Friday, March 29, 2019

UNESCO : Le couscous patrimoine culturel immatériel maghrébin

Quatre pays du Maghreb ont déposé, vendredi, auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), un dossier commun en vue de l’inscription du couscous à la liste du patrimoine culturel immatériel.

Le dossier a été déposé par le Royaume du Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, auprès du secteur de la culture de l’UNESCO, en charge des conventions et des déclarations universelles à l’instar de la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et la déclaration universelle sur la diversité culturelle.

Auparavant, une convention portant accord des quatre Etats pour le dépôt de cette candidature a été signée par Zohour Alaoui, Ambassadeur-représentante permanente du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO, présidente de la 39ème Conférence générale de l’UNESCO, M. Abdelkader Mesdoua, Ambassadeur de l’Algérie en France, délégué permanent auprès de l’UNESCO, Ghazi Gherairi, Ambassadeur, représentant permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO, et par Mohemd Elbechir Ould El Hadj, Premier-conseiller de la délégation mauritanienne auprès de l’UNESCO.

Le dossier de candidature est le résultat d’un travail de plusieurs mois mené par les experts des quatre pays qui ont réussi à monter un « dossier solide » en vue de l’inscription de cette spécialité culinaire du Maghreb, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Dans une déclaration à la MAP, Zohour Alaoui, Ambassadeur-représentante permanente du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO, présidente de la 39ème Conférence générale de l’UNESCO, a souligné l’importance et la symbolique de cette candidature qui porte sur « le savoir et le savoir faire des pratiques liées à la production et à la consommation du couscous » et qui vient « consacrer la formidable richesse qu’a léguée la culture berbère, amazigh non seulement aux pays du Maghreb mais également en Afrique et dans le pourtour méditerranéen et aujourd’hui dans le monde dans son ensemble ».

L’Ambassadeur-représentante permanente du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO a tenu également à souligner le caractère inédit de cette candidature. « C’est la première fois que quatre pays du Maghreb unissent leurs efforts pour déposer un dossier commun », a-t-elle dit.

« En liant nos efforts, nous protégeons un élément fondamentalement essentiel pour la transmission de notre culture pour les générations futures », a affirmé Alaoui pour qui « ce dossier rappelle aux peuples du Maghreb tout ce qu’ils ont en partage et en commun et tout ce qui les lie de par leur culture et leur histoire ».

L’Ambassadeur-représentante permanente du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO n’a pas manqué enfin de « rendre hommage aux communautés de nos pays particulièrement aux femmes qui ont veillé, tout au long de ces siècles, à la pratique et à la transmission, génération après génération, de cet héritage emblématique et multiséculaire ».

Pour Ghazi Gherairi, Ambassadeur, représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Unesco, le dépôt de cette candidature acte un moment de «grande convergence » des pays du Maghreb. « Il s’agit du premier dossier en commun que nous déposons et qui porte sur un élément essentiel de notre patrimoine au sens le plus identitaire », a-t-il dit.

Le couscous, « l’un des marqueurs de notre « maghrebinité », qui s’étend de la Mauritanie jusqu’au milieu de la Libye, est un plat qui est associé à nos fêtes mais aussi à nos moments de deuil. Il se décline sous plusieurs formes « ce qui montre non pas la divergence mais la richesse et la diversité de la culture maghrébine et sa capacité à s’adapter », a affirmé le diplomate tunisien.

Et de souligner que le dépôt de cette candidature consacre la première étape d’un processus diplomatique jusqu’à sa consécration, a-t-il dit, se disant convaincu de la solidité du dossier de candidature qui est le résultat d’un travail excellent mené au niveau des experts.

Même optimisme affiché par le coordinateur du dossier, Slimane Hachi (Algérie), qui s’est dit « fier » de l’aboutissement de ce travail réalisé grâce à l’enthousiasme, la générosité et le travail des experts des quatre pays. « Aujourd’hui nous sommes parvenu à concrétiser ce dossier qui unit les pays du Maghreb depuis la Tripolitaine jusqu’à l’Atlantique », s’est-il félicité.

Cet article UNESCO : Le couscous patrimoine culturel immatériel maghrébin est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi UNESCO : Le couscous patrimoine culturel immatériel maghrébin

La banque des Mascareignes rebaptisée BCP Bank (Mauritius)

Le Groupe banque centrale populaire (BCP) a annoncé hier, jeudi 28 mars 2019, que sa filiale, « la banque des Mascareignes » vient de dévoiler sa nouvelle dénomination et sa nouvelle identité visuelle, portant désormais le nom de BCP Bank (Mauritius) Ltd et arborant comme logo le cheval, emblème historique du groupe BCP. La révélation de cette nouvelle identité visuelle a été officialisée au cours d’une cérémonie organisée à Mapou (Maurice), en présence de nombreuses personnalités du monde des affaires et du secteur financier, a indiqué le Groupe BCP dans un communiqué.

