Monday, July 29, 2019

USA : Trump remplace le chef des services de renseignement

Le président Donald Trump a annoncé dimanche 28 juillet 2019, que le chef des services de renseignement américains, Dan Coats, quitterait son poste en août et qu’il avait l’intention de le remplacer par le représentant John Ratcliffe.

Coats cessera le 15 août ses fonctions en tant que Directeur du renseignement national (DNI), un poste qui supervise et coordonne les activités de la CIA, de la NSA et des autres services de renseignement américains.

Au cours de son mandat, Coats a régulièrement été en désaccord avec Trump sur des sujets de première importance et il semble avoir été parfois tenu à l’écart de certains dossiers, mais il s’est efforcé d’éviter une confrontation ouverte avec le président.

Trump a annoncé sur Twitter son intention de désigner pour le remplacer John Ratcliffe, un des élus du Texas à la chambre des Représentants. Ratcliffe siège actuellement dans les commissions du renseignement, de la justice et de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants.

« Ancien procureur, John guidera et inspirera de la grandeur au Pays qu’il aime », a écrit Trump, qui a remercié Coats pour les « grands services rendus à notre Pays ».

Si la désignation de Ratcliffe est approuvée par le Congrès, Trump aura en lui un chef du renseignement qui sera plus en harmonie avec ses vues que ne l’a été Coats.

Ratcliffe a par exemple déclaré qu’il n’avait « pas vu de preuve » qu’une ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016 ait contribué à la victoire de Trump. Il a aussi soutenu la ligne dure du président républicain sur le dossier iranien.

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Réécrire le monde, entre Filiation et Rupture !


Obsédé par la question de l’égalité entre hommes et femmes, le commissaire général de la 1ère Biennale de Rabat « Un instant avant le monde » qui aura lieu du 24/09 au 18/12/2019 revient avec nous sur cet événement d’envergure qui a pour objectif de réécrire le monde avec des artistes du monde entier. Une Biennale conçue tel un archipel pour valoriser l’art féminin et répondre aux inégalités dont elles font l’objet dans tous les domaines y compris celui de la culture. A travers des œuvres où seront confrontées des logiques de rupture et des logiques de filiation, entre le Nord et le Sud.

Comment est ce qu’on monte une 1ère Biennale dans une capitale marocaine comme Rabat ?

Quand le président de la Fondation Mehdi Qotbi m’a parlé du projet de la Biennale, je lui ai dit : que pour qu’une Biennale existe, il faut qu’elle émane d’une volonté politique et là, il m’avait garantit an disant que c’était la volonté de SM, une Biennale qui questionnerait le contemporain à partir d’une ville comme Rabat. Le 2e objectif c’était de trouver une articulation. Et donc, le projet devait superposer la « cartographie mémorielle du pays » effectuée par la Fondation Nationale des Musées à la question de création contemporaine. Le 3e objectif, c’était que Rabat y participe physiquement. D’où l’idée d’une Biennale qui s’installe à l’échelle de toute la ville donc, on a travaillé sur cet imaginaire de la ville en sélectionnant plusieurs lieux. Le 4e déterminant, c’était de la concevoir comme un archipel. Pour qu’elle soit à la fois affirmée et suffisamment ouverte pour permettre la collaboration du maximum d’acteurs.

Quelle en est justement sa particularité, sa prise de position ?

Une Biennale doit avoir le souci d’une urgence et je suis habité par la question de l’urgence mondiale de l’égalité et de la revendication de l’égalité. La question de l’égalité entre les hommes et les femmes est primordiale pour moi, car en regardant l’histoire de l’art, on se rend compte que les femmes artistes sont quasiment absentes, donc j’ai proposé de faire une Biennale sous forme d’un archipel. A côté de l’Exposition internationale 100% féminine (qui s’installera dans plusieurs lieux : musée Mohammed VI, musée des Oudayas, le Fort Rottembourg, l’agence Bouregrag…), une Carte Blanche est donnée à l’artiste marocain Mohamed El Baz et une autre à Narjis Nejjar, directrice de la Cinémathèque. J’ai aussi intégré certaines œuvres du Street art « Jidar ». On a également programmé avec les étudiants pour réaliser une œuvre à la Bibliothèque Nationale.
Pourquoi « Un instant avant le monde » comme titre de la Biennale ?

