Monday, April 5, 2021

Sahara : Bourita appelle le Conseil de Sécurité à déterminer le responsable de la violation du cessez-le-feu et du blocage du processus politique

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita

 

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a appelé lundi le Conseil de Sécurité de l’ONU à déterminer le responsable de la violation du cessez-le-feu et du blocage du processus politique pour trouver une solution au conflit autour du Sahara marocain.

“Le Conseil de Sécurité doit déterminer, en toute objectivité, qui viole quotidiennement le cessez-le-feu et qui a clamé sa fin, d’un côté, et de l’autre, qui s’attache à ce cessez-le feu (en référence au Maroc) et qui l’a annoncé au plus haut niveau par SM le Roi’’, a déclaré Bourita, lors d’une conférence de presse conjointe avec la ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Aïssata Tall Sall, à l’occasion de l’ouverture par la République du Sénégal d’un consulat général à Dakhla.

Le ministre a insisté que ‘’cette confusion doit cesser, dans l’esprit du Conseil de Sécurité et de la communauté internationale, entre celui qui s’attache au cessez-le-feu et qui le rompt, celui qui appuie le processus politique et qui verse dans les manœuvres’’.

Bourita a souligné que le Maroc ne s’oppose pas à la nomination d’un Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, notant que le Royaume a répondu favorablement à la dernière proposition à ce sujet.

“Qui entrave le processus de nomination d’un Envoyé personnel ?’’, s’est-il interrogé.

“Il convient de définir les responsabilités, déterminer qui joue un rôle constructif, qui travaille avec sérieux et fait preuve de clarté dans les positions, et qui manipule, manœuvre et se contredit entre parole et acte. Qui œuvre sous l’égide des Nations Unies et qui cherche à impliquer d’autres organisations, qui n’en veulent pas, au processus onusien’’, a-t-relevé, estimant que ‘’ces contradictions doivent cesser’’.

“Si le dossier est entre les mains des Nations Unies, qui essaie alors d’y impliquer l’Union africaine’’, s’est-il demandé.

“C’est le temps de la clarté. Ces ambivalences en termes de cessez-le-feu, de processus politique, d’appui à la Minurso et de soutien de l’exclusivité de l’ONU doivent êtres soulevées par le Conseil de Sécurité’’, a souligné le ministre.

Bourita a fait observer que “celui qui veut s’asseoir à la table pour trouver une solution dans le cadre du plan d’autonomie est le bienvenu…Sinon qu’il continue à diffuser les chicaneries et les ambivalences’’, assurant que “le Maroc poursuivra son action sérieuse pour réaffirmer la marocanité du Sahara sur le terrain et par la diplomatie, et non par les délires et les mensonges”.

“Si la véritable partie, qui est l’Algérie, fait montre de sérieux, le Maroc est alors disposé, mais s’il s’agit de manœuvre et de manipulation, le Royaume poursuivra son processus de réaffirmation de la marocanité du Sahara”, a-t-il soutenu, rappelant qu’aujourd’hui, avec l’annonce de l’ouverture de deux consulats, le nombre de consulats généraux dans les provinces du sud s’élèvent à 21.

“La marocanité du Sahara est un processus continu et irréversible”, a insisté le ministre.

Bourita a conclu que le Maroc considère que ce qui a été engrangé, sous la conduite du Roi Mohammed VI, sur les plans diplomatique et sur le terrain sont “des acquis qui doivent être investis pour trouver une solution, et c’est pour cette raison que le Royaume a œuvré pour la résolution de ce conflit dans l’unique cadre du plan d’autonomie”.

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Rip Hajja Hamdaouia

 

Un an après avoir mis fin à sa carrière, la dernière légende vivante de la chanson populaire marocaine Hajja Hamdaouiya s’est éteinte à Rabat à l’âge de 91 ans après un long combat contre la maladie. Retour sur ses moments de gloire.

 

 

 

Née en 1930 dans le quartier de Derb Sultan à Casablanca, la diva de la Aïta marocaine, est décédée ce lundi 5 avril à l’hôpital Cheikh Zayed de Rabat, quelques jours après y avoir été admise pour réanimation, a annoncé son fils et manager Chawki Sifaoui.