L’appellation BCP Bank (Mauritius), en langue anglaise, traduit la dimension internationale du groupe BCP qui, en dehors du continent africain, est également présent en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, et reflète aussi son ambition de devenir un partenaire de premier plan pour les investisseurs, Maurice étant l’un des corridors privilégiés des flux d’investissements en provenance d’Asie vers l’Afrique, a-t-il ajouté.

Le Groupe BCP a souligné à ce propos que sa stratégie à Maurice s’articule autour de cinq axes principaux à savoir la promotion des compétences locales, l’appui des différents partenaires, l’utilisation des technologies de pointe, la vision d’une banque panafricaine de référence et la mise en place d’une plateforme opérationnelle performante. A cette occasion, Kamal Mokdad, Directeur général BCP et International, également président du Conseil d’administration de BCP Bank (Mauritius), a affirmé que « notre présence à Maurice est en phase avec la vision stratégique engagée par les autorités locales », relevant que le business model de cette place financière connait une évolution profonde, marquée par son ouverture à de nouvelles régions notamment l’Afrique francophone. « En tant qu’unique banque à Maurice appartenant à un groupe présent à la fois en Afrique du Nord, du Centre et de l’Ouest, nous souhaitons accompagner cette vision stratégique en facilitant, à travers Maurice, la connexion entre les investisseurs d’Afrique francophone et la zone anglophone », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le CEO de BCP Bank (Mauritius), Abdelwafi Aatif a indiqué que l’objectif est d’apporter un avantage substantiel au secteur bancaire local en s’appuyant sur l’expertise internationale du groupe BCP, exprimant à cet égard le souhait de la Banque de contribuer fortement aussi bien au développement de l’activité internationale de Maurice, particulièrement en matière de Trade Finance et de Corporate Banking, qu’en matière de technologie digitale et de e-banking.

Filiale du groupe BCP depuis octobre 2018, BCP Bank (Mauritius) est active sur les segments de Private Banking, Banque de détail, Corporate Banking incluant les services de Trésorerie, International Banking et Global Business Banking.

Cet article La banque des Mascareignes rebaptisée BCP Bank (Mauritius) est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi La banque des Mascareignes rebaptisée BCP Bank (Mauritius)

ORSEM-Atlanta Assurances : Partenaires pour la promotion de la RSE

Fatima Zahra Bensalah, Administrateur Directeur Général d’Atlanta Assurances et Tarik El Malki, président de l’ORSEM.

Fatima Zahra Bensalah, Administrateur Directeur Général d’Atlanta Assurances et Tarik El Malki, président de l’ORSEM.

L’Observatoire de la RSE au Maroc (ORSEM) et Atlanta Assurances ont signé, ce vendredi 29 mars 2019, une convention relative à la promotion des pratiques RSE au Maroc.

Dans le cadre de sa volonté de promouvoir les pratiques de responsabilité sociétale au sein des entreprises au Maroc, l’Observatoire de la RSE au Maroc (l’ORSEM), vient de nouer un partenariat avec Atlanta Assurances pour promouvoir les pratiques RSE au Maroc. Le plan d’actions 2019-2020, porte sur la réalisation et l’édition de deux guides thématiques liés aux pratiques RSE.

« Accompagner l’Observatoire de la RSE dans la promotion des pratiques de responsabilité sociétale s’inscrit dans notre volonté stratégique et est en cohérence avec nos valeurs et nos ambitions en la matière », déclare Madame Fatima Zahra Bensalah, Administrateur Directeur Général d’Atlanta Assurances.

Outre lapromotion de la RSE au sein des entreprises et auprès des managers, ces guides thématiques ambitionnent d’être un soutien académique pour les étudiants et chercheurs en la matière avec l’objectif ultime de créer plus d’intérêt autour de la RSE autant au sein des entreprises que dans le milieu académique et de recherche.

« Nous sommes ravis de la signature de cette convention de partenariat avec Atlanta Assurances. C’est un exemple concret qui témoigne que la collaboration entre les entreprises et la société civile est une démarche porteuse pour faire rayonner la RSE et la promouvoir. », témoigne, Tarik El Malki, Président de l’ORSEM.

