Wednesday, October 28, 2020

VACCINS ANTI COVID-19 : BIENTÔT LA DÉLIVRANCE ?

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Bruxelles s’active enfin contre le dumping social au sein de l’UE

 

La Commission européenne a dévoilé mercredi des mesures pour améliorer les bas salaires dans l’UE et lutter contre le dumping social, sans toutefois fixer une rémunération minimum, revendication centrale de syndicats et partis de gauche.

« Pour trop de gens, le travail ne paie pas », a constaté la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, appelant à des progrès « dans le respect des traditions nationales et de la liberté des partenaires sociaux. »

Elle avait promis l’an dernier de légiférer pour lutter contre les bas salaires qui n’ont cessé de progresser en Europe depuis la crise financière de 2008. Il s’agissait d’obtenir le soutien des sociaux-démocrates pour accéder à la présidence de la Commission européenne.

La proposition de directive présentée mercredi lui permet de tenir parole, mais aussi d’apporter une réponse sociale à la pandémie de Covid-19 qui touche d’abord les travailleurs les plus précaires.

Le texte prévoit des règles contraignantes pour les 21 pays de l’Union européennes déjà dotés d’un salaire minimum afin de favoriser leur augmentation, mais ne fixe pas de seuil minimum européen uniforme.

Il n’oblige pas non plus à introduire un salaire minimum dans les six pays qui n’en disposent pas (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie, Suède).

La directive fixe un cadre juridique commun. Elle encourage les négociations collectives sur les salaires et réclame un plan d’action aux Etats membres où moins de 70% des salariés sont couverts par une convention collective. Elle contraint aussi les 27 à rendre compte de façon annuelle sur leurs mécanismes de fixation des salaires.

Pour les pays dotés d’un salaire minimum, la directive imposera une plus grande transparence et une meilleure gouvernance dans leur fixation, avec « des critères clairs et stables » en fonction notamment du niveau de richesse et de la productivité. Elle oblige à la « réévaluation régulière » des salaires minimums et requiert l’implication des partenaires sociaux dans ce processus.

L’exercice d’harmonisation est d’autant plus difficile que les salaires minimaux varient grandement au sein de l’UE, allant de 312 euros en Bulgarie, à 2.142 euros au Luxembourg.

Politiquement, les Etats membres sont aussi très divisés. Si des pays, comme la France, poussent pour « faire converger » les bas salaires aussi rapidement que possible, d’autres freinent.

L’Europe de l’Est craint un rattrapage rapide qui réduirait sa compétitivité. Les pays scandinaves s’opposent à toute intervention étatique et à une remise en cause de leur modèle social basé sur des conventions collectives qui a fait ses preuves.

En outre, la Commission n’a pas le pouvoir de décider des rémunérations, celles-ci restant une compétence nationale. D’où le choix de se limiter à une base de règles communes.

La nouvelle directive européenne « aura un impact » a pourtant assuré mercredi Nicolas Schmit, le commissaire à l’Emploi, lors d’un point presse. « Beaucoup d’Etats membres devront revoir leur système de fixation du salaire minimum légal », a affirmé le social-démocrate luxembourgeois à l’origine du texte. « Près de 10% des travailleurs dans l’UE vivent dans la pauvreté. Cela doit changer. »

La Confédération européenne des syndicats (CES) a salué « une mesure positive », mais elle demande des améliorations. « Il faut ajouter dans la directive un seuil de décence sous lequel les salaires minimums obligatoires ne pourront pas tomber », a-t-elle notamment réclamé dans un communiqué, fixant ce seuil à 50% du salaire moyen dans chaque pays.

« Nous ne pourrons nous contenter des propositions d’aujourd’hui. En l’état, des travailleurs pourront toujours travailler pour 2 euros de l’heure en toute légalité », a critiqué le député européen Mounir Satouri (Verts).

« La Commission ne propose aucun objectif chiffré, ambitieux et contraignant quant au niveau des salaires minimums applicables », a également dénoncé la délégation France insoumise au Parlement européen.

