Tuesday, July 28, 2020

PME : L’information, l’ultime avantage concurrentiel

 

Par Lamia Mazili
Spécialiste en intelligence économique
Chargée de mission à la SNCF

 

Dans un monde en ébullition, l’information permettra de faire la différence entre les entreprises, notamment des PME. Et de piloter dans les eaux troubles.

 

Sun Tzu (IIIème siècle av J.C) écrivait « ceux, qui ne connaissent pas le plan de leurs adversaires, ne sont pas prêts pour la négociation. »

Cette logique est, toujours, d’actualité. Avec la crise Covid-19, elle prend une ampleur considérable. Les managers font face à des dilemmes de plusieurs types : technique, financier, commercial, humain, social. Et j’en passe. Les uns s’imbriquent aux autres ; formant un tourbillon qui réduit la visibilité de l’entreprise.

 

Qu’en est-il ?

Cette crise a permis une prise de conscience: notre trop forte dépendance de la Chine. La sortie de crise est annonciatrice d’un nouvel ordre économique : moins de dépendance de l’usine du monde et plus de diversification des sources d’approvisionnement.

Dans ce contexte, le Maroc a des atouts à son actif. Produire, localement, ce que l’on peut et sait faire. L’élan a, déjà, démarré avec la production des masques et des respirateurs. Et devenir une source d’approvisionnement pour la Région: Europe et Afrique.

 

Changer de paradigme  

Le manager marocain était, généralement, dans une posture de «suiveur». Il attend la commande. Les PME marocaines n’ont pas de structure commerciale digne de ce nom. Des rabatteurs d’affaires qui sillonnent le marché (local et mondial) à l’affût d’opportunités.

Aujourd’hui, le manager doit se transformer en «promoteur». Celui qui fait la veille : qui sonde le marché. J’ai rencontré un équipementier marocain qui avait organisé une visite à un client en Pologne, durant le salon marocain de l’automobile de Tanger qui accueille, en moyenne, une centaine d’exposants. Il ne le savait pas.

C’est pour cela que j’insiste sur l’idée de changer de paradigme. Le manager marocain aujourd’hui doit se comporter en locomotive. L’information peut l’aider à faire partie du peloton.

 

Mais, comment faire ?

L’information existe à profusion. Elle est à notre disposition en un clic. Selon la CIA, 78% de l’information dont elle a besoin existe sur la Toile.

Or, trop d’information tue l’information. Le traitement et l’exploitation de cette information doivent être structurées et optimisées. C’est la custumization de l’information qui va faire la différence.

 

Comment customizer?

On va commencer par le commencement. Le manager doit savoir ce qu’il veut : travailler pour le marché local, se positionner dans la Région, exporter vers les pays subsahariens. Car l’information n’est pas la finalité, mais un moyen au service de la finalité.

Pour trouver l’information, commencer par ce qui est open: alerte google, sites des entreprises ciblées, blogs, abonnement aux magazines online.

Après, il faut protéger l’output (et non information de base) et le partager avec l’ensemble du personnel.

 

Ce qui dérange

C’est la non-prise en considération de cet aspect de la compétitivité de l’entreprise. Lors de ses différents périples en Afrique subsaharienne, SM le Roi Mohammed VI promeut la signature d’accords et conventions avec les pays visités. Or, cette information n’est accessible nul part. On ne la trouve ni sur les sites des ministères des affaires étrangères, ni commerce et de l’industrie, ni commerce extérieur ou celui de la CGEM.

Ces accords sont une mine d’informations pour le manager marocain, notamment en ce moment pour affiner ses choix stratégiques.

 

 

 

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Crise politique en Libye: Le Maroc et l’accord de Skhirat incontournables   

Les deux hauts responsables libyens insistent sur l'importance du rôle du Maroc pour la sortie de crise en Libye.

Les deux hauts responsables libyens insistent sur l’importance du rôle du Maroc pour la sortie de crise en Libye.

 

En visite au Maroc, le président de la Chambre des représentants libyenne et le président du Haut conseil d’Etat libyen confirment que leur pays compte sur le Maroc pour en finir avec la crise politique.

 

Le président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh a affirmé, hier lundi 27 juillet 2020 à Rabat, qu’il apprécie « hautement » le rôle du Royaume du Maroc dans son soutien à la Libye pour sortir de sa crise actuelle.