Etant Partenaire leader du PNUD Maroc et labélisée RSE de la CGEM, Atlanta Assurances s’est fixée d’ores et déjà comme objectif de promouvoir les pratiques RSE auprès de ses parties prenantes. Aujourd’hui, avec ce partenariat, la compagnie ambitionne de faire de la promotion de la RSE une action plus large qui dépasse son propre écosystème.

Cette convention a notamment pour objectif la publication, au titre de l’année 2019, de deux guides thématiques, l’un portant sur les conditions de travail et l’autre sur l’approche genre en entreprise. Pour la réalisation de ces guides, l’ORSEM compte impliquer ses membres avec une approche à la fois académique et pratique en se basant également sur un benchmark international en la matière.

Cartes de visite 

. Filiale du groupe Holmarcom et cotée à la bourse de Casablanca depuis 2007, Atlanta Assurances est une compagnie d’Assurances incontournable de la place. La compagnie s’est installée à Abidjan en 2017 à travers sa filiale Atlanta Côte d’Ivoire Non Vie.

Depuis 1947, Atlanta Assurances œuvre continuellement pour servir ses assurés et répondre de manière rigoureuse à leurs besoins évolutifs tout en leur assurant un service de grande qualité.

Depuis le début 2015, Atlanta a axé sa stratégie sur le bonheur de ses clients de manière à leur faciliter la vie et leur permettre de vivre mieux.

Atlanta Assurances détient le Label RSE de la CGEM et le Statut Partenaire Leader du PNUD.

. L’ORSEM est une association créée en 2017 et qui se veut une plateforme d’information et d’échange sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) au Maroc. Son objectif est de mettre en avant l’exemplarité des pratiques des entreprises en matière de RSE, de promouvoir les pratiques responsables au Maroc et de stimuler la recherche scientifique sur la RSE au Maroc.

Cet article ORSEM-Atlanta Assurances : Partenaires pour la promotion de la RSE est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi ORSEM-Atlanta Assurances : Partenaires pour la promotion de la RSE

Vidéo intégrale : La visite du Pape vue par l’Archevêque de Rabat

A la veille de l’arrivée du pape François au Maroc, nous sommes partis à la rencontre de l’archevêque de Rabat et c’est en confrère que Cristobal Lopez Romero nous a accueillis. Journaliste de formation, cet homme d’église a le sens du « message essentiel ».
Son décryptage de la symbolique et la portée de la visite du pape François au Maroc est à la fois passionné et passionnant.

Interview réalisée par Sara Nedjar et Otman Oulad Si Haida

Cet article Vidéo intégrale : La visite du Pape vue par l’Archevêque de Rabat est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi Vidéo intégrale : La visite du Pape vue par l’Archevêque de Rabat

Mohamed Bousfoul : « La filière dattes a créé une dynamique organisationnelle des agriculteurs »

Le palmier dattier joue un rôle socio-économique majeur dans la région Draa Tafilalet.  Mohamed Bousfoul, directeur régional de l’Agriculture dans la région fait le point sur l’importance, les avancements et les ambitions de cette filière.

Entretien réalisé par Mounia Kadiri Kettani 

L’Observateur du Maroc : Quelles sont les potentialités de la région de Drâa-Tafilalet aujourd’hui dans la production des dattes ?

Naturellement, les potentialités dont dispose la région font d’elle un biotope plus attrayant pour tout opérateur économique. Globalement il y a trois niveaux de potentialités. D’abord, la région offre un écosystème spécifique au palmier dattier, rose à parfum, safran et autres. S’y ajoute une infrastructure de valorisation importante des productions oasiennes, une infrastructure de base importante, un marché régional et national potentiel, une main d’œuvre qualifiée et une expérience appréciable d’investissements réussis sur les terrains collectifs. Ensuite, le domaine agricole offre une diversité agro écologique, un potentiel important en terres agricoles et en eau et des possibilités de développement de la culture biologique. Le tout sans oublier d’autres avantages tels que l’assistance technique adaptée et dispensée par des institutions performantes et les aides financières accordées par l’Etat dans le cadre du fonds du développement agricole.

Quel bilan faites-vous des actions phœnicicoles engagées dans la région Drâa Tafilalet ?