Le titre affirme la volonté de réécriture, et c’est cela l’objectif de la Biennale : réécrire depuis le début, revenir à une sorte de moment qui est avant même toute création et reprendre à partir de cet endroit là, avec les artistes. On essaie de penser un monde futur qui ne soit pas seulement le monde qu’on hérite mais aussi un monde qu’on désire et qu’on veut. L’objectif de cette 1ère Biennale, c’est avant tout d’ouvrir le débat. C’est aussi une manière que j’ai de définir l’Art ; les artistes, consciemment ou inconsciemment veulent faire ce voyage, parce qu’à cet instant, il n’y a ni espace, ni couleur, ni lumière, il n’y a aucun déterminant, tout est à faire. Ce qui m’intéresse aussi c’est cette différence entre la manière avec laquelle s’écrit la modernité dans le Nord et dans le sud surtout dans nos pays. Notre préoccupation à nous, c’est la filiation, notre obsession c’est de retrouver notre mémoire, c’est de clarifier où se situe notre souvenir. Le débat européen est plutôt sur la projection vers le futur. Les artistes du Sud ont une manière de construire la subversion ou la critique par des continuités et non des ruptures. Donc, j’espère qu’on va se retrouver avec des télescopages où on aura les logiques de rupture d’un côté, les logiques de filiation de l’autre.

Comment tous ces artistes de disciplines différentes se rencontrent-ils ?

Je suis parti de deux artistes par lesquels j’étais convaincu. La 1ère c’est la ville de Rabat et la 2e c’est la chanteuse Oum Kelthoum dont je suis un grand fan et qui avait donné un concert mémorable à Rabat en 1968. Autour de ces 2 entités, il fallait trouver l’équilibre entre les artistes confirmés comme Mona Hatoum, Ghada Amer et des artistes beaucoup plus jeunes. Il fallait trouver des équilibres entre des artistes du Sud et du Nord, entre les différentes formes d’art : vidéos, cinéma, sculpture, peinture…et entre ce que nous étions en capacité de produite comme œuvres nouvelles et ce que nous allions emprunter comme œuvres existantes. Les œuvres vont se rencontrer dans les différents lieux, les musées mais aussi dans l’espace public, avec des œuvres monumentales. Parfois la vidéo sera confrontée à la photographie, la peinture cohabitera avec la sculpture, l’ancien crâne d’Homo Sapiens découvert au Maroc sera aussi exposé ainsi que les Vénus ou « Les femmes anonymes » qu’on retrouve dans le musés archéologique de Rabat.

Parlez-nous un peu du Forum « Le territoire de la tendresse subversive » ?

Au 1er étage du musée de l’archéologie, il y aura un espace où tout peut se dire, parler d’une question, débattre…Certains artistes y participent comme l’artiste algérienne Sonia Gasmi, qui va m’envoyer depuis Alger une lettre chaque jour du 24/09 au 18/12, et qui sera lue devant le public dans cet espace. Cette artiste que j’appelle « celle qui manque », est un clin d’œil au « principe de la correspondance » : être présente dans un lieu d’exposition sans l’être physiquement !

En quoi consiste la « Carte blanche » avec Mohamed El Baz ?

Pour construire cet archipel, Mehdi Qotbi voulait avoir un pavillon spécifique pour la création contemporaine, et j’ai proposé d’inviter un artiste à la place un commissaire, pour nous présenter avec 6 artistes la vision qu’ils se font de la création contemporaine maintenant au Maroc. El Baz a réussi à faire la synthèse entre les attitudes entre le Nord et le Sud, il est à la fois dans l’obsession de la filiation et il a aussi expérimenté les formes de rupture et c’est ce que j’aime dans son travail, il ne s’est jamais enfermé dans un lieu ou un autre.

Et pour la « Carte Blanche avec Narjis Nejjar » ?

Il me fallait un interlocuteur pour le cinéma parce que je ne suis pas un spécialiste du 7e art. Du coup, 9 films seront ainsi programmés tout au long de la Biennale et à chaque projection, des réalisateurs et réalisatrices seront invités pour discuter d’« un instant avant le monde »… afin de comprendre les conditions d’un nouveau récit du monde.

Qu’en est-il du « Parlement des écrivaines » ?

