème dans son ensemble.

3. Les suiveurs. Environ 20 % des banques n’ont pas atteint leur taille et sont plus faibles que leurs homologues, malgré une dynamique de marché favorable. Impératif : Agir rapidement pour gagner en échelle là où ils sont les meilleurs et réduire radicalement les coûts.

4. Les challengés. Un peu plus de 35 % des banques dans le ‘monde sont contraints par leur échelle insuffisante et souffrent de contextes marchés défavorables. Impératif : L’urgence est extrême. Pour survivre à un ralentissement économique, les options inorganiques semblent être le seul recours viable.

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Monday, October 28, 2019

Tunisie : La fin du Bourguibisme

Mireille Duteil

Par Mireille Duteil

Qu’un juriste de 61 ans, professeur de droit constitutionnel, homme pieux à la mine austère, qui s’exprime sur un ton monocorde dans un arabe littéraire châtié, ait emporté 90% des suffrages des Tunisiens de 18 à 25 ans, à la présidentielle du 13 octobre, n’est pas banal. Kaïs Saïed, cet ovni politique, vient de tourner une page de la Tunisie indépendante en remportant 75% des suffrages.

Depuis plus de soixante ans, la Tunisie a eu à Carthage, siège du palais présidentiel, un chef de l’Etat moderniste. Habib Bourguiba avait, en 1958, bousculé son pays et la région, en buvant à la télévision, en plein ramadan, un verre de jus d’orange. ll voulait ancrer dans les esprits l’idée que la liberté de pensée était compatible avec l’islam. Ben Ali, son successeur, lui a emboité le pas, même s’il a flirté, pour des raisons politiques, avec la religion. Bis repetita en 2014, après le « printemps tunisien ». Le nouveau président, Caïd Ebsessi, décédé le 25 juillet dernier, était un ancien ministre formé à l’école pro-occidental et laïque de Bourguiba. Ni les uns ni les autres n’avaient jamais remis en question la volonté des femmes d’aller vers une égalité entre les sexes (égalité réalisée sauf pour l’héritage). Dans ce petit pays qui comporte une très large classe moyenne, où les filles sont scolarisées au même titre que les garçons, le poids des femmes dans la vie politique et la société civile est incontournable.

Kaïs Saïed veut-il tourner le dos à ce pan de l’Histoire de son pays ? Des Tunisiennes le craignent. Il est le premier chef d’Etat qui s’affirme officiellement «conservateur» mais «pas islamiste», et entretient d’ailleurs des rapports compliqués avec Ennahdha, le parti islamiste vainqueur des législatives. Il se prononce contre l’abolition de la peine de mort et l’égalité entre les sexes dans l’héritage. Il a même annoncé vouloir faire appliquer la charia.

Comment comprendre alors l’engouement des jeunes Tunisiens pour un homme aussi terne et aussi conservateur ? C’est qu’il est le symbole parfait de l’anti-politicien. Son concurrent Nabil Karoui, homme flamboyant à la réputation sulfureuse, ne pouvait faire le poids dans un pays où la majorité (jeunes et vieux confondus) se sent frustrer par l’échec d’un « printemps arabe » qui leur avait promis la lutte contre la corruption et la fin de la politique politicienne. Socialement conservateur, nationaliste arabe et fier de sa « tunisité », Kaïs Saïed se veut «révolutionnaire» au plan des institutions. Dans son « nouveau monde », le peuple « souverain » doit redevenir l’acteur de son destin. Saïed veut balayer les vieux modes de pensée, dont la démocratie représentative, pour la remplacer par une « démocratie directe » où la population élirait des conseils locaux qui choisiraient des conseils régionaux qui mettrait en place le Parlement.

Kaïs Saïed a fait rêver les Tunisiens. Aurait-il oublié que depuis la constitution de 2014, le chef de l’Etat a peu de pouvoir, que lui n’a pas de députés et qu’il va devoir, pour modifier la constitution, composer avec un Parlement émietté où Ennahdha, le premier des sept partis, rechignera à le soutenir. Le plus dur commence pour le nouveau président