Evidemment, le bilan d’un tel projet touche trois aspects, à savoir : social, économique et environnemental. Socialement il permet l’absorption du chômage, la réduction de l’exode rural et l’amélioration du savoir-faire de population autochtone. Économiquement, il engendre la création de la richesse, la production, l’introduction d’une logistique innovante, des infrastructures de valorisation, la restructuration des circuits e commercialisation de la datte, etc. Sur le plan environnemental, nul ne doute que la plantation a son importance dans la réduction d’érosions et la désertification en général.  Aujourd’hui, on assiste à un engouement d’investisseurs sur les terrains collectifs de la région, notamment sur Meski-Boudnib. Sur cet axe, la superficie globale disposant de contact de location est de l’ordre 27.000 Ha. Le montant global d’investissement, sur ces terrains, jusqu’à fin 2018 est de 794.17 MDHS (le privé : 512.90 MDHS et aide de l’Etat : 381.27 MDHS). La superficie plantée en dattier est de l’ordre de 3 000 Ha. Cette des terrains équipés en goutte à goutte est de 5.200 Ha et le nombre de journées de travail créé est 7.500 NJT.

Quel est le rôle de cette filière dans le développement économique et sociale de la région ? 

Il est évident que la filière en question joue un rôle important dans le développement économique et social dans la région. En effet, cette culture ancestrale occupe une superficie de 43.515 ha avec un effectif de 4.803.600 pieds et une production moyenne annuelle de l’ordre de 94.200 Tonnes. Socialement, elle permet la création de 2.830.000 NJT par an. En termes d’investissements, la région a drainé 4.250 MDHS grâce à cette filière.

Par ailleurs, cette filière a créé une dynamique organisationnelle des agriculteurs ; Coopératives, GIE, Associations professionnelles et Fédération Interprofessionnelle (FIMADATTE).

Pour la catégorie agriculture solidaire, un hectare de dattier permet une production de  3 tonnes (toutes variétés confondues). Une partie est destinée à l’autoconsommation et l’autre (variété noble) est commercialisée au niveau du marché régional et national.

De même, un hectare de dattier contribue à hauteur de 48% du revenu de l’agriculteur. En ce qui concerne la catégorie des exploitations modernes, la production d’un hectare peut atteindre 10T. Sachant que le mix variétal pratiqué est 70% Majhoul et 30% d’autres variétés résistantes au bayoud, en période de croisière, un hectare de dattier peut générer environ 380.000 DH comme marge bénéficiaire.

L’un des objectifs tracés est d’aller vers l’export. Comment y arriver ?

Effectivement, la stratégie Plan Maroc Vert a pris en considération le volet valorisation et commercialisation des dattes par l’installation de 34 unités de capacité de stockage frigorifique de 5000 tonnes et de conditionnement de plus de 20 000 T. Le but est de constituer une force de frappe sur les marchés nationaux et internationaux. Sans omettre le fait que les investisseurs commencent à installer leurs propres unités de valorisation au fur et à mesure que leurs exploitations arrivent au plein régime de production. Ces investisseurs visent, bien sûr, les marchés internationaux.

Cet article Mohamed Bousfoul : « La filière dattes a créé une dynamique organisationnelle des agriculteurs » est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi Mohamed Bousfoul : « La filière dattes a créé une dynamique organisationnelle des agriculteurs »

Draa Tafilalet : Les dattes font évoluer l’économie et les mentalités

Le palmier dattier constitue le pivot de l’agriculture dans la région du Draa Tafilalet sur les plans économique et social. Un projet de développement très prometteur y a été lancé en 2010. La région en récolte aujourd’hui les fruits. L’ambition est d’aller au-delà, avec l’export comme nouvel horizon.

 Par Mounia Kabiri Kettani

 «Aujourd’hui, le contrat-programme 2010-2020 pour le développement de la phœnicicultureconstitue une bouée de sauvetage pour la région Draa Tafilalet», lance d’emblée un investisseur dans le domaine à Boudnib Errachidia, Belbachir Ali.

Si le Maroc occupait une place prépondérante en matière de production de dattes pendant de longues décennies, la maladie du Bayoud, principalement, a provoqué une chute importante de cette production qui est passée de 150.000 ha à 48.000 ha. Pour redonner à cette filière ses lettres de noblesse, un contrat-programme a été signé en 2010 entre le gouvernement et la profession. L’objectif est la réhabilitation de l’existant sur une superficie de 48.000 ha et l’extension via la mise en place de nouvelles plantations sur une superficie de 17000 ha. L’ambition est d’atteindre une production en dattes de 160.000 tonnes en 2020 contre 90.000 en 2009 et le renforcement des disponibilités nationales de vitroplants  en portant la capacité annuelle  moyenne de production à 300.000 entre 2010 et 2020 contre 60.000 plants/an durant le quinquennat 2005-2009.

