Friday, February 26, 2021

Farid Belkahia au centre Pompidou : « Pour une autre modernité »

Le centre Pompidou à Paris consacre une exposition inédite à Farid Belkahia, l’un des fondateurs de la modernité artistique marocaine et arabe. Un parcours exemplaire de l’âge post-colonial et un dialogue unique avec les traditions vernaculaires et l’art ancestral. Du 10 février au 21 juin 2021.

 

 

L’exposition « Pour une autre modernité » s’articule autour de deux périodes constitutives de son œuvre : la période pragoise et expressionniste de l’artiste à partir de 1959 et son retour à Casablanca en 1962 avec une salle consacrée à ses cuivres. Le parcours se clôt par un ensemble d’œuvres réalisées à partir de peau de chèvre qui font dialoguer avant-garde et culture traditionnelle.

C’est grâce à œuvres conçues sur peau que Farid Belkahia a acquis sa réputation dans l’histoire de l’art des dernières décennies. L’exposition accorde aussi une place importante aux travaux sur papier, cette pratique quotidienne à travers laquelle l’œuvre se projette vers ses possibles et s’abandonne au pur bonheur de la création. Le Centre Pompidou poursuit ainsi sa collaboration au travail d’écriture en cours de l’histoire des modernités non-occidentales.

 

 

L’influence de Prague

 

 

En 1959, Farid Belkahia sait déjà qu’il ne sera pas un peintre marocain de la Seconde École de Paris. Il décide alors de quitter la France où il étudiait pour aller à Prague étudier la scénographie. Là, l’expressionnisme qui était le sien va se délester de ce qui appartient encore à la tradition picturale occidentale. C’est à Prague que les premiers chefs-d’œuvre voient le jour.

 

 

Un des protagonistes de l’Ecole de Casablanca

 

 

La deuxième partie de l’exposition est consacrée au retour de l’artiste à son pays natal en 1962, lorsqu’il prend la direction de l’École des beaux-arts de Casablanca. Avec l’aide de quelques personnalités, il va radicalement transformer l’enseignement en s’efforçant de reconnecter la modernité artistique avec les traditions vernaculaires et l’artisanat ancestral que le regard colonial avait, avec condescendance, rangés au rayon d’insignifiantes pratiques folkloriques. C’est durant cette période que naît une mouvance, l’École de Casablanca, dont Farid Belkahia est l’un des protagonistes, désormais tenue pour l’une des manifestations cardinales d’une modernité post-coloniale.

 

Le choix du cuivre

 

Un an après sa nomination à la tête de l’École des beaux-arts en 1963, Farid Belkahia confère à son travail une inflexion décisive : l’adoption du cuivre. Ce choix entérine sa rupture avec la peinture occidentale :« J’ai délibérément opté pour le choix d’un matériau hautement inscrit dans la tradition artisanale du Maroc ». En 1975, alors qu’il a quitté la direction de l’École, Farid Belkahia approfondit encore cet enracinement de son travail dans la tradition artisanale, en substituant la peau de chèvre au cuivre.

Les contributions et prêts du musée d’art moderne Mathaf de Doha et de la fondation Farid Belkahia de Marrakech permettent de proposer au public un large ensemble d’œuvres et de mettre en lumière l’un des fondateurs historiques de la modernité arabe.

 

 

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Ghizlane Agzenaï ou le renouveau de l’abstraction

Réputée pour ses totems colorés et monumentaux et ses jeux d’optique, Ghizlane Agzenaï nous parle de ses œuvres exposées à la 193 Gallery à Paris dans le cadre de l’exposition collective Colors of Abstraction 2 aux côtés de l’artiste franco-chilo-brésilienne Valentina Canseco et de l’ivoirien Jean Servais Somian. Du 3 au 31 Mars 2021.

 

 Par Kawtar Firdaous

 

 

Tel un passeur d’art, l’artiste tangéroise Ghizlane Agzenaï voit ses gestes transcender les époques, les frontières et les territoires au nom d’une mémoire.