La proposition, soutenue notamment par les conservateurs du PPE et les sociaux-démocrates, doit désormais être discutée avec le Conseil (représentant les Etats membres) et les eurodéputés. Une fois adoptée, les pays de l’UE auront deux ans pour transposer la directive dans leur droit national.

AFP

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France : Celio compte fermer 102 magasins et supprimer 383 emplois

En France, l’enseigne de prêt-à-porter masculin Celio, qui avait été placée en procédure de sauvegarde fin juin, prévoit la « fermeture de 102 magasins en succursales et la suppression de 383 postes » dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté mercredi aux représentants des salariés.

« 344 emplois en magasin et 39 dans les fonctions support » sont concernés, selon un communiqué de la direction précisant que la consultation du CSE « s’étendra jusqu’au premier trimestre 2021 » et que les magasins resteront ouverts « pour la période de Noël, à l’exception de quelques uns dont les baux arrivent à échéance ».

Dans ce texte, la direction « s’engage à mettre tout en oeuvre pour proposer des solutions favorisant le repositionnement des salariés concernés, grâce à des mesures de reclassement interne et à un accompagnement personnalisé pour la construction de projets professionnels externes ».

L’enseigne fondée en 1978 compte à l’heure actuelle 1.500 magasins dans 46 pays, dont 478 magasins en France, et 4.200 collaborateurs dans le monde, dont 2.416 en France au 1er octobre 2020. « Une partie de ce réseau est source de pertes financières importantes en raison de la baisse de rentabilité de certains magasins », explique Celio.

« Nous allons dans les mois à venir accélérer notre transformation », indique Gaëlle de la Fosse, présidente du groupe. La direction prépare en effet un plan de « sortie de sauvegarde » qui doit être présenté au premier trimestre 2021.

Celio n’est pas la seule enseigne de prêt-à-porter à faire les frais de la crise du Covid-19, puisque La Halle, André, Naf Naf ou Camaïeu ont tous perdu des salariés. Récemment, le géant américain Gap a annoncé envisager de fermer l’ensemble de ses magasins en Europe, d’ici à juin 2021.

Les deux précédentes années avaient déjà été marquées en France par les manifestations des gilets jaunes et par les mobilisations sociales contre la réforme des retraites, qui ont affecté de nombreux commerces.

En outre, le marché de la mode est « structurellement en difficulté » et « a perdu 17% de sa valeur sur les dix dernières années », selon Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui rassemble l’Union du grand commerce de centre-ville, la Fédération des enseignes de l’habillement et celle des enseignes de la chaussure.

Cette Alliance a averti, dans un communiqué mardi soir, qu’un reconfinement « aurait des conséquences dramatiques pour le commerce à l’approche de la période des fêtes de fin d’année », période « essentielle » qui « représente plus de 20% du chiffre d’affaires annuel des enseignes de mode », note Yohann Petiot.

AFP

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Covid-19. Les blouses blanches n’en peuvent plus

Face à la forte propagation du coronavirus dans leurs rangs, les infirmiers et les professionnels de la santé veulent faire entendre leurs voix.

Exposés aux risques de contamination au covid-19, les infirmiers et professionnels de santé se sentent « nus » face à la crise sanitaire et n’en peuvent plus. Ils se sentent marginalisés et veulent que leurs efforts soient reconnus. «On parle de nous comme des héros, mais nos efforts ne sont guère reconnus de la part des pouvoirs publics », s’agace l’une des infirmières. Le Mouvement des Infirmiers et des Techniciens de Santé du Maroc (MITSM) annonce donc un sit-in pour le 14 novembre 2020 devant le siège du ministère de la Santé. Les services d’urgence et de réanimation sont exemptés. L’une des revendications phares des professionnels : une reconnaissance des efforts et sacrifices consentis pendant cette crise sanitaire

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Abdelfattah Grini chante pour les femmes malades du cancer de sein

 

A l’occasion du mois de sensibilisation au dépistage précoce du cancer du sein, commémoré en octobre, le chanteur et compositeur marocain Abdelfattah Grini dédie sa nouvelle chanson aux femmes atteinte du cancer du sein.