S’exprimant lors d’un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, Saleh a souligné que la Libye a toujours besoin du soutien du Royaume pour poursuivre le processus politique et parvenir à un cessez-le-feu.

La Chambre des représentants libyenne ne veut pas la guerre dans le pays, a-t-il ajouté, notant que celle-ci a été imposée en raison des ingérences étrangères.

La solution en Libye doit être politique, entre les mains des Libyens et avec le soutien des pays arabes et à leur tête le Royaume du Maroc dont « on ne peut jamais abandonner la position », a relevé Saleh.

Toutes les initiatives et annonces ne s’opposent aucunement à l’accord de Skhirat, a-t-il estimé, signalant que si certaines dispositions de cet accord ont besoin d’amendements et de développements, l’accord est en lui-même dépourvu de dysfonctionnement ».

Le dysfonctionnement est causé par ceux qui ont été chargés d’appliquer l’accord de Skhirat et qui « n’ont mis en oeuvre aucune de ses dispositions », entraînant ainsi la naissance d’initiatives qui ne s’opposent pas à cet accord.

« La Royaume a fait tout ce qu’il faut pour la réussite de cet accord », a-t-il souligné, ajoutant que « le peuple libyen sortira de la crise à la faveur de son histoire, son unité et son tissu social cohérent.

L’incontournable accord de Skhirat

L’initiative de la Chambre des Représentants libyenne constitue un « développement positif » pour faire avancer l’accord de Skhirat dans ses aspects institutionnels, a souligné de son côté le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

S’exprimant lors d’un point de presse, à l’issue de ses entretiens avec le président de la Chambre des Représentants libyenne, Aguila Saleh, Bourita a précisé que l’initiative de la Chambre « dispose de nombreux aspects sur lesquels l’on peut reposer pour développer les institutions libyennes, qu’il s’agisse du Conseil présidentiel ou des autres organes ».

Il a ajouté, dans ce sens, que le Maroc estime que l’initiative fondamentale dans la résolution de la crise libyenne demeure « celle sur laquelle les Libyens se mettront d’accord et celle qui émane des Libyens eux-mêmes », notant que « le Royaume ne dispose d’aucune initiative concernant le peuple libyen » et assurant à cet effet, que « le Maroc s’oppose à l’exacerbation de la situation libyenne et aux initiatives étrangères ».

Le ministre a également fait savoir que pour le Maroc, « la présence de nombreuses initiatives fait partie du problème et n’est donc pas une part de la solution, dans la mesure où la Libye ne constitue pas un fonds de commerce », soulignant que « la Libye est en soi une histoire et une unité nationale, mais aussi un peuple qui a foi dans l’avenir et a un impact considérable sur la stabilité du nord de l’Afrique ».

Le Royaume, a-t-il poursuivi, « même s’il ne dispose pas d’initiative, garde ses portes ouvertes aux Libyens, pour dialoguer et faire converger les points de vue sans agenda politique ou intérêt particulier », faisant savoir que l’unique intérêt du Maroc est « celui de la Libye, sa stabilité et sa sortie de cette situation de crise ».

Il s’agit là « des positions constantes du Maroc », qui font de lui « un lieu privilégié pour les frères libyens, s’ils souhaitent que nous leur ouvrirons la voie pour rapprocher les visions et tenter de parvenir à des solutions », a ajouté le ministre.

D’un autre côté, Bourita a qualifié de « très importante » la visite de Aguila au Maroc qui « intervient dans un contexte d’inquiétude et d’espoir », expliquant que « les éléments d’inquiétude concernent l’escalade militaire, la multitude des ingérences étrangères, des alliances et coalitions opposées, ainsi que la détérioration de la situation humanitaire et l’aggravation de la situation politique ».

Toutefois, a-t-il relevé, il y a aussi une lueur d’espoir car « il y a une volonté des parties libyennes à sortir de cette impasse », espérant que les prochains jours viennent avec « des évolutions positives allant dans le sens d’une solution politique et des consensus autour d’importantes ambitions opérationnelles pour les Libyens, aussi bien au niveau de leur vie quotidienne, que dans la gestion de leur richesse nationale et de leurs ressources financières ».