Ses toiles aux couleurs éclatantes et ses sculptures murales en bois exposées à la 193 Gallery à Paris dénotent une philosophie de vie positive chère à l’artiste. « Ces totems qui par définition représentent des esprits bienveillants, sont avant tout porteurs d’un message d’espoir, d’amour et de lumière et je trouve qu’ils collent parfaitement avec ma vision optimiste de voir le monde », nous confie Ghizlane Agzenaï qui vise à transmettre une énergie positive à travers ses œuvres. « Je veux dire aux gens que tout est possible, qu’il faut garder la foi en la vie et être optimiste. Je pense que lorsqu’on arrive à se mettre dans un état positif, on attire le positif dans notre vie. Alors je créé des totems avec cet état d’esprit et cette énergie dans l’espoir que les personnes qui les verront ressentiront l’optimisme, la joie et l’amour que j’y ai mis ».

 

 

 

 

Pensée au fil d’un protocole d’assemblage, la couleur éclatante mène l’artiste d’un tableau à l’autre vers l’essor d’une couleur fondamentale qui s’exprime comme autant de personnages, de narrations, de compositions propres en quête d’un langage universel. Muse-monde, la peinture est ce médium qui lui permet de parler au plus grand nombre. « Pour moi, la peinture est le moyen que j’ai trouvé pour exprimer mon message. C’est un art merveilleux, plein de surprise, qui m’accompagne au quotidien et qui m’apporte beaucoup de bonheur. J’adore aussi découvrir la peinture d’autres artistes et leur démarche ».

Attirée par la magie de l’art optique, la cinétique et l’univers de la science-fiction, l’artiste qui a créé la surprise en avril 2020, avec sa projection murale « Emerge » sur l’un des plus hauts immeubles de la métropole casablancaise durant le premier confinement confie avoir un penchant particulier pour l’art urbain « J’adore l’art urbain pour son côté démocratique : il est accessible à tous puisqu’il est dans la rue. Les œuvres monumentales amènent de la vie dans les villes ».

Considérée comme l’héritière de l’Ecole de Casablanca, curieuse, touche à tout, elle décline ses travaux aux divers formats sur différents supports : mur, bois, carton, toile, électricité, métal. Ses oeuvres majeures oscillent entre dessins muraux et multiples expositions en Europe et en Afrique.

En novembre 2020, elle présente l’exposition personnelle Emerge Reloaded à La Galerie 38 à Casablanca. Entre 2019 et 2018, elle habille le mur de Vigo Ciudade Color, l’US Barcelona, le Mural Harbor en Autriche, le Mur d’Oberkampf à Paris. Elle participe au Festival Jidar au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat. Elle présente l’exposition personnelle Totem au sein de La Galerie 38 à Casablanca et en 2017 What the weekend is 2, Alte Munze à Berlin.

 

Colors of Abstraction 2

 

 

L’exposition Colors of Abstraction 2 dont la curatrice est Fouzia Maarouf est une traversée au confluent de la peinture, de la sculpture et du design qui trouve son point d’orgue dans une exploration de la couleur qui la mène vers l’abstraction : à la croisée des espaces, des continents africain, européen et sud-américain. Ghizlane Agzenaï (Maroc), Valentina Canseco (Chili-Brésil-France) et Jean Servais Somian (Côte d’Ivoire) sont des passeurs d’art hors du commun dont les gestes transcendent les frontières au nom d’une mémoire.

Alchimistes, maîtres de la couleur, plasticiens, ils orientent des variations et décryptent des signes autour d’une déambulation libre, colorée et contemporaine aux sources de l’abstraction. Ils rappellent en creux l’éveil d’un courant né au début du XXe siècle par des fulgurances de fauvisme, de cubisme, d’expressionisme figuratif.