Durant sa carrière, Hajja Hamdaouia connue pour avoir modernisé l’Aïta Marsawiya, -un style musical engagé-, a marqué plusieurs générations grâce à ses tubes qui marqueront à jamais le patrimoine musical marocain. Ses moments de gloire, elle les doit à des chansons culte qui ont bercé des générations de Marocains, tous âges confondus comme :  « Daba iji », « Jiti ma jiti », « Dada ou hiani », « Al aar ya l’aar », « Lkass Hlou », « Mnin ana ou mnin nta » et « Hezou bina laalam ».

 

Hajja-Hamdaouia-et-Raymonde-Bidaouia.-Festival-des-Andalousies-Essaouira-2018

 

 

Son dernier concert en duo avec Raymonde El Bidaouia lors du Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira restera longtemps dans les annales.

 

« Al Kass Lahlou », (« Le verre sucré »)

 

 

 

Interprétée en duo avec Hamid Bouchnak, cette chanson, synonyme d’hospitalité par excellence, est un hymne à la douceur de vivre à la marocaine. Hamdaouia y décrit la cérémonie et le rituel autour du plateau de thé à la menthe, théière et verres qui symbolisent retrouvailles, tendresse et discussions interminables entre amis, un morceau sur les simples plaisirs que peuvent procurer des moments simples, loin de la grisaille du quotidien. Une chanson, qui souvent chantées lors de soirées festives et nocturnes prenait des fois un sens subversif !

 

« Hazzou Bina El Alam » (« Portez haut notre étendard »)

 

 

Véritable chanson culte, « Hazzou Bina El Alam », acclamée par le public dans tous les spectacles et concerts de la diva, est devenue au fil des ans, un véritable hymne à la solidarité et à l’union des forces pour faire face aux défis de la vie. Un message politique fort, pour un Maroc solide et solidaire.

 

« Mnin Ana Ou Mnin Nta ? », (« D’où je viens, et d’où viens-tu ? »)

 

 

 

Dans cette chanson, la diva crie sa détresse et décrit les écarts que peuvent creuser les appartenances de tout un chacun, de par son origine ou sa position sociale. Une manière pour elle d’évoquer les souffrances que peuvent créer la solitude, le sentiment d’injustice ou de trahisons. Pourtant, le morceau finit sur des notes joyeuses, et là est toute la force de la déesse de la Aïta. Une manière un peu pour elle de signifier que la joie de vivre l’emporte sur les aléas de l’existence.

 

« Ha El Mhayen, Ha l’fqayess », (« Voici les peines, Voici les sources de l’énervement »)

 

 

 

Décrivant de manière cynique et détachée les rapports conflictuels et souvent complexes du couple, Hajja Hamdaouia évoque dans ce morceau toutes les frustrations, les colères et autres douleurs que peuvent générer les malentendus au sein d’un couple.

 

« Daba Y Ji » (« Il va revenir »)

 

 

Ecrite sous forme d’un dialogue entre deux amies, cette chanson décrit le désespoir d’une femme à retrouver l’être aimé et son amie qui tente de la consoler en lui assurant qu’«il reviendra». Tiraillée entre doutes et espoirs, suspicion et confiance, douleur et bonheur, l’amie en question invoque l’importance d’avoir foi en le divin, en soi et en l’autre.

En Août dernier, l’artiste qui avait commencé sa carrière dans les années 50, avait mis fin à sa carrière à cause de ses problèmes de santé et avait cédé les droits de l’ensemble de son riche répertoire à Xena Aouita, 20 ans, fille de Saïd, célèbre athlète marocain. « Il est temps pour moi de me retirer de la scène musicale et de laisser la place aux jeunes. Je ne veux pas qu’on me voie tomber sur scène avec mon bendir, je tiens à ma dignité », avait-elle confié lors d’une conférence.

Hajja Hamdaouia a été décorée de l’ordre de commandant du Wissam Alaouite – Moukafaa Al Watania par le roi Mohammed VI en 2013. La défunte sera inhumée au cimetière Achouhada à Casablanca.

 

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Automobile. Un bond des ventes en Mars

Après une année difficile, le marché des voitures neuves au Maroc a repris progressivement ses couleurs en ce début 2021. Les ventes du mois de mars sont au même niveau de celles réalisées avant covid.