Cette initiative accueillie par l’Académie du Royaume, est lancée par la romancière tunisienne Fawzia Zouari et la marocaine Leila Slimani, que j’avais rencontré à Orléans en France, là où s’est tenue la 1ère édition du Parlement. Je trouvais intéressant d’inviter le roman dans cette Biennale vu son importance dans la culture maghrébine. J’ai demandé à Sanaa Laghwati professeur de littérature à Rabat et Fawzia Zouari, de contacter des poètes, des romanciers pour qu’ils écrivent une nouvelle mythologie du commencement, un nouveau Big Bang, un nouveau récit de la création, qu’ils nous proposent une autre vision, une autre alternative, une autre possibilité. Ce livre, un recueil de romans sera publié après la Biennale.

Vous êtes déçu par ce monde, c’est pourquoi vous cherchez une alternative ?

Une vie ne sert pas à accepter son monde, elle sert à être déçu de son monde et vouloir à tout prix le changer. Partout sur terre, les gens veulent changer le monde alors qu’on peut juste en écrire un autre, faire la proposition d’un Monde et réfléchir quelles pourraient être ses modalités ? Le monde dont je rêve c’est celui où le beau est réhabilité, où on a l’obsession de l’égalité, où on accepte d’être l’errant permanent du monde et on accepte la totalité du monde.

Est ce que vous pensez que l’art a ce pouvoir réel de changer le monde, là où le politique a échoué ?

Si le politique n’était pas convaincu que l’art peut changer le monde, nous n’aurions hérité d’aucune œuvre d’art dans l’histoire de l’humanité. Nous venons d’un monde (en référence à la tradition musulmane incomprise) où on se battait pour acheter une poésie (souk oukad à la Mecque). Moi qui suis algérien, je viens de cette mémoire, donc, je pense que cet attachement à l’art est toujours là. Je pense que l’art sauvera le monde, c’est une très belle alternative, même si c’est naïf d’y croire. Il y aussi le pouvoir qu’a une image, un mot sur une société, …on peut réparer ou guérir quelqu’un avec une phrase, un mot, et c’est cela cet attachement à la poésie.

Comment évaluez-vous l’évolution de l’art contemporain au Maroc ?

L’histoire de l’art au Maroc est écrite déjà, dès les années 40, 50, il y a une vraie filiation. Les années 60-70 ont été soutenues, achetées, il y a des collections qui se sont constituées. Là où je suis rassuré, c’est que je ne peux pas dire si une œuvre est marocaine ou pas ! Les œuvres sont contemporaines, posent des questions, puisent dans le terreau marocain profond, dans les questions marocaines très importantes. A l’image de Bouchra Ouizguen qui fabrique un modèle social ! La création contemporaine marocaine est devenue hybride et diversifiée, et commence à trouver les équilibres entre l’ancrage nécessaire pour trouver les vraies questions à poser et puis se mondialisation. Il y a aussi un réseau de galeries très structuré, mais ça ne suffit pas ! La formation et de l’éducation artistique et culturelle sont aussi une nécessité et si on souhaite qu’une scène contemporaine se maintienne, il faut des regardeurs, des publics.

Avez-vous rencontré de problème de Censure ?

Beaucoup m’ont critiqué au début en Europe quand j’ai accepté ce projet, ils me disaient : comment tu peux garantir ta liberté ? En fait, depuis que j’ai commencé jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu un mot prononcé ni de la part de Qotbi ni d’aucune forme d’autorité, sur le choix, les orientations ou les typologies du projet.

Accroche

Je n’ai rencontré aucun problème de censure pour la réalisation de cette Biennale !

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via Abdo El Rhazi Réécrire le monde, entre Filiation et Rupture !

Une équipe d’Al Akhawayn achève la conception d’une habitation ‘’intelligente et autonome’’

L’équipe Darnasol de l’Université Al Akhawayn (AUI) a achevé ‘’avec succès’’ la conception de son habitation  »intelligente et autonome » qui sera mise en compétition au  »Solar Decathlon Africa 2019 », en septembre prochain à Benguerir.

Selon l’AUI, l’équipe, qui entamera désormais la phase de construction de cette maison, utilise les dernières technologies écologiques.