Solution libyo-libyeenne

Le président du Haut conseil d’Etat libyen, Khaled Al Mechri était lui aussi en visite au Maroc. « Nous sommes fermement convaincus que la solution doit obligatoirement être libyenne et que l’appropriation du processus politique en Libye doit aussi être libyenne », a-t-il indiqué hier à Rabat.

S’exprimant lors d’un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, au terme de leurs entretiens, Al Mechri a souligné que les initiatives pour une solution en Libye doivent émaner des Libyens, notant qu’il a présenté, il y a environ un an, une initiative dans ce sens qui nécessite toutefois des amendements.

De même, il a affirmé que le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh a présenté une initiative, estimant que « par principe, la proposition d’initiatives politiques est un point positif qu’il faut encourager et que toute initiative comporte des aspects positifs et négatifs ».

Al Mechri a également fait part de sa conviction quant au fait que les initiatives qui proviennent de la Libye sont celles susceptibles de constituer une base à partir de laquelle il est possible de développer un accord politique, soulignant l’importance d’interagir de manière positive avec les initiatives politiques libyennes, tout en essayant de les combiner en vue de parvenir à un cadre ».

Dans ce sens, a ajouté le responsable libyen, les concertations se poursuivent en Libye, essentiellement avec les institutions souveraines et la Chambre des Représentants, notant qu’une partie du problème en Libye consiste dans les postes régaliens, « raison pour laquelle nous nous attelons à trouver des mécanismes opérationnels pour apporter des changements à ces postes ».

« Nous croyons que la période transitoire en Libye doit prendre fin au plus vite pour que nous puissions nous diriger vers des élections législatives et parlementaires conformément à une base constitutionnelle qui fera l’objet d’un accord ».

Il a appelé, à ce propos, à la réunion de la chambre des Représentants de manière adéquate, afin que les mécanismes de travail soient corrects, précis et clairs pour mettre un terme à cette étape.

Al Mechri a aussi souligné qu’il existe un consensus sur l’existence de complications dans le paysage libyen qu’il est nécessaire de résoudre, affirmant que d’un point de vue politique, ces complications ont entraîné, entre autres, des crises militaires.

Par ailleurs, il a fait savoir qu’agir en dehors de l’accord politique était la cause de toutes ces problématiques, « ce qui exige de nous tous de nous arrêter sur les points sensibles de cet accord politique ».

Parmi les éléments qui interpellent dans ce cadre est « la taille du Conseil présidentiel composé du président, de six représentants, de trois ministres d’Etat », a révélé le responsable, notant que « la taille de ce Conseil et l’absence d’un certain nombre de ses membres ont poussé le Haut Conseil et la Chambre des Représentants à réfléchir à des mécanismes pour développer et amender l’accord politique ».

Al Merchri a insisté sur la nécessité de faire aboutir les décisions précédentes du Haut conseil d’Etat et de la Chambre des Représentants, considérant que « le processus politique est passé par des blocages qui nous ont poussé à penser à d’autres solutions ».

Il a, en outre, salué les efforts que le Maroc continue de fournir et qui se poursuivent depuis l’accord de Skhirat, indiquant que le Royaume a abrité un ensemble de rencontres entre les parties libyennes, conduisant ainsi à la mise en place de l’accord politique, référentiel officiel valable aujourd’hui en Libye.

« Le Maroc a veillé tout au long des périodes passées à n’intervenir dans les affaires libyennes que de manière positive », a affirmé le président du Haut conseil d’Etat libyen, appelant toutes les parties libyennes à coopérer et à essayer de trouver des solutions.

Il a également remercié le Roi Mohammed VI, le gouvernement et le peuple marocains pour leur chaleureux accueil et la préparation des conditions pour faire sortir les Libyens de leur crise.

Il a réaffirmé que « le Maroc ne présente pas d’initiatives, mais œuvre à faciliter les possibilités de rencontre entre Libyens, afin de parvenir à des solutions. Un engagement qui fait défaut chez de nombreux Etats qui tentent de s’immiscer dans le dossier libyen et de trouver une solution, chose qui est catégoriquement rejetée », confiant que le Maroc avait et continue d’exhorter les Libyens à se mettre d’accord.

Le responsable libyen a en outre indiqué que son pays a beaucoup souffert des ingérences étrangères, insistant sur le fait que la force légitime est celle du gouvernement d’entente conformément à l’accord politique.