 

 

« A toutes les femmes magnifiques qui luttent contre le cancer du sein, tout mon soutien ! Je vous dédicace cette chanson et que Dieu vous protège toutes ! Amen ! », peut-on lire sur le compte Instagram de Abdelfattah Grini.

Produite par la Fondation égyptienne « Bahia », en coopération avec le réseau «Tik Tok», la chanson « Ti3ichi ya Bahia » (Vive Bahia) est avant tout un bel hommage à l’ensemble des femmes qui ont tant sacrifié pour leur famille.

 

5 dollars reversés à la Fondation Bahia pour chaque partage

 

Pour l’occasion, « Tik Tok » a mis en place un sticker spécial qui sera apposé sur toutes les vidéos qui soutiennent la lutte contre le cancer du sein et le dépistage précoce.

Le réseau social s’est engagé à soutenir financièrement la Fondation Bahia pour la construction d’un nouvel hôpital et pour promouvoir le dépistage précoce du cancer du sein.

Le chanteur précise « qu’à chaque fois que la vidéo de sa chanson est partagée, ‘Tik Tok » reversera 5 dollars à la Fondation Bahia ».

 

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France-Islam : Halte à l’escalade

 

Par Ahmed Charaï

 

Depuis le discours d’Emmanuel Macron lors des funérailles du professeur décapité, la toile est en ébullition. Certains condamnent, d’autres vont plus loin et réclament le boycott des produits français. Les propos du Président français étaient-ils à ce point islamophobes ?

En vérité, Il y a surtout une maladresse quand il affirme que «l’Islam est en crise», constat par ailleurs partagé par beaucoup de musulmans, qui cependant ne veulent pas que les autres s’en mêlent et surtout pas le chef d’un État laïc.

D’ailleurs l’essentiel du discours de la Sorbonne était consacré à la laïcité et à sa défense. Ce principe est essentiel dans l’histoire de la France parce qu’il a permis d’en finir avec les querelles religieuses. C’est dans ce cadre que le droit au blasphème existe.

L’émoi suscité par ce discours est surfait et cache mal des considérations géopolitiques, en particulier pour la Turquie, impliquée dans plusieurs conflits et dont les désaccords avec Paris se multiplient. Ankara se saisit de ce thème de l’islam pour faire pression sur la France et créer une diversion vis-à-vis de l’Union européenne, tentée de durcir le ton sur le conflit turco-grec.

Au-delà de ces considérations, la société française a un gros échec dans ses politiques d’intégration. La ghettoïsation de fait rend difficile une simple intégration et illusoire toute assimilation. Quelques courants régressifs jettent de l’huile sur le feu, les uns en agitant l’Islamophobie, les autres en soutenant l’extrémisme.

Mais l’État français ne peut être soupçonné de racisme systémique. L’une des erreurs est de vouloir s’immiscer dans l’organisation du culte musulman. C’est une erreur parce que l’État laïc n’est pas outillé pour le faire et que cela crée des tensions gratuites. Ainsi, interdire le financement étranger signifie financer le culte, ce qui est contraire à la constitution.

Tous ces aspects sont franco-français. L’émigration massive de ces dernières décennies et le chômage endémique ont créé des sentiments d’exclusion exacerbés par les discours d’extrême-droite. Malheureusement, cet enjeu sociétal est devenu un enjeu politique, électoral. Il risque même d’être le thème essentiel de la prochaine présidentielle. La tempête actuelle n’est pas très rationnelle. Elle conforte une partie de l’opinion publique musulmane dans le refus de l’altérité considérée comme automatiquement belliqueuse.

Ce n’est pas la voie de la raison. Il faut renforcer les échanges entre les civilisations, les cultures, les religions pour pouvoir construire un monde de paix où la mondialisation ne se limiterait plus à la circulation des biens. Les raidissements ne vont pas dans le bon sens.

 

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En dépit de la crise, Ford s’impose ( vidéo)

Abdelouahab Ennaciri, Directeur général de Scama Ford Maroc s’exprime sur la situation actuelle du marché de l’automobile et partage les nouveautés.

Entretien réalisé par Fatima Zohra Jdily
Montage par : Hicham Bouzeroual 

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