Darnasol travaille en conformité avec les standards et les normes environnementales mondiales, afin de construire un espace de vie sain et confortable à même de s’adapter à toutes les conditions et répondre aux attentes des zones rurales et des régions arides, indique un communiqué de l’Université.

Le Solar Decathlon Africa est le fruit d’un partenariat entre le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable, l’Institut marocain de recherche en énergie solaire et les énergies nouvelles (IRESEN) et le ministère américain de l’énergie.

Il se présente comme une opportunité ‘’unique’’ pour les étudiants du continent africain pour acquérir une expérience pratique et un savoir-faire dans le domaine de la construction durable, de l’efficacité énergétique et de l’intégration des énergies renouvelables dans le bâtiment.

Le 30 janvier dernier, les équipes participantes à la 1ère édition africaine de cette compétition estudiantine internationale des bâtiments verts avaient dévoilé à Benguerir les maquettes de leurs projets de constructions innovantes et durables lors du deuxième atelier « Hands on Solar Decathlon Africa ».

Les représentants des 20 teams issus de 54 universités pluridisciplinaires, provenant de 20 pays différents, avaient pu présenter devant un public averti les fruits de leur travail.

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via Abdo El Rhazi Une équipe d’Al Akhawayn achève la conception d’une habitation ‘’intelligente et autonome’’

Tout trahir sauf ses sentiments

Par Vincent Hervouët

Depuis deux ans, la diplomatie de Donald Trump aura pris le monde entier à contre-pied… Ne voulant se priver d’aucun moyen de pression et cherchant à tout renégocier et toujours en position de force, il a répugné à tenir les engagements de ses prédécesseurs. La parole des des Etats-Unis s’en est trouvé dévaluée. Il se veut imprévisible. C’est sa définition du pouvoir : faire selon son bon plaisir. Qu’il s’agisse du statut de Jérusalem, du prix de l’acier ou des traités sur le désarmement si péniblement négociés avec les Soviétiques et qui ont été effacés d’un revers de main. Les plus déconcertés sont les alliés traditionnels des Etats-Unis, partenaires de l’Otan ou de l’Alena qui attendent sans manifester trop d’impatience le retour aux affaires des professionnels du Département d’Etat et 2024 leur parait aussi loin que l’horizon au Sahara. Les vieux ennemis intimes aussi ont été pris de court par les initiatives de la Maison Blanche, que ce soit au Kremlin, à Téhéran ou à Caracas. Mais le plus surpris par ces initiatives brouillonnes, c’est peut être Donald Trump lui-même ! Il semble qu’il n’en revienne pas de ses propres hardiesses. Le culot paie et il en reste incrédule. Le voyage que vient de faire à Washington le Premier ministre pakistanais a été l’occasion d’un véritable feu d’artifices.

Imran Khan faisait sa première visite officielle depuis son élection, il y a plus d’un an. L’an dernier, Donald Trump avait mis les pieds dans le plat et clamé très fort ce que les experts américains de la zone Afghanistan/Pakistan déplorent à voix basse depuis 2001, à savoir qu’Islamabad « abrite les terroristes que nous chassons en Afghanistan »… L’accusation ne peut être prise à la légère quand on sait que l’aide Us permet au Pakistan en faillite de garder la tête hors de l’eau. Le gouvernement pakistanais a protesté, évidemment. Mais il s’est aussi décidé à donner quelques gages à cet allié éruptif. D’où l’éclaircie observée ces derniers mois dans les palabres obscures menées avec les Talibans qui sont une créature des redoutables services secrets pakistanais dont elle ne s’est jamais tout à fait affranchie.

Cela a suffi à Donald Trump pour manifester son enthousiasme. Il a juré que le Pakistan allait « faire beaucoup pour la paix », tapant chaleureusement dans le dos de l’ancien champion de Cricket, se réjouissant d’avance de « l’énorme potentiel » des relations bilatérales. Donald Trump réinvente le monde au fur et à mesure qu’il le découvre. A chaque fois, avec beaucoup de superlatifs.

