Sunday, January 26, 2020

Coronavirus en Chine : Shantou annonce des restriction après Wuhan

En Chine, la terreur gagne du terrain. Les Marocains résidents dans ce pays ont raison de q’inquiéter. Et pour cause ! Une première ville chinoise située en dehors de l’épicentre du nouveau coronavirus à Wuhan (centre) a annoncé, ce dimanche 26 janvier 2020, des restrictions d’accès dans l’espoir de se protéger de l’épidémie.

Shantou, une ville de plus de 5 millions d’habitants située à plus de 1.000 km au sud de Wuhan, va interdire l’accès de tous les véhicules non essentiels à partir de minuit (16H00 GMT), ont annoncé les autorités locales, alors que l’épidémie continue à se propager dans l’ensemble du pays.

Alors que Shantou n’a enregistré que deux cas de contamination par le nouveau coronavirus sur près de 2.000 dans toute la Chine, ces mesures sont prises afin de « couper les canaux de contagion », selon la municipalité.

Les voyageurs arrivant à la gare seront soumis à un examen médical et « encouragés à repartir », a ajouté la mairie dans un communiqué.

En revanche aucune restriction ne semble empêcher les habitants de la ville de la quitter, à la différence de la région de Wuhan où les habitants n’ont pas le droit de partir de la zone placée de facto en quarantaine.

A l’intérieur même de Shantou, ville située en bord de mer dans la province du Guangdong, les transports publics (bus, bateaux, taxis) seront suspendus.

L’ensemble de la province du Guangdong, la plus peuplée de Chine, a enregistré 98 cas de contamination.

Dans toute la Chine le bilan de l’épidémie s’inscrivait dimanche à 56 morts.

D’autres parties du pays ont pris des arrêtés de restriction des transports: les villes de Pékin, Xian et Tianjin (nord) ont suspendu les services de cars longue-distance, ainsi que la vaste province du Shandong (est).

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Vidéo – Champions League africaine : Les Rajouis et leurs supporters fêtent la qualification à Tunis

Le Raja Casablanca a contraint hier soir, samedi 25 janvier 2020 à Radès en Tunisie, l’Espérance ST au nul (2-2).
Les buts ont été marqués par le Camerounais Fabrice Ngah (49) et Badr Benoun (67), pour le Raja et l’Algérien Abderraouf Benguit (33) et Fadi Ben Choug (80) pour l’Espérance ST.

Ce résultat qualifie les deux équipes aux quarts de finale. Ils ont surclassé l’AS Vita Club qui a nettement dominé samedi la JS Kabylie 4-1 (4 pts chacun). Mais malgré ce résultat, les deux clubs ont été éliminés, à une journée de la fin des éliminatoires.

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Friday, January 24, 2020

Maroc-Espagne : Le dialogue pour résoudre tout chevauchement des domaines maritimes

Le Maroc et l’Espagne ont affirmé hier, vendredi 24 janvier 2020 à Rabat, leur attachement au principe du dialogue pour résoudre tout chevauchement de leurs domaines maritimes respectifs.

Lors d’un point de presse conjoint, tenu suite à un entretien à Rabat entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger Nasser Bourita, et son homologue espagnole Arancha González Laya, les deux responsables ont souligné l’attachement des leurs pays au droit de la mer et leur rejet de toute mesure unilatérale.

Dans ce contexte, Bourita a souligné que le Maroc s’engage à respecter le principe du dialogue sur la base duquel les deux parties œuvreront à trouver les mécanismes à même de résoudre tout chevauchement de leurs domaines maritimes, faisant remarquer que le droit de la mer prône, dans ces cas de figure, les négociations « qui constituent le moyen adéquat dans les relations entre deux pays voisins ».

Le ministre a noté que l’établissement de la compétence juridique du Royaume sur l’ensemble de son domaine maritime est un droit de souveraineté garanti par les législations internationales et par le droit international, rappelant que l’Espagne « avait pris les mêmes mesures en 2010, y compris pour la région des Iles Canaries, sans demander la permission du Maroc, de même que le Royaume n’a pas demandé de permission. Et cela s’inscrit dans leur droit. »

Bourita a indiqué que le Maroc « rejette le fait que les autres lui imposent leur volonté, et s’abstient d’imposer la sienne aux autres ».