Selon les données de l’association des importateurs de voitures au Maroc (AIVAM), ce sont 16.717 voitures neuves, tous segments confondus qui  ont été vendues au Maroc au cours du mois de mars 2021, en hausse de 18,46% par rapport aux ventes du mois précédent. La tendance a été observée depuis le début de l’année 2021. Et le cumul des ventes lors des trois premiers mois a atteint quelques  44.163 voitures cédées, en progression de 37,4% par rapport aux ventes du premier trimestre de 2020.  Dans le détail, les véhicules particuliers (VP), qui représentent près de 90% du marché, ont totalisé 39.129 immatriculations au cours du premier trimestre 2021, en progression de 37%, alors que dans le segment des véhicules utilitaires légers (VUL), on note la cession de 5.034 unités soit une hausse 40,14% par rapport aux trois mois de l’année dernière.

En tête du podium des maques, Dacia qui a pu liquider 11.299 unités soit 25% de plus s’accaparant ainsi 27% de parts de marché. En deuxième position, vient la marque Renault avec 5.732 voitures vendues et 13% de parts de marché, suivie de la marque coréenne «Hyundai», qui a réussi à vendre 3.468 voitures, et enregistrer ainsi environ 8% de parts de marché.

 

 

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Paiement mobile. Daman Cash interopérable

Filiale de Bank Of Africa, Damane Cash a réussi son homologation par HPS switch pour offrir le service du retrait sur les guichets automatiques de sa maison mère, aux détenteurs de M-Wallet « Damane Pay »

Ce service vient s’ajouter aux services de paiement mobile proposés par Damane cash depuis 2020, notamment le transfert d’argent national, le règlement de factures ainsi que le paiement des achats auprès des commerçants acceptant le paiement mobile. Ainsi, à travers un parcours digital, le porteur du M-Wallet peut initier sa demande sur son application et se diriger vers le GAB Bank Of Africa le plus proche afin de finaliser l’opération et effectuer le retrait d’argent à hauteur du solde disponible sur son compte de paiement Damane Pay. « L’opération est reportée instantanément sur le relevé de son compte, consultable sur l’application M-Wallet Damane Pay », note le groupe qui précise que ce service interopérable est un service « Maroc Pay », qui sera prochainement étendu aux guichets automatiques des autres banques dès homologation.

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Nouvelle distinction pour BOA.

Bank Of Africa vient de remporter le prix de «Best Bank in Morocco 2021 »  décerné par le « Global Finance Magazine ».

« Cette distinction vient consacrer une banque africaine avec un positionnement remarquable sur le continent », souligne le groupe bancaire présent dans une trentaine de pays en Afrique, en Europe et en Asie, employant plus de 15 000 collaborateurs à travers le monde, avec un réseau de 1 800 points de vente au service de plus de 6 millions de clients. Le groupe ajoute aussi que 2020 a été l’année d’accélération de changement dans un contexte exceptionnel. Un intérêt particulier a été ainsi accordé à la transformation digitale du groupe porté par l’ambition du développement d’une « Banque à Distance ».

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Conjoncture. L’économie se réveille mais avec la gueule de bois

Léger redressement de la croissance, quasi-stagnation des prix à la consommation, amélioration des échanges commerciaux…aperçu sur les indicateurs clés de l’économie nationale au premier trimestre de l’année et perspectives pour le second.

 Selon la note de conjoncture du HCP pour le premier trimestre 2021, l’économie nationale se serait redressée de 0,7%, après quatre trimestres de baisses successives, sous l’effet d’un rebond de 13,7% de la valeur ajoutée agricole et d’un repli de 1% des activités hors agriculture. Les branches tertiaires auraient poursuivi leur baisse à un rythme moins accentué en comparaison avec le trimestre précédent, contribuant pour -0,7 point à l’évolution du PIB, au lieu de -3,8 points un trimestre auparavant. Les activités secondaires auraient, pour leur part, affiché une baisse limitée à -0,3%, au lieu de -1,6% un trimestre auparavant, contribuant pour – 0,1 point. L’industrie manufacturière aurait fléchi de 0,8%, au premier trimestre 2021, après -1,6% un trimestre auparavant. Dans la branche de la construction, la valeur ajoutée aurait conservé son évolution modérée, pâtissant du repli de l’activité des «Travaux de construction spécialisés» et du «Génie civil». Pour le second trimestre, le HCP prévoit une progression de 14,7% de l’économie, compte tenu d’une hausse de 15,9% de la valeur ajoutée agricole et de 13,4% de celle hors agriculture.