D’un Tout-Monde à un Tout-Village cher à Edouard Glissant. Sommes-nous dans le sillage et le tracé de la Nouvelle Figuration dite néo-fauve ou néo-expressionniste, dont l’apparition se fait jour au cours des années 80 ? Déjà au milieu des années 90 où certaines expositions incarnaient une nouvelle tendance, le renouveau de l’abstraction ?

 

 

Ghizlane Agzenaï (Maroc), Valentina Canseco (Chili-Brésil-France) et Jean Servais Somian (Côte d’Ivoire)

 

 

Avec le rouge de Jean Servais Somian, la ligne couleur déploie son lieu inaugural pour aller au-delà de l’abstraction au coeur de la texture dans un corps à corps où le démiurge, est blotti au creux de son art. Au sein de son atelier situé en Côte d’Ivoire, au plus fort de la nature face à l’horizon bleu indigo perlé de vagues puissantes, le sculpteur est porté par le souffle et la force ardente d’une temporalité originelle : arbres de Grand-Bassam, âmes africaines, voix ancestrales animent l’artiste qui rêve et façonne d’anciennes pirogues vouées à l’abandon sur les innombrables plages. Son geste radical, obstiné, ravive la matière. Le bois retrouve toute son ampleur et sa plénitude.

Dès lors, les pirogues sont muées, magnifiées en sofas aux lignes minimalistes, pièces majeures mêlant sculpture et design. Un travail des mains fait avec le cœur aux sources de la terre des anciens, hommage au bois telle une matière incarnée en précieux alliage constellé de stigmates colorés car le palmier comme le bois d’ébène ou encore le bois de cocotier se travaille au calme. Par-delà la dimension créatrice, Jean Servais Somian impose un autre espace. Abidjan, Paris, Lausanne, des villes évocatrices d’exil, de création, de questionnement où il déroule tour à tour une scénographie entre mondes anciens et contemporains en traversant de multiples récits.

 

Tabourets Dentelle bois de cocotier Jean Servais

 

 

 

Tel un rituel, il pose chaque jour une pierre angulaire à l’édifice de sa production singulière insufflant des formes épurées reliant la continuité de ses oeuvres à l’Afrique à l’Europe et au Tout-Monde. Témoins, ses tabourets dentelés, tissés de couleurs vives, cousus d’art et de matière où la vivacité du rouge rappelle la tonalité de Rothko.

Parmi les couleurs célébrées au fil de Colors of Abstraction 2, le jaune décliné de Ghizlane Agzenaï fait écho aux jaunes de Jean Servais Somian comme aux Jaunes majeurs, Jaunes d’or jusqu’à l’Or de la série Eclats (2004) de Monique Frydman de la fin des années 80.

 

 

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Thursday, February 25, 2021

VILLE VERTE MOHAMMED VI DE BENGUÉRIR : CAPITALE ÉCOLO DE L’INNOVATION

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Saham Assurance tient bon

La crise sanitaire n’a pas été facile pour Saham Assurance dont le résultat a été impacté par la contre-performance des marchés financiers. Pourtant, la Compagnie reste confiante en sa capacité à maintenir ses objectifs de rentabilité à moyen terme et à consolider ses fondamentaux.

 En 2020, Saham Assurances a vu plonger son résultat net, plonger à 201 MDH, contre 406 MDH en 2019. Selon le top management, « ce résultat a été impacté par la contreperformance des marchés financiers ainsi que par la suspension ou la baisse des versements de dividendes». La compagnie a enregistré, dès lors, un  chiffre d’affaires global de 5 126 MDH, en baisse de 5,5% par rapport à fin 2019, impacté principalement par la baisse de l’activité vie. Dans le détail, le chiffre d’affaires de l’activité Vie s’est établi à 819 MDH en régression de 25,5% par rapport à fin 2019, sous l’effet de la baisse de la collecte épargne. Le chiffre d’affaires de l’activité Non Vie, lui, s’élève à 4.307 MDH, en légère baisse de 0,4% par rapport à fin 2019. Côté fonds propres, on note une croissance de 1,8% soit un total de 4 478 MDH à fin décembre 2020. ,Pour les placements affectés aux opérations d’assurance ils s’élèvent à 14.793 MDH en évolution de +1,4% par rapport à fin décembre 2019. Autre fait marquant de l’année 2020, la nomination d’un nouveau directeur général délégué, Abdessamad Talbi qui se chargera des opérations d’assurance Automobile et du réseau exclusif.