Ce n’est pas tout, la nouvelle stratégie vise la valorisation d’un tonnage global de 110.000 T, soit près de 70% de la production attendue à l’horizon 2020, dont 70.000 T en dattes fraiches conditionnées, 20.000 T en produits transformés et 20.000 T en aliments de bétail et le développement des exportations des dattes de qualités supérieures pour atteindre 5.000 T en 2020 contre des quantités négligeables réalisées jusqu’en 2009.

 Bilan

«La nouvelle stratégie a permis de développer la superficie du palmier et de booster la production de dattes. Nous sommes en ligne avec les objectifs fixés pour 2020 », déclare un représentant de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA). En chiffres, d’après le département de l’Agriculture, la palmeraie marocaine couvre aujourd’hui une superficie d’environ 51.000 ha avec 6.600.000 palmiers,  ce qui place le Royaume à la septième place au niveau mondial en ce qui concerne les effectifs des arbres et le onzième pour ce qui est de la production. L’effectif des palmiers dattiers productif atteint 5.478.000 pieds.

La répartition régionale du patrimoine phoenicicole révèle sa concentration au niveau de la région de Draa-Tafilalet avec 90% du patrimoine. La région du Souss-Massa avec environ 8% (principalement dans la province de Tata) et le reste se trouve au niveau des deux régions Guelmim-Oued Noun et l’Oriental (province de Figuig).

«Pour Draâ Tafilalet, le Palmier Dattier est une réelle opportunité en matière d’investissements et de création d’emploi», commente Belbachir Ali. Il était agriculteur de tomates sous-serres à Agadir et s’est converti en producteur de dattes en 2011 à Boudnib. Il est l’un des premiers investisseurs qui ont cru en le potentiel de la filière dans cette région. Son projet porte actuellement sur une superficie de 170 ha. «Nous avons investi quelques 300.000 DH au début. L’Etat nous a beaucoup aidé via les différentes subventions accordées pour les investisseurs dans le domaine », confie-t-il.

En effet, sur les superficies de moins de 5 ha, l’Etat subventionne l’équipement des exploitations phoenicicoles en systèmes de goutte-à-goutte à hauteur de 100%.  Il accorde aussi 35.000 par hectare pour les plants. Le même montant est octroyé pour les superficies de plus de 5ha. Le taux de la subvention en matière d’irrigation est ramené à 80%. «Ce sont des avantages très généreux de la part de l’Etat », juge Belbachir.

Il y a lieu de signaler qu’un palmier peut produire entre 10 et 100 kilos de dattes, selon le mode de production de la culture (intensif ou traditionnel). Cette activité est jugée plutôt rentable, selon les agriculteurs, mais elle demande de la patience puisque l’investisseur ne commence à engranger des bénéfices qu’après la 5eannée.

Pour Elarbaoui Naid, agriculteur issu de la commune de Mdaghra et qui est considéré comme un acteur clé dans la mobilisation des terres collectives pour les projets de palmier dattier dans la zone d’Errachidia, la phoéniciculture assure le revenu des populations des oasiens de la région. Elle est considérée comme un moyen pour améliorer les niveaux et conditions de vie des agriculteurs. D’après les chiffres du ministère de tutelle, la filière contribue à la formation des revenus agricoles à hauteur de 60% pour 1 million d’habitants.

Elarbaoui Naid nous confie que si par le passé les gens étaient contraints à l’exode pour chercher de l’emploi à Marrakech ou encore à Agadir, aujourd’hui, la tendance s’est inversée. «Nous avons du mal à trouver de la main d’œuvre dans la région», assure-t-il. Et d’ajouter : «les filles et les femmes mettent la main dans la pâte aujourd’hui, alors que selon nos coutumes, celles-ci ne devraient pas travailler. Donc le palmier dattier nous a permis une évolution dans notre métier et une révolution dans notre mentalité ».