Bourita : « la solution de la crise en Libye ne peut être que libyenne »

«Le Maroc est convaincu que si on laisse les libyens gérer leurs affaires sans ingérences, ils seront capables d’élaborer les solutions adéquates, au moins pour résoudre la crise institutionnelle qui a généré d’autres crises», a déclaré Nasser Bourita à l’issue de son entretien avec le président du Haut conseil d’État libyen, Khaled Al Mechri, rappelant la position constante du Royaume qui n’a pas pensé et ne pensera jamais de proposer des solutions aux Libyens.

La solution politique aujourd’hui est à la portée, a relevé Bourita, soulignant que si on laisse aux Libyens la possibilité, ils seront capables d’aller vers une étape transitoire rapide et vers des institutions légitimes choisies par les Libyens eux-mêmes et la Libye choisira son avenir.

Le Maroc est convaincu que la multitude d’initiatives crée des problèmes plus qu’elle n’en résolvent, a-t-il ajouté, affirmant que cette rencontre était l’occasion de réaffirmer la position constante du Royaume selon laquelle « le Maroc n’a pas d’initiative et il ne pense et ne pensera jamais proposer des solutions aux Libyens, convaincu que les solutions doivent venir des Libyens et que la multitude des initiatives crée plus de problèmes qu’elle n’en résolvent ».

Après avoir indiqué que l’ambition du Maroc est de « trouver aux Libyens un cadre de dialogue et d’expression de leurs problèmes, différences et contradictions afin de parvenir à des solutions », il a affirmé que le Royaume demeurera toujours favorable à toutes les initiatives libyennes et restera ouvert « pour créer un espace et un esprit constructif au dialogue pour les Libyens afin de mettre à jour le cadre institutionnel dans de nombreux aspects devenus dépassés ».

Dans ce contexte, Bourita a souligné que la conviction est également établie sur le fait que les points de convergence dépassent ceux de divergence, au moins en ce qui concerne le développement du cadre institutionnel prévu par l’accord de Skhirat, indiquant que du moment que cet accord était « un produit libyen », les Libyens peuvent aujourd’hui le modifier et l’améliorer afin qu’il soit adapté à l’étape de transition et qu’il assure la sécurité et la stabilité de ce pays.

Il y a accord et unanimité, a poursuivi Bourita, sur la manière d’amender l’accord politique dans son volet institutionnel, faisant savoir qu’il faut passer à « la mise en oeuvre de ces compromis, car les Libyens attendent des institutions qui leur assurent une vie décente et du développement ».

Le ministre a en outre affirmé que le Maroc avait « une conviction permanente que les deux principales institutions issues de l’accord politique, qui sont le Haut Conseil d’Etat et la Chambre des représentants, sont les principales parties à toute solution future en Libye ».

Bourita a estimé à cet effet que la présence au Maroc du président du Haut conseil d’État libyen, Khaled Al Mechri, et du président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh, est un « signal fort pour aller vers ce qui est meilleur et plus influent sur la voie libyenne, car ces deux institutions ont une légitimé, des moyens, des idées et des personnes qui leur permettent de s’entendre sur une solution en Libye basée sur l’accord politique tout en l’actualisant et en tenant compte des récentes initiatives libyennes ».

Faisant part de son optimisme « si les deux institutions (le haut Conseil d’Etat et le parlement) travaillent dans le même sens », Bourita a souligné qu' »elles seront capables de trouver des solutions appropriées aux problèmes institutionnels liés aux institutions souveraines et de les résoudre dans les meilleurs délais ».

Et d’ajouter que le Maroc suit avec « préoccupation » la situation en Libye, où il y a beaucoup de réfugiés et de déplacés en plus de la prolifération des armes qui sont entre les mains de différents groupes, menaçant ainsi les Libyens eux-mêmes, notant qu’étant donné que « la Libye est au coeur du Maghreb arabe, tout ce qui s’y passe influe sur la stabilité de la région et sur celle de l’Afrique du Nord ».

La stabilité de la Libye profitera à l’Union du Maghreb arabe et à l’Afrique du Nord, a-t-il fait savoir, ajoutant qu' »il ne faudra pas qu’elle soit une région de présence étrangère, de tensions et de conflits d’intérêts.