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Sahara marocain : L’Espagne pôle une position d’Etat au-delà des conjonctures

La ministre des Affaires étrangères espagnole a exprimé sur la question du Sahara, une position claire, précise et ferme. Elle confirme l’évolution de la position de son pays, qui n’évoque plus l’autodétermination.

Arancha Gonzalez Laya réaffirme la position exprimée par le chef du gouvernement espagnole, Perdo Sanchez, devant l’assemblée générale de l’ONU, et dans laquelle il n’a pas évoqué la question de l’autodétermination.

La chef de la diplomatie espagnole espagnole confirme que la position de l’Espagne sur la question du Sahara marocain est une position d’Etat, qui n’est pas tributaire des changements de gouvernements ou de coalitions.

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Vidéo : Moncef Belkhayat lance l’idée d’un Musée du sport national

La Fondation Mohammed VI des Champions Sportifs a mené à bien ses missions en honorant pas moins de 860 membres, issus de 29 disciplines sportives, pour leurs services rendus à la nation, en leur apportant son soutien lorsqu’ils sont en situation de précarité sociale et financière, et en les accompagnant à la fin de leur carrière.

D’autres éléments du bilan de 8 ans d’existence de la Fondation, avec son président Moncef Belkhayat.

Déclarations recueillies par Khalid Chouri

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Le Maroc reconnait le gouvernement de Bolivie

Le Maroc exprime, ce vendredi 24 janvier 2020, sa reconnaissance du gouvernement de la Bolivie, soulignant qu’il s’associe aux efforts de la communauté internationale pour contribuer à la réalisation des objectifs fixés par la convocation d’élections générales dans le pays sud-américain.

Un communiqué du ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Étranger relève que « le Royaume du Maroc, qui suit avec intérêt la situation politique en Bolivie, reconnaît le Gouvernement Constitutionnel de la Présidente de l’Etat plurinational de Bolivie, Mme. Jeanine Añez Chávez, et s’associe aux efforts de la communauté internationale pour contribuer à la réalisation des objectifs fixés par la convocation d’élections générales en Bolivie ».

« Ce processus offrira à la Bolivie la stabilité nécessaire ainsi que la prospérité pour le peuple bolivien et contribuera à son rayonnement régional et international », ajoute la même source, faisant état de la « ferme volonté » du Royaume de renforcer ses relations bilatérales avec la Bolivie « sur la base des principes du respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, ainsi que de la non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays ».

Le Royaume du Maroc, poursuit le ministère, remercie l’État Plurinational de Bolivie pour « sa position sage sur le différend régional autour du Sahara marocain, affirmant ainsi son engagement d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable dans le cadre des Nations unies ».

« Le Maroc convient avec l’État Plurinational de Bolivie de mettre en œuvre le mécanisme des consultations bilatérales instauré en décembre 1999, la Convention de coopération économique, scientifique et technique d’août 2000 et le Mémorandum d’entente sur la coopération bilatérale », ajoute-on de même source.

De même, le Royaume a réaffirmé « sa volonté de mettre en place une Commission mixte Bolivie-Maroc, afin de jeter les bases d’une coopération bilatérale ambitieuse et multidimensionnelle ».

« Le Maroc réitère son ferme engagement à travailler avec la Bolivie pour construire un nouveau cadre bilatéral qui favorise une coopération active, solidaire et ambitieuse », conclut le communiqué.

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Hassan Benjelloun « Le rôle d’un cinéaste c’est de réveiller les consciences »

Après avoir été projeté lors du 41e Festival international du film du Caire, le dernier film de Hassan Benjelloun arrive sur les écrans marocains. Absent des salles depuis 2013 (La lune rouge), le cinéaste marocain nous parle de son nouveau long métrage « Pour la cause », une œuvre à la fois légère et humaniste où il revisite une facette de la tragédie palestinienne. Un film poignant sur le déchirement d’un peuple meurtri par l’occupation, avec des clins d’œil sur la solidarité spontanée des Marocains avec les dépositaires de la « cause », le tout ayant pour arrière plan, le problème des frontières avec l’Algérie.