Le local d’abord, l’export ensuite

Malgré une évolution importante de la production durant les dernières années, les importations des dattes demeurent tout aussi importantes. Elles sont estimées en moyenne à 30.000T/an, en provenance principalement de l’Irak (40%), de la Tunisie (35%), de l’EAU (7,5%) et de l’Egypte (5%), d’après le département de l’agriculture. L’un des objectifs phares de la mise à niveau de la filiale est de pouvoir arriver à un niveau de production capable de couvrir d’abord la demande nationale estimée à 105 000 tonnes/an avec une moyenne de 3,25 kg/habitant au niveau national, contre 15 kg/habitant au niveau des zones de production. Ensuite, la filiale veut s’exporter vers l’international. C’est la vision justement de Belbachir qui ne cache pas ses ambitions d’aller, à moyen terme, à la conquête d’autres marchés. «Dans quelques années, les plantations dans la région seront bien développées. Il y a un surplus que le marché local, à lui seul, ne pourra absorber. Notre volonté est d’exporter vers des marchés très prometteurs tels que l’Australie ou encore la Chine et l’Inde, gros consommateurs des dattes ».

De son côté, Elarbaoui Naid veut, lui aussi, se lancer dans cette aventure, mais pas en faisant cavalier seul. «Nous sommes en train de nous organiser en regroupements pour constituer une force de frappe à l’international. Mais avant, nous sommes en phase de développer un label pour les produits de la région. Ce sera la première marque des Dattes au Maroc », nous confie t-il. Avant de renchérir, «un autre projet phare, en cours de réalisation, permettra la mise en place d’une fédération professionnelle qui regroupera toutes les régions productrices de dattes. Ceci nous permettra d’attaquer l’export avec des variétés différentes».

 

Cet article Draa Tafilalet : Les dattes font évoluer l’économie et les mentalités est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi Draa Tafilalet : Les dattes font évoluer l’économie et les mentalités

Maroc-Jordanie : Mezouar suggère un nouveau cadre de partenariat stratégique


Les opportunités d’investissement et des échanges commerciaux entre le Maroc et la Jordanie sont « réelles », a affirmé le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar.

Dans une déclaration à la MAP, Mezouar s’est félicité du cadre « propice et favorable » pour le développement des échanges commerciaux et de l’investissement dans plusieurs secteurs, notamment ceux des médicaments, des énergies et de la banque.

« La Jordanie et le Maroc sont deux pays connus pour le développement de plusieurs domaines, notamment les secteurs des médicaments, de l’énergie, en particulier les énergies renouvelables, de l’agroalimentaire, des infrastructures, outre le secteur bancaire dans lequel les deux pays disposent d’atouts et de complémentarité », a-t-il énuméré, précisant qu’il s’agit de domaines dans lesquels les deux pays peuvent développer aussi bien les échanges que les investissements.

La volonté exprimée par le Roi Mohammed VI et le Roi Abdallah II de Jordanie donnera incontestablement une impulsion nouvelle aux relations bilatérales dans le domaine économique, a-t-il poursuivi, assurant que cette volonté traduit une « ambition claire » de renforcer les relations sud-sud que le Souverain ne cesse de prôner, notamment à travers la consolidation d’une dynamique économique avec les partenaires africains.

L’objectif suprême, selon le président de la CGEM, est de faire des relations économiques avec la Jordanie un « exemple de partenariat, de complémentarité et de dynamisme » pouvant exister entre deux pays arabes.

Dans ce sillage, une mission économique marocaine se rendra la semaine prochaine en Jordanie pour explorer les opportunités d’affaires entre les deux pays, a-t-il avancé, faisant savoir que cette mission se penchera, entre autres, sur l’identification des secteurs prometteurs entre les deux pays et l’examen des possibilités de tenir une rencontre économique bilatérale d’ici fin avril et garantir son succès.

Le rôle principal de la mission sera de rapprocher davantage les opérateurs économiques des deux pays, mettre en valeur leurs potentiels respectifs, les synergies possibles, l’accompagnement financier à travers nos systèmes bancaires respectifs et la mise en place de mécanismes de concertation et de coordination, a-t-il enchaîné.

Dans ce contexte, la prospection des opportunités d’investissement se fera dans les deux sens, a-t-il indiqué, expliquant que les deux communautés économiques pourront déployer leurs capacités et leur potentiel pour nouer un « nouveau cadre de partenariat stratégique ».

Après avoir rappelé les relations « historiques et fortes » unissant depuis toujours les deux pays, Mezouar a précisé que le Maroc et la Jordanie, deux pays liés par l’Accord d’Agadir entré en vigueur en 2006, disposent d’économies « structurées et organisées » offrant de « synergie et de complémentarité ».

Cet article Maroc-Jordanie : Mezouar suggère un nouveau cadre de partenariat stratégique est apparu en premier sur L'Observateur du Maroc & d'Afrique.



via Abdo El Rhazi Maroc-Jordanie : Mezouar suggère un nouveau cadre de partenariat stratégique