Le Maghreb arabe, le Monde Arabe et l’Afrique ont besoin d’une Libye indépendante et qui soit un partenaire dans la sécurité et la stabilité du bassin méditerranéen, a-t-il conclu.

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Covid-19 : La pandémie affame les enfants

 

La pandémie continue de faire des dégâts. Cette fois, ce sont près de 7 millions d’enfants supplémentaires dans le monde qui risquent de souffrir des retombées de la crise économique et sociale causée par le coronavirus.

 

La crise économique et sociale provoquée par la pandémie n’épargne pas les enfants.  C’est ce qu’affirme le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans son dernier rapport publié ce mardi 28 juillet 2020. Sept millions d’enfants supplémentaires dans le monde pourraient souffrir des effets de la malnutrition selon les estimations de l’Unicef.

 

Conséquences intergénérationnelles 

 

En 2019, bien avant la pandémie, ils étaient 47 millions d’enfants à travers le monde à souffrir des conséquences de la malnutrition.  Perte de poids et maigreur extrême en étaient les plus importantes manifestations. « Il est de plus en plus clair que les conséquences de la pandémie font plus de mal aux enfants que la maladie elle-même », commente Henrietta Fore, directrice exécutive de l’Unicef. D’après la responsable, la pauvreté et l’insécurité alimentaire ont augmenté à cause de la pandémie. « Des services essentiels et des chaînes d’approvisionnement de nourriture ont été interrompus. Le prix des denrées alimentaires est monté en flèche. La qualité du régime alimentaire des enfants a baissé et les taux de malnutrition vont par conséquent augmenter », poursuit Fore.

Les données présentées par l’Unicef s’appuient sur une analyse publiée par la revue médicale The Lancet. Les chercheurs s’alarment déjà des conséquences de la malnutrition liée à la pandémie sur les enfants. « L’impact profond de la pandémie de Covid-19 sur la nutrition des plus jeunes enfants pourrait avoir des conséquences intergénérationnelles », s’alarment les scientifiques.

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Comme le Maroc, de nombreux pays se barricadent pour protéger leurs citoyens

En Espagne, la localité de Lerida se remet en ordre de bataille contre le nouveau coronavirus.

En Espagne, la localité de Lerida se remet en ordre de bataille contre le nouveau coronavirus.

 

Le Maroc n’est pas le seul pays à avoir durci les mesures sanitaires pour tenter d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus.  Et pour cause, aux dernières mauvaises nouvelles, la pandémie a déjà franchi la barre des 650.000 morts dans le monde.

 

Le Maroc a interdit, dans la précipitation, le voyages en provenance et à destination de huit villes marocaines les plus touchées par la Covid-19. « Nous avons agi en urgence pour stopper la propagation du virus », a expliqué le ministre de la Santé dans la conférence donnée hier, lundi 27 juillet 2020, à Rabat. Il n’a pas pour autant convaincu grand monde au vu des embouteillages et des accidents provoqués après l’annonce, précipitée, de l’interdiction de voyage.

Le royaume n’est pas le seul à avoir recouru à de nouvelles mesures d’urgence. Des restrictions de voyage ont été décrétées en Europe et en Asie. Et pour cause, tout le monde (ou presque) craint une nouvelle vague plus catastrophique et fait tout pour l’éviter.

Dernier signe inquiétant, en Chine, où l’épidémie avait été largement endiguée sept mois après l’apparition du virus, les autorités ont annoncé, ce mardi 28 juillet, que des porteurs du nouveau coronavirus venus d’un foyer d’infection dans le nord-est du pays ont diffusé le Covid-19 dans cinq provinces dont la capitale, Pékin.

Face à une épidémie qui semblait avoir été maîtrisée grâce à l’instauration de confinements stricts au printemps, les craintes sont vives de voir apparaître une seconde vague aux enjeux économiques et sociétaux potentiellement désastreux.

L’Europe en état d’extrême vigilance

L’Institut allemand d’épidémiologie et de veille sanitaire Robert-Koch (RKI) s’est alarmé mardi de l’augmentation des nouvelles infections de cas de Covid-19 dans le pays depuis plusieurs jours, source de « grandes inquiétudes ».