Amélioration des échanges commerciaux

Le HCP note une amélioration de 4,5% des exportations des biens et services lors du premier trimestre de l’année en cours au lieu de -8,1% au quatrième trimestre 2020. Les données disponibles à fin février 2021 montre ainsi l’atténuation de la baisse des exportations  des  biens  en valeur,   limitée  à -2,5% en variation annuelle. Les exportations de l’automobile auraient renoué avec une croissance positive (+4,1%), tirées par la hausse de 8,6% des ventes extérieures du segment de la construction.  « L’orientation favorable des expéditions des voitures de tourisme (+9,8%), enclenchée depuis août 2020, aurait contrebalancé la baisse de 3,7% et 2,2% des segments  « câblage » et « intérieur véhicules et sièges » », souligne le HCP qui ajoute que « la contribution positive de 2,1 points des ventes extérieures de l’acide phosphorique à l’évolution des exportations aurait plus que compensée la baisse de celles du phosphate brut, dans un contexte de forte demande émanant des principales régions productrices de cultures, notamment l’Inde et le Brésil ».

Tirant profit d’une demande extérieure favorable, les exportations des produits agricoles se seraient améliorées de 1,7%, portées par la hausse des expéditions des légumes, des fruits frais et des poissons frais et congelés. Celles des produits agro-alimentaires auraient, à l’inverse, connu un retournement à la baisse de 6,3%, après deux trimestres successifs de hausse. Pour leur part, les exportations du secteur du textile et cuir, en repli de 17,5%, auraient continué de pâtir de la contre-performance des ventes des vêtements confectionnés, de la bonneterie et des chaussures, pâtissant de l’atonie des dépenses de consommation des ménages européens. Les exportations de l’industrie aéronautique auraient, pour leur part, poursuivi leur tendance baissière à un rythme moins accentué (-22%, au lieu de -44% au quatrième trimestre 2020), pénalisées par la morosité qui touche ce secteur depuis l’enclenchement de la crise sanitaire mondiale. Côté importations, le HCP estime que le trend baissier a continué au cours du premier trimestre mais à un rythme moins prononcé qu’au quatrième trimestre 2020, (-4% au lieu de -6,6%, en variations annuelles).. Le repli de 2,5% des achats des produits alimentaires aurait été tiré par celui du blé, de l’orge et du thé, compensant en partie l’augmentation des approvisionnements en sucre, en dattes et en produits de la pâtisserie. En revanche, les importations des biens de consommation se seraient redressées de +1,9%, après quatre trimestres successifs de baisses, alimentées par la reprise des importations des voitures de tourisme et de leurs pièces détachées, des réfrigérateurs, des lave-vaisselles et des autres articles domestiques. La reprise des importations des produits bruts de 6,2% aurait été alimentée par les achats du souffre brut et des ferrailles et autres débris de minerais.

Léger redressement de la demande intérieure

D’après le HCP, la demande intérieure se serait légèrement redressée au premier trimestre 2021. La consommation des ménages, qui avait régressé de 4,3% au quatrième trimestre 2020, se serait redressée de 0,8% au premier trimestre 2021. La consommation des administrations publiques aurait, pour sa part, progressé de 1,8%, au lieu de -0,7% un trimestre plus tôt, en ligne avec l’accroissement des dépenses de fonctionnement administratif. L’investissement se serait, en revanche, infléchi de 1,9% par rapport à l’année précédente, au lieu de -9,8% un trimestre plus tôt, pâtissant du ralentissement de l’équipement en produits manufacturés et immobiliers. Concernant les prix, au premier trimestre, le HCP évoque une hausse de 0,1% en glissement annuel, au lieu de +0,4% un trimestre plus tôt et +1,4% un an auparavant. « Cet apaisement des tensions inflationnistes aurait été favorisé par la baisse de 1,2% des prix des produits alimentaires, attribuable notamment au repli des prix des produits frais et de la volaille. En revanche, les prix à la consommation du tabac et des huiles végétales auraient progressé, contribuant chacun pour 0,1 point à l’évolution de l’inflation globale », détaille le HCP. Pour leur part, les prix à la consommation des produits non-alimentaires auraient augmenté de 0,9%, au lieu de +0,4% un trimestre plus tôt. Cette évolution aurait résulté de l’ajustement à la hausse des prix des carburants et des lubrifiants, dans un contexte de retournement à la hausse des cours du pétrole au niveau international, après avoir baissé tout au long de l’année 2020.