Sur le volet perspectives, la compagnie souligne qu’elle reste confiante en sa capacité à maintenir ses objectifs de rentabilité à moyen terme et à consolider ses fondamentaux.

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Comment CIH Bank a géré la crise de 2020 ?

PNB en hausse, bénéfices en baisse, coût du risque multiplié par quatre…. Détails des résultats financiers à fin décembre 2020 de CIH Bank

 Dans un contexte de crise sanitaire, le total bilan consolidé de CIH Bank s’établit à 89,5 MMDH en progression de 19,2% par rapport à décembre 2019. Le PNB consolidé s’élève à 2.760,0 MDH en accroissement de +10,3%. Cette évolution résulte principalement de la progression de la marge nette d’intérêt de 14,1% grâce à la croissance de l’activité commerciale, ainsi que de la contribution de l’activité du marché avec une hausse de 29,7%.

En social, CIH Bank a enregistré un  produit net bancaire de 2 255,2 MDH, en croissance de +11,8% par rapport à décembre 2019. Les frais de gestion ont augmenté de +8,7% et s’établissent à 1 695,9 MDH comprenant la contribution de la Banque dans le Fonds COVID ainsi que l’investissement de la Banque en termes d’industrialisation et de digitalisation. Le résultat brut d’exploitation consolidé est estimé  à 1 063,8 MDH en hausse de +13% par rapport à décembre 2019. Dans un contexte inédit marqué par les impacts de la pandémie COVID-19, CIH BANK a adopté une approche prudente et anticipative en matière de gestion des risques tant au niveau consolidé qu’au niveau social. Le coût de risque en consolidé a atteint 996,6 MDH affichant un accroissement de 298,8% par rapport à décembre 2019 et le taux du coût du risque est de 1,51% contre 0,45% une année auparavant. En social, le coût du risque s’élève à 819,7 MDH soit une évolution de + 50,9%, et le taux de coût du risque et de 1,22% contre 0,75% en décembre 2019. Ainsi, le Résultat Net Part du Groupe s’établit à 80,7 MDH en baisse de 81,1% sous l’effet de l’imputation du don au fonds COVID-19 et de l’impact du coût du risque. Sur le volet commercial, avec une collecte nette de 9,1 MMDH, les dépôts clientèle progressent de +20,5% par rapport à décembre 2019, et s’établissent à 53,7 MMDH. Les ressources à vue constituent 76% de la collecte réalisée affichant ainsi une évolution de +23,2% par rapport à décembre 2019

Soutien en période de crise

« CIH Bank s’est également joint à l’élan de solidarité nationale et a participé au soutien de l’économie du pays à travers plusieurs mesures citoyennes », note le groupe. Le groupe a en effet contribué pour un montant de 150 MDH au fonds spécial pour la gestion de la pandémie Covid-19 et a accordé le report d’échéances de mars à juin 2020 des crédits immobiliers et de consommation pour les clients particuliers impactés par la pandémie, dont 64 .000 ont été accordés à titre gracieux conformément aux orientations du comité de veille économique. CIH Bank a aussi mis à disposition son réseau d’agences et ses guichets automatiques pour la distribution des aides servies par l’Etat en faveur de centaines de milliers de citoyens. En outre, la Banque a lancé durant cette période l’offre de financement et d’accompagnement « INTELAK AL MOUSTATMIR » et l’offre d’aide aux entreprises en difficulté « DAMANE OXYGENE ». L’année 2020 a été marque aussi par la mise en exploitation d’une nouvelle Direction Régionale à Saiss et l’ouverture de sept nouvelles agences, ainsi que l’implantation de 60 nouveaux GAB chez les partenaires dans le cadre de la densification des points de son réseau de distribution.