Evoquant une recrudescence « préoccupante » des cas, la Belgique, l’un des pays qui compte le plus de morts du Covid-19 par rapport à sa population (85 pour 100.000 habitants), a annoncé pour sa part un nouveau durcissement des mesures.

A partir de mercredi, le nombre de personnes que les Belges sont autorisés à voir de façon rapprochée et régulière dans le cadre de leur « bulle de contact » sera abaissé de 15 à 5 personnes, par foyer, pour les quatre prochaines semaines.

« Prendre ces mesures difficiles (…) n’est pas un choix facile. C’est surtout un devoir », a souligné la Première ministre belge Sophie Wilmès. « Il est indispensable de freiner l’épidémie maintenant, afin que nous puissions éviter des scénarios plus difficiles ».

Egalement inquiètes d’un rebond des contaminations, les autorités françaises ont ordonné la fermeture de lieux de rassemblement comme les plages, les parcs et les jardins publics la nuit dans la ville touristique de Quiberon, sur l’Atlantique.

Le port du masque a été rendu obligatoire dans les rues fréquentées du centre-ville et sur les marchés, les autorités locales évoquant un « cluster sanitaire à risque de fort potentiel de transmission ».

En Allemagne, les autorités vont imposer des tests de dépistage aux voyageurs revenant de régions à risques. Comme elles ont déconseillé les voyages non essentiels vers les régions espagnoles d’Aragon, de Catalogne et de Navarre en raison du « nombre élevé d’infections » de coronavirus.

Quant à la Grande-Bretagne, elle soumet depuis dimanche les passagers en provenance d’Espagne, deuxième destination touristique mondiale derrière la France, à une période d’isolement. Une mesure critiquée par Madrid, qui tablait sur la saison touristique et a riposté en assurant être un « pays sûr ».

La pandémie a détruit plus d’un million d’emplois en Espagne au deuxième trimestre, en grande majorité dans les services et l’industrie touristique, selon les chiffres officiels publiés mardi.

Chiffres inquiétants

La maladie a déjà fait 652 739 morts, selon le dernier bilan établi par l’AFP mardi. Les Etats-Unis restent le pays le plus endeuillé (146.968 décès) devant le Brésil (87.618), le Royaume-Uni (45.752), le Mexique (43.680) et l’Italie (35.112).

L’administration américaine a de son côté annoncé la contamination du conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, l’un des hommes les plus souvent en contact avec le président Trump.

En Amérique du Sud, où le tableau de l’épidémie reste sombre, la Bolivie a proclamé lundi l’état de « calamité publique » dans tout le pays.

La présidente par intérim, Jeanine Anez, a pour sa part annoncé qu’elle était guérie d’une forme asymptomatique du nouveau coronavirus et qu’elle était en mesure de retourner au travail.

En Argentine, la barre des 3.000 décès a été franchie lundi et le pays réfléchit à un possible renforcement des mesures de confinement.

Saluée par certains professionnels de santé, l’adoption de mesures restreignant les voyages n’est pas pour autant l’alpha et l’omega de la lutte contre l’épidémie, a mis en garde l’Organisation mondiale de la Santé.

Le comité d’évaluation des situations d’urgence de l’OMS doit se réunir cette semaine pour « réévaluer la pandémie », six mois après avoir déclaré l’épidémie de coronavirus urgence de santé publique internationale.

Face à une épidémie qui ne montre aucun signe d’essoufflement, les équipes hospitalières sont également contraintes de s’adapter pour proposer une fin de vie digne pour les patients, en l’absence de leurs proches.

C’est le cas à l’hôpital Barros Luco à Santiago au Chili où Enrique Boudon, un patient de 94 ans atteint d’une pneumonie provoquée par le coronavirus, a pu entendre le jazz qu’il aimait tant avant de mourir.

« Nous avons appelé sa petite-fille qui nous a raconté qu’il avait été trompettiste de l’Orchestre philharmonique du Chili et qu’il aimait le jazz. On a cherché sur la tablette et on lui a mis du Miles Davis près de son oreille. Automatiquement, il a bougé ses mains, comme s’il dirigeait un orchestre. C’était très émouvant. Environ deux heures après, il est décédé », raconte le docteur Moyra Lopez.

(Avec AFP)

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Quarantaine. Le Royaume uni énerve l’Espagne

Rencontre entre le PM espagnol Pedro Sanchez et le PM britannique Boris Johnson.