Pour l’instant, le seul bénéfice est que la guérilla afghane accepte de discuter avec l’émissaire américain. Les rencontres se succèdent à Doha. Mais les Talibans ne sont pas décidés à reprendre leur place à la table du conseil des ministres à Kaboul. Ils jouent la montre. Le pouvoir tombera entre leurs mains comme un fruit mur. Donald Trump veut croire aux négociations. A une percée d’ici 2020, sa réélection. Il a juré de rapatrier les boys et de mettre fin à la plus longue intervention militaire jamais menée par les Etats-Unis. La bonne volonté des Talibans ne va pas jusqu’à observer un cesser le feu ou à suspendre les attentats aveugles. Au contraire, le bilan de ces dernières semaines est particulièrement saignant. Il n’est pas question non plus d’imaginer un partage du pouvoir avec le gouvernement en place. Ashraf Ghani a pourtant été élu. Personne ne remet en cause le caractère démocratique du scrutin présidentiel. C’est même le principal bénéfice des milliers de milliards de dollars qui ont été déversés sur ce pays martyr depuis 2001. Mais il s’égosille en vain. Au cours de la conférence de presse, Donald Trump a prétendu qu’il pourrait très aisément gagner la guerre en Afghanistan mais qu’il ne voulait pas « tuer dix millions de personnes ». Nul n’ignore que l’Us Army dispose de tout un arsenal nucléaire. Etait-il besoin de menacer un peuple martyr d’ajouter encore à son malheur ? Et de fragiliser un peu plus le trône branlant d’Ashraf Ghani. La consolation de l’Afghan, c’est que Donald Trump a fait pire avec l’Inde au cours de cette conférence de presse. En affirmant que le Premier ministre indien Modi lui avait demandé de servir de médiateur avec le Pakistan sur la crise au Cachemire, il a ouvert une véritable crise à Delhi…

On prétend qu’un diplomate peut tout trahir sauf ses sentiments. Il y a du cynisme, mais une part de sagesse dans ce proverbe. Donald Trump fait le contraire. Il étale en permanence ses indignations et ses enthousiasmes. C’est une bonne politique pour rester à la une des médias en période électorale. C’est une stratégie désastreuse s’il s’agit de préserver l’avenir dans des régions aussi troublées que la zone AfPak. Les 20.000 soldats américains tués ou blessés en Afghanistan doivent se sentir trahis.

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Education nationale : L’inflexion

Après moult gestations, le Projet de loi-cadre n°51.17 relative au système de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique a été adopté en cette fin juillet. Une avancée de plus dans le chantier de la réforme durable de l’Éducation nationale.

Avec 241 voix favorables, quatre contre et 21 abstentions, le projet de loi- cadre n° 51.17 a été adopté haut la main. « Extrêmement important », ce texte, constitue en effet la première loi-cadre dans l’histoire de la législation marocaine dans le domaine de l’Éducation et la recherche scientifique. Une loi-cadre qui permettra au Maroc de se doter d’un texte de référence contraignant pour tous et qui garantira la durabilité de la réforme du système éducation-formation ainsi que les conditions d’un nouvel essor de l’école marocaine.

Au cœur des préoccupations royales, la réforme et la mise à niveau du système éducatif et de l’enseignement dans notre pays reviennent d’ailleurs comme un leitmotiv dans les discours et les orientations royaux.

Considéré comme « une feuille de route » bien définie en matière de mise en œuvre des réformes, cette nouvelle loi affiche des objectifs ambitieux mais clairs avec des mécanismes précis et des délais fixés. Visant la mise à niveau du système éducatif, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique, la loi-cadre n°51.17 aspire à garantir l’équité, l’égalité des chances, la qualité tout en veillant à la promotion de l’individu et du progrès de la société et sa durabilité. Sans oublier la mise en œuvre d’un cadre contractuel national pour l’État et pour les autres acteurs et partenaires impliqués dans ce domaine.

Rappelons que ce texte repose sur différents leviers, à savoir la généralisation d’un enseignement intégré pour tous les enfants sans discrimination, un enseignement primaire obligatoire pour l’État et les familles, une discrimination positive pour les enfants dans les milieux ruraux et périurbains, ainsi que dans les zones vulnérables et le droit d’accès à l’éducation et à la formation aux enfants en situation de handicap ou à besoins spécifiques, en plus de la lutte contre l’abandon scolaire et l’éradication de l’analphabétisme.