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L’artisanat africain à portée de clic

Créée pour soutenir les artisans du continent africain qui ont souffert d’une interruption totale pendant des mois de leur activité, Pan-African & Moroccan Hand Made Expo, est la première exposition virtuelle de l’artisanat AFRICAIN, étalé sur une durée de deux mois, leur permettant d’accéder à une vitrine pour exposer leurs différents produits.

 

 

 

Organisée du 01 Mars au 30 Avril 2021, l’exposition 100% virtuelle consacrée à l’artisanat africain -savoir-faire ancestral du continent- comprend plusieurs rendez-vous axés autour de l’artisanat au Maroc et dans le reste du continent africain, mais aussi autour des échanges et de la coopération sud-sud en termes de savoir-faire artisanal et touristique.

 

 

Artisanat, tourisme et culture

 

 

 

Conférences, rencontres, ateliers… Les participants et les visiteurs de la Pan-African & Moroccan Hand Made Expo, auront accès à une immersion totale, dans la beauté et le légendaire savoir-faire africain.

En visite virtuelle et après une simple inscription sur la plateforme Business & Fairs, le visiteur pourra se balader dans trois grands chapiteaux, dont un dédié à l’artisanat, en plus de deux galeries dédiées à l’art et la culture.

La première galerie, occupée par Naji Khalid, collectionneur et chercheur en patrimoine et culture marocaine / arabe, portera sur l’histoire du Maroc, du Sultan Moulay Abdellah à ce jour. Médailles, tableaux, pièces de monnaie, timbres et lettres pourront nourrir la curiosité des amoureux de l’histoire. La deuxième galerie, dédiée également aux trésors historiques, sera occupée par l’Association Philatélique et Numismatique de Marrakech qui exposera, à travers plusieurs thèmes, tout un patrimoine philatélique.

Pour donner un aspect réel à cette édition virtuelle, plusieurs chapiteaux ont été créés avec  notamment une réception (les visiteurs peuvent s’inscrire à travers un formulaire et obtiendront un avatar personnalisé) ; un Auditorium pour assurer les conférences en ligne ; des Stands numériques et interactifs dotés de tous les équipements nécessaires dont l’habillage du Stand avec logo et Photo de l’exposant, une hôtesse d’accueil animée ; un comptoir, des brochures électroniques, un écran interactif (pour la diffusion des vidéos..), un Présentoir, des Roll up interactifs,  différents onglets de chat online, Liens vers les Pages des RS de chaque exposant, Whatsapp, Site web, Catalogue… ainsi qu’un chat room où les visiteurs pourront Chatter entre eux.

 

 

Promotion du tourisme

 

 

 

L’exposition dont l’objectif est de promouvoir et présenter la beauté, la richesse, et la diversité des produits de l’artisanat marocain compte attirer environ 550 000 visiteurs. Elle ambitionne par la même occasion de mettre en avant les régions touristiques du Maroc à travers l’artisanat et la Gastronomie et attirer et intéresser les investisseurs étrangers par les différentes opportunités d’investissement dans l’artisanat et le tourisme. Cette première édition vise ainsi à renforcer l’image de l’artisanat et le patrimoine marocain sur le plan international.

 

 

Un monde « virtuel » accessible à tout le monde

 

 

Dans une conjoncture des plus délicates pour le monde entier, Business & Fairs est née d’une volonté de permettre la continuité, sous d’autres aspects, beaucoup plus accessibles, des évènements, rencontres, foires… etc et ce, dans le monde entier.

La plateforme multiservice, 100% digitale simplifie ainsi la mise en place de tout type d’évènements virtuels en fonction des besoins et envies des clients, respectant leur esprit et leurs valeurs. Une plateforme complète qui permet non seulement l’organisation d’un évènement, mais aussi son streaming à travers un dispositif simplifié et accessible à tous.