La décision du Royaume-uni d’imposer une quarantaine à tous les voyageurs en provenance d’Espagne, est « inadaptée » a estimé Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Selon lui, des endroits très dépendants des touristes britanniques comme les Baléares, les Canaries et les régions de Valence et de l’Andalousie étaient des destinations sûres.

Dans un entretien accordé à la télévision privée Telecinco, le Premier ministre a souligné qu’en matière de pandémie, ces régions « ont une incidence cumulée inférieure à celle qui est enregistrée actuellement au Royaume-uni, ce qui veut dire en termes épidémiologiques que ces destinations sont en fait plus sûres que le Royaume-uni ».

Par ailleurs, Pedro Sanchez a fait valoir que la répartition des cas de contamination en Espagne était « inégale » car les deux tiers environ des nouveaux cas sont recensés dans deux régions, l’Aragon et la Catalogne, dans le nord-est.

Epidémie bien contrôlée

Néanmoins, le gouvernement était en discussions avec les dirigeants britanniques « pour essayer de les convaincre de reconsidérer une mesure qui à notre avis est inadaptée ».

La décision du Royaume-Uni d’imposer depuis dimanche 26 juillet une quarantaine à tous les voyageurs en provenance d’Espagne a fait l’effet d’un coup de tonnerre, les Britanniques constituant le premier contingent de visiteurs étrangers en Espagne, avec 18 millions en 2019.

« Nous allons continuer à travailler avec les autorités britanniques », a souligné Pedro Sanchez, affirmant que « dans une bonne partie du territoire espagnol, il y a un contrôle assez important de l’épidémie ».

Avec AFP

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Marrakech: Foyer de Covid-19 chez le PJD

Les tests menés au sein de l'arrondissement Marrakech-Menara après la découverte d'un premier cas de contamination au Covid-19 ont permis la découverte du foyer Pjdiste.

Les tests menés au sein de l’arrondissement Marrakech-Menara après la découverte d’un premier cas de contamination au Covid-19 ont permis la découverte du foyer Pjdiste.

 

Des sources médicales signalent de nombreuses contaminations au Covid-19 de responsables et élus locaux du PJD à Marrakech.

Des Pjdistes se sont contaminés les uns les autres, et auraient contaminé d’autres personnes. C’est le constat établi à la suite d’une opération de tests pour la détection du nouveau coronavirus, menée aussitôt après la découverte d’une première atteinte d’un responsable PJD par le virus pandémique au sein de l’arrondissement Marrakech-Menara.

La principale cause de l’apparition de ce foyer au sein de membres du parti de la lampe serait le non-respect des mesures préventives et des gestes barrières lors de la campagne électorale qui avait démarré le 10 juillet pour des élections partielles ayant eu lieu le 23 juillet dans la ville d’Aït Ourir. Ce scrutin était nécessaire pour pourvoir une cinquantaine de sièges vacants dans divers conseils communaux.

Les contaminations au covid-19 constatés doivent servir de leçon pour que l’exercice politique de terrain ne se transforme pas en drame. Surtout qu’une campagne avant l’heure pour les prochaines législatives a déjà commencé.

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Masque obligatoire? Le Maroc n’est pas l’Allemagne

Manifestation anti masque en Allemagne

En Allemagne on sait parler aux citoyens. Exemple de l’Institut allemand de veille sanitaire Robert Koch (RKI) qui a fortement conseillé aujourd’hui de porter un masque également en extérieur, lais précise que ce sera nécessaire  si la distanciation physique est impossible à respecter.

Ce conseil qui est différent d’une menace, intervient après une montée des nouvelles infections jugée inquiétante par les autorités.

« Nous avons des règles, comme de garder une distance d’au moins 1,50 mètre, s’il n’est pas possible de garder cette distance, nous recommandons toujours de porter des masques, peu importe que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur d’une pièce », a expliqué lors d’une conférence de presse Lothar Wieler, le président de cet institut sanitaire de référence.

Voilà comment on agit dans un pays où les anti masque peuvent manifester sans être inquiétés.

Chez nous on n’explique rien, on ne conseille rien. Le masque est obligatoire même si vous êtes seul dans un champ de maïs ou dans votre voiture aux vitres fermées. Et on peut manifester monsieur? N’y pensez même pas!

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