Pourquoi ce sujet ?

Parce que j’avais envie de parler de la cause palestinienne et que c’est un sujet qui n’a jamais été traité dans le cinéma marocain. C’est une thématique qui a toujours figuré dans mon programme, j’ai parlé des Juifs, des années de plomb, de la femme, …vous savez, en tant que cinéastes marocains, même si on a la chance de  nous exprimer pour dire ce qu’on pense, on n’a pas le droit de rêver comme les autres cinéastes, on n’est pas tout à fait libres ! Notre société a encore besoin de nous, il faut  l’accompagner car elle a besoin d’être assistée ! Il faut créer des sujets pour la faire avancer, et se réconcilier avec notre mémoire, avant d’avancer et d’affronter l’ensemble des changements dans le monde. Le Marocain cherche encore son identité et c’est ce que je traite dans « Où vas-tu Mosché ? Là, j’ai voulu parler de la cause palestinienne et comment, nous Marocains, on la ressent ? Avec tous les problèmes locaux et internes des pays arabe, la cause palestinienne est devenue secondaire. Je voulais un peu chatouiller la réflexion et la curiosité des Arabes en général et essayer par la même occasion de remettre la cause palestinienne à sa place. C’est une question qui n’est toujours pas réglée et mon rôle en tant que cinéaste c’est aussi de réveiller les consciences.

Est-ce que vous croyez vraiment au pouvoir du cinéma ?

Absolument. L’image c’est le 2e produit consommé après le pain. Grâce à l’image, on peut changer des lois, faire des révoltes, bouleverser des régimes, bousculer des croyances…L’image a une force qu’on ne peut mesurer. Quand c’est présenté sous forme de fiction, les gens s’identifient aux personnages, aux situations et quand on sort d’un film, on n’est pas indifférent. On peut toucher les gens de différentes façons : avec les larmes, le rire, le suspens, l’angoisse…Il y a plusieurs moyens pour faire monter l’adrénaline.

Pourquoi la frontière entre le Maroc et l’Algérie en background ?

Je devais choisir une frontière, et celle entre le Maroc et l’Algérie me tient particulièrement à cœur. Je voulais donc attirer l’attention sur ce problème et le fait de l’avoir en arrière plan, c’est aussi ma manière à moi d’inviter les cinéastes à en parler. Il faut que les intellectuels bougent des deux côtés, il faut faire plus de documentaires, plus des films qui traitent de ce sujet pour faire bouger les choses. D’ailleurs, le film se termine sur une magnifique chanson de Aziz Sahmaoui « Entre voisins ».

Justement, on a l’impression que la musique va régler tous nos problèmes et panser tous nos maux ?

Exactement, c’est ce que je dis dans le film. La musique n’a pas de frontière. C’est grâce à l’Art qu’on peut résoudre énormément de problèmes. D’ailleurs, la frontière avec l’Algérie est ouverte, on fait beaucoup d’échanges culturels et artistiques entre les deux pays, on va chez eux pour les festivals et on présente nos films chez eux et vice versa. 

Comment avez-vous choisi les 2 rôles principaux : Ramzi Maqdisi et Julie Dray?

Je cherchais un vrai comédien palestinien pour donner toute la crédibilité au personnage, que ça soit au niveau du langage ou par rapport à la cause que je défends. J’ai casté des Syriens, des Libanais, des Algériens mais je voulais un palestinien, d’Al Qods. Ramzi est un Arabe israélien qui vit entre Jérusalem et Barcelone, et pour obtenir son visa, il a dû utiliser son passeport israélien parce qu’avec son passeport palestinien, il a eu beaucoup de problèmes ! Pour la fille, je cherchais une française d’origine juive marocaine, j’ai choisi Julie parce qu’elle travaille énormément en Angleterre et aux USA, et je voulais quelqu’un d’international, vu que les personnages parlent 4 langues. Ce mélange de langues donne au problème sa dimension internationale. 

Comment les avez-vous dirigés sur scène ?