 

 

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Malgré la crise, Attijariwafa Bank se porte plutôt bien

Les résultats annuels du groupe Attijariwafa Bank ont été impactés par la flambée du coût du risque en cette période de crise sanitaire. Un nouveau plan stratégique 2021-2025 est élaboré et en cours de validation par les organes de gouvernance du groupe. Il sera présenté dans les semaines à venir.

Attijariwafa Bank a clôturé l’année 2020 avec un produit net bancaire de 23,9 milliards de dirhams en amélioration de 1,6% par rapport à 2019. Le résultat net part du groupe ressort quant à lui, à 3 milliards de dirhams, en repli de 48,1%, impacté par la contribution exceptionnelle au fonds spécial Covid-19, conjuguée à la hausse significative du coût du risque. Ce dernier enregistre une augmentation de 243% se fixant à 5,5 milliards de dirhams en lien avec la détérioration du risque de crédit engendré par les conséquences de la pandémie Covid-19 et le provisionnement anticipatif et prudent associé. Rapporté aux encours de crédits, le coût du risque consolidé atteint 1,51% (0,46% en 2019). De leur côté, les crédits et l’épargne collectée s’établissent respectivement à 333,7 milliards de dirhams (+3,1%) et 508,7 milliards de dirhams (+6,9%) sur base consolidée.

Bilan du dispositif du soutien

« Dès de déclenchement de la crise sanitaire, une série de mesures dans le but de garantir la continuité des activités, de protéger les clients, les fournisseurs et les collaborateurs, d’adapter l’organisation et les méthodes de travail et d’accompagner et de soutenir les clients et les communautés dans les différents pays de présence », note le groupe. Concrètement, le dispositif de soutien mis en place par Attijariwafa bank a permis d’accompagner plus de 68.700 entreprises, majoritairement des TPME, à travers la distribution de 40 milliards de dirhams de crédits additionnels depuis le début de la crise. Ce soutien s’est matérialisé à travers le financement de 6 500 jeunes et porteurs de projet pour un montant de 1,25 milliard de dirhams, dans le cadre de l’initiative «Intelaka», ce qui correspond à 46% du total des crédits accordés par le secteur bancaire, la distribution de 18.538 crédits «Damane Oxygène» en faveur des commerçants/artisans et TPE, pour une enveloppe de 5,7 milliards de dirhams, soit une part de marché de 33% et l’octroi de 10,7 milliards de dirhams de crédits «Relance» au bénéfice de 12.338 entreprises, soit une part de marché de 30%. Autres faits marquants : le financement de 9 192 PME pour un montant de 6,2 milliards de dirhams dans le cadre des initiatives «Damane Express», «Damane Attasyir» et «Damane Istitmar», soit une part de marché de 28%, la formation et l’accompagnement à travers une offre complète de services non financiers profitant à 60 000 TPME, jeunes promoteurs et porteurs de projet via le réseau Dar Al Moukawil et à 1,8 million d’utilisateurs de la plateforme digitale darlmoukamil avec  le maintien d’un rythme soutenu d’investissements et la poursuite de l’optimisation des délais de règlement des fournisseurs : 5 jours en moyenne au bénéfice de 1000 prestataires de services de la banque, en majorité des TPME et le report d’échéances bénéficiant à 113 000 clients (215 000 sur base consolidée).

Selon le groupe bancaire, l’année 2020 a également été marquée par la poursuite de la mise en œuvre du plan stratégique « Energies 2020 ». par ailleurs, les équipes internes d’Attijariwafa bank se sont mobilisées tout au long du deuxième semestre 2020 afin d’élaborer un nouveau plan stratégique 2021-2025. Actuellement, ce plan est en cours de validation par les organes de gouvernance de la banque et sera présenté dans les semaines à venir.

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