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Journée mondiale du sport : sous le signe de la « vigilance »

L'adage disant "Un esprit sain dans un corps sain", si galvaudé, a plus que jamais du sens

L’adage disant « Un esprit sain dans un corps sain », si galvaudé, a plus que jamais du sens

 

Le Maroc, à l’instar de tous les pays du globe, célèbre, mardi 6 avril, la Journée mondiale du sport. L’accent sera mis à cette occasion sur le rôle primordial du sport et de l’activité physique pour les individus et la société.

 

Placée sous le thème de la « vigilance », cette journée vise à renforcer le rôle du sport dans la diffusion des nobles valeurs humaines et la promotion de la paix et du développement dans les quatre coins du monde, a fortiori dans les régions les plus touchées par les conflits, les guerres et les épidémies.

Cette « vigilance » se manifeste dans les innombrables initiatives lancées dans les milieux sportifs au Maroc et dans le monde.

Grâce à son fort impact, le sport a progressivement été reconnu et utilisé comme un outil de l’aide humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix dans toutes les régions du monde, notamment les plus reculées, soit un investissement important dans le présent et l’avenir à travers des projets court-termistes comme les aides humanitaires et des projets à long terme visant la réintégration des enfants et des jeunes touchés par la délinquance et la violence.

Pour les sociétés modernes, le sport n’est plus considéré comme un luxe mais une nécessité fondamentale qui concerne à la fois la santé, l’éducation, la cohésion sociale, l’économie, la diplomatie et le dialogue interculturel.

Ainsi, le 6 avril a été proclamé « Journée mondiale du sport », sur proposition du Royaume du Maroc, qui confirme son rôle pionnier et son engagement en faveur de la promotion de la paix, de l’humanisme et du développement durable au niveau mondial.

Le 22 mai 2011, lors du 2ème Forum international tenu au Palais des Nations à Genève entre l’ex-présidents du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge et l’ex-Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,
Ban Ki-Moon, le représentant du Comité national olympique marocain (CNOM), Kamal Lahlou, a proposé à l’assistance la célébration d’une journée internationale du sport pour sensibiliser les gouvernements set les responsables politiques à travers le monde que le sport est devenu un droit à l’instar de l’éducation, de la santé, etc.

Cette proposition a été très bien accueillie et deux ans plus tard, plus précisément le 23 août 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 6 avril Journée mondiale du sport au service du développement et de la paix, établissant ainsi un lien historique avec la date d’ouverture des premiers Jeux Olympiques en 1896.

La proclamation de cette journée vise à célébrer la contribution du sport et de l’activité physique à l’éducation, au développement humain, à l’adoption de modes de vie sains et à l’édification d’un monde pacifique.

Dans ce sens, le vice-président du CNOM, membre de la Commission Marketing du CIO et membre du comité exécutif de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique, Kamal Lahlou, a indiqué dans une déclaration à la MAP, que « le plus important ce n’est pas d’être l’initiateur de cette journée, uniquement, mais de l’utiliser pour des politiques publiques assurant le droit de tous à la pratique du sport ».

« Les valeurs de l’olympisme sont d’une actualité brûlante », a estimé le vice-président du CNOM, précisant que, comme le reste des activités humaines, l’olympisme va connaître un changement.

« D’ailleurs, Thomas Bach, qui vient d’être réélu pour un dernier mandat à la tête du CIO, a commencé à revoir les fondamentaux de l’olympisme et démontre aujourd’hui qu’il est l’homme capable de reconfigurer l’idéal olympique auquel nous tenons tous », a-t-il conclu.

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