La Française est très audacieuse, emmerdante, effrontée, hautaine. Elle se permet tout juste parce qu’elle est d’origine française. Elle est aussi un peu fofolle, une vraie gaffeuse qui s’attire énormément d’ennuis. Le Palestinien est en revanche réservé, il a peur des frontières, il essaie d’être sympathique, diplomate. Les deux comédiens ne se connaissaient pas, ils se sont rencontrés en 2 jours. J’ai passé beaucoup de temps avec eux avant le tournage, j’ai passé une semaine avec Ramzi à Barcelone, on a longtemps discuté du rôle. Avec Julie, on a parlé sur Skype, je faisais attention à sa gestuelle, sa façon de se déplacer…

 

Quel genre de réalisateur êtes-vous sur le tournage ? 

Je sais exactement ce que je veux, car quand on a un petit budget, on ne peut pas se permettre de perdre du temps. Je prépare mes comédiens à l’avance mais je leur laisse aussi une marge de liberté parce qu’ils peuvent m’apporter autre chose. En fait, je suis à l’écoute, je prends ce qui m’arrange et je laisse de côté ce qui me semble inintéressant pour le rôle. De même pour les techniciens. Je ne suis pas du tout dictateur, le tournage est pour moi une vraie fête, c’est un travail d’équipe, on travaille tous pour l’intérêt du projet. Le film a été tourné en 4 semaines avec les déplacements à Barcelone, Fès, Casablanca, Settat, Ouled Abbou, …je l’ai produit moi-même avec Rachida Saâdi de Janaprod, le CCM nous a donné 3 millions de DH, la plus faible subvention octroyée à un réalisateur ! C’est un sujet qui fait peur, mais ce n’est pas une raison pour ne pas en parler. Ça m’a pris 3 ans de préparation mais l’idée est née il y a très longtemps.

Qu’est ce qui vous plait chez Abdelghani Sannak ?

C’est l’un des meilleurs acteurs qu’on a au Maroc. J’adore sa créativité, sa spontanéité, sa capacité à se métamorphoser, à changer, sa manière de travailler et d’incarner ses personnages. Il est génial, très talentueux, il a collaboré avec moi en 96 et depuis, on est devenus amis. C’est quelqu’un en qui j’ai confiance.

La bande musicale est signée Louis Mancau et Mohamed Oussama ?

J’ai déjà travaillé avec Mancau sur « Les oubliés de l’histoire » et il me convient à merveille car il est discret, on ne ressent pas sa musique, elle fait partie du décor, du personnage, ce n’est pas quelqu’un qui s’impose pas avec sa musique. Mohamed Oussama est génial aussi, je les ai fait participer au film dès l’écriture, tout comme la monteuse d’ailleurs, pour qu’ils puissent tous s’imprégner du sujet dès le départ.

Des projets ?

J’ai deux projets : un sur l’Amazigh et l’autre sur le courant soufi au Maroc (via les zaouiyas). Ce sont des fictions documentées avec pour le film soufi une histoire d’amour et des rebondissements incroyables, entre deux mondes que tout sépare : le monde spirituel et le monde matériel des affaires. 

Le projet sur l’Amazigh risque lui, de froisser la sensibilité de certains parce que je vais pointer du doigt la façon dont les Arabes ont transformé la vie des Amazighs. Ce peuple qui jadis, était joyeux à travers ses chants, ses danses,… et qui a vu ses fêtes colorées changer brutalement après l’interdiction de certains rituels païens comme l’utilisation de masques ou de marionnettes …! 

Pour vous, l’amour c’est la solution ?

On ne peut pas savourer un moment dans la vie sans amour. L’amour c’est ma raison d’être, j’ai toujours semé l’amour autour de moi. Quand je fais un film, j’espère qu’il plaira aux gens. Le film a bien été accueilli au festival du Caire et pourtant ce sujet est sensible, parce que je le traite avec beaucoup de légèreté. Je trouve que c’est la meilleure façon de passer un discours sérieux !

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via Abdo El Rhazi Hassan Benjelloun « Le rôle d’un cinéaste c’est de réveiller les consciences »