Il est question également d’assurer une éducation de qualité pour tous en renouvelant les programmes d’enseignement, de formation et de gestion. Ceci en procédant à une réorganisation et restructuration du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Priorité nationale urgente et responsabilité commune de l’État, de la famille, de la société civile, des acteurs économiques et sociaux et d’autres acteurs des domaines de la culture, de l’information et de la communication, cette réforme préserve d’ailleurs la gratuité de l’enseignement obligatoire, y compris l’enseignement primaire pour les enfants de 4 à 6 ans.

 

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Abdellatif Menouni : « L’essentiel en matière démocratique a été fait, il reste à approfondir »

Un certain nombre de choses ont été accomplies et « l’essentiel en matière démocratique a été fait, il reste à approfondir », a indiqué le conseiller du Roi Mohammed VI, Abdellatif Menouni, dans un entretien accordé à l’AFP à l’occasion du 20e anniversaire de l’intronisation du Souverain.

« La nouvelle Constitution a offert des possibilités aux partis politiques leur permettant de s’imposer plus qu’auparavant », a affirmé Menouni dans cet entretien publié dimanche par l’AFP, notant toutefois que « dans les faits, il y a des lenteurs, le changement attendu n’a pas eu lieu, il faut peut-être du temps. »

« On est dans le trajet d’une monarchie parlementaire (…) mais bien évidemment, il reste peut-être certaines dispositions à perfectionner », a estimé l’universitaire constitutionnaliste.

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Omar Azziman : « Le Maroc s’inscrit à la fois dans la continuité et le changement »

Les Marocains peuvent être fiers du parcours accompli, mais on n’est pas insensible aux imperfections, a affirmé le conseiller du Roi Mohammed VI, Omar Azziman dans un entretien accordé à l’AFP à l’occasion du 20eanniversaire de l’intronisation du Roi Mohammed VI.

Les Marocains peuvent être fiers du parcours accompli mais ils ne sont pas insensibles aux imperfections, aux carences et aux dysfonctionnements, a précisé Azziman dans cet entretien publié hier, dimanche 28 juillet 2019, par l’AFP, soulignant que pour continuer à avancer, la cohésion sociale est un élément « crucial ».

« Les bienfaits du développement réalisé pendant ces 20 années n’ont pas bénéficié à tout le monde. Nous avons un mécontentement, nous n’arrivons pas à trouver des emplois pour nos jeunes, nous avons des régions trop déshéritées », a jugé Azziman.

Au départ, la priorité était d’avancer dans le domaine de la démocratie, de construire un état de droit, de consolider les droits humains, de tourner la page du passé, de réussir l’expérience d’une justice transitionnelle, a fait savoir Azziman, précisant qu’à partir de 2004, la priorité s’est portée sur les grands chantiers économiques, les grands travaux d’infrastructures -routes, autoroutes, ports, aéroports- et l’économie avec un accent sur l’agriculture, l’industrie, les énergies alternatives.
«Mais aujourd’hui, la priorité se déplace sur la réduction des inégalités sociales, spatiales, territoriales», a-t-il souligné, notant qu’il s’agit d’un « énorme » chantier qui demande un nouveau modèle de développement plus sensible à l’impératif de justice sociale et une nouvelle politique territoriale à laquelle la régionalisation avancée contribuera fortement.

Depuis l’avènement du Roi Mohammed VI, le Maroc s’inscrit à la fois dans la continuité et le changement, a fait observer Azziman, ajoutant qu' »il n’y pas eu de changement de régime et il n’y a pas eu de rupture, le système est resté le même en prouvant qu’il a une forte capacité d’adaptation à l’évolution du temps et de la société ».

La principale différence avec le règne de feu SM Hassan II, est que le Royaume est passé « à la vitesse supérieure » dans les choix stratégiques, l’action de l’État, la conduite des politiques publiques et l’exigence de l’efficacité, estime le conseiller.

« Le monarque occupait une place centrale dans la précédente Constitution, il occupe toujours une place centrale: c’est l’idée de la continuité ». Autrefois le monarque occupait une place indéterminée avec des contours mobiles et flottants, aujourd’hui il occupe une place définie avec un périmètre limité: « le changement est énorme », a-t-il dit.

« Nous ne sommes pas dans une monarchie du type Espagne ou Pays-Bas où le monarque règne mais ne gouverne pas, nous sommes dans un autre type de monarchie mais les attributions du roi sont délimitées », a expliqué Azziman.

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