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Libre cours

Par Naïm Kamal

Edward Snowden ! Si ce nom ne vous dit rien, c’est un Américain, ingénieur système de formation qui a été officier au sein de la CIA et travaillé comme sous-traitant pour les grandes oreilles des Etats Unis, la NSA. Normalement ces quelques phrases et celles qui vont suivre, comportent suffisamment de « déclencheurs » pour qu’une fois mises en ligne,
et avant même qu’elles n’arrivent à la destination que je leur veux, se faufilent « à travers une TURBULENCE, l’une des armes les plus puissantes de la NSA ». Ma requête « passera [ainsi]
par plusieurs serveurs noirs […]installés dans des salles spéciales au sein de bâtiments appartenant aux plus grands opérateurs télécoms privés dans des pays alliés, ainsi que dans des ambassades et
des bases militaires américaines. Ils utilisent deux outils capitaux. Le premier, TURMOIL, gère la
« collecte passive ». Le second, TURBINE, est responsable de la « collecte active » – au sens où elle manipule activement les données de l’utilisateur. »
Par la suite, il est probable, si TURMOIL selon des « critères arbitraires » considère que je
suis suspect, que des algorithmes décident quel programme malveillant utiliser contre moi.
« Une fois ces programmes sont sur [mon] ordinateur, la NSA n’a plus seulement accès à [mes] métadonnées, mais également à toutes [mes] données. Désormais [ma] vie numérique lui appartient entièrement. » Les métadonnées peuvent apprendre à celui qui mesurveille tout ce que je fais et qui je rencontre, quand je me réveille et à quelle heure je me couche, où je vais et d’où je viens… Essayez d’imaginer l’infinité de croisements à laquelle elle peut donner lieu et vous êtes bons pour l’asile.
Cela a dû arriver à plus d’un : quand je quitte mon bureau et monte dans ma voiture, mon smartphone, sans que je l’aie sonné, m’indique le chemin jusqu’à ce qu’il suppose ma destination, parce que la plus récurrente, me livre l’état de la circulation et le temps qu’il me faudra pour y parvenir. Rien qu’à partir de cette donne, on peut mesurer l’ampleur de ce
que Google, a fortiori la NSA, sait sur nous. C’est dire que l’ouvrage de « l’homme qui a tout risqué pour dénoncer la surveillance globale » ne fait que confirmer ce que nous subodorons ou savons déjà par nos lectures sans que l’on réagisse autrement que par un sifflement de béate admiration et de renoncement résigné.
L’ouvrage d’Edward Snowden n’est pas le produit d’un coup de tête, mais le fruit d’une longue réflexion tout au long des années où il a apporté son expertise de hackerà ces États Unis d’Amérique qui, toutes les nanosecondes, violent, au mépris des lois de leur pays et des conventions internationales, l’intimité du monde et les secrets les mieux gardés des États.
De dépression en dépression, Edward Snowden a fini par se décider à franchir le Rubicon des lanceurs d’alerte pour terminer réfugié dans l’ex-Union soviétique qui viole non pas moins la vie privée des autres. Dans 21 leçons pour le 21ème siècle, le chercheur israélien Yuval Noah Harari détaille comment les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazone) utilisent les données et métadonnées pour façonner nos goûts et orienter nos choix dans une société subordonnée au Big Data et à l’Intelligence Artificielle.Snowden, lui, nous fixe sur la surveillance massive à laquelle nous soumettent la NSA et autres CIA pour pister nos gestes et mots et le cas échéant nous déclarer inéligibles à un visa, objets d’une désinformation ou cibles potentielles d’une liquidation physique.
« Enfant » du 11 septembre qui a permis à « la communauté du renseignement » d’entretenir et d’alimenter les peurs les plus grégaires des Américains, il raconte son désarroi en découvrant la manière dont cette communauté a fait voler en éclats les équilibres institutionnels voulus par les pères fondateurs de l’Union, garants de la vie privée, des libertés individuelles et de l’inviolabilité des citoyens qui faisaient tant la particularité et la fierté des USA.
De Fort Maed dans le Maryland, siège de la NSA, à Genève, du Japon à Hawaï, dans un tunnel planqué dans un vaste champ de maïs, Edward Snowden nous entraine dans les sinuosités de l’univers fermé de l’espionnage cybernétique et décrypte pour nous les techniques qui permettent à des algorithmes et aux hommes qui les manipulent d’entrer par effraction dans nos vies. « La plupartdes personnes qui utilisent des ordinateurs, y compris les journalistes, pensent, écrit Edward Snowden, qu’il existe une quatrième autorisation en plus de «Lire’’, ‘’Écrire’’et ‘’Exécuter’’ » qui s’appellerait ‘’Supprimer’’ ». Foutaises et fadaises ! A lire absolument. Mémoires Vives, Edward Snowden, Seuil.

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